Le Sanctuaire - JessicaSR1406 - Harry Potter (2024)

Chapter 1

Chapter Text

On était en juin, pourtant le ciel d'Écosse était gris, lourd et menaçant. De grosses larmes roulaient sur les joues de Harry. Il regardait tristement par la fenêtre de sa chambre, dans la tour de Gryffondor, à Poudlard.

Après une grande inspiration, il ravala le sanglot qui lui brûlait le corps, il ravala son envie de hurler sa douleur, sa haine… mais cela l'étouffait.

Il était seul dans la pièce, ses colocataires étaient dans l'Histoire de la magie. Harry avait séché la cour sans remords. Il se sentait tomber dans un abîme sans fond, plus rien n'avait d'importance, il n'avait plus rien, rien…

Sirius était mort par sa faute, il y avait la prophétie que Dumbledore venait de lui révéler, sa vie de misère chez les Dursley, il n'avait rien à quoi se raccrocher, un gros sanglot lui échappa.

Il prend une cigarette qu'il alluma d'un geste, sans y penser. Il avait commencé après son retour chez les Dursley, son enfer personnel. Généralement une cigarette diminuait son angoisse et son stress. Il se faufilait parfois pour en fumer une dans le parc du château. Avec un charme d'haleine fraîche et une sorte désodorisante sur lui, personne n'en avait rien su.

Il regardait tristement dans le vide. Il tira une longue bouffée pour tenter de tenter de calmer ses tremblements et après quelques inspirations, il bannit le mégot par la fenêtre de la tour.

Sirius était mort. Il n'aurait jamais de famille. Trop de choses lui avaient été cachées, trop de secrets. Il n'avait pas eu assez d'informations, des informations vitales… Et maintenant tout était perdu ! Le grand chef l'avait ignoré une fête de l'année. Il aurait pu se préparer, se méfier, mais on ne le lui avait pas permis…

Non, ce n'était pas de sa faute le fiasco du Ministère ! Malgré cela, la culpabilité l'accablait, et il se remet à sangloter, la gorge serrée, le nez bouché, les yeux rouges… Il n'avait pas pleuré ainsi depuis qu'il avait 6 ans, alors Vernon avait sorti la ceinture pour « être un monstre couinant ». Cela avait été la dernière fois jusqu'à ce jour…

Lui, sur qui reposait la guerre, il avait été mis à l'écart. Sa colère contre Dumbledore ne s'était pas apaisée, loin de là ! Se sacrifier ou devenir un assassin, quelle perspective ! Mais sa culpabilité était accablante. S'il avait fait davantage d'efforts avec l'occlusion, s'il avait vérifié le miroir à double sens, alors peut-être….

Une foule de pensées tournaient dans sa tête comme si un barrage avait cédé. Pourquoi ces informations au compte-goutte chaque année ? Cela faisait quinze ans que Dumbledore savait tout cela, alors pourquoi avait-il été élevé comme un elfe de maison ? Pourquoi n'avait-il pas reçu un véritable entraînement, de niveau auroriste au moins ? Comment allait-il faire pour tuer Voldy ? Avec des sorts de 5ème année ?

Il avait peur, bien conscient de ne pas avoir le niveau du vieux serpent aux yeux rouges. Il avait l'impression d'être une elfe de maison menée à l'abattoir… Oui, c'était ça après tout, où était l'espoir dans sa vie ?

Dans ses amis ? Ah oui… Ron et Hermione, ses amis, qui étaient encore à l'infirmerie. Il fallait les voir, leur parler, Hermione saurait peut-être quoi faire…

Harry essuya ses joues d'un revers de main, fit un passage éclair dans la salle de bain, se couvrit de sa cape d'invisibilité, et descendit à l'infirmerie.

Infirmerie

L'infirmerie était calme en ce début d'après midi, hormis les deux patients qui discutaient dans le fond de la salle. Madame Pomfresh était partie voir le professeur Rogue pour lui remettre la liste de potions dont elle avait besoin. Il n'y avait aucune urgence, la journée était tranquille.

Sauf pour les deux élèves de Gryffondor qui ont commencé à se disputer sérieusem*nt.

Hermione pousse un long soupir d'exaspération face aux plaintes incessantes de Ron. Depuis leur réveil, il ne cessait de se lamenter parce qu'il devait rester à l'infirmerie.

« Mais Mione… Je veux aller jouer au Quidditch avant qu'il pleuve, je m'ennuie » dit Ron en grimaçant.

« Ron ! Nous devons rester encore une journée de plus, tu sais ce que le Directeur a dit… Cela augmentera la culpabilité d'Harry » dit Hermione, maintenant énervée.

« Je ne comprends pas, quelle culpabilité ? » demanda Ron avec un regard vide.

Hermione poussa un nouveau soupir et reprit d'un ton de maîtresse d'école.

« Harry est celui qui nous a conduits au Ministère, c'est de sa faute si son parrain est mort. Bien sûr, il ne m'écoutera pas lorsque je lui ai dit de ne pas y aller, ou de travailler davantage avec le professeur Rogue. Et maintenant nous sommes blessés, si nous restons là plus longtemps, il pensera que c'était plus grave et il s'en voudra de nous faire souffrir. Et s'il se sent coupable… Et bien il sera plus facilement manipulable… il fera ce que l'on veut !

« Ouais ben j'espère que le paiement de ce mois ci sera plus important, parce que j'en ai marre de m'afficher avec ce perdant ! Répondit Ron, assez énervé.

Ils entendirent un petit gémissem*nt et se tournèrent vers la porte, mais il n'y avait personne. Ce château était plein de bruits bizarres.

Point de vue de Harry

Harry courait vers la forêt interdite, des larmes inondant ses joues. Tout ce qu'il voulait, c'était partir, loin, s'éloigner de cette ultime trahison. Il ne savait pas où il courrait, il ne pensait pas aux dangers multiples, il voulait juste partir ! Abandonnez la trahison, le mensonge, la douleur ! Sa vie avait été une succession de chocs, de souffrances, de déceptions… Mais là c'était trop !

Il courut longtemps, s'enfonçant profondément dans la forêt, indifférent aux branches qui déchiraient sa robe de sorcier. Il courrait. Il avait le souffle court, ses muscles le brûlaient, il était épuisé…

Soudain, il trébucha sur une grosse pierre et tomba violemment, se bénissant à la tête. Le reste sur le sol, où il était, ne cherchant pas à se redresser. Il laissa le chagrin le ravager, les larmes et les sanglots le détruire. Le temps ne comptait plus, plus rien ne comptait. Il n'y avait plus que la douleur… Tout était noir, une douleur sourde vrillait son crâne, le froid l'envahissait…

À quoi bon continuer ? Il invoque un couteau et se coupe d'un geste précis les deux poignets. Le sang s'écoulait lentement. Bientôt tout serait fini, il retrouverait ses parents, Sirius… Il n'y aurait plus de douleur, ni de trahison…

Un voile noir de souffrance l'englouti, l'ombre dans l'oubli, lâchant totalement prise sur ses émotions, se libérant du fardeau qui reposait sur son cœur. La pluie se mit à tomber doucement, se mêlant à son sang.

Fin POV Harry

Le vieil homme regardait l'adolescent immobile sur le sol avec un énorme sentiment de pitié. Potter avait trouvé le cercle druidique de la forêt interdite. Avec un sourire plein de compassion, il regarde autour de lui. La forêt était dense à cet endroit mais une toute petite clairière abritait trois menhirs avec une grande pierre plate qui reposait sur le sol. Celle-ci était atypique pour une vieille cité mégalithique. Elle était gravée de symboles archaïques. C'était un lieu très ancien, muni de nombreux boucliers naturels et sous la protection de Danu, une vieille déesse celte. Ce n'était pas un hasard, mais un signe.

Il tira l'adolescent inconscient sur la plaque de pierre, lui retirant la cape d'invisibilité qui le recouvrait partiellement. Il n'était pas encore mort, même s'il avait perdu beaucoup de sang. Il jeta rapidement une sorte de cautérisation sur les plaies des poignets.

Avec sa baguette et quelques paroles de vieil irlandais, il active les trois pierres qui se mirent à luire. Il s'écarte vivement et regarde l'adolescent disparaître.

Il pousse un soupir de satisfaction. Harry serait aidé. Abelforth avait étudié les anciens rituels, il avait été passionné dans sa jeunesse par la compréhension des anciens savoirs druidiques. Il savait que le portail transporterait Potter au Sanctuaire, d'après ce qu'il avait lu c'était essentiellement un centre de soins, et Merlin savait que le jeune homme en avait besoin.

Il commença à dresser un camp et alluma un feu pour attendre le retour du garçon. Abelforth savait qu'il avait fait la bonne chose pour déjouer les plans machiavéliques de son frère.

Le Sanctuaire

« Gardienne, Gardienne ! Vite, l'un des portails a été activé et un adolescent inconscient est apparu en son centre… Il a l'air blessé ! " cria Yor.

L'Estrie se précipite au point de transport et se penche pour découvrir un adolescent en piteux état. Il avait une blessure à la tête avec un léger coup au niveau de la tempe gauche, une robe de sorcier déchirée et en dessous, des vêtements loqueteux et surdimensionnés qui lui firent hausser un sourcil perplexe.

Elle l'évite rapidement vers l'aile de l'hôpital et la remet entre les mains compétentes d'Astrius, le Médicomage en chef de l'unité des urgences qui part rapidement accompagné de quatre guérisseurs vers l'unité des Soins Intensifs.

Le Sanctuaire était un grand domaine situé dans une dimension parallèle. Peu de portes pour y accéder avaient traversé le temps. Ces portes étaient d'anciens lieux de cultes païens : les menhirs et Dolmen de Germanica, dédiés aux divinités celtiques et aux forces de la nature. Au centre du domaine se trouve un vaste palais fait de marbre blanc et entouré de merveilleux jardins. C'était le refuge des créatures liées à la magie.

L'hôpital était une petite ville composée de bâtiments à deux étages.

Les rez-de-chaussée étaient aménagés en plusieurs salles qui permettaient de soigner les différentes créatures magiques d'une façon adaptée à leurs besoins. Ainsi, on avait des salles avec des environnements marécageux, aquatiques, désertiques, ou dans des souterrains, et ayant les conditions climatiques adaptées à chacun. Sur le toit des bâtiments, des espaces étaient aménagés pour les créatures volantes, avec des nids ou des perchoirs, à côté des espèces.

Ces aménagements permettaient de soigner les créatures dans des conditions optimales. Et dans les étages, des chambres individuelles permettaient de prendre soin des créatures humanoïdes, celles qui pouvaient monter des escaliers. Certains bâtiments étaient même réservés aux créatures peu sociables, comme les goules, qui ne se mélangeaient pas avec les autres espèces…

L'hôpital était constitué de plusieurs services et chaque Médicomage dirigeait une équipe d'une vingtaine de guérisseurs, plus quelque stagiaires, car en effet, la vocation du Sanctuaire était d'abord et avant tout d'apporter des soins et du réconfort aux créatures. blessées. Toutes y étaient accueillies sans discrimination, que leur nature soit sombre ou lumineuse.

Le Palais

Quelques heures plus tard, Astrius se présenta devant sa reine pour lui remettre son rapport. C'était un homme aux cheveux gris, vêtu de vêtements blancs richement brodés. Il se frotte la tête avec lassitude. Son visage était peu ridé, mais pourtant, des lignes de contrariété et de préoccupation étaient visibles.

Quand il entre dans la vaste pièce, il se tend sous le regard gris glacé qui le fixait.

« Ma reine, ce jeune homme a de nombreux problèmes ! Du point de vue physique, pour la blessure à la tête il a une commotion cérébrale, et il présente un état de malnutrition très sévère. De plus, son corps est couvert de cicatrices et de blessures mal guéries. Il a vécu dans tant de stress que ses organes internes sont en dysfonctionnement : l'estomac présente des ulcères assez importants, le cœur s'est arrêté deux fois pendant les soins, et les poumons portent encore les traces d'une pneumonie mal soignée. Il a également plusieurs fractures, vraisemblablement dues à des coups, qui ont été mal ressoudées. J'ai pour hypothèse que cet enfant a été maltraité… Au niveau magique, il a des chaînes qui freinent son développement. Par ailleurs, sa créature a été verrouillée, l'empêchant de s'épanouir. Il sera un Elfe Noir, mais sa magie se retournera contre lui si nous ne les libérons pas avant ses dix-sept ans. »

Estrie Vlad d'Ores, Gardienne du sanctuaire, prend une expression consternée. Astrius continue son exposé, décrivant les multiples traces d'anciennes blessures. Puis il brandit un orbe composé d'une fumée blanche laiteuse et qui luisait doucement, montrant qu'il était actif.

« Voici ses souvenirs, l'histoire de sa vie… je vous préviens la lecture n'est pas agréable, je n'en ai vu que des pots-de-vin, mais cela est assez pénible… »

L'orbe, une fois posée sur le devant du patient, était une copie de sa vie, de ses émotions et de ses souvenirs. Estrie fit un bref signe de tête et l'enregistrement fut projeté contre le mur de marbre blanc. Après la difficile lecture, Estrie était bouleversée et très en colère.

Elle essayait les larmes qui avaient coulé sur ses joues et secouait sa tête auburn pour se remettre les idées en place. Après un profond soupir, elle prend la parole d'une voie déterminée et vibrante de fureur.

« Astrius, tu vas le mettre dans un coma magique pour le remettre en état physiquement et magiquement. Vous allez libérer son Elfe noir et commencer une thérapie pour effacer tout le conditionnement dont il a été victime. Je viendrai tout lui expliquer à son réveil, mais nous devons sauver et aider ce jeune homme. »

Astrius hocha la tête gravement et prit congé pour retourner auprès de son malade. Il avait beaucoup de travail à faire et un défi médical à relever.

Deux mois plus tard...

La Gardienne du Sanctuaire et le Médicomage Astrius regardaient avec beaucoup d'attention le jeune homme qui reposait sur le lit de l'unité médicale.

Estrie était très satisfaite du travail d'Astrius. Toutes les cicatrices avaient disparu, même la cicatrice maudite sur son front. Astrius avait eu beaucoup de mal pour l'effacer, mais il avait à sa disposition des magies perdues et anciennes qui avaient réussi à la détruire.

Tous les os de son corps avaient été reconstruits, une perfusion magique avait permis d'injecter dans son sang une spécialité de l'hôpital, qui était riche en vitamines et en minéraux, en éléments revitalisants, reconstituants, et au pouvoir magique élevé.

Sa vision avait été corrigée, ainsi qu'un léger dysfonctionnement cardiaque dû à la malnutrition, qui aurait pu avoir de graves conséquences plus tard… Ses muscles et ses os avaient reçu des stimuli pour relancer leur développement, ce qui avait permis de se ré-enclencher sa croissance. Ils contemplaient maintenant un jeune homme de 9 ans en pleine santé ! Son corps avait bien réagi au traitement : il était plus grand, mieux développé, plus sain.

Il était maintenu dans un coma artificiel car aujourd'hui, le verrou sur sa créature allait être enlevé. Cette action était très douloureuse et pouvait être traumatisante.

Astrius positionna ses mains au-dessus du plexus solaire du jeune sorcier et commença à murmurer une litanie ancienne. Une lueur verte entourera le corps du jeune homme qui se raidit en poussant un cri silencieux. Astrius s'écarta et regarda le corps décoller du matelas jusqu'à se stabiliser à environ un mètre de hauteur… Et commencer à se tordre sous l'effet de la douleur. La procédure dure trois heures.

Quand ce fût se termine, le corps redescend jusqu'au lit. Le jeune homme était plus grand, plus fin, mais aussi plus musclé. Ses cheveux noirs recouvraient ses épaules, ses oreilles étaient pointues et plus longues. Ses caractéristiques morphologiques s'étaient affinées, révélant des pommettes hautes, un nez délicat et une bouche généreuse. Sa magie avait également subi une modification, elle semblait plus sauvage, mais aussi plus en symbiose avec les énergies de la nature et avec une affinité très prononcée vers les courants de la terre…

Un mois plus tard…

Harry se réveilla doucement. S'étirant, il ouvre les yeux. La pièce était chaleureuse, éclairée par le soleil, une douce brise faisait voler les voiles du baldaquin du lit sur lequel il reposait. Jamais il ne s'était senti aussi bien ! Pas de douleur, ni de raideur…

Il regardait autour de lui. Non, ce n’était certainement pas l’infirmerie de Pomfresh.

Il note un déstraitement avec un sentiment de satisfaction qu'il pouvait voir sans l'aide de ses lunettes. Il se redressa lentement et regarda la femme assise dans le fauteuil près de son lit avec appréhension.

C'était une très belle femme aux longs cheveux bouclés auburn. Sa peau était dorée et elle avait de grands yeux gris. Elle portait une toge romaine, et un fin diadème d'or enserrerait sa tête.

La femme le regardé avec bienveillance Elle lui inspire immédiatement confiance, et, se fiant à son instinct, il la regarde avec sérénité. Elle leva une main délicate pour pacifier leur dialogue et se mit à parler d'une voie douce.

« Je ne vous veux aucun mal. Je m'appelle Estrie Vlad D'Ores, et je suis la Gardienne du Sanctuaire. Vous êtes arrivé ici blessé. Nous vous avons mis dans une stase magique pour réparer les dommages faits à votre corps, cela nous a pris trois mois… »

« Quoi !? » Hurla Harry en bondissant de son lit.

« Calmez-vous, je vais vous expliquer… »

« Mais, il faut que je rentre, on doit s'inquiéter pour moi, mes amis… »

Puis il se rappela de ce qu'il avait entendu dans l'infirmerie et ses épaules s'affaiblirent, un sanglot secoua sa poitrine.

« Ecoutez-moi Harry, car j'ai beaucoup à vous dire… Le sanctuaire est dans une autre dimension, le temps ici ne passe pas de la même manière que sur Terre, donc quand vous reviendrez, seulement quelques heures se seront écoulées.

Astrius le Médicomage a guéri votre corps de la malnutrition et enlevé de votre peau les nombreuses cicatrices qui vous recouvraient. Je vous remettrai un dossier médical complet, vous en aurez peut-être besoin un jour… Nous avons un protocole ici, à l'hôpital, pour les nouveaux arrivants : un bilan complet est réalisé. Il est à la fois physique, magique, et une lecture mentale est effectuée. Ce protocole se déroule en trois phases, la première est le bilan des dysfonctionnements et blessures physiques, la deuxième, le rétablissem*nt de l'intégrité du corps, et la troisième consiste à aider le corps à atteindre son plein développement, »

La femme lui laissa le temps d'assimiler ce qu'elle avait dit, et réécrivit :

« Dans la première phase vous avez eu une transfusion permettant de relancer vos fonctions vitales et de rétablir vos organes endommagés. Vous aviez de nombreux verrous sur votre magie que nous avons enlevés. Si nous ne faisons pas voler vos avions, votre magie vous aurait détruit lors de votre passage à la majorité. Ce qui vous a été fait est inadmissible et criminel car vous possédez un patrimoine de Créature, vous êtes un Elfe Noir »

Harry tressaillit violemment et fixa Estrie, refusant ce coup du sort supplémentaire. Estrie fit apparaître un grand miroir au pied du lit et lui fit signe de regarder.

Avec hésitation, Harry se lève, les jambes tremblantes et faibles. S'accrochant au baldaquin de son lit, il se redressa et se regarda dans le miroir. En face de lui un jeune homme à la peau pâle et d'environ un mètre soixante-quinze le regardait. Il avait le visage légèrement plus fin, ses oreilles étaient pointues et plus longues, ses yeux verts semblaient plus intenses et plus clairs, d'un vert très clair. Ses cheveux noirs descendaient jusqu'à ses épaules, disciplinant la vadrouille qu'il avait coutume d'avoir sur la tête. Son apparence était un choc bienvenu : il était magnifique. Il poussa un léger soupir de satisfaction et se tourna vers l'Estrie, encore étonné de son apparence.

« Bien, la surprise n'est pas désagréable, revenez-vous asseoir. Vous allez rester ici, au sanctuaire pendant trois ans. Astrius va travailler avec vous sur une thérapie pour restaurer votre estime de vous-même, effacer le conditionnement de victime dans laquelle vous étiez, et vous apprendre à être plus fort, plus sûr de vous. Vous allez perdre ce désir de sauver tout le monde au mépris de vous-même, vous allez apprendre à être un peu égoïste… »

Harry fronce les sourcils, contrairement à ses secrets qui sontdévoilés. Il n'avait jamais voulu que ce soit apprendre l'étendue de la violence qu'il avait subie chez les Dursley. L'Estrie est aperçue et reprise : .

« Harry, sois égoïste et penser à soi n'est pas un défaut ! Cela ne va pas te transformer en monstre, ni faire de toi un sorcier ou une créature horrible. Vous n'avez aucune estime de vous-même, vous ne vous respectez pas ! Vous ne vous donnez aucune valeur, cela va changer ! D'après mes calculs, seulement trois jours seront passés sur Terre, vous porterez un glamour à votre retour et vous pourrez reprendre le cours de votre vie… Avec quelques aménagements. » Dit Estrie en lui faisant un clin d'œil et un petit sourire.

« Est-ce vraiment nécessaire ? Je préférerais revenir maintenant… Et je ne sais rien d'ici, je ne vous connais pas, je ne comprends pas… » Répondit Harry avec un début de panique, en se reculant légèrement.

« Calmez-vous, je ne vous ferai aucun mal. Je suis là pour vous aider. Je suis Estrie Vlad D'Ores, Gardienne du Sanctuaire. Vous êtes dans mon domaine, à Xanadu, nous sommes dans une autre dimension. Vous étiez très abîmé magiquement, physiquement et moralement. Nous vous avons soigné et guéri pendant trois mois. Maintenant vous avez besoin d'une aide psychologique. Oui Harry… »

Elle montra l'orbe en lui résultant de sa fonction. Harry était consterné et mortifié.

« Après avoir vu vos souvenirs, vous en avez vraiment besoin. Astrius est très compétent, faites-moi confiance. Par ailleurs, vous devez apprendre à maîtriser votre Elfe noir, c'est une course sujette à de grosses colères… Après tout ce qui vous est arrivé, vous êtes dépressif et avez besoin d'aide, et ce n'est pas ce Dumbledore qui vous aider, c'est un monstre ! »

Dit Estrie avec un rictus de dégoût.

« Nous allons vous faire comprendre la profondeur de sa manipulation. Je vous laisse y penser »

Trois ans plus tard….

Harry jeta un dernier regard, avec un soupçon de nostalgie, (oui il était resté ce n'est pas souvent qu'on lui avait proposé une aide désintéressée.) dans ce qui fut sa chambre ces trois dernières années. C'était une grande pièce de marbre blanc avec de grands voiles bleus, le mobilier était simple mais fonctionnel.

La thérapie avait été difficile, il avait eu beaucoup de moments de frustration, mais il avait aussi compris beaucoup de choses. Son désir obsessionnel de plaire, de pardonner, c'était fini.

Astrius avait respecté ses moments de silence, il l'avait rassuré, l'avait aidé à retrouver confiance en lui, l'avait déculpabilisé. Mais surtout il avait compris qu'iln'était pas responsable de la situation.

Il avait travaillé avec Yor, qui l'avait instruit sur la magie elfique, mais aussi sur les disciplines qui étaient enseignées à Poudlard. Il avait maîtrisé les disciplines d'occlumencie et de légimencie. Il avait découvert et apprécié de pouvoir étudier sans le ton autoritaire d'Hermione pour le diriger ou le verbiage de Ron pour le distraire. Il avait appris les runes, et l'arithmancie, qui étaient deux matières passionnantes. Il avait découvert la musique et avait appris à jouer de la guitare. Il avait aussi un bon coup de pinceau, et ses paysages étaient très réussis. Cela lui avait apporté beaucoup de satisfaction et l'avait aidé à se reconstruire.

Il en savait aussi davantage sur sa créature. Les Elfes forment un peuple fier, noble et hautain. "Elfes de la nuit", "Elfes sombres", "Elfes du Chaos", Les Elfes Noirs aiment le combat, généralement singulier. Un Elfe Noir qui a fait preuve de traîtrise, même envers ses ennemis, ne fait pas de vieux os parmi les siens, car la traîtrise n'est pas acceptable, jamais. Très susceptibles sur ce point, la pire insulte qu'on puisse leur faire est de mettre en doute leur parole ou de les tromper.

Il avait appris à se servir de la magie verte, celle de la nature, à écouter le murmure des arbres, à connaître les plantes et leurs utilités. Les Elfes ont un compagnon désigné par la magie.

Ce dernier point le gênait : qui serait son compagnon ? Il espérait que la magie serait clémente avec lui. Qu'il ne tomberait pas sur une personne de son passé qui lui avait posé des problèmes, surtout qu'il n'avait pas eu beaucoup de contacts chaleureux dans le monde magique. Il avait du freiner son imagination en imaginant sa future moitié, le mieux serait un inconnu à ce stade…

Harry avait déjà fait ses adieux aux amis qu'il s'était fait pendant son séjour, il espérait les revoir vite car il reviendrait au Sanctuaire, Yor était devenu un bon compagnon. Il était le documentaliste et la mémoire du Sanctuaire. Harry avait souvent été en contact avec lui car il avait eu beaucoup de recherches à faire dans la bibliothèque. Une amitié s'était développée, il avait appris que Yor était un vampire qui était arrivé au sanctuaire une centaine d'années auparavant, et qu'il avait trouvé la paix ici, à Xanadu.

La ville se nommait Enigmir, et en son centre se trouvait la cité-hôpital et le Palais de Xanadu. Autour des lieux de résidence, on trouve de nombreuses boutiques proposant des ingrédients rares, des charmes et des potions. A coté du palais, sur la gauche se trouve la bibliothèque, et au centre de la place se situe le portail. Muni de son sac contenant ses quelques biens acquis pendant son séjour c'était là qu'il se rendait.

Le portail se trouvait sur une place au milieu d'un espace vert avec des fontaines et des statues dorées représentant diverses créatures. Il était composé de trois grands menhirs lisses, faits d'une pierre blanche étincelante, et en leur centre, sur le sol, on pouvait voir un cercle ésotérique emplit de runes gravées dans la pierre. De grandes flammes bleues flottaient au dessus des menhirs et l'endroit vibrait de magie.

Estrie, Astrius et Yor l'attendaient à côté du cercle. Les adieux furent difficiles, Harry leur devait tellement… Astrius l'avait aidé à se reconstruire, Estrie lui avait apporté la stabilité émotionnelle qui lui manquait, et Yor avait été un compagnon de jeu et de détente. Harry les reverrait, il le savait, mais les adieux n'en étaient pas moins difficiles…

Estrie fixa le jeune homme qui était arrivé si grièvement blessé, il était métamorphosé,

Il devait mesurer au moins un mètre soixante dix huit, il était vêtu de vêtements richement décorés avec des broderies vertes et noires qui mettaient en relief son torse musclé. De longues mèches noires s'échappaient d'une queue de cheval lâche qui laissait entrevoir un visage fin et des yeux verts magnifiques… Et des oreilles pointues, qui témoignaient de son ascendance d'elfe noir. Il dégageait une aura de puissance, et était vraiment séduisant,

Enfin, le cœur lourd, Harry mit son glamour. Ses trois amis clignèrent des yeux en voyant leur corps diminuer, maigrir, leur visage perdre ses caractéristiques elfiques. Le changement était brutal et désagréable, pour tous…

Avec un soupir, l'Estrie active les menhirs. Harry fit un pas dans le cercle, un tourbillon de magie l'entoura et il se retrouva dans la clairière qu'il avait quittée trois ans plus tôt.

Chapter 2

Chapter Text

Abelforth était patient. Cela faisait trois jours que le jeune Potter avait quitté la Forêt Interdite et trois jours qu'il l'attendait. Il espérait que le Sanctuaire aiderait le jeune sorcier. Cela faisait un long moment qu'il observait le déroulement des événements dans le monde magique, et il en était dégoûté

Il n'avait jamais pardonné la mort de sa sœur par la faute d'Albus et de son amant, Gellert Grindelwald. Il avait observé ses manipulations, les dégâts qu'il faisait parmi les sorciers et leur communauté. Il avait frémi d'horreur lorsqu'il avait découvert qu'il devenait Directeur de Poudlard. Tant de pouvoir entre ses mains était effrayant. A l'époque il avait essayé de s'opposer à lui, mais Dumbledore avait comploté. Il fut poursuit par le Magenmagot pour une utilisation inappropriée de sortilèges sur une chèvre et rapports contre nature, cela avait provoqué un scandale qui avait été rapporté dans tous les journaux. Ce fut sa ruine sociale, il avait perdu toute crédibilité.

Les menhirs se mirent soudainement à briller et une forme svelte émergea.

Abelforth fut soulagé de voir le jeune homme qui venait d'apparaître, il semblait en bien meilleure santé.

« Par la barbe de Merlin » murmura Abelforth, « Potter, je vois que le Sanctuaire vous a été profitable… »

Harry regarda l'homme en face de lui les yeux pleins de suspicion.

Abelforth poussa un profond soupir.

« C'est moi qui vous ai trouvé blessé et vous ai envoyé vers le sanctuaire. Je suis le frère d'Albus, mon nom est Abelforth. Je ne suis pas d'accord avec mon frère et ses idées du « plus grand bien ». Je suis désolé de ce que vous avez dû subir par sa faute… »

Abelforth observa le jeune homme tendu en face de lui et, dans un souci d'échapper à sa fureur et de pouvoir repartir vivant, lui expliqua brièvement ce que son frère leur avait fait, à sa sœur et lui, ce qu'il avait vu de ses manipulations et du danger qu'il représentait pour le monde magique.

Harry hocha la tête silencieusem*nt avant de murmurer un doux merci.

« Vous devez retourner à Poudlard, c'est le dernier jour aujourd'hui et le train pour Londres partira dans deux heures trente. Il faudra que vous disparaissiez du radar de mon frère, que vous disparaissiez tout court. Nous reprendrons peut être contact plus tard. » Il lui tendit sa cape d'invisibilité qu'il avait précieusem*nt gardée.

Harry, une fois qu'il en fut enveloppé, se dirigea vers la salle sur demande : cela ferait une merveilleuse excuse pour ces trois jours de disparition. Après cinq minutes d'attente, il fit mine d'en sortir pour trouver un Dumbledore furieux accompagné de ses « amis », qui l'attendaient de pied ferme.

« Harry, mon enfant, je dois protester fermement. Tu n'as pas à t'isoler de tes amis et de l'école durant trois jours, c'est inacceptable. Tu n'as pas été en cours, et cela est irresponsable, tu connais l'importance de ta formation, surtout maintenant ! »

Dit Dumbledore avec un regard entendu.

« À la rentrée prochaine, tu auras une retenue avec le Professeur Rogue durant un mois »

Le scintillement horripilant était revenu dans ses yeux. Il était satisfait, il avait retrouvé son arme, et l'avait remis dans le droit chemin de la soumission.

« Harry comment as-tu pu ? Nous étions inquiets, tu n'es même pas venu nous voir à l'infirmerie. Nous étions là à cause de toi, avec des blessures graves et douloureuses, et tu as raté tes cours… C'est de l'inconscience, mais je t'ai pris tous les devoirs en retard » Dit Miss je-sais-tout du ton de la directrice adjointe.

« Ouais mon pote, je voulais jouer au Quidditch et tu n'étais pas là, vraiment t'exagères »

Harry se hérissa à ces mots. Ron n'était certainement pas son compagnon et ses paroles le révoltaient, et elle… Elle se prenait pour qui la femelle castor pour lui faire des leçons de morales ?

« A cas où vous l'auriez oublié, mon parrain vient de mourir, je faisais mon deuil, et j'avais besoin d'être seul. Quand à toi Hermione tu n'es pas ma mère donc je me passe de tes commentaires ! » Répondit Harry d'une voix sèche.

« Harry comment oses-tu !? » Hurla Hermione d'une voix aiguë, clairement énervée.

« Ouais mon pote, tu lui parles pas comme ça » dit un Ron si rouge qu'il faisait concurrence à sa chevelure orange en serrant les poings furieusem*nt.

« Mais… Foutez-moi la paix ! » Cria Harry avant de partir d'un pas énervé vers la tour de Gryffondor.

« Monsieur Potter !» Hurla Dumbledore.

Harry se retourna et lui lança un regard venimeux, il en avait assez de ces imbéciles.

« Vous aurez trois mois de plus de détention pour votre comportement déplorable. De plus, votre famille aimante vous attendra à la gare et j'espère de vous une conduite exemplaire. Vous laisserez votre chouette à Hagrid, j'ai bien peur de devoir resserrer les mesures de protections, et toute correspondance sera interdite. C'est pour votre bien mon garçon ! » Dit Dumbledore avec un sourire satisfait, les yeux pétillants follement.

« Vous n'avez pas le droit de me séparer de ma chouette ! » Cria Harry avec rage.

« Je suis votre tuteur magique, Monsieur Potter, vous allez donc faire ce que je dis ! »

« Depuis quand !? Alors vous avez fait un travail de merde, je vous hais ! » hurla Harry.

D'une façon totalement volontaire, il relâcha le contrôle de sa magie. La vague d'énergie se répandit dans le sol, fissura les murs, et balaya les trois sorciers qui s'écrasèrent contre le sol.

Sans s'inquiéter une seule seconde, Harry se retourna et partit en trombe vers les dortoirs. Il espérait leur avoir fait mal. Mais il allait devoir se méfier des représailles…

Hermione se redressa en se frottant la tête, pendant que Ron se relevait en grognant et en marmonnant des injures contre « Saint Potter, le sorcier inutile et surpuissant ».

Albus s'était fait mal au dos, et il était furieux ! Harry n'aurait pas du avoir une telle puissance, il faudrait qu'il vérifie les verrous quand il serait chez les Dursley. Peut être même devrait-il lui mettre des bracelets de suppression magique, oui ça serait bien… Mais il allait devoir manœuvrer avec prudence, son arme ne devait pas le haïr… Peut être qu'une petite potion de docilité ferait rentrer les choses dans l'ordre, assortie d'une bonne leçon de morale pour maîtriser son caractère inacceptable. Il devait lui rappeler sa place…

« Monsieur ? Monsieur ? Directeur ? » S'énervait Hermoine,

Avec un soupire exaspéré, Dumbledore lui répondit « Qu'y a-t-il ? Miss Granger ? »

« Mais vous avez vu ce qu'il a fait !? Il faut faire quelque chose ! »

« Ne vous inquiétez pas. Je vais reprendre le contrôle, et il saura à qui il doit obéir... » Termina-t-il d'un air mauvais.

Poudlard Express

Dans le train, il s'isola dans un compartiment vide et verrouilla la porte fermement. Il n'avait plus à supporter tout cela. Hermione l'avait informé que si il ne s'excusait pas, il perdrait ses amis, il ne s'était pas excusé.

Ginny avait tourné autour de lui avec un regard de chien triste, puis s'est énervée quand il l'avait ignorée. Sur le quai de la gare, elle lui posait des questions lancinantes auxquelles il ne voulait pas répondre. Quand il s'était tourné pour s'éloigner, elle l'avait saisi par le bras pour le retenir. Harry s'était dégagé d'un mouvement brusque qui l'avait faite tomber sur ses fesses, et elle s'était aussitôt mise à pleurer très fort. Ron et Hermione était intervenus en beuglant. Ron avait tenté de lui jeter un sort, mais Neville s'est interposé en le désarmant efficacement.

Les Serpentards étaient morts de rire, et quelques Serdaigles regardaient la scène d'un air consterné. Malefoy, lui, l'observait d'un air pensif. Harry était furieux.

Et la journée n'était pas finie ! Il devait encore les affronter les Dursley ! Il avait la vague impression que sa colère n'allait pas calmer tout de suite…

Harry rejoignit un Vernon très énervé d'avoir attendu. Mais le meilleur c'était qu'Arthur Weasley et Lupin avaient menacé Vernon pour qu'il prenne soin de lui et le traite correctement. Malheureusem*nt c'était un peu tard pour les bonnes intentions, et cela ne faisait qu'empirer l'humeur délétère de Vernon. Avec des amis comme ça… Qui a besoin d'ennemis ?

Le retour à Privet Drive fut silencieux, Vernon bouillait littéralement. Dès qu'ils entrèrent dans la maison, il lui donna une forte gifle qui le fit tomber au sol.

« Garçon, tu vas dans ta chambre, je ne supporterais pas tes monstruosités dans ma maison ! » Hurla-t-il en lui envoyant des postillons de salive au visage.

Pétunia avait son petit air pincé habituel, et Dudley ricanait.

Harry se redressa rapidement et couru dans sa chambre. Il allait les tuer tous…

L'après-midi s'écoula lentement. Harry fit de multiples allers-retours dans son espace, de plus en plus furieux. Il n'avait pas l'intention de rester ici longtemps.

Une grosse pie se posa alors sur le rebord de sa fenêtre. Il prit le parchemin avant d'aller s'asseoir sur son lit pour lire le message. Il alluma une cigarette, prenant une bouffée, et commença la lecture. Il s'en foutait que cela sente le tabac, il ne resterait pas longtemps dans ce taudis,

Mr Potter,

Vous êtes cordialement invité à la lecture privée du testament de votre défunt parrain Sirius Black. Cette lecture se fera le deux Juillet à neuf heures précises et nous vous attendons avec beaucoup d'impatience. Je préconise une réunion privée avant la lecture des dernières volontés, et cela dès que vous le pouvez. J'ai des éléments à discuter avec vous concernant le legs.

Ragnock,

Gestionnaire des comptes Black à Gringotts.

Il enleva la cendre qui était tombée sur le parchemin et se rendit compte qu'il le fixait depuis un moment. Sa réponse fut de confirmer au gobelin sa présence à la lecture du testament et qu'il allait le rejoindre dès demain pour la rencontre. Il ne resterait pas une minute de plus dans cet endroit.

Harry s'approcha de la fenêtre, écrasa son mégot contre l'encadrement et le jeta vers le panneau publicitaire d'en face. Il baissa les yeux pour observer ce qu'il se passait en bas dans la rue. De derrière ledit panneau dépassait une chevelure violette avec un bout de robe jaune, Tonks ! Elle trébucha et s'étala sur la pelouse. Harry secoua la tête avec dérision.

« Non seulement je suis prisonnier, mais en plus on m'espionne ! Et pas discrètement en plus ! Ça m'énerve ! »

Bon, au moins ce n'était pas Maugrey, donc elle ne se rendrait pas compte de son départ.

Harry prit un sac dans lequel il glissa sa carte des maraudeurs et l'album photo. Le reste serait remplacé par des articles de qualité. Hedwige, pour le moment, restait entre les bons soins de Hagrid, kidnappée par Dumbledore.

Il attendit que la nuit soit tombée, et bien sûr, il n'avait pas eu de repas, la famine commençait ! Il bannit les barreaux à sa fenêtre avec la magie elfique, puis, une fois sur son balais à l'extérieur, il fit réapparaître les barreaux, se couvrit de sa cape et s'envola vers Londres.

Le trajet fut rapide. Il se dirigea vers une ruelle à proximité du chaudron baveur, dans le Londres moldu, et se posa derrière une benne a ordure. La ruelle était tranquille, il retira le glamour d'adolescent mal nourri, et en mit juste un sur ses oreilles, avant de changer la couleur de ses yeux en marron.

Son apparence n'avait plus rien à voir avec celle de l'ancien Harry Potter. Il mesurait un mètre soixante dix huit, il était musclé, en bonne santé, et ses cheveux noirs étaient noué en une queue de cheval lâche. Il portait de riches vêtements brodés vert et noir, plutôt que les vieilles nippes de Dudley, et surtout, il n'était plus un enfant : il était proche de ses dix neuf ans et sa personnalité s'était enfin révélée. Il s'enroula dans un long manteau vert foncé et partit vers le monde magique,

Il entra dans le Chaudron baveur et demanda une chambre à Tom, sous le nom de Holmes. Il en sourit intérieurement, et ignora les regards suspicieux et curieux qui le suivaient.

La chambre d'hôtel était propre, il passa une nuit paisible. Le lendemain, après un copieux petit déjeuner, il partit vers le le Chemin de Traverse et se rendit, aussi angoissé qu'impatient, à Gringotts. Après qu'il eût discrètement montré son courrier à un gobelin, il fut introduit dans un bureau privé ou l'attendait Ragnock.

« Mr Potter, je suis Ragnock, et je suis responsable des comptes de la famille Black. Asseyez-vous, je vous en prie. »

Harry s'installa dans l'un des fauteuils faisant face au bureau. Le gobelin reprit alors la parole.

« J'ai une lettre de Mr Sirius Black dont vous devez prendre connaissance avant que ne soient lues ses dernières volontés. »

Le gobelin tendit à Harry un parchemin qu'il prit délicatement avant d'en commencer la lecture.

« Mon cher Harry,

Si tu lis cette lettre c'est que quelque chose a mal tourné et que je ne suis plus là. Je voudrais m'excuser pour le mal que tu dois ressentir à cause de moi, de ne pas avoir trouvé de solution pour que tu puisses vivre avec moi et pour avoir manqué tant d'années auprès de toi. Mais ce sont mes regrets alors ne les porte surtout pas pour moi.

Je t'ai aimé car tu étais le fils de James, mon meilleur ami, mon frère. Tu lui ressembles tellement ! Ensuite j'ai appris à te connaître pour ce que tu étais vraiment et pendant les trop rares moments que nous avons passés ensemble, j'aurais voulu que nous soyons seuls, sans tes amis et les membres de l'Ordre. Qu'on puisse rattraper un peu le temps perdu…

Je te laisse tout, il y a tellement de choses que j'aurais voulu partager avec toi ! Savais-tu que tu es mon cousin ? Oui, ta grand-mère paternelle était une Black ? Car Dorea Potter était la fille de Cygnus Black. Donc il n'y aura pas de problèmes pour l'héritage, tu as du sang Black en toi. Je vais te faire un cadeau posthume : en acceptant la bague de la maison Black, « toujours pure », cela t'émancipera d'office, tu seras libre !

Accepte pour moi.

Je sais que tu me considérais comme un frère ou une figure paternelle, accepte d'être à la tête de ma famille, ou plutôt de ce qu'il en reste.

Dumbledore n'a pas pris les bonnes décisions te concernant, je ne lui fais pas confiance. En fait je me méfie de lui depuis sa non-intervention durant mon emprisonnement et mon absence de procès. Trop de choses ne sont pas normales alors fait attention à toi.

Pendant que j'étais en prison, tu étais chez les Dursley. Souvent j'ai comparé nos situations et je peux te dire que nous avons subi le même genre de supplices. Tes détraqueurs étaient ton oncle, ta cellule, ton placard… J'ai tout appris il n'y a pas longtemps et j'en ai été désespéré. Mais toute cette misère m'a appris à être fort, indépendant et secret. J'ai tant de colère en moi, tu es pareil n'est-ce pas ? J'ai donné le change en jouant le superficiel et le casse-cou, mais le coeur n'y étais pas, et je n'en pensais pas moins !

Remus était un bon ami, mais il n'était pas là, dans ma cellule. Et il ne m'a pas fait confiance. Il n'est pas venu non plus en visite chez les Dursley pour vérifier si tu allais bien, c'est impardonnable ! Alors même si j'ai réussi à passer par dessusses manquements, il y a quelque chose que tu ne dois pas oublier Harry : les personnes comme nous sont seules. Tu dois devenir fort Harry !

Ce que je vais te dire maintenant est très important. En prison, j'ai rencontré un vampire, il se nommait Yor. Il était là depuis tellement longtemps que je crois qu'ils l'avaient oublié. C'était sûrement le plus vieux prisonnier d'Azkaban. Il n'avait plus la volonté de vivre et s'est laissé brûler par le soleil. Seulement, Yor et moi avons parlé. Ceci est un grand secret que tu ne devras dévoiler qu'à des personnes dignes de confiance…

Harry s'arrêta de lire, très étonné. Si son ami Yor du Sanctuaire était le même vampire que celui que Sirius avait rencontré, la vie était pleine de surprises. Yor ne lui avait pas parlé de son passage à Azkaban, quel subterfuge avait il utilisé pour que l'on pense qu'il s'était suicidé ? il faudrait qu'il lui demande lorsqu'il le reverrait…

Il existe un domaine magique appelé « Le Sanctuaire ». Ce domaine abrite toutes les créatures magiques existantes ou ayant existé. En son centre, il y a un palais, un palais où vit la Gardienne, une femme nommée Estrie. C'est la reine de ce domaine, elle t'aidera. Elle habite dans la ville de Enigmir, pour que tu puisses y accéder je te donne le médaillon de Yor. Il faudra que tu te rendes à Stonehenge. Là-bas, pose la pierre sur une pierre plate que tu verras au sol, elle devrait être couverte de runes, C'est pour toi une chance d'échapper à toute cette folie. C'est une carte joker, à toi de voir…

J'aurais tellement voulu faire plus ! J'aurais aimé être là, près de toi, te voir grandir et devenir l'homme que tu deviendras…

Où que je sois, quoi qu'il se passe, je serai toujours près de toi, je ne t'abandonnerai jamais.

Je t'aime,

Sirius. »

À la fin du parchemin Harry était très émus. Merlin, Sirius lui manquait vraiment. Il redressa la tête et regarda le gobelin droit dans les yeux.

« Je veux réclamer la tête de la Maison Black. »

Ragnock eu un petit rictus, se redressa et lui présenta un coffret. Il contenait une chevalière de platine marquée d'une épée et deux étoiles de platine sur un fond bleu marine.

« Voici la bague qui fera de vous le maître incontesté de la Maison des Black »

Harry glissa la bague à son majeur de la main gauche, et une vague de magie le balaya tout entier. La bague se redimensionna à son doigt, un lien bleu marine s'enroula autour de son poignet, puis disparut.

Il était le Chef de la Maison Black.

« Pourquoi la magie de la famille Black est elle bleu marine ? » Demanda Harry assez étonné

« La famille Black a basé sa magie sur les étoiles, les constellations, donc la couleur du lieu est bleu marine… »

« Bien, passons à la suite. Je vois que vous avez obtenu votre héritage de créature, vous êtes un Elfe Noir, je sens d'ici votre magie élémentaire… »

« Oui c'est vrai, mais j'ai surtout passé trois ans dans une autre dimension, je suis un adulte. J'apprécie la pensée de Sirius pour m'émanciper, mais c'est inutile. »

« Très bien. Je m'occuperai de toutes les démarches administratives auprès du ministère et vous donnerai de nouveaux papiers d'identité. J'ai déjà eu l'occasion de rencontrer des voyageurs d'autres dimensions. Nous autres Gobelins avons des comptoirs au sanctuaire, c'est même là que le premier a été ouvert ! Bien, étant donné la situation, il serait utile que vous alliez passer vos Aspic au ministère. J'arrangerai tout afin que cela soit fait avec un maximum de discrétion… » Lui dit le gobelin en souriant de toutes ses petites dents pointues.

« Bien, » reprit Ragnock, « vous héritez donc de tous les biens Black et Potter. Il est de coutume, lorsque l'on hérite de la tête d'une autre maison de changer son nom. Que voulez-vous faire ? »

Harry réfléchit un instant, puis donna sa réponse.

« Je vais prendre le nom de Seth Orion James Black-Potter, pouvez-vous faire mes papiers avec ma nouvelle identité ? »

« Ce sera fait mon seigneur. »

Ragnock commença alors à énumérer sa fortune.

« Feu Lord Black a laissé 250 000 Gallions. 5 000 Gallions iront à Remus Lupin, 5 000 Gallions à Nymphadora Tonks, 20 000 Gallions à Androméda Tonks, le reste est pour vous. La deuxième partie de l'héritage est celui du chef de la famille Black. Le capital n'est pas le même et indépendant de celui de Sirius Black : le capital principal des cinq voûtes est de 15 millions de Gallions. Vous héritez comme propriétés d'une maison au 12 square Grimmaud et d'un Manoir sur l'île de Muir, située au nord de l'Irlande. Ce domaine est incartable et fermé depuis vingt ans maintenant. Et vous héritez également de biens mobiliers (meubles, tableaux, coffres, livres,…) dont vous trouverez l'inventaire à la fin du parchemin récapitulant vos possessions. Vous possédez 47 % de la Gazette du Sorcier, 7% dans diverses affaires du Chemin de Traverse, 24 % dans d'autres commerces de l'Allée des Embrumes. Cela vous assure un revenu confortable, sans toucher au capital, et vous avez bien entendu un siège au Magenmagot en tant que chef de la famille Black. »

Harry se sentit assommé à l'idée de posséder une telle fortune. Le gobelin, voyant son air désemparé, lui proposa une tasse de thé bien chaude qu'il accepta sans y penser. Après que Ragnock eût claqué des doigts, un service étincelant apparut sur le bureau. Harry prit mécaniquement sa tasse et bu par petites gorgées le liquide chaud qui descendait doucement dans sa gorge. Le petit parfum de cannelle apaisa son anxiété, aussi redressa-t-il la tête en se raclant la gorge.

« Pouvez-vous continuer à gérer mon portefeuille d'actions pour l'instant ? » Demanda Harry qui parlait pour la première fois depuis le début de l'entretien

« Oui bien sûr. Je pense qu'une fois que vous serez prêt, je pourrais vous mandater l'un de mes apprentis qui vous instruira des lois et des questions financières. C'est indispensable avec une telle fortune ! »

Harry, rassuré, hocha la tête et se renfonça dans son fauteuil. Le gobelin reprit la parole.

« La lecture officielle du testament aura lieu après-demain. Je vous suggère d'y assister incognito, le testament s'est modifié automatiquement disant que toutes les possessions Black iraient à son descendant, Seth Orion Black, c'est-à-dire vous. Votre nom a changé, la magie a décidé que vous seriez à présent Seth Orion James Black-Potter. »

Harry, quelque peu abasourdi par tous les événements successifs, resta un instant silencieux. Oui, Seth était un bon prénom. Et puis de toute façon, Harry Potter était tellement méprisé par la communauté magique… Il n'était plus le même donc oui, que son nom ait aussi changé était logique. Harry se redressa, posa sa tasse vide et demanda :

« Qu'en est-il des biens Potter ? »

« Si vous le permettez je vais appeler Gripsec. C'est lui qui gère les biens Potter. »

Quelques instants plus tard, le gobelin un peu maigre que Harry avait déjà rencontré se présenta et, sur un signe de Ragnock, prit position a droite du bureau, posant ses papiers sur un angle dégagé. D'une voix fluette, le gobelin sortit un parchemin de son dossier et commença à le lire.

« Alors, pour les biens Potter nous avons 5 voûtes. Une qui est la voûte de confiance à l'usage de Harry Potter, contenant 10 000 galions et 10 noises qui a été faite par vos parents pour votre scolarité et vos frais jusqu'à votre majorité, les autres voûtes sont bloquées jusqu'à votre majorité ce qui, me semble-t-il, est effectif aujourd'hui ? » Demanda-t-il en le regardant quelques instants d'un air curieux.

« En effet, répondit brièvement Seth. Comment cela se fait-il que je n'ai jamais reçu de relevés de comptes ? »

Gripsec se tortilla brièvement, jeta un coup d'œil sur son parchemin et reprit.

« Euh… Et bien vous aviez comme tuteur Albus Dumbledore. C'est lui qui gérait vos comptes. »

Seth se crispa et d'un geste de tête demanda à Gripsec de poursuivre

« Donc c'est lui qui recevait les relevés de compte et gérait votre argent. Voici les actions effectuées à partir de la voûte principale : 1.000 Gallions par mois pour les Dursley depuis votre premier anniversaire, soit 180 000 Gallions, 2500 Gallions par an pour votre scolarité à Poudlard, soit 12 500 Gallions, 200.000 Gallions à l'Ordre du Phoenix, 200.000 Gallions pour les comptes personnels d'Albus Dumbledore. Depuis cinq ans, 50.000 Gallions sont versés par an sur les comptes de la famille Weasley, et depuis quatre ans et demi, des voûtes ont été ouvertes au nom de Ronald Weasley, Ginny Weasley et Hermione Granger, chacune recevant 1 000 Gallions par an. 5 000 Gallions par an au Ministre Fudge, 500 Gallions par mois à Mrs Figg, soit 90 000 Gallions, et enfin, un don de 3 000 Gallions à Mrs Ombrage pour son Club pour Chat… »

Seth était abasourdi de voir tout ce qui lui avait été volé. Par Merlin, la trahison que cela impliquait était inimaginable ! Il avait été si naïf ! Il sentit une rage froide l'envahir…

« Bien, vous arrêterez à partir d'aujourd'hui tous les prélèvements sur mes comptes, vous récupérerez les sommes prises frauduleusem*nt. Combien me reste-t-il ? »

Seth tourna vivement la tête vers Ragnock qui semblait bouillir de colère.

« Ai-je un avocat ? » Demanda-t-il.

Gripsec était devenu très pale de la sueur commençait a perler sur son front.

« Oui, répondit Ragnock, l'un des meilleurs de Londres. Il est rattaché à la famille Black. »

« Alors vous allez le contacter pour intenter un procès contre Albus Dumbledore pour vol, escroquerie, négligence, etc… »

Ragnock hocha vigoureusem*nt de la tête avec un sourire carnassier.

Gripsec déglutit. Il avait l'air tendu et regardait nerveusem*nt vers la porte. Il reprit avec un semblant de courage.

« Dans les quatre autres voûtes vous avez 25 millions de Gallions. Vous devez comprendre que vous êtes également l'héritier de la famille d'Ignotus Peverell par votre mère. Elle était la descendante de Cadmus Peverell… Vous possédez aussi des biens mobiliers dont l'inventaire vous sera donné, euh…Albus avait fait des papiers pour que, en tant que tuteur, tout lui revienne à votre décès… »

Merde, pensa Seth, j'étais donc bien condamné à crever… Et le Gobelinl'appelle Albus, ils ont l'air de bien s'entendre tous les deux…

Gripsec reprit.

« Vous avez le terrain, ainsi qu'un manoir à Godric's Hollow, le manoir Potter en écosse qui est incartable et fermé depuis 25 ans, une île de cinq hectares dans les caraïbes, près des côtes Mexicaine, il y a là-bas un petit cottage… Et enfin, vous possédez également 55 % d'actions dans diverses grosses entreprises moldues, 4 % de la Gazette du sorcier ainsi que quelques actions dans des entreprises de Prés-au-lard… »

Seth se prit la tête entre les mains. Par Merlin, ce n'était pas possible ! Il était l'une des plus grandes fortunes d'Angleterre et il avait vécu comme un elfe de maison, sans éducation appropriée, sans affection, maltraité, habillé de loques et affamé durant toute sa vie. C'était incompréhensible.

Il redressa la tête et fixa Gripsec un instant, puis demanda à voir le testament de ses parents. Gripsec lui tendit un parchemin jauni.

Seth passa sur le récapitulatif de ses biens et alla à la ligne du tuteur et y lu « Alice Longdubat, Sirius Black et Narcissa Malefoy. » Alors là il fallait qu'on lui explique. Plus bas était stipulé : « Moi, Lily Evans Potter, refuse de façon catégorique que, si quelque chose nous arrivait à moi ou à mon époux, James Potter, mon fils soit placé chez les Dursley ou avec ma sœur adoptive, Pétunia. »

Harry tendit le parchemin à Ragnock en montrant la dernière ligne du testament.

« Rajoutez ceci aux charges contre Albus Dumbledore. »

Ragnock émit un petit gloussem*nt de contentement. Gripsec reprit alors courageusem*nt la parole, mais son front était luisant de sueur, et il était prit d'un tremblement incontrôlable.

« Seigneur Black, vous devez signer ce parchemin afin de devenir officiellement le Chef de famille Potter. »

Harry prit une plume et parcouru brièvement le parchemin du regard avant de signer à l'emplacement désigné.

Gripsec lui tendit d'une main tremblante un coffret ancien qui contenait, cette fois-ci, deux chevalières : une rouge et or frappée d'un griffon pour les Potter, et une noir et argent avec un symbole de triangle contenant un cercle coupé en deux par un trait pour les Peverell. Il plaça les bagues à son annulaire et son index. Une vague d'énergie le parcouru de nouveau, et deux liens, l'un rouge et l'autre argent, s'enroulèrent autour de son poignet. Harry haleta légèrement sous la puissance ressentie à sa reconnaissance comme le seigneur des trois maisons.

Gripsec blêmit d'avantage. C'était une catastrophe, les bagues l'avait accepté et reconnu comme Seigneur, la poussée de puissance ne l'avait pas tué ! Juste légèrement essoufflé ! C'était ahurissant !Il devait absolument prévenir Dumbledore, en espérant qu'il serait plus rapide que la justice gobeline ! Sinon, il pouvait s'asseoir sur son tas d'or !

Il cligna des yeux quand il vit alors sous le glamour et reconnu les caractéristique d'un Elfe Noir… Il devait se méfier des colères légendaires de cette race particulièrement agressive.

« Votre mère a également laissé un courrier à votre attention… Euh je suis désolé… » Ajouta Gripsec.

Seth saisit la lettre jaunie d'une main ferme et l'ouvrit.

Mon Cher fils,

Je suis si triste de ne pas avoir été auprès de toi, de ne pas t'avoir vu grandir, car si la situation d'aujourd'hui n'est pas encore si grave, ton père et moi avons peu d'espoir d'en réchapper.

Avec James, nous avons mis toutes nos affaires en ordre. Tu es notre héritier, et j'ai nommé des tuteurs qui, je l'espère, t'auront rendu heureux. Si par hasard c'est Narcissa qui t'a élevé avec son fils Draco, je suis sûre qu'elle t'aura expliqué que nous étions secrètement comme deux sœurs à Poudlard. Je dois aussi te dire que j'ai été adopté par les Evans. Je suis en réalité la fille d'Octavio Zabini et de Magda Prince, morte en couche, qui était une cousine très éloignée de la mère de Severus Snape . Mon père, submergé par la douleur à la mort de ma mère, ne supportait plus la vue du bébé que j'étais, et une de ses elfes, pensant bien faire, m'emmena dans un orphelinat moldu où je fus adoptée par les Evans. Je voulais te livrer ce secret de famille. Par ailleurs j'ai trouvé dans la ligne Prince des liens avec les Peverell…

Garde courage, ne baisse pas les bras, nous serons toujours à tes côtés quoi qu'il arrive.

Avec tout mon amour,

Ta mère,

Lily Evans Potter. »

«Voici l'arbre généalogique de votre mère, euh elle était une sang pur, » ditGripsec en lui tendant un parchemin.

« Acturus Black + Lysandra Yaxley, une fille : Cedrella Black. .

Cedrella Black + Romulus Prince (descendant de Cadmus Pervell), une fille : Magda Prince.

Magda Prince + Octavio Zabini (Zabini d'Italie), une fille :Lily Prince-Evans.

Lily Prince-Evans.+ James Potter, un fils : Harry Potter. »

Harry aurait besoin d'étudier plus tard cet arbre généalogique. On lui avait dit que sa mère était une née-moldue, mais c'était faux. Acturus Black était le frère de Cygnus Black, il avait du sang Black du côté de son père mais aussi du côté de sa mère…

Seth redressa la tête, troublé, et dit d'une voix tendue :

« Monsieur Ragnock, je veux que vous gériez mon portefeuille Potter dans son intégralité, il y a eu bien trop de négligences. »

Gripsec baissa la tête et sortit sans ajouter un mot. Il savait que la politique gobeline était sans appel : sa tête serait tranchée bientôt, après une peine dans les mines.

« Je voudrais par ailleurs que soit offert, à Narcissa Malefoy lors de la lecture du testament de Sirius, la somme de 20.000 Gallions de la part du chef de la famille Black. »

« Très bien, il sera fait selon votre volonté. Je vous remets cette carte de crédit moldue ainsi que cette bourse sans fond, qui vous permettront de faire quelques achats plus facilement, » ajouta Ragnock en haussant ses sourcils broussailleux. Il ricana d'un air très satisfait en se frottant les mains, c'était une bonne journée,

Harry le remercia et se redressa en passant autour de son cou le médaillon donné par Sirius. Il était composé d'une grosse pierre verte, ronde et bombée en son centre. Tout le pourtour était fait d'une bande de runes dorées et d'un ensemble de pics ressemblant à des rayons de soleil.

Comme c'était ironique ! « Le sanctuaire » ce lieu mythique, l'avait déjà sauvé… mais ce serait pratique d'avoir un autre accès qui soit éloigné de Poudlard. Car la pierre ne fonctionnait que dans les lieux druidique permettant de les réactiver. Le site près de Poudelard était dans un endroit hautement magique, la foret composés de créatures émettant des ondes magique, la proximité du château lui même hautement magique, Malheureusem*nt les autres lieux druidique se trouvaient en zone moldu, et il ne restait que quelque résidus magique, Le médaillon permettrait de réactiver les forces anciennes en dormance.

Harry remit sa cape sur ses épaules, empocha la bourse et la carte de crédit et prit congé de son gestionnaire de compte. Ragnock se redressa. Il avait un gobelin à punir, une exécution a préparer, et enfin, il devait fêter avec sa famille sa bonne fortune…

D'un pas pressé il se dirigea vers le Chaudron Baveur, sans faire attention aux regards admiratifs qu'il provoquait sur son passage. Il monta dans sa chambre, jeta un sort de protection sur sa porte et se laissa tomber sur le lit avant de s'endormir comme une masse.

Chapter 3

Chapter Text

Harry se réveilla vers sept heures le lendemain matin, en pleine forme. Il avait merveilleusem*nt bien dormi !

Il se leva, ôta sa cape froissée, son pantalon tout chiffonné, et son slip qui lui rentrait dans la raie des fesses en grimaçant, puis se dirigea vers la cabine de douche.

Il régla la température du jet sur brûlant et se laissa complètement aller, se détendant enfin depuis la veille. Il prit le petit échantillon de savon offert par l'hôtel pour se laver. Ses mains passèrent sur son corps. Ses muscles étaient fermes et durs, un vrai bonheur, sa pilosité était bien répartie et son sexe était de taille très respectable. Depuis son passage au sanctuaire, puis son retour où il avait dû porter le glamour de sa vieille apparence, il appréciait encore plus les changements. La différence était beaucoup plus flagrante dans son esprit.

En sortant de la douche il attrapa une serviette bien moelleuse et se sécha énergiquement. De sa main, il enleva la buée qui s'était posée sur le miroir et s'observa. Ses cheveux encore un peu humides descendaient souplement jusqu'à ses épaules et il remarqua une légère ombre qui colorait le bas de son visage. Hum, il allait devoir se raser. Il se saisit de la brosse à dent, offerte par l'hôtel, sur laquelle il déposa une dose de dentifrice et se brossa les dents. Après s'être rincé la bouche, il regarda sa dentition parfaitement blanche et alignée. C'était un vrai plaisir de se regarder. Il se plaisait. Il vérifia que le glamour dissimulant ses oreilles et ses yeux était toujours en place.

C'était parfait ! Il était méconnaissable.

Le petit bonus de son séjour au sanctuaire, c'est que la cicatrice maudite sur son front avait disparu. Astrius était très fort, il avait pu enlever toutes les marques qu'il avait sur le corps. Mais malheureusem*nt, il lui avait dit que celle ci était liée à un corps étranger en lui qu'il n'avait pas réussi à identifier, ni à enlever. Seth haussa les épaules. Il ne savait pas encore quoi en penser, il verrait ça plus tard…

Il sortit de la salle de bain et enfila les vêtements qu'il avait portait en partant du Sanctuaire. Cela faisait trois jours qu'il les mettait, et il étaient un peu défraîchis. Il enfila sa cape et vérifia qu'il avait toujours sa bourse et sa carte de crédit avant de descendre dans la salle à manger pour le petit déjeuner. Il était affamé ! Il jeta un coup d'œil autour de lui et s'installa dans un coin tranquille. Il se sentait bien au Chaudron Baveur. Tom lui apporta un petit déjeuner bien copieux, avec des crêpes au sirop d'érable, du café, du jus d'orange et des œufs au plat avec du bacon. Seth se jeta sur son repas et mangea avec appétit.

Il venait de finir lorsqu'il vit entrer Ron et Hermione, qui s'installèrent à la table située juste devant lui. Seth se resservit une tasse de café et baissa la tête, se cachant derrière un voile de cheveux pour écouter discrètement la conversation de ses ex-meilleurs amis.

« Oh Herminy, on avait besoin de venir si tôt ? » Demanda Ron d'une voix traînante.

« Je t'ai déjà dit que l'on avait une réunion de l'ordre à treize heures trente, et qu'il fallait que je passe à la librairie avant. N'oublie pas que l'on commence notre formation d'auror cet été, je ne prendrais pas de retard ! Et demain c'est la lecture du testament de Black, donc il faut se préparer ! »

« Oui, oui t'as raison. Dis, est-ce que l'on est vraiment obligé de lui écrire ? Après ses crises de colères avec le Directeur et Ginny, j'ai vraiment rien à lui dire ! »

« Pfffffff, Je me suis forcée, j'ai envoyé un hibou ce matin et je lui ai raconté que j'étais en vacances en France avec mes parents. Il est tellement naïf ! Et puis tu sais bien qu'Albus nous a dit de l'isoler cet été, aucune lettre ! En plus, quelle arrogance ! Il ne s'est pas excusé de son comportement ! Comment ose-t-il me critiquer ? Mais l'isolement va lui remettre les idées en place : à la rentrée, il fera n'importe quoi pour retrouver ses amis, dit-elle avec une moue de mépris. En plus j'espère que l'envoi d'un hibou lui causera des problèmes avec sa famille pathétique ! »

Hermione émit un petit bruit de gorge plutôt vulgaire, semblant satisfaite.

« Ouais je sais, Albus a même retenu sa chouette. Et il a mis ce matin un sort repousse-hibou sur sa maison, donc on va être tranquilles et on ne va pas entendre ses plaintes de tout l'été. Vraiment je ne vois pas de quoi il se plaint, la mort de Black le rend riche… Enfin nous rend riche, quel idiot ! »

Ron mordit dans son chausson aux pommes. Un peu de compote et de miettes coulèrent sur son menton, il en avait plein les joues. Hermione soupira d'agacement

« Ron, ne te goinfre pas comme ça ! Bon, au moins on est débarrassé du boulet, il moisit chez ses moldus… Et Albus va lui rendre une petite visite pour le remettre à sa place et donner quelques conseils à sa famille pour qu'ils soient plus fermes avec lui… »

Ron avala laborieusem*nt sa bouchée, prit une grande inspiration et essuya d'un revers de manche son menton plein de compote et de miettes. Hermione fit une petite moue dégoûtée.

« C'est vrai , on va avoir un peu la paix. Qu'est-ce que ça été dur de le supporter cette année ! Ses maux de tête, ses plaintes, et en plus il s'habille comme un clochard ! Tu parles d'un héros ! Il est nul ce mec ! Bon, c'est déjà bien que l'on soit débarrassé de Black, il nous regardait bizarrement ces derniers temps… »

« Oui, et comme Lupin est furieux contre Harry et le tient pour responsable de la mort de Sirius, on est tranquille aussi de ce côté-là, il n'a que nous ! Il reviendra en rampant… »

« Tu oublies Ginny, elle doit lui faire prendre à la rentrée une potion d'« Amour Toujours ». Il ne lui résistera pas. Tu sais, après le coup de Cho, j'ai bien cru qu'il virait pédé. Il matait les culs des mecs, j'te raconte pas ! Et aux douches, après le Quidditch, il était toujours dur ! »

« Dur ? »

« Ben, en érection, quoi ! Je m'arrangeais pour y aller avant ou après lui… Il me dégoûte ce mec ! En plus, tu verrais son corps on dirait une carte aérienne pour balais avec ses cicatrices, tu rajoutes les lunettes d'occasion et tu as un pauvre type a qui tu donnerais deux Gallions pour qu'il mange ! »

« Oui, bon, de toute façon il n'a aucune chance de s'en sortir avec Ginny. Et pour son apparence, c'est de sa faute, il n'avait qu'a se faire soigner ! Ce n'est pas comme si il n'y avait pas ce qu'il faut dans le monde magique, mais il est tellement à coté de ses pompes qu'il ne sait rien, il n'est même pas capable d'ouvrir un livre pour s'informer ! Au moins cela nous assure qu'Albus le contrôle bien, c'est aussi pour ça qu'il limite son accès aux informations. Ginny a déjà tout préparé avec ta mère, il ne s'en sortira pas ! »

« Ben il faut qu'il l'épouse, après il crève avec tu-sais-qui et on hérite de tout. Le Directeur a tout prévu ! »

« Oui, c'est un génie ! Dis, tu sais qu'on est tous les deux préfets à la rentrée ? Et je crois bien que tu vas aussi être capitaine de l'équipe de Quidditch, Albus a prévu un super entraînement pour Harry ! »

« Quoi ? C'est dégueu ! il en a bien assez le binoclard ! »

« Un entraînement régulier au doloris pour l'endurcir ! Hermione émis un petit rire grinçant. Donc il ne pourra pas te voler la vedette au Quidditch, il n'en aura pas le temps ! Et il va reprendre ses leçons avec Rogue… »

« Wahhh, c'est génial ! » Et Ron enfourna un gros pain au chocolat dans sa bouche en une seule fois, forçant pour qu'il rentre, ses joues se déformant comme celles d'un hamster sous l'abondance de nourriture.

Seth se leva discrètement et se dirigea vers la sortie. Il était dégoûté ! Ça, des amis !? Mais autant se pendre ! Ses illusions avaient définitivement volé en éclat !

Il sortit sur le Chemin de Traverse et prit une grande bouffée d'air frais, puis se dirigea d'un pas décidé vers le magasin de Madame Guipure. Première chose à faire : s'habiller.

Un petit carillon sonna dès qu'il poussa la porte de la boutique. Mme Guipure, en l'entendant, se précipita vers lui avec un grand sourire, aussi vite que le lui permettait son petit embonpoint.

« Bonjour monsieur, vous désirez ? »

« Bonjour, je me suis fait voler mes bagages, j'aurais besoin d'une garde-robe complète s'il-vous-plaît. Il ne me reste plus que ce que je porte sur le dos… »

« Bien sûr, bien sûr, suivez-moi, » répondit Mme Guipure.

« Je ne veux que la meilleure qualité bien entendu, » ajouta Seth, et il laissa la petite sorcière prendre ses mesures.

Sans se départir de son sourire, Mme Guipure sortit son mètre-ruban et fit le tour de Seth en marmonnant quelques chiffres, avant de le pousser vers le fond du magasin.

« Entrez dans cette cabine d'essayage, je vous apporte le nécessaire tout de suite ! »

« Oh, et pourriez-vous joindre quelques caleçons s'il-vous-plaît ? » Demanda Seth.

« Bien entendu, » répondit Mme Guipure avec un regard coquin.

Seth se précipita dans la cabine d'essayage, horriblement mal à l'aise.

Un petit moment plus tard, une grande quantité de vêtements passa en lévitant le rideau de la cabine. Seth les prit et les déposa sur une chaise qui se trouvait là, puis choisit ce qu'il allait essayer en premier. Il enfila un caleçon de soie verte, un pantalon anthracite à pinces, une veste de même couleur (puisque Guipure parle de costume) et une chemise blanche en toile d'acromentula, une paire de chaussettes, et enfin, des chaussures vernies noires.

Il sortit de la cabine pour se regarder dans le miroir : c'était parfait ! Il fit un demi-tour et admira ses fesses bien mises en valeur par le pantalon. Il afficha un air satisfait en voyant la chemise qui soulignait son torse, les manches légèrement bouffantes donnant une impression de fluidité à l'ensemble. Du coin de l'œil il pouvait voir Mme Guipure qui le contemplait, bouche bée.

Seth se racla deux fois la gorge avant que la brave femme ne reprenne contenance.

« Vraiment monsieur, » dit-elle, « cela vous va magnifiquement bien ! Vous avez le physique pour porter les costumes, même moldus ! Cela avantage grandement votre silhouette, même si vous n'en avez guère besoin ! Je ne peux qu'imaginer ce que vous donneriez dans une robe de sorcier !»

Seth eu un petit rire grave.

« Je vous remercie. Mais permettez moi de me présenter : je suis le nouveau seigneur des Black, Lord Seth Black pour vous servir, » ajouta-t-il en s'inclinant, une main sur la poitrine, devant Mme Guipure qui avait des étoiles dans les yeux.

« Oh, mais c'est merveilleux ! J'ignorais que la maison Black s'était relevée incroyable ! »

« En effet, j'imagine que c'est une surprise. J'ai été élevé aux États-Unis car ma mère, petite fille de Cedrella Black, m'y a envoyé pour me protéger au début de la guerre, et comme je suis tout juste majeur, je n'ai hérité que récemment. Mais comme je prévois d'habiter en Angleterre maintenant, je vais passer vos diplômes… »

Cette idée venait de lui venir, mais elle était bonne. Il ne voulait pas retourner à Poudlard. Le diplôme de transplanage lui serait utile aussi…

Seth lança une œillade charmeuse à la couturière pour la distraire et se remit à parler des vêtements pour éviter de la laisser réagir sur ce qu'il venait d'inventer.

« Je vais garder sur moi les vêtements que je porte. Je vais également prendre une douzaine de chemises de différentes couleurs, six autres pantalons de ce style mais en noir, marron et vert bouteille, une douzaine de caleçons, des tee-shirts aussi, une dizaine. Je prendrai aussi cinq jeans. Pour les chaussures, mettez-moi une paire de botte en cuir de dragon, des baskets et une paire plus habillée. Il me faudrait enfin quelques tenues de soirées, cinq robes de sorciers noires et deux capes d'été, ainsi que trois d'hiver. »

« Pour les cape d'hiver, je peux vous proposer de la fourrure de Griffon noir. Nous la récoltons tous les ans, et cette année sa qualité est exceptionnelle. Ce serait parfait pour les doublures… »

« Très bien, vous mettrez aussi l'écusson de la maison Black… »

« Bien entendu ! »

Pendant que Mme Guipure préparait ses achats, Seth se dirigea vers la caisse et y prit un lien de velours noir pour se faire une queue de cheval. Il laissa deux mèches plus courtes de chaque côté de son visage et prit une paire de lunettes de soleil, qu'il glissa sur son nez au moment où la couturière revenait.

« Pouvez-vous réduire mes achats ? Je n'ai pas fini mes courses… » Demanda poliment Seth en souriant doucement.

« Avec plaisir, » répondit Mme Guipure.

« Oh, et… » Commença Seth, « c'est évident mais, puis-je vous demander de garder tout ce que je vous ai dit pour vous ? Je suis nouveau dans ce monde et j'aimerais m'y faire ma propre place, avec ma propre légitimité. Si vous ne dites rien, vous serez aux premières loges pour assister aux changements, et la seule à connaître ma véritable identité... »

Il fit un clin d'œil aguicheur à la couturière rondouillette qui rougit en acquiesçant timidement.

Puis il régla ses achats et sortit. Une fois dehors, il se mit à ricaner. Sa partie humaine avait peut être encore un peu de mal avec les regards de convoitise qu'on pouvait lui adresser, mais sa partie Elfe n'avait aucun mal à s'en accommoder et à les utiliser… Mme Guipure était une véritable commère, tout le monde le savait sur le Chemin de Traverse. Elle parlerait, c'était évident. Personne ne le connaissait pour l'instant, mais bientôt, le nom de Seth Black serait connu dans toutes les rues et prononcé dans toutes les conversations…

Il quitta le chemin de traverse et se dirigea vers le Londres Moldu. Il se rendit dans une galerie marchande à deux pas et entra dans une boutique de vêtements gothiques.

« Bonjour, je cherche des pantalons en cuir… »

La jeune vendeuse, très maquillée et un peu ronde, se pencha, essaya de jauger sa silhouette d'un air concentré -non sans en profiter, mais il était encore satisfait de son petit mensonge chez Mme Guipure et ne se sentait guère gêné- avant de se redresser.

« J'ai ce qu'il vous faut ! C'est la coupe slim, parfaite avec votre physique ! » Elle sortit plusieurs modèles.

Il remercia la vendeuse et, après les avoir essayés, acheta quatre pantalons grâce à sa carte de crédit moldue.

En sortant, sur un coup de tête, il entra dans une parfumerie et acheta un coffret contenant un nécessaire de rasage allant du rasoir à la mousse, en passant par l'après rasage, ainsi qu'un savon et un parfum Yves Saint Laurent « Pour Homme », des gels douches, des huiles de bains, et des crèmes pour le corps. Tout un luxe qu'il n'avait jamais pu se permettre !

En sortant du magasin, il repéra une boutique de cuirs superbes. Il s'approcha et entra, un vendeur s'avança directement vers lui.

« Bonjour, puis-je vous aider ? »

« Oui, merci. J'aimerais essayer le blouson aviateur que vous avez en vitrine, s'il-vous-plaît. »

« Pas de problème, il doit m'en rester un dans votre taille je pense. »

Seth l'essaya. Il tombait parfaitement et il était très bien dedans. Il prit aussi quelques tee-shirts au hasard, qui avaient un look beaucoup plus moderne que ceux du Chemin de Traverse. Quelques minutes plus tard, il se regardait dans le miroir et admirait le blouson qui le mettait merveilleusem*nt en valeur, lui donnant un look aventurier qui l'amusait, lorsqu'il entendit un petit halètement derrière lui. Le vendeur le dévorait du regard. Seth, finalement pas si à l'aise avec les messages qu'on lui envoyait, -surtout lorsqu'ils étaient aussi peu subtils-, enleva le blouson et se dirige vers la caisse pour occuper son vendeur...

Lorsqu'il récupérera sa carte de crédit, il remarqua sur le ticket de caisse un petit numéro de portable griffonné en bas avec un petit cœur à côté d'un « Steve ». Il redressa la tête, fit un petit sourire crispé au vendeur et sortit de la boutique avec ses achats.

Il retourna ensuite sur le Chemin de Traverse, fit un crochet par sa chambre pour déposer ses affaires, et se rendit dans l'Allée des Embrumes. Il croisa de nouveau Ron et Hermione. La sorcière avait lourdement chargé son compagnon de livres qui le faisaient transpirer comme un bœuf. En passant à sa hauteur, Hermione lui envoya un regard aguicheur avec un petit sourire en coin. Seth redressa la tête et se détourna en montrant clairement son mépris, ce qui laissa la miss dépitée, bloquée en plein milieu de la rue, et un Ron suant qui beugla :

« Qu'est-ce que tu as Herminy ? »

« Oh rien, » répondit-elle. « Allez, dépêche-toi ! »

Seth s'enfonça dans la rue malfamée d'un air un peu curieux. Il s'arrêta dans une animalerie et, après qu'il eût un peu traîné dans les rayons, un vendeur chauve se dirigea vers lui.

« Est ce que vous cherchez quelque chose de particulier ? »

« C'est tout ce que vous avez ? » répondit Seth d'une voix traînante empruntée à Malefoy.

« Ça dépend… » Le vendeur le fixa puis, ne se sentant pas menacé, ajouta : « Suivez-moi ! »

Il conduisit Seth dans la réserve où une odeur de fauve le prit à la gorge.

Des sifflements l'interpellèrent immédiatement. Dans un vivarium se trouvait un serpent noir à bandes vertes, long d'une quinzaine de centimètres. Seth se retourna vivement vers le vendeur en désignant le serpent.

« Je veux celui-là. »

« Hmm il est très dangereux ce petit-là vous savez, c'est un minute égyptien, de la famille des vipère. Son venin tue en une minute. »

Seth fit un petit sourire et plongea le bras dans le vivarium. Le serpent s'enroula doucement autour de son poignet sous le regard ahuri du vendeur.

« Combien ? » demanda Seth d'un ton sec.

« Cinquante Gallions… »

Harry régla son achat puis sortit du magasin.

« Comment t'appelles-tu ? » Demanda doucement Seth en fourchelangue.

« Apo, Maître. Merci de m'avoir sorti de là. Je suis une femelle. »

« Moi c'est Seth. As-tu des pouvoirs particuliers ? »

« Je suis trop jeune, je ne sais pas encore Maître SSSSSSSSSeth. »

Seth caressa doucement la tête de son serpent qui émit un sifflement de contentement avant de remonter le long de son bras jusqu'à son épaule. Il se dirigea ensuite, par curiosité, vers une boutique de baguettes. Il entra et se retrouva en face d'un petit homme qui ressemblait étrangement à Ollivander…

« Oh, ne soyez pas surpris, nous sommes jumeaux, » lui dit le vendeur, devinant ses pensées. « Mais mon frère dirige les baguettes de lumière et moi celles de l'ombre. »

« Cela tombe bien, il m'en faudrait une. »

Oh que oui, il lui en fallait une. Il prévoyait de passer ses Aspics et son examen de transplanage très bientôt, pour éviter de retourner à Poudlard. Même si ça ne rentrait pas dans ses attributions, il faudrait qu'il voit ça avec Ragnock -pour l'instant le seul lien entre Seth Black et le monde Sorcier-, mais il ne pourrait pas entrer au ministère avec la baguette de Harry Potter…

« Très bien, mais ici je ne vais pas vous en faire essayer. Vous laissez échapper un peu de votre magie et la baguette qui vous correspond viendra d'elle-même. »

Seth laissa tomber ses bras le long de son corps et prit plusieurs inspirations profondes. Il relâcha doucement sa magie. L'air se mit à vibrer sous l'intensité de son énergie. Lorsque la vibration s'atténua, Seth ouvrit doucement ses paupières. Devant lui flottait une baguette d'un bois noir luisant. Il s'en saisit prestement, et constata qu'Ollivander numéro deux le regardait avec un intérêt renouvelé.

« Étonnant et rarissime. Vous avez appelé une baguette de trente centimètres, en bois d'ébène et contenant une écaille de Basilic, de la poudre d'émeraude, et un cheveu d'Elfe sylvestre noir… Une combinaison exceptionnelle de force et de pouvoir. Toutes mes baguettes ici sont uniques. Cette baguette est là depuis une éternité. Elle a enfin trouvé son maître, vous ferez de grandes choses, Monsieur, euh… Monsieur ? »

« Black, Lord Black. »

« Bien sûr, un nouveau Lord Black ! J'ai fourni toute la famille en baguettes pendant des générations jusqu'à ce que mon frère ait Sirius, mais je me suis occupé de Régulus ! Vous présentez toutes les caractéristiques de la famille d'un point de vue physique… Lorsqu'un inconnu si puissant arrive pour prendre la tête d'une grande maison, c'est que les temps changent ! »

Seth sourit à la remarque d'Olivander deux, qui n'avait sans doute pas idée d'à quel point il était dans le vrai, car même si tout n'était pas encore précis dans sa tête, il ne prévoyait pas de laisser Dumbledore gouverner le monde sorcier indéfiniment ! Il paya rapidement les deux cent cinquante Gallions que valaient sa baguette avant de sortir de la boutique d'un pas pressé…

Il se dirigea ensuite vers l'enseigne « O'Malley Night EXP » et entra à l'intérieur. Un homme assez jeune vint vers lui et, d'une voix timide, lui demanda ce qu'il cherchait.

« Je voudrais une malle de voyage avec plusieurs compartiments, ce que vous avez de mieux… »

Le regard du jeune homme le jaugea un instant, comme pour se faire une idée de sa richesse et de jusqu'où pouvait aller ce « mieux » qu'il devait lui proposer. Il avisa ses vêtements de qualité, la baguette sombre qui dépassait de la poche de sa chemise pour qu'il puisse l'avoir sous les yeux et facilement y accéder -sans doute n'avait-il pas encore d'étui à baguette, il devait penser à lui en refiler un- et ses traits aristocratiques, et son regard s'illumina d'un air un brin calculateur. Ce fut avec des gestes enthousiastes qu'il l'amena dans un coin reculé de la boutique où trônait une grande malle d'un brun doux, rehaussée d'armatures argentées sur les angles et présentant une serrure complexe.

« C'est un modèle unique. Le concepteur n'en a fait qu'une seule et elle ne s'ouvre qu'avec la signature magique du propriétaire. »

Le jeune homme fit un geste avec sa baguette. Le coffre s'ouvrit, présentant plusieurs tiroirs à compartiments, et même un espace penderie, un coin bibliothèque, un petit laboratoire de potions portable, et un escalier qui descendait dans les profondeurs de la malle.

« Il y a même des tiroirs secrets et un compartiment plus large en bas, aménagé en studio, c'est-à-dire juste l'essentiel : cuisine, chambre, salle de bain… Enfin, c'est bien utile pour les longs voyages. Elle est équipée d'un sort poids-plume et d'un réducteur automatique, de sorts de protection et d'un antivol pour quand vous dormez dedans, elle est vraiment très pratique… »

« Elle est parfaite, je vous la prends tout de suite. »

« C'est qu'elle est chère, » dit le jeune homme d'un ton faussem*nt hésitant, « mille-cinq-cent Gallions… »

« C'est bon, je la prends »

Un bref éclair de satisfaction passa dans les yeux du vendeur.

«Si vous permettez, je vais vous encaisser maintenant, afin que cela soit définitif et que nous puissions activer les sortilèges. »

Seth suivit le garçon jusqu'à la caisse ou il paya ses mille-cinq-cent Gallions. Le jeune homme les encaissa, lui sourit d'un air entendu, fouilla un instant dans un grand parchemin qui ressemblait à un catalogue et prit un petit morceau de papier avant de le ramener à la malle

« Il faut juste que vous déposiez cinq gouttes de sang sur la serrure. Je vais réciter la formule écrite ici, » dit-il en désignant son bout de parchemin, « et la malle sera liée à vous, et à vous seul. Si quelqu'un d'autre que vous ou votre compagnon, -si vous êtes une créature-, tente de l'ouvrir, - le jeune homme ricana en regardant Seth d'un air sadique qui fit frissonner jusqu'à son côté Elfe Noir et lui plut en même temps. Sans doute ce garçon avait-il du sang en commun avec lui, à un degré très éloigné- un ennemi par exemple, il sera foudroyé sur le champ… »

La procédure fut rapidement accomplie, Seth contempla avec satisfaction sa nouvelle acquisition,

«D'où vient cette histoire de créature ? »

« Le créateur de cette malle était le calice d'un vampire et l'a imaginée pour pouvoir retrouver son amant dans le plus grand secret lorsque leurs deux familles -rivales- n'étaient pas encore au courant. »

« Et ensuite ? »

Le vendeur grimaça.

« Il paraît que leur relation a provoqué une guerre des clans. Au final, ils ont massacré leur propres familles pour pouvoir vivre en paix... »

Seth ricana. Roméo et Juliette aurait été une histoire beaucoup plus drôle si elle s'était terminée comme ça, mais c'était peut être son côté Elfe Noir qui parlait…

« On sait ce qu'ils sont devenus depuis ? »

Le vendeur haussa les épaules.

« Pas vraiment. Il paraît que cette histoire se serait passée il y a des siècles, mais que la malle aurait survécu grâces aux différents sorts à la fois sorciers et vampires pour la préserver. Il y a une histoire annexe qui dit que les deux amants auraient fini par se faire attraper et qu'ils auraient fini à Azkaban jusqu'à ce qu'on les oublie, ou qu'ils y meurent… »

Seth frissonna, prit d'un étrange pressentiment.

« Et le vampire, on sait comment il s'appelait ? »

Le vendeur réfléchit un instant.

« Voyons voir… Il me semble qu'il s'appelait Yor… Pourquoi cet intérêt ?»

Seth sourit au vendeur d'un air aussi énigmatique qu'amusé.

« Parce qu'il se pourrait bien que je l'ai rencontré... »

Le vendeur ouvrit de grand yeux avant de secouer la tête.

« Ce n'est pas possible. Cette histoire s'est passée il y a des années. »

« Et il existe des dimensions ou le temps s'écoule différemment. Gardez l'œil ouvert, les temps changent. Et soyez fier de votre héritage d'Elfe Noir, c'est un grand peuple… Merci pour la valise… » Conclut-Seth en appliquant l'écusson des Black, avant de réduire la malle d'un sort informulé et de la mettre dans sa poche.

Des Black ?

Le vendeur le regarda, bouche bée d'avoir été percé à jour. Non seulement cet homme avait deviné en un clin d'œil ce qui l'empêchait d'être employé dans le monde de la « lumière », mais en plus, il lui disait d'en être fier ! Et comment ça, les temps allaient changer ? Si cet homme était un Black inconnu, ça se pouvait… On ne débarquait pas comme ça juste pour profiter d'un héritage sans rien en faire, même si certains membres avaient fait de mauvais choix, ils avaient toujours été puissant magiquement et l'histoire avait plus d'une fois retenu leur nom… Il se jura de surveiller de près l'actualité...

Il sourit en repensant à la quantité de Gallions qu'il avait encaissée. Sa commission allait être monumentale !

Avant de partir, Seth demanda au vendeur si ils avaient des étuis à baguettes. Le jeune homme alla immédiatement lui en chercher plusieurs et de la meilleure qualité. Il pouvait bien faire ça pour ce client, surtout aussi riche, et vu sa puissance magique, qu'il ressentait confusément via son héritage d'Elfe, il ne prendrait pas le risque de tenter de l'arnaquer… Et puis, il se sentait encore ému à cause de ce qu'il lui avait dit, d'accepter son héritage magique, alors que même si il était extrêmement faible, il avait toujours été rejeté à cause de son sang d'Elfe… C'était pourtant des créatures rares maintenant, mais le problème venait du fait qu'il était un Elfe Noir… Il devait son isolement aux sales hypocrites comme Dumbledore…

Seth choisit un étui en cuir noir brillant qui se fixait à l'avant-bras. Il releva la manche de son manteau et remercia sa chance d'avoir des manches bouffantes à sa chemise, ce qui lui permit de fixer l'étui à baguette discrètement. Lorsque Seth voulu payer, le jeune homme lui dit que c'était un cadeau de la maison, et Seth sortit, enchanté de ses achats de la matinée.

En remontant l'allée des Embrumes, il s'arrêta chez Barjow et Beurk. Il avait besoin de livres interdits pour sa formation. Il en ressortit vingt minutes plus tard avec dans sa malle une cinquantaine de bouquins qui lui permettraient d'être plus performant.

Ce fût avec un soupir de plaisir qu'il alla s'asseoir en terrasse d'un petit restaurant. Le soleil brillait, il faisait doux et une légère brise soufflait. Il était bien. Il dégusta tranquillement son repas, et alors qu'il prenait une gorgée de vin, ses yeux croisèrent un regard noir qui le fixait avec intensité.

Il reposa doucement son verre sans quitter ce regard hypnotique. Son cœur manqua un battement. De l'autre côté de la rue, Severus Rogue le fixait, et certainement depuis un moment. Seth redressa ses lunettes de soleil, qu'il n'avait pas quittées de la matinée, sur le haut de son crâne et rendit son regard au maître de potions avec un petit sourire. L'homme sembla se figer d'avantage, ses yeux se rétrécirent d'un air suspicieux, et il fit un demi-tour très esthétique dans une envolée de cape du plus bel effet. D'un pas pressé, il se fondit dans la foule des badauds qui envahissaient la rue.

Seth se laissa partir en arrière contre le dossier de la chaise et poussa un doux soupir. Il venait de voir sa Némésis, son fantasme… Car oui, Ron avait bien raison sur une chose : il était gay et amoureux de son professeur de potion. Un amour secret mais brûlant. Le secret de ses nuits, mais avec, comme bonus supplémentaire, le fait qu'il venait de le reconnaître comme son compagnon désigné par la magie.

Seth ferma brièvement les yeux, jeta quelques Gallions sur la table et prit le chemin du Chaudron Baveur.

Tout avait commencé l'année dernière. Il avait -encore- été blessé en jouant au quidditch, et Madame Pomfresh avait voulu le garder pour la nuit, par sécurité. L'infirmerie était calme, il était le seul patient et la tranquillité, loin des ronflements de Ron, ou des bruit de masturbation de Dean lui faisait du bien. Mais les sons d'une discussion feutrée et de rires l'avaient réveillé tard dans la nuit, et discrètement, il s'était dirigé vers le bureau de Madame Pomfresh. Par l'interstice de la porte entrebâillée, il avait fixé le couple dans la salle. L'infirmière était assise avec Snape à une table, il venait apparemment lui livrer des potions qu'il venait de finir.

Ils étaient en train de boire un verre de whisky-pur-feu et Rogue, pour une raison ou une autre, -Harry n'avait pas entendu leur conversation, il avait simplement saisi les mots « idiot » et Dumbledore,- Il riait, souriait, son visage était détendu, et son regard doux et charmeur. Harry avait été fasciné par son professeur, sa physionomie avait complètement changé sous l'effet de son sourire, et il était séduisant, attractif… Magnétique…

Lorsqu'il avait penché la tête en arrière dans un éclat de rire grave, Harry s'était senti durcir, et il était retourné dans son lit, silencieux et hébété. Dans les mois qui avaient suivi, il avait revu cette scène à chaque fois que son regard avait croisé celui de son professeur, et il n'avait dû qu'à sa chance -et au fait que Rogue les ai toujours considérés, lui et ses pensées, comme insignifiants- de ne pas se trahir lorsqu'ils étaient en légilimencie.

Quelque temps plus tard, lors d'une énième détention , il était en train de nettoyer des chaudrons sale avec rien d'autre qu'une vieille brosse à dent et de l'huile de coude, lorsqu'un élève Serpendard était accouru pour lui demander de venir à la salle commune pour régler une bagarre. Il en avait profité pour fouiller discrètement dans les affaires de Rogue, avec beaucoup de mauvaise conscience, mais une curiosité dévorante…

Il n'y avait rien d'intéressant sur ou dans le bureau, mais il avait sentit un sort de dissimulation sur un vieux livre de runes qui dormait sur une étagère. Le livre était abîmé, il était souvent consulté. A l'intérieur, il avait trouvé une photo d'un jeune Severus en train d'embrasser un autre élève. La scène était troublante, cela lui apprit que son professeur était gay, ou au moins bi, mais surtout, il ne put réprimer un élan de jalousie en regardant le couple. Il avait alors dupliqué la photo d'un sort et en avait rapidement glissé un exemplaire dans sa poche, avant de replacer l'autre et le livre qui la contenait à leurs places respectives et de retourner à son nettoyage, l'air de rien.

Les mois suivants, il avait souvent regardé la photo en secret, s'imaginant à la place de l'élève chanceux. Il avait alors commencé à observer son professeur, regrettant de ne pas voir de nouveau ses traits détendus. Il apprit a apprécier ses remarques caustiques, pleines d'un fiel injustifié qui lui faisait mal, mais aussi pleine d'originalité et d'humour cynique, il fallait le reconnaître, dans ses insultes. Il avait admiré sa démarche dans les couloirs, la grâce de ses gestes, la fluidité de ses mouvements, il avait aimé sa voix grave et séduisante, et puis il commença à faire des rêves à tendance sexuelle avec son professeur, et à ce moment là, il avait comprit qu'il était amoureux…

Seth poussa un soupir et s'aperçut avec surprise qu'il était devant la porte de sa chambre. Il poussa la porte et rangea ses derniers achats dans sa malle avec un soupir de satisfaction. Il prit l'un de ses nouveaux livres, « L'Art de l'Espionnage » et vérifia les charmes pour camoufler son odeur, se désillusionner et effacer son aura. Et pour être vraiment sur, il rajouta sa cape d'invisibilité sur lui. Après tout cela, il était déjà presque treize heures trente…

Il sortit du Chaudron Baveur avant de transplaner à quelques rues du Square Grimaud, invisible aussi bien pour les sorciers que pour les moldus. Il lui fallait un moyen de déplacement rapide et le transplanage était le mieux, il n'aurait qu'à obtenir un permis du ministère plus tard. Il remerciait Merlin de lui avoir permis de connaître le Sanctuaire, ce qu'il y avait appris lui était très utile…

Il se présenta devant la porte de la vieille maison des Black et s'y faufila en même temps que Maugrey. Il était dans la place, et resta sourd aux hurlements de Mrs Black, qui s'arrêta soudainement de hurler sur le Vieillard Sénile -Seth apprécia tout particulièrement ce qualificatif- et les Sangs-de-Bourbe en sentant une puissance sombre passer à coté d'elle. Seth se retourna et constata que la vieille femme esquissait un petit sourire en le cherchant du regard. Il lui envoya une faible vague de magie. La femme sourit d'un air carnassier et croisa les bras d'un air satisfait. Ces traîtres à leur sang n'allaient pas infester sa maison encore longtemps, car même si elle ne pouvait pas le voir, un nouveau Seigneur Black était présent, et quelque chose lui disait qu'il n'allait pas tarder à redresser l'honneur de sa famille…

Harry entra dans le salon où Albus attendait en tapant du pied d'une façon excédée. Il ne sembla même pas s'intéresser au soudain silence, ne considérant pas le portrait de la vieille Black comme autre chose qu'une vieillerie dont il n'arrivait pas à se débarrasser.

Chapter 4

Chapter Text

Seth alla se placer dans un coin de la salle à manger et observa le petit comité déjà présent. Dumbledore était debout près de la cheminée et Dolorès Ombrage était assise à côté de Cornélius Fudge. Maugrey alla s'installer dans un des fauteuils avec un soupir, un autre étant occupé par Madame Weasley, tandis que Percy, quant à lui, se tenait debout entre elle et son patron. La réunion allait commencer.

« Comment va votre club pour chat, ma chère Dolorès ? Demanda Maugrey avec un rictus moqueur.

Ombrage haussa les épaules et tourna la tête vers Dumbledore, qui commença à parler.

« Bien, maintenant que nous sommes tous présents, nous pouvons débuter la réunion mensuelle, » commença-t-il d'une voix hâtive. « Je récapitule les faits : Harry Potter est bien sous contrôle complet, il est actuellement bloqué chez les Dursley jusqu'en Septembre et aucun hibou ne peut le contacter. À la rentrée, j'ai prévu pour lui une formation intensive pour l'affaiblir, sous prétexte de le faire résister aux doloris, et il reprendra sa formation avec le Professeur Rogue. Il est bien sûr impossible de résister au doloris, cela le fragilisera donc davantage. Il ne pourra plus pratiquer aucune activité extrascolaire comme le Quidditch, et les sorties à Pré au Lard lui seront interdites pour des raisons de « sécurité ». »

De petit* rires se firent entendre dans le salon. Ombrage toussa un peu et prit la parole :

« Hmmm hmmm, mon Cheeeeer Albus, il me semble que Potter a détruit votre bureau récemment, et vous avez également mentionné auprès d'Alastor -dans votre barbe et en pensant sans doute qu'il ne vous écoutait pas- un nouvel éclat de magie qui vous aurait malmené, -vous seriez revenu dans votre bureau en vous tenant le dos. Je croyais qu'il était bridé ? »

« Allons Dolorès, ce n'était qu'une réaction émotionnelle excessive suite à la mort de son parrain. De toute façon il a plusieurs scellés sur sa magie depuis son enfance. Heureusem*nt d'ailleurs, parce qu'il a un niveau magique normal malgré cela !

« Je trouve cela inquiétant, au contraire. Les scellés devraient le restreindre. Ne pouvez-vous pas en rajouter ? » Demanda Percy Weasley.

« Percy, ce n'est pas possible. Il doit se battre contre Voldemort, et il se rendrait compte que sa magie est trop basse. De plus, si je rajoute ne serait-ce qu'un scellé, il risque de devenir cracmol. Je pourrais lui mettre des bracelets de contrainte qui annihileraient sa magie, mais il faudrait bien les lui enlever à un moment donné pour qu'il puisse se battre, le soucis c'est que tous ces dispositifs qui diminue son pouvoir, risque de briser son cœur magique, ou au moins l'endomager. Cela ne me dérange pas de le mutiler, mais nous ne devons pas oublier nos plans. N'oubliez pas aussi, vous tous, que le but est qu'il meurt lors du combat final, et ce pour plusieurs raisons : d'abord pour son immense fortune que nous nous partagerons, mais aussi, et surtout, parce qu'il est relié par sa cicatrice au Lord Noir et possède un bout de son âme. C'est un Horcruxe, il doit mourir ! Il n'y a que comme ça que nous pourrons nous débarrasser de Voldemort, mais le problème est qu'il y a six autres Horcruxes que Harry doit avoir la force de détruire ! » Martela Albus. « Et enfin, il détenait bien trop de puissance… »

Harry sentit son cœur s'arrêter. Il comprenait enfin ce qu'avait voulu dire Astrius. Le médicomage avait réussi à enlever cette marque hideuse, mais le maléfice demeurait. D'une façon ou d'une autre, lorsque Voldemort avait tenté de le tuer, il avait fait de lui un Horcruxe, il avait en lui une partie de l'âme de son ennemi… Cela expliquait beaucoup de choses… Mais surtout, cela rendait encore plus méprisable le petit groupe devant lui, et il du prendre plusieurs respirations pour freiner sa colère. Plus tard il l'évacuerait grâce à une méditation que Astrius lui avait apprise et qui lui permettrait de reprendre le contrôle de son Elfe. Ensuite, il se vengerait. Mais pour l'instant, il devait encore tenir…

« Oui Albus, nous savons tout cela, » intervint Fudge d'un ton impatient. « Ma campagne de calomnie grâce aux médias que je contrôle et toutes les restrictions qui le concernent sont déjà en place. Rappelez-vous ce procès pour avoir fait de la magie accidentelle, pour avoir gonflé sa tante comme un ballon, c'était… magistral ! Il était assis sur la chaise des criminels, il manquait juste les chaînes ! Il faudrait un autre procès du même style cette année, ainsi le public serait convaincu de sa dangerosité… »

« Nous verrons cela Cornélius, je vous tiendrai au courant. Molly où en êtes-vous ? »

« Albus, vos restrictions d'hiboux cet été n'arrangent pas les affaires de ma petite Ginny. Comment voulez-vous qu'elle embobine Harry si elle ne peut pas lui écrire ? Il est déjà tellement aveugle. Il faudrait presque que Ginny se mette nue devant lui pour qu'il comprenne qu'elle lui fait des avances… »

« Je sais Molly, mais je dois le fragiliser psychologiquement. L'isolement crée un contexte qui va le rendre faible d'un point de vue émotionnel. La violence de ses proches va le déséquilibrer davantage, et la famine à laquelle il est soumis va briser à la fois ses défenses physiques et psychiques. Je rencontre les Dursley tous les ans avant qu'Harry ne revienne, et je leur raconte ses dernières frasques de l'année pour attiser leur mauvaise humeur, c'est pour cela qu'Harry est un peu plus maltraité chaque année. Comme ils ne l'aiment déjà pas à la base, il leur est facile de haïr encore plus le petit monstre qu'ils sont obligés d'héberger. Il sera si faible et si content que je vienne le sauver à la fin des vacances qu'il lui sera impossible de résister à l'intérêt de Ginny à la rentrée, il n'y verra que du feu !

Molly eut un petit sourire et reprit :

« Vous avez raison Albus, je rassurerai Ginny. J'ai un plan magistral ! Dès le départ du train, Ron donnera à Harry des friandises trempées dans une potion qui diminuera ses facultés de réflexion. Hermione s'occupera de retenir Neville et les autres, et Ginny fera boire à Harry une potion d'oubli, et mettra eux deux en scène comme si ils avaient eu des rapports sexuels. Ron sortira du compartiment pour garder la porte et pendant ce temps, Ginny est déjà enceinte de quelques semaines. Potter n'aura aucuns doutes. Après ça, la grossesse et le mariage ne sont que des détails… »

« Molly je peux vous avoir du Rohypnol et du GHB moldus, ce serait mieux que la potion d'oubli, et en plus indétectable par nos moyens sorciers. Leur prise provoque des effets déroutants : sensation soudaine de vertige, puis amnésie partielle ou totale. Ce serait mieux qu'il ne se souvienne pas de ce qui s'est passé. La potion d'oubli peut être inversée. Bon il faudra peut-être l'aider à la sortie du train, car il sera assez drogué avec tout ce que l'on va lui donner, mais cela ne devrait pas trop l'étonner avec le traitement de ses parents, » dit Maugrey assez content de lui.

« C'est parfait Alastor, merci. Mais Albus, ne peut ont avoir une potion d'amour comme l'Amortentia ? » Demanda Molly.

« Malheureusem*nt, cette potion est soumise à de fortes réglementations et je n'ai pas pu m'en procurer de façon légale. Et les moyens illégaux mettent trop en danger ma réputation de sauveur du monde magique. Rogue refuse de me la faire si je ne lui dit pas pourquoi. Vous savez bien qu'il est parmi les plus imprévisibles membres de l'Ordre: fidèle uniquement parce qu'il se sent coupable vis à vis de la mère de Harry. S'il apprend ce que l'on veut faire à son rejeton, il retournera sa veste à nouveau, et même si il est moins puissant que Voldemort, Rogue ne fait pas partie des sorciers que j'ai envie d'affronter, il reste un serpentard, très sournois, donc méfiance... »

Sévérus était arrivé en avance pour sa réunion avec l'ordre. Mais il était grandement surpris d'entendre que la réunion était déjà en cours. Avec des années d'espionnage il se désillusionna rapidement est et resté caché dans l'ombre du couloir. Il était très surpris par la conversation qu'il venait d'entendre. Les paroles du vieux fou ne l'étonnaient qu'à moitié.

« Mais la potion pour diminuer ses facultés mentales ne le rendront pas amoureux de Miss Weasley, même avec la petite mise en scène que vous mettez en place. Il faudrait une potion d'attraction. Celle-là on peut l'avoir, mais elle ne dure pas longtemps, mais cela permettrait d'expliquer ce qui s'est passé…Ensuite il suffira de jouer sur l'honneur Gryfondor, et son désir de famille. » Constata Maugrey d'une voix bourrue.

« Je m'en chargerait le moment venu. Procurez-vous les deux potions Alastor. De toute façon, si on la lui fait prendre régulièrement la potion qui diminue ses capacités de réflexions, cela fera illusion pour tous le monde. »

« C'est nécessaire, il ne faut pas que ça rate, il doit l'épouser ! Ginny ou Hermione n'auront qu'à lui dire que c'est un cadeau, elles mélangeront tout ça avec une potion pour améliorer sa vue catastrophique à effet limité dans le temps, il leur fera confiance ! Donc ça va aller ! Dans le pire des cas, on verra avec Pomfresh… Il ne s'en sortira pas ! En plus, ma petite Ginny a du mal à se retenir, elle est très excitée sexuellement, c'est le début de la monté des hormones avec la grossesse. J'ai malheureusem*nt quelques succubes parmi mes ancêtres Prewett, et Ginny a hérité de certains de leurs travers. Certains gênes se manifestent dès quatorze ans, mais je n'ose imaginer ce que ça donnera lorsqu'elle aura reçu son héritage magique. Et si la potion d'attraction ne fonctionne pas, si Potter est toujours attiré par les garçons, il faudra trouver autre chose pour l'empêcher d'assouvir ses désirs pervers... il faut qu'elle épouse Harry ! On pourra alors invoquer la loi de Merlin qui force un sorcier, même mineur, à épouser celle qu'il a souillé pour restaurer son honneur ! Ou vous Albus en tant que tuteur vous pouvez l'obliger à se marier. Elle deviendra une lady et aura une belle fortune devant elle… Harry n'y verra que du feu. Bon, il sera un peu shooté, mais il est déjà tellement bizarre et tellement dépressif, cela ne le changera pas beaucoup… »

« Ron m'a dit qu'il était pédé, il va falloir jouer serré, » souligna Maugrey.

« Je suis au courant, mais cela n'a pas d'importance, ces préférences ne comptent pas. Potter ne sait pas ce qui l'attire puisqu'il est encore désespérément vierge !»

« Il ne faudra pas oublier de le doser de potions régulièrement. »

« Bien sur Alastor, cela a bien marché avant ! Ginny lui montrera le droit chemin et le guérira de ses goûts de dépravé, suffisamment longtemps au moins pour qu'il puisse vaincre le Seigneur des Ténèbres ! Il a un morceau de son âme en lui : son seul intérêt, c'est sa fortune et son nom. »

« Albus, et pour l'argent de Sirius, pourra-t-on en récupérer ? » Demanda Fudge, lassé de ces discussions.

« La lecture du testament est pour demain. J'imagine que Sirius laissera un petit quelque chose à l'Ordre, à Lupin et à Tonks, et le reste à Harry. Les fonds ne sont pas énormes puisqu'il n'était pas chef de la Maison Black, » répondit Dumbledore d'un ton condescendant. « Harry n'est pas prévenu bien sûr. Je l'informerai en Septembre, mais rassurez-vous, je compte bien récupérer une partie de son héritage une fois qu'il sera mis sur son compte. Pour cette maison, il ne la supporte pas : il la laissera à l'Ordre, et vous aurez tous votre part ! Je suis son tuteur, il est normal que je gère son capital pour le plus grand bien ! » Dit-il avec un grand sourire et des étincelles plein les yeux, en faisant sauter un bonbon au citron dans sa bouche…

« Ah Albus, que dois-je faire de la vraie prédiction, celle qui a été faite à l'époque de Merlin ? » Questionna Fudge.

« On ne peut rien faire. Aucun de nous ne peut la voir à part Potter, et ceux qui gardent la salle des prophéties tiennent le registre secret. Harry doit être majeur pour être informé, ou que je lui dise. Je veillerais personnellement à qu'il n'en sache jamais rien, » répondit Dumbledore d'un ton excédé.

« Oui, oui, enfin vous lui avez bien vendu votre petite histoire où un seul doit survivre, l'autre doit mourir, et bla bla bla… »

« Cela fait partie du plan pour qu'il combatte et se sacrifie. Cela m'a permis aussi d'appuyer la culpabilité sur Sévérus. Bien pratique cette petite imposture. »

« Rogue n'a pas d'importance, c'est un mangemort, lorsqu'il ne sera plus utile il finira à Azkaban, ou est sa place. Quand à Potter qu'il meure avec le bout d'âme du Lord Noir est indispensable ! » Reconnu Fudge avec une moue dégoûtée, « mais avez-vous songé aux dégâts que Potter et sa petite bande ont fait au Ministère ? Cela me coûte cher ! »

Nous y voilà, pensa Dumbledore,un requin reste un requin.

«L'Ordre du Phoenix vous enverra dans la journée un virement de trois mille Gallions fit Albus avec un froncement de sourcils. »

« Bien, bien ! Mes chers amis, j'ai une réunion au Ministère, allez Percy on se dépêche ! Bonne journée à tous ! »

De petit* soupirs de soulagements se firent entendre.

« Bien, je lève la séance ! Nous nous reverrons en Septembre, sauf si urgence, bonnes vacances à tous ! » S'exclama Dumbledore d'un ton joyeux.

Aussitôt, Ombrage, Fudge et Percy prirent de la poudre de cheminette et disparurent.

Sévérus restait tétaniser dans son coin d'ombre. Il venait de découvrir un complot d'une amplitude monumentale. Il était furieux, la trahison ne l'étonnait pas vraiment, mais elle était douloureuse. Lui et Potter allait devoir trouver un compromis rapidement.

Quelques instants plus tard, la porte du salon s'ouvrit et Ron et Hermione entrèrent. Ils avaient pris le magicobus jusqu'à la maison voisine du square Grimaud.

« Ah Ron, Hermione comment allez-vous ? »

« Bien Albus ! » Répondirent-ils en cœur.

Les deux futurs préfets s'installèrent sur le canapé.

« Alors, à la rentrée vous serez à l'honneur tous les deux : préfets l'un et l'autre et Ron sera également Capitaine de l'équipe de Quidditch, » dit Dumbledore.

« Ouais c'est génial ! » S'exclama Ron en sautillant sur son siège

« Vous m'avez dit que j'aurais accès à votre bibliothèque personnelle, Albus, » s'enquit Hermione en jetant un regard à Ron pour que ce dernier modère son enthousiasme… « Et pour les livres des Black, je n'y ai pas accès car il n'y a que la famille Black et ceux autorisés par le chef de famille qui peuvent y entrer, vous pensez que le clébard me les a laissés dans son testament ? Je suis après tout la meilleure amie de son filleul, il connaît mon intérêt pour le savoir, contrairement à Harry, donc ce serait normal que je les récupère! Sirius à bien dû comprendre que l'intelligence d'Harry est limitée et qu'il est feignant, donc ce serait logique que je les aie, en plus il pensait que je pourrais l'aider pour combattre le Lord Noir… »

« Oui Hermione, nous verrons cela à la rentrée. Bien sûr, certains livres… Sensibles, dirons-nous, ne seront pas accessibles. Quant à la bibliothèque Black, j'en avais glissé deux mots à Sirius, donc j'ai bon espoir. Cependant, je ne sais pas, car Sirius n'était pas le chef de la maison Black… »

« Mais enfin, je dois tout savoir ! »

« Tsss, pas à votre niveau, nous en rediscuterons ! Bien. Vous êtes ici car votre première réunion en tant que membres de l'Ordre va débuter, j'espère que vous vous rendez compte de l'honneur qui vous est fait en tant que sorciers n'ayant pas encore leur ASPIC.. ? »

« Bien évidemment Monsieur ! » Répondit Hermione d'une petite voix qui contenait mal son excitation.

« Vous allez également commencer votre formation d'Auror cette semaine, j'ai eu un peu de mal a convaincre Kingsley, mais il est conscient du retour de Voldemort, et comprends que votre proximité avec Harry vous met en danger… »

Hermione fit un grand sourire, et se détendit. Ron bomba le torse et jeta à sa mère un coup d'œil victorieux. Maugrey, quant à lui, serra les lèvres. Il n'était pas convaincu que ces deux prétentieux puissent avoir le moindre talent pour suivre ces cours, enfin, ils verraient…

« Pour la rentrée, nous sommes d'accord concernant le plan pour Harry : vous lui donnez bien toutes les potions dans le train ! Vous lui donnerez une potion qui diminue la capacité à réfléchir, elle sera mélangé à une potion moldu, vous lui direz que c'est pour soigner ses yeux. Ensuite, et comme ces potions ont toujours un goût horrible, vous lui donnerez un jus de citrouille contenant une potion d'attraction, ainsi nous seront sûrs qu'il sera opérationnel ! Ginny passe quelques instants seule avec lui pendant que vous deux garderez la porte et le tour sera joué ! Pour le reste de l'année, dès que son comportement vous semble étrange ou anormal vous me rapportez tout ! Hermione, reste sa confidente et fait le parler ! Et toi Ron, continue à le distraire de ses études. Et réconciliez-vous avec lui, il est manipulable aux sentiments, jouez-en ! »

« D'accord Albus, » répondirent-ils ensemble.

« Ensuite, » reprit Dumbledore, « je vais voir pour que Severus le prépare aux impardonnables. Il va être sceptique vis à vis du Doloris car il le reçoit souvent, mais il acceptera en se rappelant de la résistance de Harry à l'Impérium. Ginny est déjà enceinte, Ron appelez l'honneur familiale et qu'il accepte ses responsabilités, n'oubliez pas le petit bonus dont nous avons parlé pour vos voûtes, cela vous motivera… »

« Bahh je l'aurais fait pour le plaisir ! Il est si imbu de lui-même ! Il ne se rend pas compte de sa chance avec sa fortune, sa célébrité, et dire qu'il crache là-dessus ! Toujours à se plaindre de sa famille. Bon, il a un physique pas facile avec ses lunettes, sa maigreur, ses fringues dégoûtante et sa balafre, c'est vrai… Mais il est toujours à se lamenter, il me fait pitié, et en plus il est pédé! Ça fait peur, je vous le dit ! »

« Oh Ron, l'hom*osexualité est très bien acceptée dans le monde de la magie depuis le décret 22-153 fait en 1624 par Einrick du Fjord ! Et puis avec la potion, il ne pourra rien faire ! C'est ça qui est génial avec la potion d'attractions : on se rend compte de ses actes, mais on ne peut pas les contrôler. On est comme prisonnier au fond de soi, spectateur, c'est trop drôle ! Il y aura certainement des effets secondaires avec toutes potions qu'il va recevoir, cela devrait être intéressant. Je pourrais peut être même faire un article pour potion magasine pour les mélanges à éviter… Et je serais reconnu pour mes recherches…. »

Sévérus serra les dents en fulminant. Oui espèce de dinde, mélangé une potion diminuant les facultés cognitive, du GHB, une potion d'attraction et une potion pour la vue rendrait Potter très malade. Il deviendrait une limace décérébré. Et des études avaient déjà étaient réalisé sur ce type de mélange, pensa-t-il avec mépris.

« J'ignorais ce détail Miss Granger, il faudra que je vois avec Sévérus pour que nous ayons un risque contrôlé, vous êtes vraiment une sorcière brillante, » minauda le Directeur. « De toute façon Monsieur Potter n'est pas destiné à durer, il faut juste qu'il remplisse sa tâche. S'il y a des effets secondaires trop importants, Severus arrangera ça, je trouverai un moyen de l'en convaincre. Bien, n'oubliez pas que demain nous nous rejoignons devant Gringotts à treize heures pour la lecture du testament de Sirius… »

« D'accord Albus, » dit Hermione.

« Bien, allons-nous installer dans la cuisine, la réunion de l'Ordre va commencer… »

Ils se levèrent et partirent vers la cuisine. D'autres pas résonnèrent dans l'entrée : les autres membres arrivaient.

Sévérus allait devoir bien mettre en place ses barrières et garder le contrôle sur son humeur. Il avait beaucoup à réfléchir. Mais une chose était sur il ne laisserait pas le gosse ingrat se faire détruire par ses imbéciles.

Sévérus se désillusionna et entra d'un pas sur dans la pièce.

Seth, quant à lui, restait prostré sous sa cape, la respiration difficile. Oui, il savait qu'il y avait eu trahison, mais à ce point ! Toute cette haine, cette rancœur injustifiée… Cela l'aurait détruit si il n'avait pas suivi trois ans de thérapie avec Astrius. Ne rencontrerait-il que de la haine dans sa vie ?

Un désespoir immense le submergea, mais il se raccrocha aux bords du peu de rationalité qui ne disparaissait pas dans l'amertume et l'horreur. Sirius l'avait aimé, il y en avait eu au moins un, oui… Ses parents aussi l'avaient aimé, ils avaient voulu le protéger, mais ils étaient tous morts, il n'avait plus personne, il était seul… Merde pas maintenant, il ne pouvait pas craquer maintenant, après…

Ragnock l'aidait. Dobby serait fidèle si il l'appelait. Astrius, Yor, Estrie étaient devenus des amis ! Il se ferait de nouveaux alliés. Il les détruirait tous ! Il se vengerait…

Bien, allez, dernière ligne droite : la réunion de l'Ordre. Après, il lui faudrait réfléchir sérieusem*nt à ses plans et à cette histoire de Horcruxes. Quel bâtard ce Dumby, il avait encore cette info. Quand la lui aurait-il donnée? Juste avant la bataille finale ? Le pourri…

Harry se ressaisit rapidement. Ce n'était pas le moment de s'écrouler, il ferait ça plus tard…

Il se dirigea vers la cuisine et se glissa contre le mur avant de considérer l'assemblée.

Étaient présents Dumby, Molly, Maugrey, Belette, Castor, Tonks, Lupin, Rogue -son foutu compagnon-, Mr Weasley, Mondingus, et enfin Fred et Georges…

Et les membres secondaires Diggle Dedalus, , Figg, Arabella,Jones Hestia, Podmore Sturgis, Kingsley, et Vance Emelinel'Ordre du poulet presque au complet.

« Bonjour à tous ! » S'exclama Dumbledore avec un grand sourire, « voici deux nouveaux membres de l'Ordre, Hermione Granger et Ron Weasley ! Ils suivront cet été des cours d'Auror, pour être de bons soutiens dans notre Résistance… »

Lupin tiqua nerveusem*nt à cette information.

« Et Harry ? Il ne sera pas avec eux ? »

« Ah, Remus ! Ce serait bien trop dangereux pour lui enfin ! Il doit rester chez ses moldus, tu sais, à cause de la protection du sang de sa mère… Et puis il est encore assez déprimé à cause de la mort de Sirius, il a besoin de repos… »

« Et puis Harry n'en a pas besoin ! Il a déjà un très bon niveau en DCFM, il perdrait son temps ! » Dit Ron d'un ton supérieur.

« Imbécile, » murmura Severus.

Les jumeaux s'échangèrent un coup d'œil fugace et se renfrognèrent conjointement. Cette réunion ne leur plaisait pas, mais alors pas du tout.

« Mais il faut aussi qu'il s'entraîne ! Après ce qui s'est passé au Ministère, mon pauvre Sirius ! » S'exclama Lupin d'une voix mourante.

Severus laissa échapper un son méprisant, où il était question de cabot et d'enfant gâté.

Lupin se raidit, redressa la tête, prêt à intervenir. Tonks posa une main réconfortante sur son bras et prit la parole :

« Vous savez Albus, je surveillais sa maison hier et je l'ai vu à la fenêtre de sa chambre. Il y a des barreaux à sa fenêtre, est-ce normal ? »

« Tu n'avais pas remarqué Tonks ? Cela fait plusieurs années qu'il y a des barreaux, mais d'habitude tu n'es pas de garde, ou seulement la nuit, ça doit être pour ça que tu n'as pas fait attention, » dit Monsieur Weasley.

« Réfléchissez deux secondes, Tonks. Et si des mangemorts essayaient de rentrer par la fenêtre ? C'est l'idée que ses moldus se font de la sécurité, sa famille est vraiment prévenante. Harry est vulnérable, c'est pour sa sécurité Nymphadora, il faut qu'il soit protégé… »

Tonks se rembrunit et croisa les bras sur sa poitrine.

« Par ailleurs, je m'inquiète pour Harry, il est assez fragile, » rajouta Albus.

« Va-t-il venir à la lecture du testament de Sirius demain ? » Questionna Lupin d'une petite voix.

Hermione leva la main comme à l'école afin de répondre à la question.

Tous la fixèrent éberlué et clairement gênés.

« Mademoiselle Granger, nous ne sommes pas à l'école ici, vous n'avez pas besoin de lever la main » dit Kingsley.

Hermione baissa la main, mortifiée par sa bévue, et baissa la tête, enragée de son faux pas.

« Vraiment trop jeune pour ce type de réunion, et ça va faire la formation d'auror… » dit Sévérus avec cynisme.

Dumbledore se racla la gorge et répondit à la question à la place d'Hermione.

« Non mon cher Remus, cela pose trop de problèmes de sécurité, et puis Mr Potter semble, -Albus jeta un coup d'œil vers Hermione- énervé… Je ne crois pas que ce serait bien qu'il pique une crise magique à Gringotts, nous aurions du mal à l'excuser, et cela nuirait d'avantage à son image qui est déjà bien abîmée… »

Rémus sembla soulagé de cette décision.

« Comment !? » Coupa violemment Mr Weasley. « Mais qu'est-ce qu'il vous prend, enfin !? Il vient de perdre son parrain, son PARRAIN ! Le dernier membre de sa famille encore en vie ! Et il ne peut même pas être présent pour la lecture de son testament ? Il n'y a déjà pas eu d'enterrement, comment va-t-il faire son deuil !? »

« Oh Arthur, moi aussi je souffre de la perte de Sirius, tu le vois bien… »

« Mais bon sang Remus, il à seize ans, SEIZE ANS ! Et personne pour le soutenir ! Lui as-tu seulement adressé la parole depuis les événements du Ministère ? »

« Je ne peux pas, mon loup s'y oppose, mon loup le rend responsable, il est en colère… J'ai perdu mon dernier ami, le dernier membre de ma meute, c'est à cause de Harry, il aurait dû se méfier, savoir que c'était un piège… Mon loup ne peut pas lui pardonner… Il me faut du temps pour qu'il se calme, vous pouvez le comprendre non ? »

« Et Harry, ce n'est pas un membre de ta meute ? »

Lupin s'agita sur son siège, mal à l'aise. Dumbledore lui évita de répondre.

« Bien entendu Remus, » répondit Albus de son ton paternaliste, « surtout que cet été vous devez faire la tournée des communautés de loups garous pour les rallier à notre cause… Donc il faut ménager votre loup. Les choses se calmeront, ne vous en faites pas ! »

« Tellement facile… » dit Severus.

« Allons Severus, vous savez bien que Remus n'a aucun contrôle sur le loup qui est en lui ! Le loup est très sensible et il vient de perdre un membre de sa meute, ce qui est très dur à vivre ! Bien, changeons de sujet. Severus, des nouvelles de Voldemort ? »

« C'est très calme en ce moment. Les attaques contre des groupes de moldus reprendront à la rentrée, mais rien d'important. Le Seigneur des Ténèbres voudrait contacter des vampires et il réfléchit encore à un moyen de récupérer la prophétie, peut-être par le biais de l'occlumencie et de son lien avec Potter, cet idiot n'a jamais appris à fermer correctement son esprit… »

« Moi je suis certaine que je saurais le faire, Professeur Rogue ! S'exclama alors Hermione d'un ton important.

« Miss Granger, les abîmes de vos certitudes combleraient les fonds marins de la Manche. Monsieur Potter, malgré toutes ses faiblesses, reste d'un niveau que vous êtes loin d'atteindre. »

Harry, sous sa cape, sentit son cœur accélérer et se réchauffer un peu en entendant son compagnon parler de lui comme ça, c'était un petit réconfort… Mais il se demandait pourquoi Rogue avait l'air encore plus renfrogné que d'habitude.

« Allons Hermione, vous avez vos cours d'Auror cet été. Severus soyez indulgent avec Miss Granger. Bien, bien nous avons fini cette réunion, nous nous reverrons en Septembre… »

Harry se glissa près de la porte d'entrée pour profiter du premier qui sortirait. Il étouffait…

Il retourna à sa chambre d'hôtel, énervé et déprimé. Il regardait dans le vide lorsqu'il entendit des coups frappés à sa fenêtre. C'était la grosse pie envoyée par Gringotts.

Il ferma les yeux, prenant de profonde inspirations pour essayer d'évacuer la tension qui bouillonnait en lui.

Il fit entrer l'oiseau et prit délicatement le parchemin.

« Seigneur Black,

J'ai pris des dispositions pour que vous passiez cet après-midi votre permis de transplanage.

Par ailleurs, vous êtes inscrit pour passer vos Aspics sur les trois prochains jours. Vous aurez juste une pause pour venir assister à la lecture du testament de votre parrain.

J'ai acheté pour votre compte cinquante elfes de maisons, que j'ai envoyés au manoir Potter pour le remettre en état. Les travaux de restauration seront terminés dans trois jours.

Merci de m'informer si ces dispositions vous conviennent.

Ragnock.

Responsable des comptes Potter et Black à Gringotts. »

Harry prit sa plume, un nouveau parchemin, et répondit immédiatement.

« Cela me convient parfaitement.

Pouvez-vous diminuer les legs ainsi :

2500 Gallions iront à Rémus Lupin, et 2500 Gallions pour Nymphadora Tonks.

Cordialement,

Lord Potter-Black. »

Il ne s'était pas trompé en accordant sa confiance à Ragnock. Le gobelin avait devancé sa demande, il n'avait même pas eu le temps d'y repenser…

Harry partit pour le Ministère. Il passa facilement le contrôle des baguettes, mais lança un sort de confusion au préposé pour qu 'il ne se souvienne pas de lui, et se rendit au service de transplanage. L'examen ne fut qu'une formalité, et il sortit du département avec son certificat entre les mains. Il le regardait, très satisfait de lui-même, lorsqu'il entendit une voix grave murmurer :

« Monsieur Potter, suivez-moi, il faut qu'on parle. »

Severus avait senti l'intrus, et depuis le square Grimmaud, l'avait suivi jusqu'au Chaudron Baveur, puis au service de transplanage. Il avait fait diverses déductions sur l'identité de l'espion, mais avait été aidé par le faible nombre de personnes pouvant entrer dans la maison. Ensuite, son instinct avait pris le relais. Dans une envolée de robe il se retourna. Potter aurait à le suivre.

Chapter 5

Chapter Text

« Monsieur Potter, il faut que l'on parle… Suivez-moi. »

Harry se glissa derrière le Maître de Potions qui le fit sortir du Ministère et emprunter une ruelle obscure. Il lança d'un bref geste de sa baguette un sort de silence et un « ne me remarque pas ».

« Monsieur Potter, enlevez votre glamour je vous prie. »

Harry pencha la tête sur le côté, indécis. Effectivement il avait beaucoup changé depuis Poudlard. Mais à part son glamour sur ses yeux et ses oreilles, il était lui-même… Avec un héritage de créature et quelques années de plus.

« Non. »

Severus poussa un grand soupir

« Je veux vous voir et nous devons parler. Potter, retirez ce glamour ! Et pourquoi vous êtes-vous échappé de votre famille moldue ? Vous êtes une fois de plus un inconscient stupide et irresponsable ! » S'exclama-t-il

Seth, encore un peu hébété par son difficile début de journée, ne savait plus trop où il en était. Il fixa son ancien professeur de Potions.

« Avant, je veux savoir comment vous avez su que j'étais là alors que ni Maugrey, ni Lupin ne m'ont remarqué. Qu'est-ce que j'ai raté? »

« Ce ne sont pas vos affaires morveux insolent ! » répondit Severus avec hargne.

« Si vous voulez que je vous réponde, vous allez devoir me parlez autrement ! » trancha Seth sur le même ton, « et ça me regarde parce que j'ai devant moi la personne qui me hait et m'insulte à chaque occasion, vous avez montré d'avantage l'aspect d'un ennemi que d'un allié, et que même si pour certaines raisons, j'ai envie de vous faire confiance, si je dois vous stupéfixier et vous lancer un sort d'Oubliettes, je le ferai sans hésiter ! »

Severus serra les poings en pinçant les lèvres. Potter avait raison : pour lui, il n'était qu'un ennemi, et si il voulait des réponses, il allait devoir essayer d'être concilient avec le Gryffondor imbécile. Il reprit, mal à l'aise :

« Je sens lorsque vous êtes dans la même pièce que moi, j'ai… Des frissons dans le dos, je ne sais pas…. Une sorte de sixième sens, une boule au niveau du cœur… Je ne sais pas comment expliquer ce phénomène, peut être votre présence si horripilante, je vous ai suivi depuis le square Grimmaud… »

Seth se demanda comment il devait le prendre. Il retira son glamour d'un claquement de doigts.

Rogue fit un pas en arrière. Lorsqu'Harry retira son glamour, ne rétablissant que ses yeux vert clair et ses oreilles pointues, il prit une brusque inspiration. Le jeune homme devant lui était magnifique, séduisant… Il sentit un frisson de volupté monter en lui, déchirant le voile de ses perceptions… « Je ne porte plus de glamour, professeur. »

Snape eût un mouvement de recul.

« Dans ce cas, qui êtes-vous ? Vous ne pouvez pas être Potter. »

« Et pourtant… »

« Qu'avez-vous fait ? ? » Répéta Severus, intrigué et irrité.

Il avait, dès le premier regard au ministère, reconnu l'inconnu de la terrasse du Chemin de Traverse qui lui avait fait tant d'effet…Cette nuance de vert dans les yeux, la forme du visage, la gestuelle…oui il reconnaissait son élève, pourtant celui-ci était plus vieux, plus séduisant…Pourquoi n'avait-il pas fait le rapprochement plus tôt ? C'était impossible ! Etait-il si troublé par l'inconnu du café pour avoir gommé ses ressemblances avec Potter ? Il réagissait en sa présence comme avec Potter il l'exaspérait autant que Potter…

« Lord Seth Orion Black Potter, professeur. Par ailleurs, j'ai reçu mon héritage de créature : vous contemplez un Elfe Noir. J'ai également revendiqué mes titres… Et à toutes fins utiles, j'ai à présent dix-huit ans. »

« C'est impossible ! Comment pouvez-vous avoir vieilli de trois ans en quelque jour, alors qu'à la fin de l'année scolaire, vous étiez un adolescent de quinze ans !? Vous vous rendez compte des conséquences !? Par ailleurs vous n'avez pas terminé votre formation scolaire, vous n'êtes pas assez mature pour prendre vos responsabilités ! Un Lord ? Mais vous ne savez rien des devoirs d'un Lord ! Qu'avez-vous fait ? On ne vieillit pas de trois ans en trois jours ! Vous êtes monumentalement inconscient ! Vous allez subir les conséquences de vos actes, comment pensez-vous que le Ministère va réagir, hein ? Potter, les voyages temporels sont réglementés et interdits, et de plus vous êtes une créature sombre !? Il est beau le sauveur de la lumière… »

Severus se passa la main sur le visage, comme si il pouvait ainsi remettre de l'ordre dans cette situation. Seth, quant à lui, dût prendre une grande inspiration pour ne pas coller une formidable baffe dans la tronche de son ancien professeur de Potions, et lui effacer la mémoire sans remord pour pouvoir recommencer. De quel droit se permettait-il de lui faire la leçon ? Depuis quand était-il un professeur digne de ce nom ? Les obligations d'un Lord ? Les voyages temporels ? Lesconséquences? Et qui plus est, unecréature noire !?Alors que lui était un mangemort !? Tremblant de colère, Seth se dit que malgré le fait qu'il soit son compagnon, il ne devait pas oublier que Rogue était à la botte de Dumbledore, et il devrait probablement lui effacer la mémoire de toute façon… Pas sûr que ça suffise à calmer la colère de son elfe, cela dit…

« Peu importe, c'est fait. Quant aux trois ans que j'ai gagnés, il s'agit d'une distorsion temporelle. Je suis effectivement allé dans une autre dimension ou j'ai vieillit normalement, sans que cela se ressente ici, et apprenez que je n'ai certainement pas besoin de l'autorisation du ministère pour ça ! Et épargnez-moi vos commentaires sur « l'habitude » ! Je suis majeur dans ce monde et cela signifie que je n'ai plus de compte à rendre à Dumbledore, et je n'en ai jamais eu à vous en rendre à vous ! Mais il est vrai que ma majorité est un grand avantage pour mes projets, puisqu'avec la mort de Sirius, je suis en effet devenu le Seigneur des Potter, mais aussi des Black. Le ministère n'a rien à me dire ! Il n'est pas illégal d'être une créature, même si cela est mal vu. Quant à l'opinion du monde sorcier je m'en fous. Par ailleurs, si je n'avais pas accepté mon héritage de créature, je serais mort lors de mon accession à la majorité ! Alors faites-vous une raison, je n'ai rien à faire avec cette crasse de moldus que vous appelez une famille ou vous tous me mainteniez prisonnier ! Vous croyiez quoi ? Que je ne découvrirais jamais les petites manigances de Dumbledore !? Je suis un Seigneur majeur et indépendant, et je n'ai pas de comptes ou d'explications à rendre à qui que ce soit !»

Seth sortit nerveusem*nt une cigarette de sa poche et l'alluma, Severus lui lança un regard surpris.

« Ha… » Fit Seth en montant sa cigarette, « ça me calme, le début d'après-midi a été pourri… »

Rogue haussa un sourcil sarcastique.

« Pensez-vous que juste parce que vous êtes un sorcier vous êtes à l'abri des agents cancérigènes nuisibles pour les moldus et qui sont présents dans leur cigarettes ? Avec chaque inspiration, vous vous engagez lentement vers le suicide... »

« Ce ne sont pas vos affaires. »

« Éloquent comme toujours ! Quelle immaturité ! Et oui ce sont mes affaires, je suis votre Professeur ! Pourquoi fumez-vous? »

Severus saisit le paquet de cigarettes presque vide dans la poche de Harry.

« Avez-vous jamais lu l'avertissem*nt sur l'emballage? Qu'est-ce qui vous a poussé à prendre une habitude si dégoûtante? J'ai eu dans mon entourage des personnes qui fumaient, croyez-moi, je connais les effets du tabac, donc vous allez arrêter tout de suite ! »

Harry jeta sa cigarette à moitié fumée par terre avec un soupir et l'écrasa du bout de sa chaussure. Il ne voulait pas d'une conférence sur les dangers du tabagisme. Il soupira.

« Beaucoup de sorciers né-moldus fument... »

« Ce n'est pas une excuse ! Alors le grand Potter va ruiner son physique aux yeux de ses fans ? La nicotine va colorer vos dents et vos doigts et causer des rides prématurées. Il va être beau le héros du monde magique ! »

Le regard d'Harry se porta vers les dents légèrement jaunies et les doigts tachés par les potions de son ancien professeur, mais il s'abstint de faire un commentaire. Après tout, il n'était pas suicidaire, mais encore suffisamment énervé pour exploser.

« Mais allez-vous faire voir, je vous ai déjà dit que je n'ai pas de comptes à vous rendre ! Vous vous prenez pour qui, pour mon père !? Parce qu'en tant que professeur, je n'ai pas souvenir de vous avoir déjà vu vous inquiéter pour moi ! Au contraire, ce n'est pas vous le clébard le plus fidèle de Dumbledore, qui s'amusait à démolir un peu plus mon estime de moi à chaque cour !? » Cracha Harry avec rage ! « Mes dents et mes doigts deviendront peut être jaunes… Mais regardez qui parle ? On ne peut pas dire que les potions vous ont arrangé vieux croûton ! Je devrais déjà vous avoir lancé un sort ! »

« Vous…. vous monstre ingrat ! Comment osez-vous ? Ne me comparez pas à votre père dégénéré ! J'en vaux dix comme lui ! Et je ne suis pas un vieux croûton ! Vous n'avez aucune éducation, comme d'habitude ! Vous allez me respectez Potter ! »

« Le respect est valable dans les deux sens Rogue ! »

La tension vibrait dans l'air entre les deux sorciers.

« Potter… » Dit Severus d'une voix dangereusem*nt basse.

« Bon sang Rogue, lâchez moi… Je ne suis plus un gamin ! Je n'ai pas à m'expliquer, ni à me justifier. Nous ne sommes pas amis, et on n'est pas à l'école… Et d'ailleurs l'école pour moi c'est fini, vous n'êtes même plus mon professeur ! Surtout en période de grandes vacances ! Et je suis un adulte ! »

« Un adulte immature et bouffi d'orgueil ! »

« Bon ça suffit, j'en ai assez entendu pour aujourd'hui… Et vous me mettez en danger. » Harry leva sa baguette.

« Oubli… »

Severus réagit au quart de tours déviant le sort. Il fixa Harry éberlué.

« Comment osez-vous ? Pour qui vous vous prenez ? » Hurla Severus.

Ses instincts de combattant reprirent le dessus, mais ils étaient trop proches pour un véritable duel de magie, alors il se précipita sur Harry, l'attrapa par les épaules et le plaqua rudement contre le mur de la ruelle. Contre toute attente, Harry répondit à son air haineux par un regard provocateur et moqueur. Pour lui, en cet instant, c'était le côté elfe en manque de son compagnon qui avait repris le dessus, même si ce n'était clairement pas le bon moment et qu'il restait en colère. Severus, fou de rage, n'écouta que son instinct le plus primaire qui, au lieu de lui dire de frapper l'Elfe face à lui, lui dicta étrangement de se jeter sur ses lèvres, l'embrassant rudement et maintenant ses poignets au-dessus de sa tête. Harry lui mordit la lèvre, et Rogue s'écarta d'un bond.

Un grand silence s'installa pendant que les deux sorciers se défiaient du regard en silence, haletants.

Severus se figea, son masque dissimulant ses émotions pourtant bien en place. Mais d'où venaient ces paroles, ces réactions extrêmes ? Un début de panique commença à monter en lui. Il devait réfléchir. Comprendre d'où venait cet élan de protection et de possessivité. Et ce… Désir…

D'accord, il était attiré par l'homme en face de lui, même si « attiré » n'était pas vraiment le bon mot. « Captivé » serait plus exact, ou plus fort encore… Il était dévoré par le désir de le faire sien ! Mais bon sang, c'étaitPotter !Le gosse immature,le Gryffondor irresponsable... !

Rogue l'avait embrassé?

Harry essaya de traiter l'acte, en état de choc. La possessivité de Severus sortait à un moment surprenant et le ton de sa voix ne laissait aucune place pour le compromis. Mais pour qui se prenait-il !? On lui avait dicté sa conduite toute sa vie ! De quel droit le dirigeait-il !? Il était tellement en colère qu'il ne pouvait même pas formuler une riposte appropriée…

« L'enfant chéri du monde sorcier a des vices, alors ? La cigarette, rien que ça ! Saint Potter à des défauts après tout… »Le nargua Severus avec un ricanement mesquin.

Harry fut blessé par les paroles venimeuses de son professeur, mais il se sentit surtout ulcéré et révolté ! C'était sa façon à lui de gérer cet instant de panique ? Revenir sur un sujet aussi mesquin que dépassé ? Pour pouvoir à nouveau l'insulter et retrouver le contrôle ?

« Le Héros de la Lumière est une créature noire… » Persifla Severus en continuant sur sa lancée.

Harry en resta bouche bée. La méchanceté gratuite n'avait donc pas de limites ? Il ne pouvait laisser passer cela…

« Maintenant Rogue, vous allez la fermer ! Vous ne savez rien de moi ! Depuis le premier jour, vous m'avez traité comme de la merde, j'ai dû subir votre injustice pendant cinq ans, alors arrêtez ! »

Severus haussa un sourcil ironique, pas du tout sensible à la petite colère de l'enfant chéri du monde sorcier.

« Alors Potter, encore plus d'avantages? Plus de passe-droits? On ne supporte pas quelques vérités bien placées? Ne laissez pas l'orgueil gonfler votre ego démesuré… Gryffondor insignifiant! »

Harry se mordit une nouvelle fois la langue pour ne pas gifler son professeur. L'instant d'après, il le regretta : ce type ne méritait pas qu'il canalise sa colère, surtout en se faisant -encore- du mal à lui-même.

« Ecoutez-moi bien, vieille chauve-souris imbue d'elle même ! Vous ne savez rien de moi, vous refusez de voir la vérité malgré toutes nos séances d'occlumencie, parce que cela signifierait que vous êtes encore plus mesquin, stupide, détestable et lâche que vous pensez l'être ! Vous êtes aveugle, mais surtout très borné ! On dirait un gamin qui refuse de reconnaître ses erreurs, parce que cela remet en question tout ce que lui on dit ses sacro-saints parents, et c'est vrai quelque part ! Vous êtes prêt à croire n'importe quoi, tant que ça vient de Dumbledore ! Vous ne verriez pas la vérité même en vous la prenant en plein visage! Votre méchanceté gratuite vous rend pathétique ! »

Severus se raidit et serra les poings

« Vous n'avez aucune idée… »

« La ferme ! Alors maintenant, ouvrez grand vos oreilles, parce que la voilà la véritable vérité ! Après le meurtre de mes parents, j'ai été abandonné à l'âge d'un an chez des moldus monstrueux et violents, sous prétexte d'un lien de sang inexistant ! J'ai eu la chance d'être élevé comme un elfe de maison, battu, affamé et dormant dans un placard sous l'escalier jusqu'à mes onze ans ! La voilà mon enfance dorée jusqu'à aujourd'hui ! Ils m'appellent « garçon » ou le « monstre » au choix. ! Oh, bien sûr, ma condition s'est améliorée après la première lettre de Poudlard : j'ai récupéré la deuxième chambre de mon pseudo-cousin, mes relatifs l'on aménagée avec beaucoup d'amour : des barreaux aux fenêtres, des verrous extérieurs sur la porte et une trappe pour passer le bout de pain sec auquel j'avais droit en guise de repas ! Et les meubles de ma prison ne sont que de la récupération des encombrants ! Vous ne devez pas connaître : une fois par mois, les moldus jettent les objets encombrants, et bien c'est de là que viennent mon lit, mon matelas, ma chaise, mon bureau, et mon armoire… Et le matelas, il pue la pisse en passant, et pas la mienne ! Ah, et j'ai un pot de chambre dans un coin de la pièce, car je ne peux pas sortir librement, non ! J'attends parfois trois jours pour le vider, je vous laisse imaginer ce que ça sent avec la chaleur de l'été, sans climatisation, sans douche, merde ! Même l'hygiène la plus élémentaire est du luxe ! »

Harry, essoufflé, marqua une pause dans sa tirade pour reprendre son souffle. Rogue l'écoutait, bouche bée, hésitant encore à le croire. Dans tous les cas, il le laissa continuer, il avait besoin de se libérer. Pas du tout calmé, Harry finit par reprendre :

« Ah, j'oubliais ! Cela ne change rien à mon statut d'elfe de maison : on me sort pour une liste de corvées et si elles ne sont pas faites dans le temps, je ne mange pas ! Parfois, je devais même préparer le repas de ces trois baleines -trois, parce que même si ma tante est maigre comme un clou, elle mange comme quatre- alors que je n'avais pas mangé depuis trois jours ! Pour l'habillement, je portais les vieilles fringues usées de ma baleine de cousin ! Alors, elle n'est pas belle la vie de la Star du Monde Sorcier ? Pour votre information, ces trois dernières années, j'ai été soigné pour malnutrition, maltraitance, dysfonctionnement du noyau magique, et j'en passe ! J'ai reçu un traitement très lourd ! La plupart de mes os avaient été brisés au moins une fois et jamais soignés, je pourrais vous écrire un mémoire sur le goût du poussos ! Je pourrais aussi parler de la violence verbale, des efforts intellectuels qu'ils faisaient chaque jour pour me dévaloriser, ils rivalisaient d'imagination pour ça, c'est excellent pour l'estime de soi ! Et vous n'avez pas aidé ! J'ai une réputation dans leur quartier, il paraît que je suis un délinquant légèrement fou qui va à l'académie Saint Brutus ! Vous parlez parfaitement le latin, je ne pense pas avoir à vous souligner la référence ! Et grâce à des gens comme vous, ce dernier point est le même à Poudlard ! Ah, oui, tiens, le Monde Sorcier, parlons en… J'ai découvert que j'étais un sorcier à onze ans ! Je n'en savais rien auparavant ! Et là, je me retrouve plongé dans un Monde qui me considère comme une bête curieuse ! Je ne vous parle même pas des articles injurieux sur mon état mental grâce à Dumby et Fudge qui veulent me voler mon héritage, ni des lettres tantôt pleines d'insultes, tantôt pleines de dévotion hypocrite que je reçois ! Des manipulations du vieux fou me faisant risquer ma vie tous les ans ! Des attentes du monde sorcier reposants sur un gamin, juste à cause d'une fausse prophétie et parce que personne n'a les couilles de partir se battre ! Des idées préconçues et des préjugés que je dois affronter ! Vous avez tout faux ! Vous êtes tous à côté de la plaque, aveugle, et égoïste ! »

Harry reprit une nouvelle fois son souffle, et cette fois encore, Severus ne dit rien. Son esprit obtus et borné commençait tant bien que mal à faire le lien avec tout ce qu'il avait pu voir en occlumencie, et il n'arrivait pas à croire qu'il ait pu être le complice de telles horreurs… Lui qui pensait avoir souffert étant enfant n'avait rien fait d'autre que passer sa mauvaise humeur, ses regrets et son amertume sur un garçon innocent... ! Il frémit. Harry reprit encore. Parce qu'en plus, ça n'était pas fini ?

« J'ai passé trois ans en thérapie !» Beugla Harry, « pour réparer les dégâts mentaux qui m'avaient été infligés ! Vous auriez vous-même besoin d'une thérapie pour arrêter de passer vos nerfs sur un étudiant fragile et maltraité ! »

Severus grimaça. Le pire était qu'il avait peut-être raison…

« Mais naaaaaaaaaaaaaan » reprit Harry. « Il faut que vous cherchiez à me rabaisser plus bas que terre ! Et comme si ça ne suffisait pas, mes amis me trahissent, m'espionnent et ne pensent qu'à l'argent qu'ils peuvent obtenir de moi ! Mon mentor, que je considérais comme mon grand-père, me manipule depuis toujours ! Il n'attend qu'une chose : que je crève pour me piquer mon fric ! Tout n'a été que mensonges ! La prophétie ? Du vent ! Sirius ? Mort pour rien ! J'ai en moi un bout de l'âme de Voldemort et Ginny veut me faire endosser la grossesse de son bâtard, le loup de Lupin me hait… Et par-dessus le marché, je suis encore rejeté simplement parce que parce que je suis gay par Ron ! pas que ça ait de l'importance, vu le QI de Ron et ce qu'il m'a déjà fait... !»

Et là, Harry craqua. Il cria sa rage, sa peine, sa douleur de vivre dans un monde injuste, car c'était ce qu'était le monde : cruel, moche, et il se sentait si seul, et il avait si peur… L'avalanche de mauvaises nouvelles depuis hier -par Merlin, hier seulement ! La rancune et la colère face à tout ce qu'il avait vécu le submergea.

Il se jeta contre Severus ! Le giflant, le frappant, lui donnant des coups de pieds ! N'importe quoi pour le faire payer, pour lui rendre ne serait-ce qu'une infime partie du mal qu'il lui avait fait ces cinq dernières années. Severus lui attrapa les poignets et essaya de le contenir, mais Harry, à moitié immobilisé, lui mordit le bras. Severus essaya tant bien que mal de maîtriser l'Elfe furieux qui se débattait dans ses bras. Merlin, il l'avait poussé trop loin ! Il savait pourtant que les Elfes pouvaient être monstrueusem*nt colériques ! Il en avait pris pour son grade, et autant dire qu'Harry avait crié tellement fort que le potioniste avait maintenant les oreilles qui sifflaient… Il devait le calmer, absolument…

Harry en avait marre ! Il voulait rejoindre Sirius, ses parents, Cédric, arrêter de vivre dans ce monde pourri, ou tout est faux et rien n'est vrai ! Et finalement, son souffle se coupa, de gros sanglots montèrent dans sa poitrine, les larmes se mirent à couler sans s'arrêter, et Harry, redevenu le petit Harry, le petit garçon maltraité, se brisa, enfouissant son visage contre la poitrine de ce compagnon qui le haïssait et ne voulait pas de lui. Harry pleura sa misère, sa solitude, il s'effondra contre le torse de celui qui avait poussé ses émotions à l'extrême, il voulait se rouler en boule et se laisser mourir… Il aurait voulu être dans son misérable placard, à l'abri des mains de Dudley ou de l'oncle Vernon, des critiques de la tante Pétunia, des machinations de Dumbledore et de la trahison de ceux dont il s'était cru aimé. Il serait loin, loin de toute cette folie ! Son compagnon le haïssait, le méprisait, le dévalorisait à chaque fois qu'il ouvrait la bouche… Plus rien ne comptait, sa thérapie avait volé en éclats. En centaines, en milliers de petit* éclats qui, en retombant, s'étaient enfouis sous des années de poussière de maltraitance.

Et puis au bout d'un long moment, lorsqu'il eût suffisamment pleuré sa détresse, il prit soudainement conscience des bras qui s'étaient resserrés autour de lui, le serrant très fort, et il se laissa de nouveau aller contre cette poitrine forte et solide. Du réconfort, on ne lui en avait jamais donné, et c'était bon, c'était doux…

Il pleura longuement. Il ne savait plus à qui appartenaient ces bras, mais ils étaient là, et le tenaient fermement. Ils n'avaient aucune intention de l'abandonner et de le laisser glisser au sol, et ce corps chaud devint son ancre dans toute cette folie…

Lorsque les sanglots s'espacèrent, il prit conscience du relief de ce corps masculin qui le serrait. Il se rendit compte qu'on lui caressait doucement les cheveux, et qu'un souffle chaud lui chatouillait le cou. Il entendit les paroles douces et réconfortantes qui étaient murmurées à son oreille. Et plus rien n'importait à part cette douce étreinte, ce réconfort tant attendu.

Puis, il y eut la voix. Une voix douce, grave et chaude, qui traversa le voile de son désespoir, qui lui dit qu'il n'était pas seul, qu'il ne le serait plus jamais. Une voix qui murmurait à la fois des mots doux, et de douces paroles de vengeance...

« Je vous promets qu'on va les coincer et qu'ils vont tous payer ! Je n'ai rien contre vous, pardonnez-moi, pardonnez mes paroles, ma colère… Harry, arrête, ne pleure plus, tu me déchires ! Je t'en prie, arrête… Pardonne moi, je ne savais pas, j'étais idiot, pardon, Harry, pardon… »

Harry s'apaisa doucement, serrant Severus dans ses bras, pour lui faire comprendre qu'il comprenait. Il ne voulait pas encore redresser la tête, devoir lui faire face, à lui… Severus le tenait fortement, ne voulait pas le lâcher, il l'avait consolé, il l'avait réconforté, il était dans ses bras…

Merlin !Se dit-il.Merlin, les bras de Severus autour de moi… Son odeur de pin et de musc, son corps ferme… C'est tellement agréable, je me sens tellement bien… C'est là qu'est ma place…

Sournoisem*nt, son sexe durcit contre la hanche de Severus, celui-ci se raidit un instant, avant de pousser un soupir tremblant. Il n'était pas encore prêt à retourner dans la réalité, il était encore tellement secoué, et le corps de Potter contre le sien lui semblait si juste, à sa place… Le maelstrom de ses émotions le laissait tremblant. Il sentait la dureté de Harry contre lui et cela ébranlait tout ce en quoi il croyait. Il voulait dévorer le jeune homme dans ses bras de baisers, et ce sentiment était si puissant, si dévastateur... Jamais il n'avait ressenti une attraction si forte.

Il se dégagea doucement, non sans effleurer de ses lèvres fines la joue humide du jeune homme tremblant face à lui. Il sortit un mouchoir et essuya son visage d'un geste doux. Puis, une fois certain de leur équilibre mutuel, il s'écarta, prit une inspiration tremblante et détourna le regard pour laisser à Potter le temps de reprendre contenance. Mais avant que le silence ne devienne gênant, Severus fronça les sourcils, poussa un soupir et reprit.

« Vous étiez là-dessous depuis quand ? Sous la cape ? »

« Depuis le début, et vous ? »

Seth avait les yeux rouges, il avait froid et se sentait fragile. Les bras de Severus lui manquaient.

« Je suis arrivé un peu en avance. Vous me connaissez, je n'aime pas être en retard, et j'étais présent au début de la réunion avec Fudge, je suis resté dans l'entrée… »

« Et la vieille Madame Black n'a rien dit ? »

« Elle sait que je travaille pour le Seigneur des Ténèbres, disons qu'il y a une certaine tolérance entre sorciers noirs… »

« Donc, vous savez tout ? »

« Oui… Je savais certaines choses comme l'entraînement-torture du vieux fou. Il m'avait demandé des potions assez illégales Je ne lui ai jamais fait totalement confiance, donc par sécurité, j'ai refusé. Pour l'occlumentie je suis désolé. Albus a exacerbé ma rancune contre vous, et il m'avait dit qu'il vous avait instruit des techniques de méditations nécessaires pour commencer la formation. J'ai alors pensé que vous ne faisiez aucun effort, je me rends compte maintenant que nous étions tous les deux trompés. Je suis désolé pour vous, mais surtout je ne me pardonne pas de ne pas m'être rendu compte que l'on me manipulait… »

Il changea de sujet.

« Comment avez-vous pu quitter la maison des moldus ? »

« Je suis majeur. D'ailleurs, les Dursley n'ont aucun lien de sang avec moi ! »

« Bien sûr… Écoutez, je ne suis pas votre ennemi, je veux vous aider, je veux que vous puissiez compter sur moi…J'avais un rôle à jouer aux yeux de mes Serpendards, mais aussi d'Albus, de l'école. Si j'ai rejoint Dumbledore, c'était pour votre mère, elle était mon amie et c'est moi qui ai révélé la fausse prédiction au Seigneur des Ténèbres… Je ne me rendais pas compte, il ne devait pas la tuer, je regrette tant ! »

Seth en avait tellement entendu aujourd'hui qu'il ne s'énerva pas. Étonnamment, il était calme et se contrôlait. Il fixa son Professeur. L'homme avait laissé tomber son masque, et il voyait sur son visage de la peine et du remords… Comment devait-il réagir ? Il avait besoin de lui, et puis, on ne dit pas non à son compagnon. Il était le seul à pouvoir le rendre heureux…

Merde, mais c'était pourtant lui qui l'avait trahit, qui était responsable de la mort de ses parents, de sa vie en ruine…

« Et qu'est-ce que cela vous fait d'avoir trahit ma mère pour une fausse prophétie ? » Demanda Seth d'un ton froid.

Severus se raidit puis répondit, songeur :

« Si la prophétie est fausse, alors Albus le savait. Il savait que j'étais là, c'était donc un coup monté avec Sybille… Lorsque je suis revenu, repentant, me confesser, il savait aussi, et il voulait un espion auprès du Seigneur des Ténèbres… Moi aussi il m'a manipulé ! » Réalisa Severus révolté.

Avec du recul il comprenait qu'Harry n'était pas le seul à avoir été trahi.

« On dirait… Bienvenue au club des pigeons, professeur… Je me sentais un peu seul, » ironisa Seth.

« Qu'allez-vous faire Harry ? »

« Pour le moment, je vais régler l'histoire de la succession de Sirius… Ensuite, j'ai un petit voyage à faire dans cette autre dimension, et à mon retour je réglerai mes comptes. »

Severus fit un pas en avant et lui dit d'un ton très solennel :

« Harry, je veux vous faire un serment sorcier et m'engager auprès de vous ! Tout ce que j'ai fait jusqu'à maintenant, je l'ai fait pour protéger le fils de mon amie Lily, je veux être votre ami Harry ! »

Harry acquiesça, mais son cœur se serra en pensant que Severus ne lui offrait que son amitié, et en souvenir de sa mère en plus… Severus, qui étudiait le moindre mouvement de son ancien élève en face de lui se rendit compte que sa réponse n'avait pas été appréciée à sa juste valeur. Harry ne voulait pas de son amitié? Cela le contrariait…beaucoup !

« Vous ne voulez pas que nous soyons amis monsieur Potter? »

« Ce que je ne veux pas, c'est que vous fassiez quelque chose en mémoire de ma mère. Je veux que ce soit pour moi, uniquement pour moi, » dit Harry avec une pointe de jalousie.

Severus regarda Harry avec stupeur. Son premier mouvement -vite réprimé- fut de lui dire qu'il était égoïste et égocentrique, avec une forte tendance à tout ramener à lui et en se montrant incapable de comprendre pleinement les avis de son entourage…

Mais en observant Harry, il le vit se raidir, comme prêt à recevoir un coup ou une remarque agressive. Il soupira. Il ne voulait pas relancer leur querelle, loin de là ! Harry semblait attendre autre chose de lui, il avait noté la pointe de jalousie dans sa voix, et si…Et si son excitation de tout à l'heure était plus qu'une réaction physique? Serait-il possible ?

Jaloux de son amitié avec sa mère? Ridicule, et pourtant… Quand il l'avait tenu dans ses bras, il s'était sentit bien, dans le vrai, à sa place… Quand il avait éloigné le jeune homme, il avait délibérément occulté ce fait de son esprit, mais sur le moment, il avait senti son pénis en érection effleurer sa jambe… Merlin, bien sûr qu'il ne voulait pas de son amitié, il voulait plus ! Et il avait été idiot de ne pas le voir plus tôt... !

Mais lui, que voulait-il exactement? Une nuit de passion, ou plus? Severus, de son côté, explorait ses perspectives, et ne pouvait réprimer l'emballement de son cœur…

Harry était un très bel homme, puissant, jeune mais pas trop, bonne position sociale, et il lui plaisait. S'il pouvait l'avoir, alors il le voulait pour lui exclusivement, mais voulait-il réellement construire une relation avec le Gryffondor?

Oui ! Un oui sans concession ni compromis, décida-t-il.

Mais il n'était pas très séduisant, n'avait pas de fortune comparable à celle de Potter… Il était aisé, sans plus, et n'avait qu'un maigre salaire de professeur… Il n'était pas connu pour son amabilité, ni pour sa gentillesse, il était vieux, blessé par la vie, mais Harry aussi. Ils avaient eu une enfance semblable. Il voulait Harry dans son lit, mais surtout, dans sa vie. Ce n'était pas une perspective qu'il aurait ne serait-ce que pensé envisager un jour, mais ce qu'il avait appris aujourd'hui changeait tout ! En tant que chef de la maison Serpendard, il était une chose, opportuniste ! Ce n'est pas comme si il avait souvent de bonnes opportunités…

Il avait fait de la vie d'Harry un cauchemar depuis son entrée à Poudlard, le dévalorisant, l'humiliant en permanence… Pourtant, Harry le voulait…

Et s'il avait une chance de s'attacher, d'être heureux avec le bel Elfe devant lui ? Ce jeune éphèbe si magnifique… Si c'était le cas, alors il allait saisir cette chance et tout faire pour préserver la possibilité d'avoir une relation ! Il userait de toute sa ruse et de toute son expérience pour ça. C'était risqué, mais si il était en veine, le coté créature de Harry le choisirait. Il gagnerait ainsi un compagnon, certes séduisant et puissant, mais aussi dévoué et bon, rien que pour lui ! Si il avait enfin une possibilité d'être heureux, alors il se promettait de se faire pardonner toutes ces années où il avait été dans l'erreur et avait injustement persécuté ce pauvre garçon, de le rendre heureux, de le protéger…

C'était sa chance. Severus n'était pas un Serpentard pour rien. Il savait saisir les opportunités et Harry était la plus belle chose qui lui était arrivée. Il pouvait remplir le vide de sa vie. Il ne rejetterait pas un compagnon potentiel…

Severus lança à l'Elfe en face de lui un regard aussi prédateur que calculateur. Oh oui, il n'aurait aucun mal à entrer dans une relation avec Harry. Il sentit la volupté et l'excitation qui remontaient dans ses veines. Son sexe se durcit et devint douloureux, l'eau lui monta à la bouche, oh oui ! Ne plus brider sa libido ni son instinct possessif était une perspective enivrante. Ne plus être seul, avoir un compagnon pour partager son quotidien, pour réchauffer ses draps froids, pour être en couple, comme tous ceux qu'il jalousait pour leur bonheur. Il n'avancerait plus seul dans la vie.

Il avait été attiré par Potter, mais il avait rejeté l'idée fermement. L'enfant était trop jeune, Gryffondor, sous l'emprise d'Albus, et son élève. Mais toutes ces barrières étaient tombées.

Harry le regarda prudemment et rougit en surprenant le regard de convoitise de son professeur. Son côté Elfe le fit se figer, comme un cerf prit par les phares d'une voiture, mais son côté humain s'empressa de brider ses espoirs. Il prit une brusque inspiration et commença à babiller, parlant de la première chose qui lui vint à l'esprit.

« Dites Severus, vous saviez que ma mère était la fille de Magda Prince et de Octavio Zabini ? »

« Que racontez-vous ? Ce n'est pas possible. C'était une Evans. Magda était l'une de mes cousines au quatrième degré issue des germains, de la génération de ma mère, mais ce côté de la famille n'a pas eu de descendant… »

« Si, ma mère. J'ignore si Magda était mariée avec ce Zabini, mais elle est morte en couche et ma mère fut abandonnée par l'elfe de famille afin de la protéger mon grand-père, qui la rendait responsable. Je vous montrerai la lettre que j'ai eue à Gringotts. »

« Par Merlin, Potter ! Vous êtes issu des plus grandes familles du monde magique ! Les Zabini sont l'une des plus puissantes familles italienne, et Magda, si mes souvenirs sont bon… A des ascendances Black ! Mais comment avez-vous échoué à Gryffondor !? »

« Je reconnais que j'aurais dû être réparti à Serpentard… Mais Malefoy, puis Ron ont influencés mes choix »

Severus planta ses prunelles sombres dans ces yeux verts qui l'émouvaient tant, son désir vibrant dans tout son corps… Donc Harry aurait dû être l'un de ses serpents… Cela lui confirma qu'il prenait la bonne décision !

« Harry, acceptez mon serment. Et je peux vous garantir que cela n'a rien à voir avec votre mère. Je veux que nous développions une relation beaucoup plus proche… » Dit Severus d'une voix douce.

Seth se noya dans le regard de Severus. Ce moment était important. Il acquiesça.

Severus tendit sa main et Seth posa la sienne contre sa paume. Ils frissonnèrent légèrement à ce contact. Severus sourit intérieurement. Leur relation allait être intense…

« Harry Seth Orion Black-Potter, je m'engage à te protéger, je m'engage à garder tes secrets, je m'engage à te défendre contre tes ennemis et à ne jamais te trahir,» dit Severus en agitant sa baguette.

Un fil vert s'enroula autour de leurs mains jointes. Il jeta un regard lourd de sens à Seth, qui prit sa baguette, fit un signe au-dessus de leurs mains, et regarda et le fil doré qui rejoignit le fil vert.

« J'accepte Severus. »

Le professeur de Potions retint un cri de triomphe et la joie l'inonda.

Chapter 6

Chapter Text

Les deux sorciers convinrent de se retrouver ce soir vers vingt heures. Severus rejoindrait Potter à sa chambre au chaudron Baveur. Il avait des recherches à faire sur les Horcruxes et une potion à brasser.

« Soyez prudent Harry, je vous retrouve ce soir. »

« D'accord Severus et merci… Merci pour tout. »

Seth, après un dernier signe de tête, disparut dans un éclair de magie. Severus resta quelques instants à fixer le vide où s'était tenu le jeune sorcier… Les choses n'allaient pas être simple et le foutu nouveau physique de Potter n'allait pas les simplifier. Il devait reprendre le contrôle de ses émotions, l'attente serait néanmoins pénible. Harry semblait malgré tout avoir bien compris son désir pour lui. Severus se frotta les mains et disparu en transplanant dans un pop.

Harry regagna sa chambre d'hôtel. Il avait besoin d'une douche pour évacuer la tension sexuelle et d'un bon café, dans cet ordre. En premier la douche, pas froide, il avait assez souffert dans sa vie pour ne pas être masoch*ste, mais au contraire, brûlante pour l'aider à se détendre, une branlette lui permettant d'évacuer toutes les tensions que le Maître de Potions avait fait naître. Il sortit ensuite de la cabine, et après avoir essuyé la buée sur la vitre entreprit de se raser. Il fut satisfait, il ne s'était pas coupé. Il laissa ses cheveux flotter sur ses épaules et appliqua un peu de son nouveau parfum.

Il prit ensuite dans sa malle un caleçon propre, un pantalon de cuir noir et une chemise verte, et les bottes en cuir de dragon complétèrent élégamment l'ensemble. Après avoir remis son étui à baguette sur son bras et avoir nourri Apo dans le vivarium agrandi du studio, il donna un coup de baguette sur la carte du menu en demandant un café double, qui apparut presque aussitôt devant lui. Il s'assit dans l'un des fauteuils, bût une gorgée de café et appela doucement :

« Dobby ? »

Un craquement sonore retentit et l'elfe apparut directement devant lui. Il portait une chaussette rouge à un pied, une bleue à l'autre, des collants de ski en polaire jaune poussin, et un cache-théière en dentelle rose avec un ruban à cadeau argenté autour des hanches.

« Harry Potter Monsieur, vous avez changé Monsieur, mais Dobby reconnaîtra toujours le grand sorcier, toujours Dobby reconnaîtra son ami Maître Harry ! »

Harry sourit.

« C'est gentil Dobby. Mais avant tout chose, tu dois me promettre de ne surtout pas parler de moi à Dumbledore et que rien de ce que nous allons dire à partir de maintenant ne lui sera rapporté, d'accord ? »

Dobby hocha vigoureusem*nt la tête, au point que Seth crut qu'il allait se la taper contre la table ou tomber. Il le laissa prudemment arrêter et se stabiliser. Il n'éprouvait pas de gêne à l'idée d'avoir le petit elfe sur ses genoux. Leurs races étaient voisines après tout.

« Bien, alors Dobby, je sais que tu es un elfe libre, mais j'aimerais savoir si tu serais prêt à quitter Dumbledore pour te mettre à mon service ? »

Les yeux de Dobby s'ouvrirent si grand que ses yeux globuleux donnèrent l'impression de sortir de leurs orbites.

« Oh oui alors ! Ce serait un honneur d'être au service de Maître Harry Potter Monsieur ! Dobby n'aime pas Maitre Dumbledore, Dobby a d'abord cru que Maître Dumbledore était un grand sorcier et généreux avec les Elfes ! Mais Maître Dumbledore est comme les autres Maîtres, et il dit du mal de Maître Harry Potter Monsieur ! Dobby l'a entendu une fois, alors qu'il nettoyait la cheminée de Maître Dumbledore alors il a volé ses bonbons au citron pour les donner au calamar géant dans le lac! Dobby aurait aimé les donner à ses amis elfes, mais Maître Dumbledore vient souvent dans la cuisine pour demander du gâteau ! Mais Dobby a pris tous les bonbons, même ceux de son tiroir secret ! Et de son livre secret ! Et du perchoir du familier de Maître Dumbledore ! Et de... »

« Dumbledore cache des bonbons au citron dans le perchoir de Fumseck ? » Demanda Harry, goguenard…

« Oh ! Oui Maître Harry ! Et partout dans son bureau ! Et d'ailleurs, le familier de Maître Dumbledore lui obéit de moins en moins et le méprise, même ! Dobby sait, Dobby est un elfe, Dobby peut parler aux oiseaux ! Et le familier de Maître Dumbledore pense qu'il n'est qu'un vieillard sénile et dérangé, et ne reste que parce qu'il est lié à son Maître, et, et, et… Et Dobby a dit du mal de Maître Dumbledore ! »

Harry le rattrapa avant qu'il n'ait eu le temps de se frapper la tête contre la table.

« Je croyais que tu ne le considérais plus comme ton Maître ? »

« Non Monsieur Harry Potter Monsieur ! Mais Dobby est toujours lié par contrat Monsieur ! »

Seth grimaça.

« Est-ce que c'est un contrat magique ? »

Dobby secoua la tête aussi vigoureusem*nt qu'il l'avait hoché tout à l'heure et Harry pensa vaguement à Dumbo l'éléphant, avec ses grandes oreilles et se demanda si Dobby allait s'envoler. En tout cas, il ne se donnait plus des gifles…

« Non Monsieur. Dobby est un elfe libre ! Dobby n'a pas voulu être lié magiquement à Albus Dumbledore et Maître Albus Dumbledore n'a pas demandé. Dobby a signé un contrat de travail, mais un contrat moldu ! Juste un bout de papier ! »

Harry sourit de nouveau.

« Alors Dobby, si tu veux te mettre à mon service, tu dois d'abord te libérer de celui de Dumbledore. Ramène moi ce contrat, et sans te faire voir ! »

Dobby hocha de nouveau la tête d'un air joyeux et disparu dans un pop. Il revint quelques secondes plus tard avec un parchemin.

« C'est le seul contrat que Dobby a signé Maître Harry Potter Monsieur. Dobby a endormit Dumbledore pour le prendre dans un tiroir de son bureau et Dobby espère bien que Maître Dumbledore s'est assommé contre sa table ! »

Seth pouffa. Il prit le contrat entre ses doigts et le brûla. Dobby le regarda d'un air émerveillé.

« Maître Harry Potter est si puissant ! Et un elfe ! Maître Harry et Dobby sont cousins ! »

Harry secoua la tête d'un air indulgent. Autrefois, Dobby l'embarrassait et l'agaçait. Aujourd'hui, il était un bon ami et l'une de ses rares connaissances qui soit digne de confiance avec Ragnock. Force lui était de constater qu'il se sentait plus en sécurité auprès des créatures que des humains…

« Et bien Dobby, je pense que maintenant, nous pouvons parler librement… Tout d'abord, merci pour ton enthousiasme Dobby. Maintenant je suis le Lord Seth Orion Black-Potter, il faudra que tu gardes le secret sur ta visite et notre discussion, tu comprends Dobby ? » Questionna Seth d'une voix douce.

« Oui maître Seth, Dobby gardera vos secrets. »

« Assieds-toi Dobby, nous devons parler, veux-tu quelque chose à boire ? »

« Dobby veut bien un jus de citrouille s'il vous plaît Maître Seth. »

Dobby avait les yeux remplis de larmes que Maître Seth le reçoive comme un invité de marque…

Seth tapota de nouveau de sa baguette la carte du menu sur la table en demandant un verre de jus de citrouille, qui apparut lui aussi immédiatement. Dobby le regardait Harry avec des yeux brillants de reconnaissance.

« Dobby, » reprit Harry, « je t'ai appelé car j'ai besoin d'Elfes de Maison pour chez moi, et j'aimerais les lier à ma magie, comment dois-je faire ? »

« Dobby doit avouer quelque chose à Maître Seth: les elfes de maison ne peuvent pas vivre sans partager la magie d'un sorcier, c'est une règle de la magie. C'est triste mais un elfe sans Maître meurt, c'est ainsi. Nous ne disposons que d'une année ou deux, si nous n'avons plus de liens. Le contrat du Directeur Dumbledore m'aurait prolongé pendant trois ans, mais je me serais affaiblit au cours des années, et je serais mort avec ma magie éteinte, et une perte de mes facultés mentales. Le lien entre un magicien et un elfe est une relation symbiotique : l'elfe a besoin d'un sorcier pour exister, et en échange, nous sommes dévoués à notre Maître et nous rendons service… »

« Mais alors comment fais-tu Dobby ? Tu es libre, tu n'as pas de Maître, je ne comprends pas… »

« En réalité Dobby s'est un peu lié à Maître Seth Black Monsieur, quand Maître Seth a libéré Dobby du méchant Lucius Malefoy. Le contrat est passé sur Maître Seth, mais Maître Dumbledore a dit que vous n'aimeriez pas avoir Dobby, alors Dobby n'a rien dit et s'est mis au service de Maître Dumbledore… Mais Maître Seth est mon Maître, même si le lien n'est pas finalisé, c'est pour ça que je suis étrange… »

« Étrange ? »

« Oui ! Je suis plus agité, excité, c'est que je commence à perdre mes fonctions cognitives, je deviens fou, faute de lien établit… »

Dobby avait dit ça sans son habituel enthousiasme, et cela, plus que toute autre chose était inquiétant. Deux grosses larmes roulèrent sur ses joues et Dobby failli se jeter sur la table, mais Seth, qui l'avait une nouvelle fois pressenti -sans doute la magie Elfe-, l'arrêta de nouveau.

« Dobby est triste ! Dobby ne doit pas être triste ou pleurer en présence de Maître Seth! Dobby est heureux avec Maître Seth! »

« Arrête ça de suite Dobby, je t'interdis de te punir ! »

Dobby se redressa aussitôt bien droit sur sa chaise.

« Dobby, tu as le droit d'être triste ou de pleurer quand tu as de la peine. Mais pourquoi le fais-tu alors que Dumbledore a menti ? Je n'étais même pas au courant de cette histoire et je te l'ai dit, je te veux à mon service… »

Seth était abasourdi. Il avait eu conscience du dévouement du petit elfe, mais jamais il n'aurait pensé qu'il en était le Maître… Dumbledore lui avait dissimulé une information de plus et l'Elfe en lui était furieux ! Il se força à canaliser sa colère, soupira et baissa les yeux sur Dobby qui le regardait d'un air plein d'espoir. Il reprit :

« Et bien Dobby, sois assuré que je suis très heureux d'être ton maître. Nous allons finaliser le lien et tu seras bien. »

Dobby cligna plusieurs fois de ses gros yeux.

« Tu as aussi le droit de pleurer quand tu es heureux, tu sais ? Que dois-je faire ? »

Dobby hocha la tête en reniflant bruyamment.

« Maître Seth doit prendre les mains de Dobby et laisser couler sa magie en lui. Dobby dira les mots et le lien sera fait ! »

Harry prit les petites mains de l'elfe et laissa sa magie le quitter. Il la sentait qui se déversait dans le petit elfe en face de lui. Dobby murmura quelques mots et finalisa la liaison. Il se mit à briller d'une étrange lueur blanche pendant quelques instants, et se redressa ensuite avec un grand sourire que Seth lui rendit avec plaisir.

« Bien, maintenant Dobby, pourrais-tu remplacer tous ses bonbons au citron de Dumbledore par d'autres, que j'ai ensorcelé pour les rendre laxatifs avec un sort elfique indétectable pour les sorciers, il va se croire allergique ? Par ailleurs le gobelin qui gère mes comptes a déjà engagé une cinquantaine d'elfes pour restaurer le manoir Potter, mais j'aurais besoin de beaucoup d'autres elfes… »

« Pour mon ancien Maître je le ferais. Et Oh ! Dobby peut vous aider, Dobby sait ou en trouver ! Il y a deux pouponnières à Elfes en Angleterre, dès qu'un petit elfe peut travailler, il quitte la pouponnière, et alors soit il rejoint ses parents et se met au service du sorcier qui les emploie, soit il regarde la liste des sorciers cherchant des elfes… »

Seth hocha la tête.

« Je vois. Pourras-tu inscrire mon nom sur les listes ? »

Dobby hocha une nouvelle fois la tête.

« Bien sûr Maître Seth ! Vous savez, les petit* elfes des pouponnières viennent de maisons sorcières très pauvres, où bien très faibles magiquement. Vous voyez, certains sorciers ne peuvent pas employer plus de trois ou quatre elfes, car ils n'en ont pas besoin, ou alors ils ont un faible niveau de magie et trop d'elfes sur un sorcier faible, c'est comme un elfe sans sorcier, vous comprenez Seth Black Monsieur ? »

Harry acquiesça et laissa Dobby continuer.

« Vous savez tous les ans des elfes meurent de n'avoir pu trouver de Maître, c'est terrible ! »

Harry sursauta. L'Elfe en lui venait d'être touché au cœur…

« Par Merlin, Dobby je l'ignorais ! J'en suis désolé, on ne peut rien faire ? »

« Hélas non Maître Seth ! C'est de pire en pire, car les grandes familles s'éteignent ! Les besoins en elfes diminuent et à chaque famille qui disparaît, c'est nous, les elfes, qui en payons le prix ! C'est tout ce que nous autres, elfes, avons gagné des guerres de Sangs-Purs… Et les familles comme les Weasley, qui rejettent le service des elfes nous condamnent elles aussi, elles sont très mal vues parmi-nous ! Heureusem*nt, il y a des endroits comme Poudlard, Sainte Mangouste ou le ministère, où les elfes peuvent se lier au bâtiment et servir les gens qui y vivent. Mais le nombre de place est restreint… »

« Dobby comment peut-on savoir le nombre d'elfes que l'on peut prendre ? »

« Attendez, Dobby va regarder… »

Dobby s'approcha de Seth et plaça ses petites mains au-dessus de sa tête. Une lumière argentée les lia doucement Seth et lui… Puis Dobby retira ses mains et le charme fut rompu. Il le regarda d'un air ébahi.

« Maître Seth peut avoir plus de trois cents elfes, Maître Seth est l'héritier de Merlin, Maître Seth est le plus grand sorcier du monde ! » Dobby se mit à sautiller de joie sur ses genoux en répétant « Dobby est si fier de son maître ! Oh oui, Dobby est si fier de son Maître !» et il se remit à pleurer.

Seth leva ses yeux au ciel. Le lien était peut être fait, mais Dobby était toujours aussi surexcité…

« Dobby arrête de pleurer, nous allons transplaner à Gringotts maintenant, d'accord ? Je dois prendre mes dispositions vis à vis de tout ça... »

Harry se redressa, prit l'une de ses capes toute neuve et fit signe à Dobby qu'il était prêt. Le petit elfe claqua des doigts et téléporta son Maître dans le Hall de Gringotts.

Seth se dirigea vers un guichet et demanda à voir son gestionnaire de Compte. Le gobelin le conduisit immédiatement devant une porte où il frappa d'un coup sec, avant de se reculer et de laisser Seth entrer, suivi d'un Dobby impressionné.

« Ah Maître Ragnock que vos affaires soient fructueuses. »

« Lord Black-Potter, je suis heureux de vous voir de nouveau. Rassurez-vous pour mes affaires : elles se portent à merveille grâce à vous. Asseyez-vous, que puis-je pour vous ? »

« Il me faudrait un moyen d'entretenir mes elfes et ceux que j'aurais bientôt pour tout ce qui concerne leurs besoins : habillement, soins médicaux, logement propres et adaptés. Et pour certains une formation pour qu'ils puissent accomplit leur travail de manière optimal. Ainsi je voudrais que l'un des gobelin interroge les futur elfes à mon service pour tenir compte de leurs gouts et préférence. Suivant leur inclinaison, je voudrais par exemple que certains elfes soient formés dans la gestion de la bibliothèque, sachant lire et aimant le classem*nt. Une autre ayant une formation de cuisine avec la connaissance de plats d'autres pays. Et d'autres dans le jardinage, le classem*nt du courrier, la gestion… Ces spécialisations me permettront d'avoir un personnel motivé et compétent. »

Le gobelin le considéra pendant une fraction de seconde d'un air surpris, avant de se rappeler que si l'homme devant lui était sorcier, il était aussi elfe, et visiblement d'une grande générosité. Il se reprit rapidement.

« Cet elfe sera-t-il le majordome en chef ? »

Harry jeta un coup d'œil à Dobby qui hochait vigoureusem*nt la tête -comme toujours- en faisant un grand sourire.

« Oui. »

« Alors je vais lui poser un petit bracelet portant vos armoiries, cela lui permettra d'accéder à vos voûtes et vos propriétés. »

Aussitôt, Dobby avança vers le Gobelin et lui tendit son petit bras. Ragnock prit dans son tiroir un petit bracelet en argent et demanda à Seth d'y infuser un peu de magie. Seth plaça sa main au-dessus du bijou et envoya sa magie par petites ondes. Le bracelet s'élargit aussitôt, se couvrant de runes elfiques qui enlacèrent les blasons Potter et Black, et de petites émeraudes qui apparurent sur le pourtour. Le bracelet faisait penser à la parure d'un Dieu celtique barbare.

Dobby laissa aussitôt éclater sa joie. Seth se tourna vers Ragnock avec un sourire, heureux de voir le petit elfe qui lui avait déjà tant donné et avait déjà tant souffert pour lui aussi content.

Ragnock sortit près de quatre cents autres bracelets, pour que Seth infuse la magie en eux. Ils seraient destinés aux futurs elfes de la Maison Potter Black.

Seth émis un petit soupire de fatigue après avoir transmis sa magie. Il fixa avec émerveillement des bracelets tous différents, mais ayant un point commun le blason, les runes et une pierre précieuse.

« Il me faudrait les coordonnées de mes deux manoirs principaux et de mon île des Caraïbes. »

Ragnock lui remit alors un dossier contenant les informations nécessaires.

« Dobby, regarde ces adresses, ce sont mes propriétés. Il faudra, lorsque tu auras assez d'elfes sous tes ordres, les remettre en état. Pour le moment tu t'occuperas du cottage sur l'île mexicaine, et tu regarderas aussi le Manoir Potter j'y ai cinquante elfes qui y travaillent. Je veux que tous les greniers de mes maisons soient aménagés de petites pièces pour chacun avec une douche. Chacun contenant un lit, une table de nuit, et une armoire. Chaque chambre sera de couleur différente, avec un tapis et un tableau avec un paysage, ou une plante. Je veux que les elfes aient des quartiers propres, lumineux et corrects, et que vous mangiez convenablement. Chacun portera un uniforme noir avec un liseré vert. Pantalon et veste pour les mâles, jupes et chemisier pour les femelles. Avec une cape chaude et des souliers. Il faudra un ensemble de rechange pour chacun. Je veux aussi que vous ayez tous de vraies tenues convenant à mon statut, de beaux vêtements confortables. S'il y a des demandes particulières m'en parler. »

« Bien, Maître Seth Monsieur. »

« Ensuite j'aimerais que tu proposes à Winky de nous rejoindre. Mais attention à Dumbledore, prend bien tes précautions ! Venez tous dans ma chambre d'hôtel demain afin que je puisse vous lier. Il faudrait aussi que tu équipes le studio de ma malle en réserves alimentaires raisonnables, ainsi que du confort minimum. Tu pourras prendre dans mes voûtes de quoi décorer les manoirs, S'il te manque quoi que ce soit, tu dois me le dire. Et tout cela discrètement, bien sûr ! Ne parles à personne de mes affaires, d'accord ? Merci pour tous tes efforts Dobby je m'excuse à l'avance de devoir te confier des tâches aussi monumentales… »

« Non, Maître Seth Monsieur, Dobby est heureux, c'est le plus beau jour de ma vie ! Dites-moi combien dois-je recruter d'elfes ? »

« Je pense qu'une cinquantaine de plus pour le manoir Black et trois pour le cottage devrait suffire pour le moment, nous aviserons ensuite. »

« Très bien Maître Seth Monsieur, Dobby va commencer de suite. »

Harry lui fit un signe de tête et l'elfe disparut avec un petit pop.

Seth poussa un grand soupir de soulagement. Un souci, de moins pour une fois, grâce à Dobby…

« Ragnock, je voudrais que l'Ordre du Phoenix soit expulsé du Square Grimmaud, comment peut-on faire ? »

« Je vais m'en occuper. Si cela vous convient j'envoie demain après l'ouverture du testament un courrier à Dumbledore lui notifiant l'expulsion de l'Ordre. Dans la foulée, j'envoie une équipe de Gobelins pour briser tout sort de Fidelitas ou d'espionnage restant, ou tout ce que nous trouverons, et mon équipe protégera la maison pour vous contre toute intrusion non souhaitée. Ils enlèveront aussi tableaux et objets précieux qui iront dans la voûte Black… Cela vous convient-il ? »

« C'est parfait. Lors de l'envoi de votre courrier vous m'aviez demandé de me présenter demain, deux Juillet à neuf heures, cela est-il toujours d'actualité ? »

« Non. C'était une réunion préliminaire, mais nous l'avons déjà faite. La lecture en elle-même se fera à treize heure trente. Venez un peu avant, je vous ferais entrer dans une salle privée d'où vous pourrez tout observer… Je pense que, étant donné la situation, ce serait une bonne idée que j'aille demander à deux Aurors travaillant en étroite collaboration avec Gringotts d'être là. Leur rôle est de veiller aux intérêts de nos clients et cela évitera que Dumbledore puisse jouer de sa position. »

« Pourquoi pas ? Je voulais vous demander également… Voilà, après m'être lié à Dobby, celui-ci m'a dit que je descendais de Merlin… J'en suis abasourdi, pouvez-vous le vérifier ? »

Ragnock le fixa longuement, semblant les jauger du regard, lui et sa magie, et invoqua un long parchemin ainsi qu'une dague couverte de runes. Seth tendit la main et laissa le gobelin entailler sa paume. Son sang coula sur la feuille et après quelques secondes, se dispersa, et un arbre généalogique se dessina.

Lorsqu'il se termina, Ragnock se pencha dessus.

« Bon, cela confirme votre seigneurie Black et Potter. Vous êtes également héritier des Peverell, car même si Antioch n'a pas eu de descendants, vous descendez des deux autres frères. Vous êtes également membre de la branche Italienne de la famille Zabini, j'aurais des recherches à faire là-dessus. Vous êtes effectivement un descendant de Merlin ! C'est incroyable, mais pas si étonnant : saviez-vous que sa mère était un démon et son père un Elfe de lumière ? Un étrange mélange qui explique sa puissance… Ainsi que votre héritage d'Elfe Noir ! C'est écrit en rouge, donc vous êtes l'héritier, mais il n'y a pas de bague pour Merlin, seulement une voûte, la voûte 1, elle contient des manuscrits et quelques bijoux. C'est davantage un héritage historique. Mais même sans cela, vous êtes déjà le sorcier le plus riche d'Angleterre ! »

Ragnock poussa vers lui un parchemin au nom de Myrddin, qui lui permettrait de réclamer l'héritage de Merlin. Il signa, et à l'instant même ou il retirait sa plume, un corbeau noir entouré de runes apparu sur son poignet droit. Ragnock laissa échapper un profond soupir, puis se renversa sur sa chaise, riant aux éclats.

« Vous êtes reconnu comme l'héritier de Merlin, aucune loi sorcière, quelle qu'elle soit, ne peut vous asservir ! »

« Cela me convient, répondit Harry avec un sourire carnassier. En repensant à cette fameuse loi. « Oh, j'y pense, pourriez-vous vous renseigner sur ce vampire, Yor, dont Sirius parlait dans sa lettre ? »

« Je vous trouverais cela, et l'avocat de la famille Black à votre dossier, il vous rencontrera d'ici quelques jours.

Seth prit congé de Ragnock, très satisfait de l'avancée de ses affaires. Une fois sorti de la banque, il emprunta au hasard une petite rue ne payant pas de mine sur le côté et découvrit une boutique de décoration d'intérieur ultra moderne et d'inspiration moldue, qui choquait au milieu des façades des immeubles sorciers. Par curiosité, Seth entra.

« Bonjour, » lui dit une jeune femme blonde très élégante, vêtue d'un tailleur, et de talons hauts.

« Oh, bonjour, » dit Seth en la détaillant.

Elle répondit à son regard interrogateur.

« J'adore la mode moldue, les sorciers n'ont aucun goût… Enfin certains, » dit-elle en détaillant le pantalon en cuir, les bottes de dragon et la chemise vert d'eau en soie d'acromentula.

Son examen lui ayant plus elle adressa un grand sourire à Seth, qui se dit que cette rencontre tombait à pic.

« Voilà, j'ai une maison à Londres dont je voudrais refaire entièrement la décoration, ainsi que revoir les volumes intérieurs… »

« Oh, un nouveau défi ? Je me présente : Kara Ferguson. »

« Lord Seth Black. »

« Enchantée. Venez, je vais vous montrer mon catalogue. »

Quelques temps plus tard Seth avait fixé son choix.

« Donc nous sommes d'accord : la maison située au douze Square Grimaud sera disponible demain après-midi. Refaites les couleurs, jouez sur les éclairages, transformez les pièces, je veux du moderne et fonctionnel, mais élégant et discret. Un mélange moldu/sorcier, le meilleur de chaque monde… »

« Le budget ? »

« Je pensais mettre à votre disposition une enveloppe de 35000 Gallions. »

« Wahhh ! Faites-moi confiance, je vais vous faire une merveille Lord Black. »

En sortant, Seth se dirigea vers un salon de tatouage dont il avait entendu parler depuis un moment : c'était l'occasion. Un homme trapu, mais assez grand et qui ressemblait à un motard moldu avec sa barbe, ses tatouages et ses piercings l'accueillit.

« Salut, je suis Dirk. »

« Seth. Salut, qu'est-ce que vous avez à me proposer ? »

Dirk le regarda longuement et dit :

« Une idée du style ? »

« Des runes de protections sur les bras, et un serpent avec une épée dans le dos. Pas toute la surface. Trois quarts du milieu du dos. »

« Ok. Pour les runes, ce ne sont que des photos, » dit-il en sortant un grand photobook sorcier, « mais elles s'adaptent à la magie et le résultat n'est jamais le même d'un sorcier à l'autre, vous pigez ? »

« Ok. Et au niveau protection cela donne quoi ? »

« En général, des boucliers. Après, ça dépend du sorcier. D'habitude, c'est plutôt une encre bleue, mais on peut changer. Si vous êtes libre maintenant alors vous avez de la chance : je n'ai aucun rendez-vous aujourd'hui.»

Seth retira sa cape et sa chemise et alla s'asseoir à l'endroit que lui indiqua Dirk.

« Je les voudrais plutôt autour du biceps. »

« Ok. »

Dirk s'assit à ses côtés, appliqua un papier calque sur sa peau et dessina au feutre les runes de base, puis il désinfecta la peau d'un sort, et s'empara d'un stylet doré. »

« Détendez-vous. Ça pique un peu, mais il ne faut pas bouger. C'est assez rapide, l'encre magique s'organise toute seule. Il faut que je me concentre sur ce que je veux, donc l'intention. Et piquer avec cette aiguille pour le lier à vous et votre sang.»

Seth hocha la tête. Dirk commença et quinze minutes de travail furent nécessaires pour réaliser les deux bandes larges de cinq centimètres qui entouraient ses deux bras. Dirk se recula, jugeant de l'effet.

« Ça vous va bien. Je vais maintenant prononcer une formule et les runes vont s'organiser et changer, d'accord ? »

Seth sentit une légère brûlure puis des picotements assez intenses, alors que Dirk psalmodiait sans relâche. Cela dura dix bonnes minutes.

« C'est fini, » dit Dirk. « La couleur a viré au turquoise. C'est d'un style celtique, assez tribal, avec des cercles concentriques et des courbes, c'est super sympa, regardez ! »

Seth se dirigea vers un grand miroir que lui indiqua son tatoueur. Les deux bandes étaient superbes ! Elles avaient un léger relief, et leurs couleurs tirant sur le vert turquoise se mariaient bien avec sa peau pâle. Dirk s'approcha et commença à détailler le bras gauche.

« J'ai une maîtrise en runes anciennes, donc déjà je peux vous dire que les groupes de runes que vous avez sont puissantes… Ce qui est surtout impressionnant, c'est que ce sont des runes elfiques, je n'avais jamais vu ça ! Là, ce sont des protections de l'esprit, du mental, et l'association ici développe le pouvoir psychique dans l'énergie de la terre et prend sa force dans les éléments de la nature… C'est la première fois que je vois ça, c'est une super protection psychique ! Pour le bras droit ce n'est pas le même style. Ce côté est davantage physique, cela vous protégera des petit* sorts, et même de certains poisons je pense, c'est vraiment particulier ! Je ne comprends pas tout, pourtant je maîtrise bien le sujet, mais c'est une combinaison plutôt rare… »

« Et bien je suis très satisfait. C'est tout à fait ce que je voulais, merci. »

« Bon, alors pour le dos, je vais vous faire un dessin. Je sens plus votre style, j'ai l'inspiration… C'est le même procédé que pour les bras mais je fais une ébauche du dessin que je veux. »

Dirk se mit à dessiner. Seth était très content des bandes entourant ses avant-bras, elles étaient superbes et puissantes…

« Alors voilà ce que ça donne. Mais comme pour tout tatouage sorcier, il se transformera. Donc il faudra, lorsque je commencerais, que vous pensiez à ce que cela représente pour vous. Ok ? On continue ? »

« Oui, allons-y. »

Seth s'allongea sur une table de massage. Il plaça ses bras sous sa tête et prit une grande inspiration. Le dessin était tout à fait dans son style, ça allait être superbe !

« Bon je commence. Là, ça va être plus douloureux, mais pareil vous ne bougez pas… » Dirk désinfecta la peau, se concentra sur le désir du client et commença son travail.

Seth pensa à lui. A ce qu'il était, son enfance, sa solitude… Se cacher, d'abord des Dursley puis, des autres, de ceux qui en voulaient à sa célébrité, comme Malfoy… Sa volonté de se protéger, de ne plus souffrir, son grand projet de vengeance… Se cacher pour devenir fort, la recherche de la puissance, sa détermination, sa ruse pour faire payer les trahisons au centuple, l'écroulement de son monde… Cacher qu'il était Lord Black, sa malédiction d'être un Horcruxe, et surtout, sa volonté de vivre ! La douleur était forte, mais supportable pour lui qui avait souffert toute sa vie. Il pensa au Maître des Potions, son serment, son soutien, l'amour qu'il sentait au fond de lui pour ce tempérament unique, si sarcastique dans son humour, si finement intelligent, cette solitude qu'il sentait et voulait combler, son respect pour son courage…

Trente minutes plus tard, le travail était finit.

« Voilà c'est fini, » lui indiqua Dirk, « je le libère… »

Seth sentit une douce énergie circuler dans son dos, palpiter, puis s'éteindre, laissant une impression de fraîcheur…

« Cette fois encore, c'est superbe ! La magie fait vraiment bien les choses, et la vôtre semble exceptionnelle ! C'est magnifique, si plein de détails, et ça dégage une impression de puissance… Venez voir ! »

Seth se redressa et retourna devant le miroir. Un deuxième apparu derrière lui. Il put voir un magnifique serpent noir et vert, comme Apo. Il ressemblait à une vipère, et une langue fourchue s'échappait de sa bouche. Les yeux du reptile étaient du même vert hypnotique que les siens et l'épée était plutôt un glaive, court et puissant, à double lame, la pointe effilée vers le bas. Sa poignée argentée était très travaillée et il lui sembla entendre vaguement le serpent siffler « Salazar Serpentard ». Harry ne savait toujours pas comment il avait réussi à sortir l'épée de Gryffondor du chapeau, mais étant donné son ascendance, il était évident qu'il aurait dû être réparti chez les Serpents. Un chêne prenait ses racines dans la garde de l'épée, et il lui sembla voir un corbeau perché sur ses branches. Il eût l'impression que le serpent et le corbeau, bien que prédateur et proie, pourraient cohabiter facilement et le défendraient à coup de bec et de crocs, si cela était nécessaire... Si quelqu'un d'ennemi touchait son dos… La lame brillait doucement d'un éclat argenté. Un autre animal, un cerf cette fois, et Harry frémit à ce rappel de son père, semblait y courir…

Le reptile s'enroula autour de la lame. Oui, c'était puissant. Et tous les symboles elfiques de ses premiers tatouages y étaient. Le résultat dépassait toutes ses espérances, c'était magnifique.

« Merci c'est parfait, j'apprécie énormément. »

« Merci. C'est vrai qu'avec un tatouage pareil dans le dos, je pense que pas mal de sorts seront bloqués si on vous attaque de ce côté, et de nos jours, ce n'est pas négligeable… »

Seth remercia encore chaleureusem*nt Dirck, se rhabilla, et lui donna les cinq cents Gallions bien mérités pour son travail, avant de retourner au Chaudron Baveur. Il était plus tard qu'il ne le pensait et Severus allait arriver.

Il commanda à Tom un repas fin aux chandelles pour lui et son invité et se rendit dans sa chambre. A dix-neuf heures quarante-cinq, on frappa à sa porte. Seth ouvrit pensant au repas et eu la surprise de voir Severus. Bien évidemment, il l'invita à entrer.

« Professeur ? Vous êtes en avance… »

« Hmm… J'aurai pu venir plus tôt, mais je n'arrive pas les mains vides… »

Severus tendit une fiole de potion à Harry, qui fronça le nez sous l'odeur.

« Ça se solidifie en refroidissant, je vous suggère de boire sans tarder… »

Les yeux d'Harry exprimèrent clairement sa perplexité. Rogue répondit avec un sourire moqueur.

« Pour éradiquer la nicotine de votre système et vous en sevrer… »

Seth leva les yeux au ciel, mais obtempéra car il savait que son professeur de potion serait encore plus têtu que lui pour ça…

Harry faillit s'étouffer en avalant le liquide ignoble. La potion était si mauvaise que les larmes lui montèrent aux yeux.

« Vous vous doutez bien que je n'allais pas y mettre un arôme de fraise… » Précisa le Maître des Potions, hilare…

Pendant une heure, un Harry très vert vacilla vers la salle de bain pour la cinquième fois depuis l'ingestion de la potion curative. Il regarda d'un air fatigué le Maître de Potions, qui lisait un livre, apparemment apporté pour l'occasion, d'un air tranquille…

« Je vous déteste», gémit-il doucement.

« J'en suis persuadé» répondit Severus brusquement…

Seth avisa son visage fermé et ses épaules tendues. Après tout ce qu'il lui avait fait subir à Poudlard, le Maître des Potions était-il vexé ?

Lorsque la potion eût purgé l'organisme de Seth de toute molécule de nicotine ou assimilé, Harry et Severus s'installèrent sur le canapé, et parlèrent de sujets légers avant de laisser la conversation mourir. Le silence s'installa. Harry se sentait un peu mieux, mais le vide de la conversation lui mettait les nerfs à vif. Il décida que le repas pouvait aussi bien être servi. Il se sentait mal à l'aise sous le regard lourd du professeur. Et son estomac était calmé maintenant.

Severus dévorait Seth du regard. Il retint un petit hoquet de surprise lorsque Seth se retourna pour se diriger vers l'entrée pour appeler un elfe de service. Sa chemise mettait en valeur son dos et la courbe de ses fesses que le cuir moulait de façon indécente. Severus prit une grande inspiration et jeta malgré lui un coup d'œil envieux vers le lit.

« Asseyez-vous Professeur, j'ai demandé notre repas. »

« Vous pouvez m'appelez Severus, Harry, »

Seth hocha la tête.

« Dans ce cas, appelez-moi Seth. »

A son tour, Severus hocha la tête, puis il claqua des doigts, comme si il venait de se rappeler de quelque chose…

« Je suis allé voir mon neveu Draco Malefoy aujourd'hui, qui m'a rapporté une bien étrange histoire... »

Il avisa l'air ahuri de son hôte.

« Oui, Draco est mon filleul, vous ne le saviez pas ? »

Seth secoua la tête sans rien dire. Severu ricana.

« Faites attentions, vous me rappelez sérieusem*nt le Harry que j'avais en cours de potions en ce moment... »

Pour toute réponse, Seth lui tira la langue…

Severus éleva le sourcil avec un sourire en coin qui fit rougir Harry.

« Et maintenant la comparaison avec le gamin immature est parfaite ! Passons, je disais donc que Draco m'avait rapporté un fait bien étrange… Il ne m'en aurait sans doute pas parlé en temps normal, mais il en était encore abasourdi : il venait de recevoir un hibou de Blaise Zabini, son meilleur ami avec qui il partage tout qui, en regardant la tapisserie de sa famille, avait vu apparaître le nom de Seth Black-Potter juste sous ses yeux ! Comme vous êtes cousins, la famille Zabini veut vous rencontrer… »

« Plutôt surprenant… »

« Pas tellement. La famille Black est pure après tout. Ce qui les a surpris c'est l'association Black-Potter et le lien avec Octavio Zabini et Magda Prince… »

« Oui j'imagine. C'est ennuyeux, il ne faut pas que l'information soit dévoilée maintenant ! »

« C'est pour cela que j'ai pris la liberté de répondre en disant que je vous connaissais. Cependant, je ne pense pas que vous ayez grand-chose à craindre. Vous ne le savez pas puisque vous avez été élevés par des moldus, mais les familles de Sangs-Purs protègent leurs membres, à moins que cela n'entache leur propre honneur ! Ils nous attendent demain soir à vingt heures. Ils garderont le secret sur vos liens familiaux, et pourront faire des alliés sûrs !»

Seth acquiesça. Il sortit de sa poche la lettre de sa mère et la tendit sans un mot à Severus, qui en prit connaissance d'un air curieux. Seth pu noter le trouble de son Professeur au fil de la lecture. Il redressa la tête, et planta son regard noir dans ses yeux d'émeraude.

« Lily et Narcissa… J'ignorais qu'elles étaient amies… Quelle ironie ! Vous auriez pu être élevé au Manoir Malefoy, et avoir Draco pour frère… »

« Oui, j'ai été assez surpris.

« Vous devriez montrer cette lettre à la famille Malefoy Draco et Narcissa ne suivent pas Lucius et son idéologie pour le Seigneur des Ténèbres. Draco à peur, il ne veut pas porter la Marque Noire, vous devriez essayer de laisser de côté votre ancienne rivalité. Draco est quelqu'un d'honnête et de fidèle en amitié. Par ailleurs, seul l'intérêt motive Lucius : offrez-lui quelque chose d'intéressant, comme, par exemple, la sécurité pour sa famille, et il quittera le Seigneur des Ténèbres pour se rallier à vous ! Mais il y a une chose à savoir sur les Malefoy, c'est qu'ils font passer la famille avant tout, et avec ça… » Il agita la lettre, « ils rallieront le Lord Black Potter… »

« Vous êtes sûr de vous Severus ? Lucius est le bras droit de Voldemort… »

« Certes, mais le retour du Seigneur des Ténèbres est mauvais pour les affaires, et Lucius essaye de tirer son épingle du jeu. Et je dois vous dire que Draco m'a beaucoup parlé de vous cette année, cette histoire de la Coupe de Feu, puis ses actions dans la brigade d'Ombrage lui ont beaucoup coûté, il n'aime pas la voie qu'il suit… Mais il ne veut pas se rallier à Dumbledore non plus ! Je pense aussi qu'il y avait une certaine jalousie concernant votre amitié avec Granger et Weasley. Je suis certain que nous pouvons récupérer la famille Malefoy ! Et dans ce cas, avec les Zabini, les Malefoy, et moi, les Nott suivront ! »

« De mon côté je pense pouvoir rallier Neville Longdubat. »

« Vous devriez aussi essayer de contacter aussi les jumeaux Weasley et Tonks. Pour Arthur c'est délicat… Je crois qu'il ne sait pas tout, mais vu l'implication de sa femme… Je ne suis pas certain… »

Le repas apparut à cet instant sur la table dans une vaisselle en porcelaine blanche et recouvert de cloches en argent, avec de fins verres de cristal et des bougeoirs répandant une douce lumière.

« Ah, parfait ! J'avais faim, bon appétit Severus… »

« A vous aussi. »

Les deux hommes commencèrent leur repas dans un silence confortable. Les plats étaient délicieux et Seth commençait à entrevoir un avenir…

Severus était un peu perdu. Il ne reconnaissait pas dans le jeune homme face à lui l'adolescent de quinze ans qu'il avait connu à Poudlard. Cet homme était plus mûr, plus adulte, et ce décalage le gênait, son attirance physique pour l'homme, confronté à l'image du gamin Potter de quinze ans…

Il était trop jeune pour une relation, trop jeune pour lui ! Bien qu'il soit gay, Severus avait peur de se lancer dans une fausse idylle avec le jeune homme, car étonnement, ce n'est pas juste une aventure qu'il voulait ! L'homme face à lui lui plaisait. Il aimait son physique, sa gestuelle, sa sensualité, et de la lave coulait dans ses veines à l'idée de le posséder. L'entretien dans la ruelle avait été révélateur…

Il le voulait corps et âme !

Hier, il avait simplement été s'approvisionner en ingrédients de base pour potions, et rentrait tranquillement lorsqu'il était tombé en arrêt devant la plus belle personne qu'il avait jamais vue ! Le coup de foudre, là, en pleine rue ! En face de lui était assis un jeune homme qui terminait son repas en terrasse… Ses cheveux noirs et lisses semblaient retenus par un lien en une queue de cheval d'où s'échappaient quelques mèches. La forme fine de son visage aristocratique et viril le troublait. Son corps semblait long, ferme, et musclé. Il était élégant et dégageait un magnétisme presque animal. De là où il se trouvait, Severus n'avait eût aucun mal à ressentir sa puissance…

Ses quelques neurones s'étaient alors quelques peu court-circuités, sa gorge s'était asséchée, mais ce qui avait retenu son attention était la sensualité des gestes du jeune homme. Cette façon de lever la tête pour apparemment se réchauffer au soleil comme un lézard, de se gorger de liberté comme un oiseau, ce bien-être et ce bonheur simple qui transpiraient de son être…

L'Adonis avait porté un verre de vin à ses lèvres, et avait remarqué qu'il le regardait.

Severus avait vu, fasciné, le verre se reposer sur la table, et l'inconnu avait relevé ses lunettes et léché la goutte de vin sur ses lèvres. Merlin ce regard… Immédiatement, Severus s'était senti durcir d'une manière foudroyante. Un désir brut de posséder cet homme, là, maintenant, l'avait submergé, alors il s'était retourné dans un soudain accès de volonté, et s'était enfuit, vite…

Ensuite, il y eu la rencontre dans la ruelle.

Potter et l'inconnu ne faisaient qu'un ! Le choc d'abord, et ensuite les révélations terrifiantes, qui confirmaient ce qu'il avait entendu à la réunion de l'Ordre ! L'incroyable trahison rassemblant le Ministère, le Directeur, mais aussi ceux qu'il pensait été allié à Potter. L'illégalité et les crimes des décisions qu'ils avaient prises étaient inimaginables. Même lui n'avait jamais vu une telle ampleur de perversité, et une volonté de faire du mal parmi les mangemorts. Même le pire des mangemorts torturaient puis tuaient leurs victimes, ils ne jouaient pas à un jeu tordu les dépouillant de tout.

Et c'est à ce moment qu'il avait compris qu'Harry n'avait aucuns appuis, aucune aide. Il était seul, isolé…comme lui. Personne n'était de son coté, même Lupin l'avait trahit. Severus avait eu une vie difficile, une enfance solitaire, un père violent, une adolescence persécuté par les maraudeurs. Il n'avait que Lucius comme amis, et du respect pour certains de ses collègues. Il se considérait comme un homme avec des valeurs morales, il avait fait des erreurs…mais Merlin il avait payé pour cela ! S'il y avait une chose qu'il ne supportait pas c'était la trahison et ce qu'ils faisaient à Potter. L'injustice le révoltait, il en avait assez souffert.

Il ne savait rien de Potter ! Il avait été injuste et vindicatif, déversant sur un pauvre enfant une haine qu'il ne devait qu'à lui même et à son père ! Potter avait subi la maltraitance étant enfant, comme lui. Il avait enfin découvert qu'Harry n'était pas différent des autres, ni même de lui.

Et sans pouvoir se contrôler, instinctivement, il l'avait pris dans ses bras pour le consoler. Pour soulager sa peine d'abord. Au début, il était juste un humain soulageant la détresse d'un autre. Puis, les choses se calmant, il prit conscience du corps qu'il serrait dans ses bras, de son odeur douce et ensorcelante, de sa chaleur, et de l'homme si courageux qui pleurait dans ses bras comme le pauvre enfant qu'il était… Il avait goûté à la colère de l'Elfe et devait maintenant faire face à la tristesse de l'enfant. Il avait caressé ses cheveux, qui étaient épais et doux. Un sentiment de possessivité avait pris racine au fond de lui, et il avait senti naître un étrange sentiment de bonheur… Là était sa place, près de ce corps qui semblait fait pour lui. Il voulait le protéger, et paradoxalement, il avait confusément ressentit que la puissance monumentale nichée dans le garçon au creux de ses bras lui appartenait autant que lui…

Puis il avait senti son érection contre sa hanche, et là il avait pris conscience que jamais il ne pourrait le lâcher, il ne pouvait pas le laisser partir, car il le voulait, encore davantage maintenant que le lien entre l'inconnu et Potter était fait. Il serait sien. Mais il lui faudrait attendre qu'il soit prêt…

« Vous aimez ? »

Severus redressa vivement la tête. Il s'était laissé entraîner dans ses souvenirs de l'homme qui le regardait avec une expression… gourmande ? Severus déglutit, avala une gorgée de vin, pris une inspiration… Merde il était troublé. Il pria pour que le gamin n'ai fait aucun progrès en légilimencie…

« Raté, » murmura Harry avec un sourire. « Mais vous n'avez pas répondu à ma question… »

Rogue rougit -et s'en maudit-, et accepta avec gratitude l'échappatoire que son hôte lui fournissait gracieusem*nt. Ils en parleraient plus tard…

« Oui c'est délicieux. Vous savez Harry, j'ai du mal à vous reconnaître, vous n'êtes plus comme avant… »

« Ah, oui, c'est l'une des conséquences de devenir un Elfe Noir. Ensuite j'ai vécu durant trois ans dans une dimension alternative. Cela m'a permis de me comprendre, de me renforcer, et surtout, de me reconstruire… »

« Quel est cette dimension alternative dont vous parlez ? »

« Ce lieu s'appelle le Sanctuaire. On y accède par des pierres druidiques disséminées dans le monde… »

« Mais Harry, c'est un lieu mythique ! Il n'est pas censé exister, personne ne l'a jamais découvert ! S'il existe, c'est un monde préservé ! Qu'avez-vous fait là-bas ? »

« Je vous ai dit que j'avais suivi une thérapie. La maltraitance que j'ai subie pendant mon enfance et le conditionnement de Dumbledore ont brisé ma personnalité et mon estime de moi. J'y ai appris à être en accord avec ma créature, à développer certains dons de ma race, et j'ai également travaillé sur l'enrichissem*nt de mes connaissances grâce à la vaste bibliothèque du Sanctuaire. »

« Quels dons ? »

« La magie sans baguette, la magie sombre, voir noire, les énergies de la nature, l'utilisation des runes sorcières et elfiques. J'ai fini mes études, je dois juste passer mes Aspics au ministère. Ce ne sera qu'une formalité. »

Severus en resta abasourdi.

« Mais c'est merveilleux ? Ce sont des capacités incroyables ! Et surtout un gain de temps qui vous rendra bien service ! »

« Ragnock, -mon gestionnaire de compte à Gringotts-, m'a inscrit pour que je passe mes Aspics au ministère et il s'est aussi occupé de mes papiers d'identité. Je suis maintenant officiellement connu sous le nom de Seth Orion Potter-Black, Seigneur des maisons Potter, Black, et accessoirement, Peverell… »

« Ce que beaucoup de personnes aimeraient contester. Avez-vous les parchemins faisant de vous l'héritier de vos maisons ? »

« Évidemment, mais de toute façon, ceci… » Seth leva le charme de dissimulation sur ses bagues et les agita sous le nez du professeur de Potions, « ne permet pas de contestation… »

Severus frissonna légèrement en appréciant l'aplomb parfaitement justifié de son ancien élève. Il se sentit durcir de nouveau et prit une profonde inspiration, avant de se mettre à parler d'autre chose.

« Harry, vous êtes décidément incroyable, rien de commun ne vous arrive ! » Concéda Severus en se réinstallant à table pour le dessert.

« Oui je l'avais remarqué, mais pour une fois, il s'agit de choses agréables… J'étais émancipé par Sirius, mais maintenant je suis majeur de plein droit ! » Répondit Seth.

« C'est une bonne nouvelle, parlez-moi de vos projets ? »

« J'ai recruté quelques elfes pour remettre de l'ordre dans mes différents domaines. Dobby, qui m'est lié, prend les choses en main. Demain le Square Grimaud me reviendra et sera fermé à l'Ordre… »

Severus ricana.

« J'en connais un qui ne va pas être content. Dobby, l'ancien elfe de Lucius Malefoy et qui travaillait, depuis que VOUS l'aviez fait libérer, à Poudlard ? »

« Celui-là même. Et j'espère bien que Dumbledore n'en sera pas content, je serais très déçu autrement… Mais à l'heure qu'il est, il est peut-être déjà malade ? Toujours est-il que dès demain, les Gobelins lèveront les sorts et en mettront d'autres, et le Square Grimaud sera rénové de fond en comble par une décoratrice. »

« Et bien, vous avez été actif. Pourquoi malade ? »

Seth chassa la question d'un bête mouvement de la main.

« Oh, trois fois rien ! J'ai juste demandé à Dobby de remplacer tous ses bonbons au citron par d'autres, que j'ai ensorcelé pour les rendre laxatifs… Un sort elfique indétectable pour les sorciers, il va se croire allergique…une petite farce bien mérité. »

Severus éclata d'un grand rire.

« Quoi, alors c'était pour ça qu'il était aussi déprimé ce matin ? »

« Ce matin ? Merlin, Severus ! Logez-vous donc à Poudlard en permanence ? »

« Bien sûr que non ! Mais les vacances viennent juste de commencer et je suis un peu resté pour travailler sur mes nouveaux programmes. Et pour vous, quelle est la suite ? »

« Pour la suite, demain c'est la lecture du testament de Sirius, et j'aurai des gardes du corps pour jeter un peu le trouble et clarifier mes positions. Le matin et après la lecture du testament je serais au ministère pour passe mes Aspics, ainsi que les deux jours suivants. Ensuite nous avons les rencontres avec les Zabini et peut être les Malefoy. Ah, oui tiens, l'héritier Black a fait un don à Narcissa. Après tout, elle est ma cousine par alliance…

« C'est parfait, je n'aurais pas mieux manœuvré moi-même. »

« Ensuite je vais prendre une semaine pour me reposer. J'ai une maison dans les Caraïbes, cela me fera du bien. Et après, lorsque je serai revenu en Angleterre, je devrais me rendre à Stonehenge… »

Seth sortit le médaillon de sous sa chemise.

« Il m'a été légué par Sirius, qui le tenait d'un vampire nommé Yor, c'est une clef. »

« Pour quel endroit ? »

« Pour le Sanctuaire, dont je vous ai parlé plus tôt. »

« …Harry, si vous êtes d'accord je viens avec vous ! » Dit Severus avec enthousiasme.

« Mais Severus, vous avez déjà Voldemort, l'Ordre, et vos cours, et je ne sais pas combien de temps durera ce voyage… »

« Nous sommes au début des vacances d'été, et je vous l'ai dit je serais à vos côtés, pour le reste… Le Seigneur des Ténèbres veut que je trouve des vampires, et au Sanctuaire il y en a, c'est certain ! Quant à Dumbledore, il comprendra que je travaille pour le Seigneur des Ténèbres, et si je ne suis pas là à temps pour la rentrée je serais remplacé ! Ce ne sont pas ces petit* ignorants en potions qui m'empêcheront de rater une occasion pareille ! »

Seth sourit.

« D'accord. Mais seulement si vous m'appelez Seth. Harry Potter est mort avec Sirius et en recevant son héritage…»

« Entendu, cela va être difficile, mais je vais essayer. Harry, après avoir entendu Dumbledore en parler cet après-midi, je me suis renseigné pour les Horcruxes et c'est de la magie très noire ! Il faut commettre un meurtre pour que l'âme se déchire, le sorcier peut alors cacher ce bout d'âme dans un objet ou une créature vivante. Je tiens à m'excuser encore une fois, c'est normal que vous n'ayez pas réussit en occlumencie, puisque vous avez en vous un morceau d'âme de la personne contre qui nous cherchions à vous protéger, et que vous n'aviez pas reçu d'Albus la formation pour la méditation… Il vous était physiquement et psychiquement impossible de résister aux visions, et donc de dresser des barrières… »

« Merci Severus, vos paroles apaisent ma rancune de ces terribles leçons. »

« Je dois cependant vous avouer que je n'ai pas non plus fait d'efforts pour vous l'apprendre convenablement, mais Albus devait être conscient de ce qui se passerait entre nous. »

« J'en suis sûr. De ça, mais aussi de mon lien avec Voldemort. Il savait que ça ne marcherait pas, ce n'était qu'un autre moyen de m'affaiblir. »

« Le problème maintenant est que pour détruire un Horcruxe, il faut un objet de magie suprême, comme, je suppose, l'Epée de Gryffondor… »

« Ou une dent de basilic ? J'en ai détruit un en deuxième année dans la Chambre des Secrets, c'était le journal intime de Voldemort, que Lucius Malefoy avait donné à Ginny. »

« Quand je disais que vous étiez incroyable… Ce qui m'embête c'est que je ne me vois pas donner un coup d'épée ou de croc de basilic dans votre crâne jusqu'au cerveau, je reconnais que vous ayez le crâne dur mais même ça ne suffirait pas à atteindre l'âme… D'ailleurs où est passée la cicatrice en forme d'éclair ? »

« Vous n'êtes pas drôle là… Mais il y a forcément un autre moyen. Et pour la cicatrice, c'est Astrius, le Médicomage du Sanctuaire, qui m'a libéré de toutes les marques que j'avais sur le corps. Mon côté Elfe a aussi bien aidé. J'ai été plongé dans un coma magique pendant trois mois pour guérir de tous les dommages que j'avais subis. Je n'ai donc aucun souvenir de mon passage de l'âge, mais Astrius m'a dit que ça avait probablement été très douloureux, surtout avec tous les verrous magiques que m'avait posé Dumbledore et qui m'auraient tués à ma majorité, -en admettant que Voldemort ne l'ai pas fait avant. Donc tant mieux si j'étais inconscient.

« Merlin, des verrous magiques !? Je l'ai entendu en parler tout à l'heure, mais à quoi pensait Albus ? Quand est-il devenu malfaisant au point de vouloir détruire jusqu'au noyau magique d'un enfant, simplement pour récupérer le contenu de ses coffres ? Pour l'Horcruxe, je n'ai pas encore exploré toutes les possibilités… »

« Merci de votre aide, Severus. Merci d'être là. »

Dépité par ce qu'il savait déjà, mais que Severus avait confirmé, Harry soupira. Lorsqu'il releva la tête, son regard accrocha les deux orbes sombres de son professeur, et la créature en lui gronda, lui rappelant qu'il l'ignorait depuis trop longtemps…

Le temps sembla s'étirer indéfiniment, et aucun d'entre eux ne vacillait. La température s'éleva légèrement dans la pièce. Était-ce l'elfe de maison qu'aucun d'entre eux n'avait remarqué et qui était venu allumer un feu en cette soirée de Juin devenue pluvieuse, ou leur désir ? Le bois craqua et le charme fut rompu. Se rendant compte de ce qui avait failli se passer, Severus se leva et attrapa sa cape précipitamment, avant de parler sans regarder l'Elfe derrière lui.

« Harry -pardon, Seth-, retrouvons-nous demain devant l'entrée du Chaudron Baveur pour aller chez les Zabini, disons… Vers dix-neuf heures trente ? Merci pour le repas… »

Seth le rattrapa de justesse en posant délicatement ses longs doigts sur l'avant-bras du Maître des Potions qui se figea, la main sur la poignée de la porte. Seth se rapprocha et se colla contre le corps de son ancien professeur, respirant avec délice son odeur qui pourtant le répugnait quelques mois auparavant. Ses mains partirent à la découverte du corps contre lui, pendant que sa langue léchait avec gourmandise le cou de l'homme, qui ne put retenir un long gémissem*nt de plaisir.

Severus, sans s'interroger plus longtemps sur les intentions de Harry, -Seth-, se retourna brusquement. Il prit le visage du jeune homme en coupe et, l'instant d'après, parti à l'assaut des lèvres pulpeuses, les lécha avec gourmandise en grognant, avant de plonger dans cette caverne humide et douce. Seth gémit de bonheur en entrouvrant les lèvres, et laissa libre accès à la langue talentueuse qui s'enroulait déjà autour de la sienne. Il passa ses bras autour du cou de Severus et enfouit ses doigts dans ses cheveux, qui n'étaient pas gras mais épais et doux au toucher. Le jeune Elfe commença à bouger doucement son bassin, afin de frotter son érection contre celle de son amour…

Severus, dans un grondement guttural, poussa violemment son amant contre le mur et entreprit de lui dévorer le cou, lui saisissant les poignets d'une main pour les maintenir plaqués au-dessus de sa tête contre le mur, pendant que son autre main descendait jusqu'à son entrejambe, qu'il commença à pétrir fortement, appréciant le contact du cuir sous ses doigts et l'érection longue et volumineuse du jeune sorcier.

Seth n'était plus que gémissem*nts et halètements de plaisir.

« Severus, je dois te dire… » Haleta Seth, « Tu sais que je suis un Elfe noir et… Bref, tu es mon compagnon désigné par la magie… »

Severus se raidit un instant

«En es-tu sûr ? »

« Oui ! Je t'en prie ne me rejette pas ! J'ai besoin de toi, je veux te sentir en moi… Je t'en prie ! »

« Si je te prends, c'est pour la vie. Tu seras à moi pour toujours, nous serons unis à jamais. Tu es vraiment certain? Pas de regrets ? »

Seth secoua frénétiquement la tête. Severus n'avait pas à s'en faire, il était un Elfe, et les Elfes sont exclusifs… Et le potioniste reprit avec passion les lèvres de son presque amant.

Les vêtements tombèrent au sol sur le court trajet conduisant au lit, et personne ne sut qui avait lancé le sort… Seth se laissa tomber en arrière et attira Severus au-dessus de lui. Les caresses reprirent, chacun découvrant le corps de l'autre, et Seth était plus qu'heureux de découvrir un corps musclé et bien développé, qui se cachait injustement sous d'horribles robes noires. D'un geste impatient, il défit la braguette et tira pantalon et caleçon vers le bas. Severus, de son côté, releva la tête de la pointe d'un sein, qu'il agaçait à coups de dents et de langue, et avec un petit sourire carnassier, aida son partenaire à se débarrasser de leurs derniers vêtements.

Nus et frissonnants, et pourtant brûlants, ils retrouvèrent le contact de l'autre. Seth haletait doucement et Severus reprit ses lèvres, avant d'enfoncer profondément sa langue pour découvrir son parfum secret. Seth caressait le dos puissant de son ancien professeur, sentant de ci, de là, de fines cicatrices. Il descendit plus bas et caressa voluptueusem*nt les fesses de son amour. Severus gémit doucement, décolla ses lèvres de la bouche pulpeuse, et descendit sur le torse, parsemant son trajet de petit* baisers mêlés de légères morsures, ses mains caressant les muscles de Seth. Il admira les tatouages sur les biceps de son homme, puis sa bouche descendit toujours plus bas, jusqu'à une verge dont il n'avait fait que sentir les formes, mais qu'il découvrait maintenant dans toute sa splendeur : orgueilleuse.

Sans plus réfléchir, il la prit en bouche, sa langue faisant des cercles sur la peau si douce. Il respira le parfum musqué de l'Elfe Noir, puis donna des coups de langues sur toute la longueur, avant de remonter et d'énerver un peu le frein du prépuce en l'aspirant doucement. A présent, Seth haletait, gémissait, les poings crispés sur les draps, ses hanches accompagnant les mouvements de bouche de Severus…

Severus qui le reprit totalement en bouche en faisant attention de ne pas le blesser avec ses dents, pendant que d'un sort informulé il lubrifiait ses doigts. Un premier entra doucement et commença à faire des allers-retours en suivant le rythme de la bouche, puis Severus s'arrêta et inséra un deuxième doigt avant de commencer un mouvement de ciseau. Il prenait son temps, il supposait que c'était la première relation d'Harry, -Seth-, et il ne voulait pas le blesser…

Il enfonça un troisième doigt et alla plus loin. Seth poussait à présent de petit* cris de plaisir et accompagnait ses mouvements de doigts de ses hanches…

Severus, après un dernier coup de langue sur toute la longueur de la verge, retira ses doigts et, à genoux entre les jambes d'Harry, admira la position voluptueuse et torride du sorcier. La lave de la luxure envahit ses veines, son souffle s'accéléra et toujours d'un informulé, il lubrifia son sexe érigé. Puis, d'un geste précis, il se positionna au-dessus de Harry, dirigea son sexe vers son entrée et le pénétra d'une brève poussée.

Il attendit, haletant, que son amant se détende et Harry le regarda bientôt avec un petit sourire. Alors Severus commença doucement ses allers-retours, avant d'aller plus vite. Les deux sorciers gémissaient de bonheur et de plaisir. Jamais Severus n'avait ressenti un tel abandon de son partenaire, une telle confiance dans l'acte, un tel don de soi… Il se baissa, sans cesser ses mouvements rapides, pour embrasser son partenaire et heurta brièvement la prostate de son amant. Seth hurla de plaisir, et Severus, complètement perdu dans ses sensations, continua avec cet angle, et bientôt Harry jouit dans un grand cri en de puissantes giclées de sperme qui se répandirent entre les deux sorciers. Severus, sentant les contractions de l'anneau enserrant sa verge, se répandit à son tour dans un grognement… Une douce lueur verte entoura les deux sorciers avant de disparaître, mais ça, aucun d'eux ne s'en aperçut…

Severus se laissa tomber sur le côté, envoya un petit sort de nettoyage et prit son amant dans ses bras. Seth se mit à rire.

« Que se passe-t-il ? »

Seth secoua la tête, hébété.

« Je suis heureux Severus, tu as été fantastique ! Merlin ! Tu es un vrai Dieu au lit ! »

« Idiot… »

Mais Severus souriait doucement, très heureux de sa performance.

Le Maître des Potions enfouit sa tête dans le cou de son compagnon en le serrant tendrement contre lui. Il ne serait plus seul. Il avait un compagnon. Il avait senti le lien s'établir. Il avait le sorcier le plus désirable du monde sorcier dans ses bras, et il était à lui, et à lui seul… Si tout ce qu'il avait vécu s'était produit pour lui permettre de vivre cet instant, alors cela valait bien toutes les peines et les souffrances endurées. Il sentit une bouffée de reconnaissance universelle gonfler en lui. Il se sentait prêt à hurler de joie sur tout et tout le monde, et même à donner un Optimal à Neville Londubat… De plus Harry était le meilleur partenaire qu'il n'ait jamais eu. Il remercia silencieusem*nt Merlin de toute la force de son âme pour le cadeau sans prix qu'il tenait dans ses bras…

Harry sourit doucement. Il avait son compagnon, ils étaient unis. Il n'avait plus rien à craindre et ne serait plus jamais seul… Il devrait aller explorer la voûte de Merlin pour trouver des anneaux dignes de son amour… Mais pour l'heure, il était épuisé par sa journée et la soirée avait été au-delà de toutes ses espérances. Il s'endormit sans même s'en apercevoir, et Severus ne tarda pas à l'imiter…

Chapter 7: Le Testament

Chapter Text

Il était tôt. Seth s'étira longuement, il se sentait merveilleusem*nt bien…

Un bras se resserra autour de son torse et le rapprocha d'un corps chaud. Seth s'immobilisa et se rappela brusquement de tous les événements d'hier. Une avalanche d'informations fondit sur lui et le fit suffoquer. L'héritage, la trahison, l'Ordre… Severus… Et il se calma. Merlin il n'avait pas prévu ça… Mais non, il n'allait pas le regretter : Severus avait été merveilleux, doux, tendre… Et bordel, il était une vraie bombe ! Il était au lit avec une bombe… Et en plus, il s'agissait de son compagnon, à lui, rien qu'à lui…

« Hmm tu es réveillé ? Il est quelle heure ? »

Seth lança un Tempus d'un geste de la main.

« A peu près cinq heures quarante-cinq»

« Hmm… Arrête de bouger… »

« Pourquoi ? »

Harry frottait ses fesses contre le ventre de Severus.

« Pour ça ! »

Une bouche féroce fondit sur la sienne. Il accueillit la langue de Severus avec plaisir, et un étrange ballet débuta, passionné et de fougueux.

Seth détacha sa bouche de celle de son amant et la laissa glisser sur sa mâchoire avant d'aller aspirer son lobe d'oreille. Severus soupira de bonheur, ses mains caressant tendrement le dos de son compagnon. Seth descendit et aspira entre ses lèvres une petite pointe brune et dressée sur la poitrine de son compagnon. Son autre main pinçait doucement sa jumelle, et à présent, Severus ne retenait plus ses gémissem*nts.

Laissant toujours ses doigts agiles taquiner les tétons, Seth continua sa descente en mordillant et léchant le ventre plat, jouant avec le nombril. A présent, Severus balançait doucement ses hanches afin de frotter sa virilité contre la poitrine du jeune sorcier. Seth descendit sur la verge bien dure et prit le prépuce en bouche, son autre main flattant les testicules en les caressant, les faisant gentiment rouler entre ses doigts. Il retira sa bouche, et sentit une main se glisser dans ses cheveux et appuyer doucement. Seth résista et souffla sur le gland humide, ce qui déclencha une cascade de frissons chez l'espion.

« Harry ! » cria Severus.

Et Seth, accédant à sa requête, prit intégralement la verge dans sa bouche. Prenant garde à ses dents, il se décontracta pour engloutir le sexe érigé plus profondément, et commença un savant mouvement de va et viens, la langue passant doucement sur les veines, la peau douce, appréciant la texture de la peau, son goût… Severus était délicieux, et Harry ne cessait de malaxer les testicules qui s'étaient resserrées dans leur enveloppe, l'une de ses mains caressant doucement le ventre de l'homme en noir…

Severus, à présent, criait de plaisir. Harry accéléra le rythme, aspirant en même temps et Severus jouit dans un dernier spasme en d'épaisses giclées de sperme, qu'Harry avala avec joie, ravit de se délecter du goût de son amour.

Seth redressa la tête, puis remonta près de Severus, dont la respiration était toujours saccadée.

« Tu as avalé ? »

« Bien sûr ! Tu es délicieux. »

« Pourquoi as-tu fais cela pour moi ? Jamais…Jamais on ne me l'avait fait, » reprit Severus.

« Te sucer ? »

« Oui, on ne me l'avait jamais fait. »

« Mais tu es un sorcier adulte, tu as de l'expérience… »

« Tssss… je suis surtout un espion et mon expérience s'est limitée à de brèves étreintes derrières des bars glauques. »

« Et bien maintenant, c'est moi qui vais m'occuper de toi, mon amour. »

D'un vif coup de hanche, Severus bascula sur Harry, les bras posés de chaque côté de sa tête, le regardant intensément :

« Amour ? »

« Évidemment ! Je t'aime Severus… En fin d'année ? Je rêvais de toi presque chaque nuit, je te désirais chaque jour davantage, je ne supportais plus cette distance entre nous, tes remarques sarcastiques… Alors j'ai enfoui tout cela au fond de moi. Mais j'aime tout en toi : ton courage, ta force, ton intelligence… Et maintenant ta douceur, tes baisers, ta… »

« Arrête, Harry, Arrête ! »

Severus avait enfoui son visage contre le cou du survivant. Les paroles d'Harry étaient un baume sur son âme blessée.

« Tu sais qu'avec ce que tu viens de me dire et ce qui s'est passé hier, je ne te laisserais plus jamais partir ? Tu seras à moi pour l'éternité, » reprit Severus.

Et il le regarda avec ce même regard doux et charmeur qu'il avait eu à l'infirmerie quelques temps plus tôt. Mais cette fois, ce regard particulier n'était pas destiné à Pomfresh, mais a lui.

« Dit Sévérus, je peux te demander tes liens avec Pomfresh ? » Demanda Seth avec une pointe de jalousie.

Severus lui lança un regard surpris « Puis je vous demander Monsieur Potter comment vous avez eu accès à cette information ? » Seth lui lança un regard blessé pour le monsieur Potter.

« J'ai passé une nuit à l'infirmerie et tu es venu lui déposer des potions, vos rires m'ont réveillé… et à l'instant le regard que tu m'as donné et le même que tu avais avec elle à ce moment-là. Alors si je ne peux même pas te poser la question…sans que tu sois sur la défensive et que tu commences à me parler comme ça…

« Stop Harry, Stop. Tu m'as surpris… Il y a juste une bonne complicité et amitié entre Pomona et moi. Il n'y a aucun lien physique, rien. Elle m'aide pour mes serpendards qui reviennent souvent blessé. Et nous nous entendons bien, rien de plus. C'est toi que je veux dans mes bras, pour toujours…. »

« L'éternité dans tes bras me conviendra très bien. Surtout que nous avons scellé notre lien de compagnon. Tu es mon époux, aux yeux de la loi et de la Magie… »

Severus redressa la tête et plongea son regard dans deux émeraudes brillantes de passion et de sincérité. Il était profondément touché et ému, alors Severus embrassa doucement, tendrement, intensément, son tout nouveau compagnon, et le ballet des caresses reprit, amenant une fièvre divine dans leurs deux corps…

« Tourne toi Harry, et lève les fesses, » ordonna-t-il.

Severus passa doucement sa main sur le long tatouage, appréciant le serpent et la lame. Son amant lui réservait décidément des surprises bien agréables. Harry ne put retenir ses frissons de plaisir et un gémissem*nt au doux touché.

Severus se positionna derrière Seth et, d'une main, il commença à caresser doucement sa verge d'un doux mouvement du poignet. Son autre main écarta ses fesses et Severus commença une caresse torride du bout de sa langue. Puis il l'enfonça, écartant les chairs, et Harry ne retint plus ses cris, ni les : « Encore ! Plus ! » Qu'il répétait dans une litanie sans fin.

Satisfait, Severus se redressa, prit sa verge tout en lançant le sort de lubrification, puis se positionna et commença à pousser doucement. Il attrapa les hanches de Seth et poussa encore. Harry se redressa sur ses bras. Alors Severus prit en pleine face la vue de son tatouage dans le dos, le serpent vert qui ondulait sensuellement autour de l'épée à la garde d'émeraudes, le corbeau qui agitait ses ailes, perché dans les branches de l'arbre, et le cerf, couché au milieu de la lame, tous le fixant d'un air à la fois protecteur et charmeur, comme si ils reconnaissaient au professeur le droit de toucher leur porteur, et l'image était d'un érotisme indescriptible…

« Sev ? » Geignit Harry avec un petit coup de hanche.

« Harry, tu m'avais caché ça… C'est superbe ! »

Et il s'enfonça jusqu'à la garde, fou de passion. Il laissa libre court à ses instincts les plus primaires, chercha le bon angle pour taper la prostate, et lorsque les cris d'Harry devinrent des couinements, il le pilonna longuement, une main caressant son dos et le serpent, l'autre faisant des mouvements sur sa verge. Il ne fallut pas longtemps à Harry pour avoir un org*sme foudroyant, qui provoqua en Severus une éruption de sensations divines !

Transpirants et fourbus, les deux corps mélangés se réinstallèrent confortablement. Severus lança un sort de nettoyage, et ils glissèrent de nouveau dans le sommeil, étroitement blottis l'un contre l'autre.

Severus vivait depuis des années dans l'urgence et le danger, il avait développé des réflexes hors du commun. Il se redressa donc brusquement en position assise sur le lit, cherchant sa baguette sous son oreiller, avant de se figer et de regarder autour de lui d'un air effaré. Son mouvement brusque sortit Harry du sommeil et il se redressa à son tour, tentant de déterminer d'où venait le problème. Seth resta hébété, ne cessant de tourner la tête pour observer la pièce dans son ensemble…

Et en effet, les deux sorciers pouvaient être surpris par le spectacle qu'ils avaient devant les yeux !

Une centaine de petit* elfes patientaient dans la pièce. Il y en avait partout : sur la table, accrochés aux rideaux, suspendus aux appliques murales… Certains étaient même montés sur les épaules des autres, empilés. Et tous braquaient leurs gros yeux globuleux vers le lit dans un silence impressionnant…

Severus donna un coup de coude dans les côtes d'Harry pour le faire réagir et Seth grogna de douleur. Puis un elfe grimpa au pied du lit.

C'était Dobby, mais un Dobby comme Harry ne l'avait jamais vu. Il portait un pantalon noir foncé, une veste verte rehaussée par des décorations en argent, avec un fin chandail d'un vert plus clair en dessous, et il avait aux pieds de petites sandales de cuir. Il était sans aucun doute l'elfe le plus élégant qu'Harry ait jamais vu. Il sourit légèrement, heureux que son elfe ai suivi ses ordres concernant la tenue de la Maison Black-Potter.

« Maître Seth Black Monsieur, Dobby s'excuse de vous déranger avec votre mari, mais vous aviez dit à Dobby de venir avec Winky… »

Winky monta à son tour sur le lit au côté de Dobby mais resta accroupie, la tête basse. Elle avait le hoquet et semblait un peu ivre. Dobby lui lança un regard un peu triste.

« Dobby s'est assurée de son silence et elle est prête à être liée à vous, mais vous étiez occupé à vous lier avec votre compagnon hier soir, alors Dobby est venu ce matin avec Winky. Et quand Dobby est allé hier écrire votre nom sur la liste des pouponnières, il y avait déjà des elfes qui pleuraient car aucune famille ne pouvait les adopter, et beaucoup allaient mourir. Alors Dobby a ramené tout le monde avec lui. »

Harry reçu un autre coup de coude et lança un regard énervé à Severus.

« Tu as bien fait Dobby, tu m'excuseras, j'avais un peu oublié notre rendez-vous. »

Harry réajusta le drap sur leurs hanches, très gêné.

« Cela veut dire que Maître Seth Black Monsieur veut qu'on revienne plus tard ? »

« Non, non, Dobby excuse-moi, c'est tout… Bien, comment dois-je faire pour les lier tous ? »

« C'est très simple Maître Seth Black Monsieur ! Je vais réciter la formule, ils vont tous tendre le bras vers vous, et vous direz « j'accepte » »

« D'accord. Commence Dobby, je t'en prie. »

« Moi, Elfe, jure dès aujourd'hui et sur Magie Magistra, de dédier ma vie à mon Maître, Seth Orion James Black-Potter et à son compagnon Severus Tobias Rogue. Je m'engage à les accompagner dans les gestes du quotidien, à leur être dévoué, à eux et à leur maison, famille et descendance. Je serai gardien de leurs secrets, protecteur de leurs biens et de leur personne, je mettrais toutes mes ressources, intelligence, magie, sang et âme au bénéfice de mes Maîtres. L'amour sera mon lien, leur magie me protégera. J'effectuerais mes taches dans la discrétion et le silence. Je serais leur serviteur fidèle. L'ordre des Maîtres sera sacré et incontournable. L'honneur d'appartenir aux Maîtres sera ma récompense. Je m'engage à vie, que Magie Magistra soit mon témoin…»

Une centaine de petites voix criardes récitèrent la formule, tous les elfes tendant leur bras gauche vers Seth, qui répondit d'une voix émue :

« J'accepte »

Severus l'imita.

« J'accepte »

Harry et Severus se retrouvèrent percutés par une centaine de fils dorés dont chacun partait d'un elfe, et au moment de l'impact, reçurent un intense sentiment collectif de reconnaissance, d'amour et de dévouement. Le rituel était terminé.

Harry reprit la parole :

« Je suis très ému par le rituel que nous venons de réaliser. Vous voyez que je suis aussi un Elfe, bien que d'une autre espèce. Je suis conscient de ma responsabilité envers vous, j'apprendrai à tous vous connaître, y compris par vos noms. Je vous promets que vous pourrez toujours venir me voir en cas de question ou de problème. Je vous ai fait aménager des logements et je prendrai soin de vous. Jamais je ne vous maltraiterais, et je vous porterais le respect que je porte à chaque créature magique, car vous le méritez autant que n'importe quel humain ou sorcier. »

De nombreux Elfes se mirent à pleurer de bonheur. L'ambiance était solennelle et émotionnellement chargée en soulagement et en joie. Winky, très émue, laissait couler ses larmes, mais son sourire semblait déçu.

« Un problème Winky ? Tu aurais préféré ne pas venir ? »

Winky secoua la tête en faisant battre ses grandes oreilles, de grosses larmes roulaient sur ses joues.

« Non Maître Seth. Winky est heureuse d'avoir quitté Poudlard et Maître Dumbledore, car les autres elfes étaient méchants avec Winky. Winky est juste honteuse de se présenter ainsi devant un nouveau Maître si bon envers les Elfes, tellement meilleur que Maître Dumbledore ou Maître Croupton, même si Winky aimait beaucoup Maître Croupton… »

Seth se tourna vers Severus et Dobby.

« Pouvons-nous faire quelque chose ? »

Severus réfléchit un instant.

« Il me semble que Ste Mangouste dispose d'une aile particulière, destinée aux créatures magiques au service des sorciers, et traitant les blessures ou problèmes pouvant y être liés. Elle pourrait peut-être faire une cure de désintoxication ? »

Seth se retourna vers l'elfe.

« Est ce que ça te convient Winky ? Est-ce que tu accepterais de suivre cette cure pour ensuite devenir mon elfe ? »

Winky hocha tristement la tête.

« Winky a honte, mais Winky est d'accord ».

Seth lui caressa doucement la tête et demanda à Dobby.

« Tu l'emmène ? »

Dobby hocha la tête d'un air à la fois reconnaissant et triste. Il prit le petit bras de Winky et transplana avec elle. Il revint quelques minutes plus tard, seul.

« Le médicomage a dit que Winky serait guérie d'ici quelques semaines. Maître Seth Black Monsieur est le plus grand sorcier ! Dobby a fait le serment avec ses frères et ses sœurs pour le plaisir de le faire pour Maître Seth Black Monsieur. »

« Merci Dobby. »

« Si Maître Seth Black, le permet maintenant, je vais donner à tous les elfes les vêtements achetés par le Maître, et j'irais à Gringott chercher les bracelets. Ensuite trois d'entre nous irons arranger la maison des Caraïbes, et les autres seront répartis dans chaque Manoir pour commencer les travaux. »

« C'est parfait Dobby. Mais j'aurais besoin qu'en début d'après-midi, un elfe m'accompagne à Gringotts, pour la lecture du testament de mon parrain. »

« Bien sûr Maître Seth Black Monsieur ! Zack sera honoré ! »

Un jeune elfe avec un regard intelligent, et pour l'instant vêtu d'une taie d'oreiller d'enfant, -bleue avec de petit* nuages- se glissa sur le devant du groupe et le salua.

« Très bien Zack, je compte sur toi. »

Un autre elfe, qu'Harry connaissait bien, au visage plutôt repoussant et vêtu d'une taie d'oreiller crasseuse, poussa les autres pour également se placer devant.

« Kreattur est venu aussi Maître Black. Permettez-moi de vous dire que je suis heureux que la Maison Black retrouve sa splendeur, que dois-je faire pour le Maître ? »

Seth ne s'attendait pas à sa venue, il l'avait, pour ainsi dire, complètement oublié. Aussi, il réfléchit.

« Voyons voir… J'ai donné l'ordre de faire des travaux de rénovation au square Grimmaud, alors que dirais-tu, en attendant d'y retourner, de diriger les elfes qui s'occupent de la restauration du Manoir Black ? »

« Kreattur est très heureux de la décision du Maître. Kreattur n'aime pas être seul au square grimmaud avec les traîtres de sang. Kreattur saura s'acquitter de sa tâche.»

Finalement, comme l'essentiel était dit, Dobby reprit la parole.

« Maître Harry Potter Monsieur, nous allons partir travailler, maintenant. Surtout, si vous en avez besoin, appelez Dobby ! »

Et dans un grand pop tous les elfes disparurent.

Mais l'instant d'après, Dobby revint.

« Dobby a oublié de dire à Maître Seth : Dobby a parlé tout à l'heure à un ami qui travaille encore à Poudlard et qui a nettoyé le bureau du vieux Dumbledore ce matin. Milky a dit à Dobby que le vieux Dumbledore était très malade et d'une humeur exécrable. Milky a même dit à Dobby que Maître Dumbledore avait demandé par cheminette aux Gobelins de déplacer le rendez-vous d'aujourd'hui, mais que les Gobelins n'avaient rien voulu savoir et qu'il n'était de toute façon pas tenu de venir… »

Dobby ricana.

« Le vieux Dumbledore s'est étouffé avec le bonbon au citron qu'il avait dans la bouche et le Gobelin Ragnock ne s'est pas privé pour rire du vieux Dumbledore en le traitant de vieillard sénile et inutile… »

Et Dobby reparti, un sourire étirant son visage jusqu'à ses grandes oreilles…

Severus se laissa tomber en arrière sur les oreillers en éclatant de rire. Seth, choqué, se retourna vers lui. Severus avait ri ? Un éclat de rire ?

« Allons, ne me jette pas ce regard surpris… Est-ce que je n'ai le droit d'être heureux !? Quand je repense à ce spectacle : cent elfes dans cette chambre, nous nus, au lit, au réveil d'une nuit d'amour torride… Et cet elfe qui nous donne des nouvelles de Dumbledore.. ! »

Seth se permit de pouffer. Severus était hilare.

« Ton discours a été parfait… Quand je disais hier soir que tu étais incroyable, je vais avoir une vie passionnante avec toi ! »

Harry baissa la tête, pensif. Les choses s'enchaînaient plutôt bien pour le moment, et il en était satisfait. Son regard se posa sur ses mains posées sur ses cuisses. Et il resta bloqué sur son annulaire droit, ou se trouvait un genre d'alliance, dorée, faite de nœuds celtiques entourés de runes. Il tendit d'un geste précipité sa main vers Severus.

« Severus, Severus, qu'est-ce-que c'est que cet anneau !? »

Severus se redressa rapidement et attrapa la main de Harry, regarda la sienne, où se trouvait un anneau identique.

« Ce n'est pas possible… »

« Quoi ? »

« On s'est marié cette nuit. »

« Pardon ? »

« Un mariage sorcier. »

« Hein ? »

« Ne fais pas le Veracrasse… Cette nuit, lorsque tu m'as avoué tes sentiments, les miens étaient si forts aussi qu'il y a eu un mariage sorcier ! Cela n'arrive que lorsque deux sorciers ressentent un sentiment d'amour profond, durable et vrai. Mais il faut aussi que l'un des partenaires soit pur… Vierge. Comme je ne le suis pas, c'est toi qui m'as offert ta pureté. Merci Harry. C'est très rare, unique ! Nos âmes se sont unies pour la vie, nous sommes devenus époux ! »

« Oh ! Par Merlin… Mais je voulais aller dans la voûte de Merlin pour nous prendre des anneaux pour plus tard… »

« La voûte de Merlin ? De quoi tu parles ? »

« Selon Gringotts, j'ai accédé à l'héritage de Merlin. Cela viendrait de mon côté Elfe noir, car les parents de Merlin était une démone et un elfe de lumière. »

Severus resta abasourdi un instant. Il était lié à un descendant de Merlin… Ils étaient à présent protéger de beaucoup de lois magiques. Severus mis un moment avant de se reprendre.

« Les alliances de la voûte de Merlin sont inutiles, rien ne peut surpasser les alliances faites par Magie Magistra qui célébrer notre union sorcière. Elles sont spécifique a ce type d'union. Rien ne peut les remplacer, Harry et c'est un grand honneur de les porter. Ne regrette rien. Car elles ont plus de valeurs que tous les bijoux de Merlin, aussi précieux soient-ils. »

« Désolé Severus, je l'ignorais »

« Tu n'as pas été élevé dans le monde sorcier mon amour, tu ne pouvais pas le savoir. Mais j'aime nos alliances, elles symbolisent la profondeur de notre amour, mais aussi le don de ta virginité. Cela n'a pas de prix »

« Merci Severus, je t'aime tant. »

Severus et Seth s'embrassèrent doucement pour honorer leur union.

« Severus, qu'est-ce qu'un mariage sorcier précisément? »

« Un mariage sorcier, c'est quelque chose de très rare, et surtout, c'est un lien incontestable et inaltérable ! Quelles que soient les circonstances, quels que soient les événements, rien ni personne ne pourra nous séparer ! C'est pour nous un droit inaliénable ! Par exemple, si un époux issu d'un mariage sorcier est condamné pour un crime, il ne pourra pas être enfermé à Azkaban sans son époux, et comme les deux époux seront de toute façon bénis par Magie Magistra, aucun ne sera emprisonné. Aucun d'eux n'aura à souffrir de la séparation! De même, l'époux criminel ne pourra pas recevoir le baiser du détraqueur, car cela signifierait séparer une âme de sa sœur, et tenter de rompre un lien magique ! Les aurors qui pourraient, par exemple, essayer de séparer physiquement les époux, se retrouveraient foudroyés, punis par Magie Magistra elle-même ! Harry, je suis heureux que cela se soit fait maintenant ! Nous pourrons toujours arranger une cérémonie plus tard ! Je t'aime tant, dis-moi que tu es heureux aussi, même si c'est rapide ! »

« Oui Severus, oui ! Je t'aime moi aussi ! Je suis ton mari, Merlin c'est merveilleux ! »

« Tu ne regrettes pas ? D'être lié à un vieux comme moi ? »

« J'aurais peut-être voulu attendre un peu, que nous prenions notre temps, mais… Non, je suis heureux, je ne regrette rien, et ne dis pas que tu es vieux, l'âge ne compte pas devant la force des sentiments ! Et de toute façon nous étions déjà liés, puisque tu es le compagnon de ma créature ! »

Severus saisit la nuque de son amour et l'embrassa doucement, mordillant et léchant ses lèvres, puis introduisit sa langue qui entoura tendrement sa jumelle. L'intensité de leur échange fit monter des larmes de joie aux yeux de Seth. Mais ils se séparèrent pour reprendre leur souffle.

« Bien ! Il faut se préparer : tu as une grosse journée et il est presque huit heures, à la douche ! » S'exclama Severus en se levant agilement du lit.

Harry admira ses fesses fermes et musclées du potioniste alors qu'il se dirigeait vers la salle de bain et se précipita pour le rejoindre, bien qu'un peu douloureux de leurs exploits d'hier soir. La douche fut un moment où ils purent partager encore de douces caresses et des moments d'extases. En sortant, Harry se rasa et finit de se préparer avant de rejoindre Severus dans la chambre, où il revêtit une robe sorcière de cérémonie. Severus, qui avait fini de s'habiller, le regarda faire avec un petit sourire.

« Harry, ne le prend pas mal mais je pense qu'il serait mieux de dissimuler sur nos bagues quelques temps. »

Harry acquiesça.

« Oui tu as raison. N'ébruitons pas notre mariage pour l'instant, ce n'est pas le bon moment. Est ce qu'on se retrouve vers midi pour aller manger ? Il faut que je me dépêche d'aller au ministère pour mes examens. »

« Devant le Chaudron Baveur à midi, et il faudra que tu me parle un peu plus de cette histoire de voûte de Merlin ! »

Harry donna un rapide baiser à Severus et couru vers la porte.

Il arriva juste à temps pour commencer la partie écrite de ses ASPIC. Ce matin : Défense contre les Forces du Mal, potions, arithmancie, runes, et botanique.

Heureusem*nt que les examens étaient fait avec des retourneurs de temps.

C'est un Harry passablement fatigué qui retrouva Severus devant le Chaudron Baveur. Le potioniste lui fit un sourire indulgent, et en voyant la lassitude de son mari, lui tendit une potion Revigor, qui allait lui donner l'énergie nécessaire pour le reste de la journée.

Harry lui fit un sourire reconnaissant en l'avalant.

Les deux sorciers allèrent manger dans un petit restaurant discret se trouvant derrière Gringotts. Leur repas se déroula tranquillement. Harry expliqua à Severus l'héritage de Merlin et lui montra le tatouage sur son poignet, Severus resta assommé par la nouvelle. Il était définitivement le compagnon du descendant de Merlin. Il était heureux et fier. Ils se mirent ensuite d'accord pour se retrouver à dix-neuf heures quarante-cinq devant le Chaudron Baveur, avant que Seth ne change d'avis.

« Oh et puis mince ! Tu m'accompagnes Severus, je serais caché derrière une paroi transparente, et tu vas prendre beaucoup de plaisir à les voir se battre. »

Severus lui accorda un sourire encore trop rare, ses yeux brillaient de satisfaction. Oui cela allait lui plaire. Il hocha la tête.

Harry et Severus pénétrèrent dans Gringotts où Ragnock les attendait dans le hall, pour les guida sans un mot jusqu'à une pièce annexe. Deux Aurors qui ressemblaient à des culturistes moldus se levèrent à leur entrée. Ils étaient grands, musclés et arboraient une mine patibulaire. Des versions plus vieilles de Crabbe et Goyle.

« Lord Black, je vous présente John et Lewis, ils sont de toute confiance et veilleront à vous défendre et à intimider quiconque vous agressera. Ils sont habitués aux situations conflictuelles et même si ils sont détachés du Ministère, ils travaillent pour Gringotts, » précisa Ragnock avec un sourire sournois.

« Enchanté Messieurs, merci de votre présence, » répondit Seth, avant de se retourner vers Ragnock. « Monsieur Ragnock, je vous présente mon époux et compagnon, le maître des potions Severus Rogue. Par ailleurs, je suis navré de vous demander cela si tard, mais pourriez-vous ajouter la même somme que Mme Malefoy va recevoir pour Androméda Black-Tonks et Draco Malefoy, en tant que dons du nouveau seigneur Black ? »

« Toutes mes félicitations, et tous mes vœux de bonheur. Rassurez-vous, il sera fait selon votre volonté. J'ai eu raison de faire appel à deux gardes du corps, vous allez provoquer un vrai séisme là-dedans, » constata Ragnock avec un petit gloussem*nt. « Bien cela va commencer. »

D'un geste le mur derrière lui devint transparent. Puis Ragnock reprit :

« On ne peut pas vous voir, asseyez-vous. »

La salle où se déroulerait la lecture des dernières volontés de Sirius était longue. Puisqu'on était sous terre, elle ressemblait à une caverne, mais était très bien éclairée. Des chaises étaient disposées par trois sur cinq rangs devant un énorme bureau, et sur l'une des parois était accrochée une immense photo sorcière d'un Sirius plus jeune et riant aux éclats.

Harry prit place dans son fauteuil, près de son mari et lui prit la main.

Ragnock sortit pour rejoindre la pièce voisine où les différents « légataires » commençaient à arriver. Seth appela Zach, qui apparut dans un pop. Il portait sa nouvelle tenue noir et vert et avait fière allure.

« Zach, tu resteras derrière moi, et il ne faudra pas avoir peur : je te protégerais. »

« Bien Maître Black Monsieur. »

Les supposés héritiers entrèrent et prirent place, d'un air faussem*nt affligé et surtout, comme en pays conquis : Albus Dumbledore, Remus Lupin, Tonks, Androméda Tonks, Hermione Granger, Ron Weasley, Percy Weasley, en tant que représentant du Ministère, -ce fait seul étant étrange. Compte tenu des antécédents relationnels entre Sirius et le ministère, Seth ne voyait guère ce que son parrain aurait pu léguer à l'institution, mais il était évident que Dumbledore était à l'œuvre…- et la famille Malefoy.

Ragnock, assis derrière son grand bureau, prit la parole.

« Bienvenue. Prenez place, nous sommes réunis pour l'ouverture du testament de Sirius Black. Je ne vois pas Harry Potter ? »

« Harry Potter n'a pu venir pour des raisons de sécurité, je l'informerais de tout bien entendu » dit Dumbledore d'une voix paternaliste.

« Ce n'est pas très réglementaire Monsieur Dumbledore, il devrait être présent à la lecture du testament de son parrain. J'en informerai mes supérieurs. »

« Bien poursuivons, voici le testament »

Ragnock ouvrit un genre de parchemin, dont s'éleva une étrange fumée qui prit la forme de Sirius. La silhouette se mit à parler.

« Moi Sirius Black, sain de corps et d'esprit et possédant une fortune de 250 000 Gallions, je lègue :

-2 500 Gallions à Remus Lupin

-2 500 Gallions à Nymphadora Tonks

-20 000 Gallions à Andromeda Tonks,

-20 000 Gallions à Narcissa Malfoy

-50 000 Gallions à mon filleul Harry Potter.

Le reste sera pour Seth Orion Black, mon descendant en titre, qui hérite du Square Grimmaud et de toutes les possessions du Seigneur Black, et donc des voûtes de la famille en tant que nouveau chef des Black. Il veillera sur les dons de mon filleul Harry Potter.

Je transmets également mon tutorat sur Harry Potter, que je n'ai pu exercer de par ma situation injuste -puisque je n'ai jamais eu le procès auquel j'avais droit- à mon descendant en titre, Seth Orion Black, pour qu'il puisse veiller à ses intérêts. »

Harry sourit. Visiblement, si la magie l'avait reconnu comme Seth Orion Black et avait modifié le testament en conséquence, elle avait aussi pensé à le protéger…

Ragnock marqua une pause et Seth observa la salle. La plupart des personnes présentes semblaient abasourdies. Andromeda. Tonks sanglotait déjà en parlant de la gentillesse de son cousin, pendant que Dumbledore ruminait dans son coin et qu'Hermione semblait compulser mentalement tout l'arbre généalogique de la famille Black pour trouver ce fameux Seth. Ron fulminait, Lupin et Tonks ne savaient pas quoi dire, seuls les Malefoy restaient dignes, même si il était évident qu'ils étaient surpris. 20 000 Gallions pour Narcissa, et seulement 2 500 pour Tonks fille et le loup ?

Ragnock donna un coup sec sur sa table pour attirer l'attention de tout le monde, et l'image de Sirius reprit :

« La deuxième partie de l'héritage est celui du chef de la famille Black, le capital n'est pas le même et indépendant du mien. Il s'élève à 15 millions de Gallions, répartis sur cinq voûtes. Ces voûtes, en plus des biens mobiliers et immobiliers, sont transmises à mon descendant en titre, le Seigneur Seth Orion Black. Que Gringotts applique mes volontés sous la surveillance de Magie Magistra »

Ragnock conclut rapidement :

« Le nouveau chef de la famille Black, Lord Seth Orion Black, a décidé comme premier geste en tant que Lord Black d'offrir en signe de réconciliation et d'apaisem*nt au nom des Black les sommes suivantes, à rajouter à l'héritage de Sirius Black :

-20 000 Gallions, soit un total de 40 000 Gallions, à Andromeda Black, avec sa réintégration dans la famille, son mariage avec Ted Tonks est désormais reconnu et accepté. »

Andromeda poussa un petit cri et se mit à pleurer.

« 20 000 Gallions à Narcissa Malefoy, soit un total de 40 000 Gallions. »

La famille Malefoy écarquilla les yeux de surprise. Une fraction de seconde, seulement. Un Malefoy n'est jamais surpris, voyons…

« 20 000 Gallions à Draco Malefoy.»

La fumée représentant la silhouette de Sirius s'évapora. Rémus poussa un gémissem*nt de détresse sonore qui gêna terriblement l'assemblé.

60 000 Gallions. C'en était trop pour Lucius, qui en perdit son flegmatisme légendaire et laissa sa bouche béer comme celle d'un poisson. C'était vraiment inattendu de la part de ce Lord Black inconnu, et une bonne surprise. Il ne pensait pas que Black reconnaîtrait sa femme et son fils, ce qui le réconforta étrangement.

« Ceci clos la lecture du testament de Sirius Black. »

Un silence abasourdi régnait dans la salle. Puis les réactions s'enchaînèrent.

Bien observons les comportements de chacun, pensa Seth.

Tonks, Andromeda et Lupin, qui étaient assis ensemble discutaient avec animation, essayant de comprendre le pourquoi d'une telle déception. Remus baissa tristement la tête et essuya une larme au coin de son œil en regardant la grande photo de Sirius avec nostalgie.

Drago était euphorique et très enthousiaste, sa mère le regardait avec indulgence, un grand sourire aux lèvres, tandis que Lucius le considérait avec un sourire hautain et satisfait…

Seth pensa que s'il le pouvait, il ricanerait en montrant du doigt les autres pour se moquer. Comme ce garçon mal habillé dans ce dessin animé moldu avec des personnages jaunes que Dudley regardait tout le temps. Au grand désespoir de la tante Pétunia, il semblait avoir pris le père de famille pour modèle d'intelligence...

Hermione pleurait dans les bras de Ron, qui la consolait tant bien que mal, mais on voyait qu'il était rouge de colère et bientôt, il cria vers Ragnock :

« Et pourquoi on a rien ? On était ses amis, on l'a mieux compris et soutenu que Potter, c'est injuste ! »

Au premier rang Albus Dumbledore semblait bouillir de rage. Percy, hébété, ne cessait de se tourner vers lui cherchant des explications, sa bouche s'ouvrant et e refermant comme celle d'un poisson hors de l'eau.

Soudainement, Dumbledore se leva, apparemment très énervé, et se mit à hurler:

« Silence ! Je réfute ce testament, c'est un faux ! Sirius Black n'a jamais eu de descendant, je le saurais ! Ce Seth Orion Black ne peut pas devenir le chef de la famille Black et il n'a aucun droit d'être le tuteur d'Harry Potter ! Je suis le président du Magenmagot, je vous ordonne de modifier ça tout de suite ! »

« Vous n'avez aucun droit d'exiger quoi que ce soit en ce lieu et en cette heure ! « S'exclama Seth d'un ton froid, alors qu'il venait d'entrer, encadré par ses gardes du corps et suivi de son elfe de maison parfaitement habillé…

Severus regardait la scène de théâtre se jouant devant lui en se frottant les mains. Oh, c'était sublime ! Cette pagaille ! La tête du castor et de son idiot rougeaud ! La fureur de Dumbledore, vraiment excellent ! Il se permit un petit ricanement, les yeux scintillants, en pensant que c'était son mari qui venait d'entrer en scène…

Seth ne s'imposait rien que par sa prestance. Il était magnifique avec ses longs cheveux noirs encadrant son visage aristocratique, et sa tenue de cérémonie était impressionnante de luxe avec ses broderies argentées sur le bas de la robe et les armoiries des Black sur la poitrine.

Il tendit la main et présenta la chevalière des Black, celles des Potter et des Peverell restant dissimulée sous le sort de camouflage, ainsi que son alliance et ses oreilles.

« Ceci... » Dit-il en agitant la main, « est une preuve irréfutable. Je suis le Seigneur des Black, et vous, qui êtes-vous pour contester les affaires de famille ? Pour qui vous prenez vous pour contester la volonté de feu Sirius Black ? Il a posé ses dernières volontés sous Magie Magistra, et vous n'avez aucun droit de réfuter ses décisions. »

Dumbledore fulminait et cela se voyait, il ré-attaqua.

« Qui est votre mère jeune homme ? »

« Je vous prierais de vous adresser à moi en utilisant mon titre de Lord Black, et bien que cela ne vous regarde pas, ma mère était une Zabini. »

« Impossible, je connais toute la famille, il n'y a pas d'autre Madame Zabini que celle actuelle! » S'exclama Albus d'un ton victorieux.

« Je doute que nous parlions de la même branche, puisque ma mère est issue de la branche italienne de la famille. »

Quelques hoquets de surprise se firent entendre. C'était l'une des plus grandes familles d'Europe.

Draco jeta un regard interrogateur à l'homme magnifique qui venait d'apparaître. Il croisa le regard de son père, qui acquiesça d'un petit mouvement de la tête.

« Pourquoi Sirius ne nous a rien laissé à nous ? Nous étions ses amis, on y a plus le droit que Potter ! » Intervint un Ron écrevisse, une Hermione reniflant toujours accrochée à son bras.

« La bibliothèque Black est à moi, vous me volez, vous, inculte ! » S'époumona Hermione.

« Mon cousin a estimé que vous ne la méritez pas, vous ne méritez rien. Vous ne faites pas partie de la famille, et vous n'avez rien à faire ici. Surtout vous, une sang de bourbe qui n'a de toute façon aucun droit de réclamer le patrimoine d'une famille de sorcier de sang pur… Quant au fait que je sois inculte… Je suppose que vous pourrez discuter de cela avec les examinateurs du ministère qui me font, depuis aujourd'hui, passer mes ASPIC sur trois jours… »

« Arghhhhhhhhh !» S'étrangla Hermione, ivre de fureur.

« Toi, petit merdeux prétentieux, tu vas payer, tu… »

« Tu vas te taire la belette ? » Interrompit Draco.

Dans un souci de clairement montrer son soutien, il s'était placé près de Seth, et rigolait en observant le castor colérique et son traître-à-son-sang de petit ami dont le visage commençait dangereusem*nt à virer au violet sous la fureur. Beurk… Violet et orange vraiment ignoble…

« Comme l'a dit Lord Black, c'est une histoire de famille. Les Weasley et Granger n'ont rien à faire ici. »

« La ferme toi ! » Hurla Ron qui perdait son calme.

Hermione était à présent cramponnée à son bras, essayant de le calmer, le nez rouge et coulant, tandis que son maquillage, sans doute moldu, si on se fiait au mensonge de la probable mention « waterproof », s'étalait de plus en plus sur ses joues.

« Allons, Allons, Monsieur Weasley restez poli, » intervint Lucius Malefoy d'un ton froid et condescendant, « ce n'est pas le marché aux poissons des moldus ici, on ne hurle pas, mais comme vous vous êtes introduit frauduleusem*nt dans une affaire de famille de Sang Pur, vous ne pouvez sans doute pas comprendre ce genre de subtilités… Il est vrai que chez vous, le titre de Sang-Pur a toujours été usurpé…»

Il s'était rapproché du groupe et placé derrière son fils qui ricanait ouvertement. Hermione, dont les nerfs lâchaient, devint hystérique, frappant le sol de ses poings en gémissant.

Severus, derrière son miroir sans tain, riait tellement qu'il s'urina dessus. Un sort de nettoyage régla le problème. Il se redressa en essuyant des larmes du coin de ses yeux. Son petit mari méritait une récompense magnifique pour l'avoir emmené…

« Vous ne pouvez pas avoir le droit d'être le tuteur d'Harry Potter, puisque c'est moi, et que vous êtes trop jeune ! » soutint Albus d'un ton convaincu.

« Oui, le Ministère soutient le Directeur Dumbledore, Harry Potter ne peut être sous votre responsabilité, vous êtes sûrement un Mangemort qui va le tuer, voilà ce que je crois, » renchérit Percy.

« Je vous arrête de suite. J'ai dix-huit ans donc je ne suis pas trop jeune. Par ailleurs, le testament des Potter ne vous mentionne pas Albus Dumbledore, au contraire ! Les tuteurs désignés par Lily et James Potter sont Alice Londubat, Sirius Black et Narcissa Malefoy. »

Au fond de la salle où elle était restée assise Narcissa murmura :

« Lily m'avait désignée comme tutrice de son fils, elle ne m'avait pas oubliée, Merlin si j'avais su… »

Elle était consternée.

« Quant à vous Monsieur Percy Weasley, je suis sûr que mon avocat sera ravi d'attaquer le Ministère pour calomnie et propos injurieux envers un Lord… Votre prise de position, et donc celle du Ministère, puisque vous êtes là comme son représentant, devrait par ailleurs fortement intéresser les journaux et la population sorcière… Tout comme votre présence, qui n'était requise en aucun cas !»

Un silence suffocant envahit la pièce. Percy ne savait plus où se mettre et avait viré au vert.

Dumbledore était livide et tremblait de rage. Ron les regardait tour à tour lui et son frère, bouche ouverte et semblait, comme à son habitude, ne rien comprendre.

Les Malefoy père et fils échangèrent un regard de connivence et se rapprochèrent de Seth.

« Voyons Albus, je suis persuadé que vos paroles ont dépassé vos pensées, même si je peux comprendre qu'il soit dur d'accepter de perdre sa marionnette, » dit Lucius d'un ton condescendant. « Dire que nous aurions pu élever Harry et que Draco aurait été son grand frère… » Conclut-il d'un air attendri.

Seth et Draco se tournèrent vers lui, choqués, puis se regardèrent d'un air ahuri.

Remus, qui regardait toute la scène en silence depuis un moment ne comprenait pas que Sirius ai eu un descendant et ne lui ait rien dit, c'était impossible ! Qui était ce Seth ? Un imposteur ? Non, il y avait trop de preuves irréfutables, comme la bague, et ce physique appartenait bien aux Black. D'ailleurs ce jeune homme ressemblait sous certains angles à Sirius au même âge. En tout cas, on voyait bien le patrimoine génétique des Black en lui…

Lunard regarda la grande photo de Sirius, puis Seth. Oui on ne pouvait pas douter du lien de parenté… Même les yeux avaient quelque chose de familier avec cette couleur verte. Ceux d'Harry étaient plus foncés.

Remus vit alors Ron pointer sa baguette vers Seth pour lui lancer un sort. Avant qu'il ne puisse intervenir, il vit le sortilège rebondir contre trois boucliers, l'un de l'elfe, Abris fortem, un sortilège de dôme, l'autre de Draco Malefoy, un Agarminis, un bouclier d'argent, et il ne reconnut pas le troisième, qui était turquoise…

Seth releva ses manches d'un air narquois. Les deux bracelets runiques brillaient de la même couleur turquoise et les runes s'agitaient lentement sur sa peau, se modifiant, semblant chercher le meilleur agencement pour parer à la prochaine situation. Un léger sifflement et un étrange croassem*nt se firent entendre et dans le col de sa chemise remonta le serpent tatoué, qui enroula ses anneaux autour de sa gorge, tout en considérant d'un air indulgent le gros corbeau noir qui s'était posé sur son corps. Les deux animaux semblaient prêts à jaillir de la peau pour mordre…

La petite troupe de Dumbledore resta abasourdie. Les tatouages sorciers étaient toujours d'une grande beauté, mais ils reflétaient aussi la personnalité de leur propriétaire, et ceux de Seth étincelaient de puissance et de colère…

Aussitôt, les deux gardes du corps profitèrent de l'effet de surprise et envoyèrent leur réplique : un rayon jaune, Bianker, qui est un charme de pétrification et un violet, Everte Statim, qui projeta Ron contre le mur derrière lui où il perdit connaissance.

Ce fut la panique, Hermione se précipita vers Ron, en poussant des hurlements. Lucius leva les yeux au ciel d'un air exaspéré qui fit rire Seth et Draco. Hermione leur lança un regard profondément vexé et qu'elle voulait sans doute vengeur…

Tonks voulut intervenir, mais sa mère la retint fermement par le bras en lui disant de ne pas s'en mêler. Percy voulu envoyer un sort à Seth, qui immédiatement se baissa, attrapa sa baguette, fit une roulade et envoya un Immobilus. Percy s'effondra sur le sol, immobile. Lucius compléta avec un Verracrassus, qui transforma Percy en Veracrasse.

Tandis que Seth se relevait, Draco essaya d'entamer la conversation avec lui :

« Tout va bien ? Vous n'êtes pas blessé ? »

« Non je vous remercie. »

« Certains sorciers font vraiment tout pour se faire remarquer, » souligna Draco avec un regard condescendant vers Ron, qui reprenait conscience en grimaçant face à une Hermione qui lui faisait une leçon de morale, en jetant des regards haineux dans la salle.

Seth acquiesça. Intérieurement il était assez étonné. C'est par de petites choses comme ça qu'il se rendait compte d'à quel point il avait changé. La thérapie du sanctuaire avait vraiment modifié ses perceptions. Il ne trouvait plus révoltantes les remarques de Draco, il appréciait son humour grinçant, qui ressemblait tant à celui de Severus.

Dumbledore, qui avait tout observé en attendant le moment favorable, se montrait particulièrement irrité de la situation et, prit de folie à cause de la perte de son tutorat et de la fortune Potter-Black, voulut en profiter pour envoyer un sort dans le dos de ce fichu héritier. S'il se débrouillait bien, il pouvait faire passer ça pour un accident…

Il pointa discrètement sa baguette… Mais Ragnock lui donna un coup sec sur la main avec un gourdin qu'il avait sorti de Merlin savait où. Le Gobelin entendit avec satisfactions quelques os se briser.

« Je ne vous le conseille pas, Dumbledore, vous et votre petit groupe ne pouvait plus utiliser de magie dans l'enceinte de Gringott.» indiqua Ragnock d'un ton ferme et glacial.

Aussitôt, les baguettes des deux gardes du corps se tournèrent vers lui, menaçantes. Et le petit elfe se positionna dos à son Maître. Dumbledore était rouge de colère et arborait un air passablement constipé. Ou bien, à l'odeur, était-ce l'inverse ? Ragnock fronça le nez et fit remarquer à Dumbledore qu'il était prié de se retenir et qu'il existait des couches pour les vieux sorciers incontinents. Même Lucius explosa de rire…

Dumbledore ronchonna d'un air outré. Ce n'était pas de sa faute après tout s'il avait des problèmes de digestion depuis hier ! Et il avait demandé à Ragnock de déplacer la lecture du testament ! Ce à quoi Ragnock répondit qu'il n'avait vu aucune raison d'accéder à sa requête, puisque Dumbledore n'avait en aucun cas été convoqué, et puisqu'il s'était invité, ce qui était, en soi, déjà odieux, il était prié de se conduire avec le minimum de dignité qu'il lui était encore possible d'éprouver, pour lui, vieillard qui avait tenté de dépouiller un Lord de Sang Pur !

Dumbledore s'étrangla avec sa salive, tout en lâchant un pet tonitruant. Il décida de l'ignorer et de faire semblant de retrouver contenance. Il analysa rapidement la situation.

Mouais…Il avait un Gobelin, un elfe et deux aurors professionnels sur le dos, sans compter les Malefoy qui en profiteraient sûrement pour se faire bien voir, histoire de voir si ils pouvaient grappiller un peu plus d'héritage, ni bien sûr ce fameux Seth Black, qui sortait de nulle part, mais qui était assez puissant pour porter des tatouages de boucliers…

Il fallait savoir s'incliner. Mais ce n'était pas pour autant qu'il s'avouait vaincu.

Dumbledore leva les mains en signe de paix.

« Tonks, Remus, Miss Granger, Mr Weasley, prenez Percy : nous partons » dit Albus.

En passant près de Seth il dit :

« Ne pensez pas avoir gagné aujourd'hui Lord Black, » nous nous reverrons.

« J'y compte bien, Monsieur Dumbledore » répondit Seth d'un ton hautain. « Et pour l'amour du ciel, mettez une couche, l'odeur est intenable ! »

Lucius gloussa, ce que les Sangs-Purs ignorèrent avec indulgence. Le Lord Malefoy se reprit rapidement.

« Et vous pourrez compter sur moi, Lord Black » renchérit-il d'un ton suffisant.

Dumbledore sortit avec autant de dignité que le lui permettait son cuisant échec et sa robe souillée, peste soit les Gobelins qu'il ne pouvait même pas se nettoyer. Remus et Tonks l'arrêtèrent pour lui dire qu'ils restaient encore un peu, et Remus, avec ses sens de loup, prit bien soin de ne pas trop l'approcher. Tonks ignora l'odeur d'un air gêné. Dumbledore ne leur accorda pas un regard et partit, furieux.

Pendant qu'Hermione aidait Ron à se relever, Seth agita discrètement sa baguette vers le Veracrasse en murmurant « Furonculose Durarus ». Draco, qui l'entendit, dû se mordre les joues à sang pour s'empêcher de rire. Mais lorsqu'Hermione ramassa le Veracrasse gluant qu'était Percy et partit en l'emmenant sous son bras, Seth et Draco ne purent se retenir et explosèrent de rire devant Lucius qui les couvait à son tour d'un regard indulgent.

Une fois un peu calmé, des larmes de rire au coin des yeux, Draco demanda d'une voix rieuse :

« Lord Black, je voudrais savoir : Furonculose, cela veut dire des furoncles pleins de pus partout sur le corps, certes, mais Durarus », de quoi s'agit-il ?

« Durarus empêche que l'on enlève le sort de furoncles, quelle que soit la manière. Il faut attendre des mois avant que le sort ne s'arrête… »

Draco fendit son visage d'un sourire heureux…

Seth ne reconnaissait pas ce Draco gai et agréable. Il était étonné. Peut-être que Severus avait raison : ce Draco méritait une seconde chance.

Seth tendit sa main à Draco, qui s'immobilisa et regarda la main, puis le sorcier face à lui. D'habitude, c'était lui qui faisait ça, et la dernière fois qu'il avait proposé son amitié à quelqu'un, ça s'était mal terminé…

« Appelle moi Seth et soyons amis, » dit Harry.

Draco considéra ses options un instant et serra la main du jeune homme.

« Moi c'est Draco. Je suis heureux de t'avoir rencontré, et j'accepte ton amitié. »

Narcissa s'était levée et s'était placée près de son mari, elle était heureuse du dénouement de la cérémonie. De plus, Draco était heureux, et cela n'avait pas de prix.

« Lucius, tu te rends compte que j'aurais pu être la tutrice d'Harry Potter ? Et qu'il aurait pu être le frère de Draco ? »

« Narcissa, avec le retour du Seigneur des Ténèbres, je ne sais pas si cela aurait été gérable comme situation, il s'agit quand même de Potter… »

« Ah non Lucius ! Lily était mon amie, tu n'aurais pas touché un seul cheveu de cet enfant, pour ton.. »

« Narcissa, » l'interrompit Lucius, « nous parlerons de cela au Manoir » dit-il d'un ton gêné.

Seth, qui avait entendu la conversation, était très étonné de la réaction de Narcissa.

Tonks, Andromeda et Lupin s'approchèrent… Andromeda prit la parole.

« Je tenais à vous remercier pour ce que vous avez fait pour ma fille, mon mari et moi-même aujourd'hui. Me rendre le nom de Black signifie beaucoup pour moi, pour nous. »

« Comme je l'ai dit, je souhaite que la famille se rapproche et que les tensions s'apaisent. Vous pouvez m'appeler Seth. Puis-je vous appeler Andromeda, ma tante ? »

« Oui bien sûr ! Tu ressembles tellement à Cygnus, aussi généreux et gentil que lui ! Un peu séducteur - elle lui fit un clin d'œil - comme lui. Ton sort de furoncles était très réussi ! » Dit-elle avec un petit rire.

« Un sort de furoncles ? » demanda Tonks.

« Tu ne vois pas ce qui compte Nymph'. Et tu te dis auror… »

« Maman… »

« Seth, j'aimerais pouvoir discuter avec vous, où puis-je vous joindre ? » demanda Andromeda.

« Je n'ai malheureusem*nt pas de créneau libre en ce moment. Je l'ai dit, je dois passer mes ASPIC…»

« Savez-vous pourquoi Sirius a réparti ses dons ainsi ? L'ordre n'a rien reçu, et Nymphadora et Monsieur Lupin ont reçu très peu ! »

Tonks grimaça. Lupin et elle se rapprochèrent afin d'entendre la réponse qui les inquiétait énormément.

Seth prit un air faussem*nt gêné.

« D'après ce que je sais, vers la fin, Sirius n'acceptait plus les dictâtes de l'ordre, et les décisions profondément injustes prises contre l'intérêt de son filleul. Dumbledore n'a toujours pensé qu'à lui, et à lui seul dans cette affaire, pourtant, Sirius était malgré tout le parrain et le responsable légal d'Harry Potter, même si on l'empêchait d'exercer son rôle. Dumbledore n'a eu aucun respect pour lui, pour sa fonction, ou pour Harry, n'a fourni de soutien a aucun d'entre eux, et n'écoutait aucun des deux, ce qui est profondément révoltant ! Saviez-vous que les moldus qui ont élevé Harry ne lui sont même pas liés par le sang ? Qu'ils l'ont battu, volé, affamé, exploité, et emprisonné, pendant des années ? »

Andromeda et Narcissa plaquèrent une main sur leur bouche d'un air horrifié. Tonks et Lupin s'apprêtaient à intervenir, mais Seth les interrompit.

« Pour ce qui est de Tonks, Sirius la voyait comme naïvement fanatique envers Dumbledore et l'ordre, allant jusqu'à espionner son filleul chez les moldus, -remarquant au passage les barreaux à sa fenêtre,- alors qu'elle savait qu'il aurait dû être auprès de lui, son parrain… Pour Lupin, c'est plus grave. Il a rejeté Harry, n'allant pas le voir, ne s'inquiétant pas pour lui, ne lui disant rien sur son lien avec lui lors de son année d'enseignement à Poudlard. Il n'a pas non plus soutenu Sirius quand il était à Azkaban, il n'est plus un maraudeur depuis longtemps. Un maraudeur fait passer la famille avant tout et Harry et Sirius auraient dû être de sa famille. Lupin est devenu unQueudverd'un autre genre, il est le chien de Dumbledore comme Queudver est celui de Voldemort…» conclut Seth d'une voix glaciale.

«Queudver? » Demana Andromeda.

« Il sait de quoi je parle,» répondit Seth.

Tonks le regarda, abasourdie et choquée. Sa mère lui donna une claque derrière la tête, outrée et furieuse.

« Les Black se soutiennent, tu aurais dû être du côté de Sirius et je savais que cet ordre était mauvais ! Tu devrais réfléchir davantage ma fille, tes choix sont comme ton attitude, gauche et maladroite ! »

Tonks baissa piteusem*nt la tête.

Lupin avait les poings serrés, son loup hurlait à ce verdict. Il avait bien senti que Sirius était plus distant. Merlin, il avait perdu Sirius et il perdait Harry, il était un traître, voilà ce qu'il était devenu… Un Queudver ! Un Pettigrew ! Il avait besoin de réfléchir…

La famille Malefoy, qui avait écouté la conversation, se lança des regards entendus. Narcissa prit la parole, essayant d'alléger l'atmosphère.

« Où logez-vous Lord Black ? »

« C'est un peu compliqué. Je récupère le Square Grimmaud cet après-midi mais une décoratrice va tout refaire, donc il sera inhabitable un moment. Et le Manoir Black a été inhabité trop longtemps. Mes elfes sont en train de le rénover, donc je loge au Chaudron Baveur pour l'instant. »

« Il n'en est pas question, vous allez vous installer au manoir Malefoy dès maintenant ! » imposa Narcissa, « nous avons largement la place de vous accueillir. »

« C'est-à-dire… »

« Non, vous n'avez pas le droit de refuser cela à votre tante Narcissa ! »

« Allez, Seth, viens, ça va être sympa ! » Rajouta Draco.

« Si vous voulez nous pouvons passer prendre vos bagages maintenant, » proposa Lucius.

« C'est que je dois retourner passer mes ASPIC au ministère, ensuite j'ai rendez-vous chez les Zabini, je dois partir… » -il lança un Tempus informulé avec une aisance qui impressionna tout le monde sans qu'il ne s'en rende compte- « d'ici quinze minutes, je ne vais pas avoir le temps… »

« Venez après… »

« Je vous contacterais par cheminette, Monsieur Malefoy. »

« Lucius, je m'appelle Lucius… »

« Quelle décoratrice avez-vous prise pour le Square ? » demanda Andromeda.

Seth fronça les sourcils.

« Une certaine… Ferguson, il me semble ? »

« Quoi !? Kara Ferguson ? » Crièrent Tonks et Narcissa en cœur, complètement hystériques…

« Elle est fabuleuse, la meilleure d'Angleterre, elle n'accepte les contrats qu'au compte-goutte ! Rahhhh je suis jalouse, il faut que je vous accompagne pour voir son travail, elle est extraordinaire, okay, hein ? Okay ? »

Seth fronça les sourcils. L'enthousiasme de cette fille, qui l'avait trahi et qu'il était loin de considérer comme une amie, ne lui faisait guère plaisir, mais il venait de la réintégrer dans la famille…

« Tu te rends compte Narcissa ? C'est la maison de Walburga, elle était sinistre… » Murmura Andromeda.

Lupin baissa la tête, consterné. La maison de Sirius allait perdre son identité, son dernier souvenir allait être effacé…

« Non… Ce n'est pas vrai !? Cet hôtel particulier en plein cœur de Londres ? Où il y avait toutes ces têtes d'elfes empaillés accrochées au mur ? » S'étonna Narcissa.

Seth et Draco firent une grimace qui fit rire Tonks. Narcissa en avait les larmes aux yeux : tant de souvenirs de son enfance… Elle qui pensait avoir perdu tout cela, et elle retrouvait toute sa famille, sa sœur, un cousin qui ressemblait tant à Cygnus, et enfin, sa nièce… Son fils retrouvait ses racines, enfin !

« Quand est ce que je peux venir ? » reprit Tonks, toute excitée.

« Nous verrons cela Tonks, je vous contacterais. »

Seth était loin de lui avoir pardonné toutes ces années à l'espionner et à obéir à Dumbledore. D'ailleurs, rien ne lui disait qu'elle ne le faisait plus.

« Moi aussi je veux voir ça, Maman m'a dit que c'était horrible !»

« Oui plutôt ! Il y a un tableau de Phinéas Nigellus Black, un épouvantard et des Doxys partout, et le portrait de Walburga hurlant… »

« Non !? Il faut que je voie ça, Seth, quand je vais raconter ça à Blaise… »

« Oh Merlin, mes examens ! Je vais être en retard, je file… Bonne journée à tous, je vous contacterai ! »

Et Seth partit en courant vers la sortie, fit un arrêt éclair pour embrasser Severus qui était vraiment trop joyeux pour être normal, peut-être le vin du midi ?

Seth arriva un peu en retard au ministère et se précipita dans la section des examens. Toujours sous l'emprise d'un retourneur de temps, il enchaîna : Métamorphose, Sortilèges, Histoire de la magie, Soins aux créatures magiques et astronomie. Quand il sortit, il n'en pouvait plus, mais dans l'ensemble, il pensait avoir réussi. Demain, il passerait à la partie pratique. Il avait payé un petit supplément pour bénéficier de nouveau d'un retourneur de temps et passer les épreuves plus vite. Mais Merlin c'était exténuant !

Dumbledore était ivre de fureur. Pour qui se prenait ce freluquet? Il ne pouvait pas perdre la garde d'Harry, trop de choses reposaient sur le contrôle de l'enfant !

S'il perdait le contrôle, il perdait la gestion des comptes, il perdait son emprise sur Harry, sur Fudge, sur Maugrey, sur Ombrage, sur tout le monde ! Il ne pouvait plus obliger le môme à vivre où il voulait, il n'avait plus aucune autorité sur lui ! On ne lui laissait que son pouvoir de directeur de l'école, et c'était loin d'être suffisant pour lui. Non, cela ne se passerait pas comme ça !

Dans un premier temps, il demanda à Alastor de rassembler des informations sur ce Lord Seth Black. Tout ce qu'il pouvait trouver.

Ensuite, il demanderait à son vieil ami,Elphias Doge, de creuser dans les documents de garde du ministère. Il fallait faire vite, avant la prochaine rentrée scolaire. Il ne perdrait pas son arme, il avait fait trop d'efforts pour construire ses manipulations. Il avait du pouvoir, des relations, il n'échouerait pas !

Chapter 8: Lucius

Chapter Text

Seth arriva en courant au point de transplanage, à dix-neuf heures cinquante-cinq. Severus faisait des allers retours, très énervé.

« Sev, désolé… Quelle prise de tête, je n'en finissais pas… Il faut que je te raconte ! »

« Pas le temps ! Non mais tu te rends compte !? On va être en retard ! »

Et il l'attrapa par le bras pour le tirer jusqu'au point de transplanage. Ils disparurent dans un craquement.

POV Albus

Dumbledore arriva avec sa ménagerie au Square Grimmaurd, il avait fait un portoloin avec un papier de glace trouvé sur le sol devant Gringotts. Résultat, il avait les doigts tout collants ! Avec une grimace dégoûtée, il s'essuya sur sa robe…A peine arrivé il se précipita vers la salle de bain pour faire un brin de toilette, et retrouver sa dignité. C'est un Albus bien moins odorants qui sortit quinze minutes plus tard. Le reste de leur groupe avec un regard hébété, n'avait pas bougé et l'attendait là, il soupira d'exaspération devant leur manque d'initiative.

Il était à peine sortit de la salle de bain que les insultes et les hurlements de Mme Black reprirent de plus belle, elle semblait avoir redoublé d'efforts depuis la dernière réunion de l'Ordre, la veille. Et en plus, elle avait aussi renouvelé son stock d'insultes ! Outré, il se dit que c'était bien la première fois qu'il s'entendait traité de « Vieillard galeux au sang immonde ». Quoi, parce qu'en plus elle s'en prenait à lui personnellement maintenant ? Il soupira de soulagement en entendant les Weasley être traités « d'Affreux rouquins dégoulinants ». Un qualificatif sans doute adressé à Percy. Ron, pour sa part, devint « un Poil-de-Carotte sans cervelle » et Hermione une « Caricature de sorcière ». Ils s'enfuirent rapidement vers le salon. Dumbledore sentait une migraine féroce se développer. Il haïssait tous les Black ! Il se tourna vers son équipe.

Ron portait un énorme Veracrasse gluant et gigotant qui le regardait avec de petit* yeux noirs inexpressifs, ce qui, en soit, ne changeait pas tellement de d'habitude. Hermione se tenait derrière lui, un peu échevelée, ses joues marbrées du noir de son maquillage dégoulinant. Si seulement il n'y avait eu que son mascara pour couler, mais son fond de teint n'avait pas non plus résisté à ses larmes et ses joues étaient par endroit marquées de traînées blafardes. Elle ressemblait à un zèbre. Il devait vraiment lui donner l'adresse de sa parfumerie sorcière. Il n'y avait qu'eux pour lui faire sur commande son eau de Cologne « Tarte au citron meringuée arôme lavende » qu'il aimait tant...

Superbe, pensa Albus avec ironie et un soupir exaspéré. Il demanda à Ron de poser le Veracrasse au sol pour qu'il lui rende sa forme originale. Poil-de-Carotte aida son frère titubant à se redresser. Au moins, ils avaient récupéré un Percy -presque- à son état d'origine…

Albus était furieux ! C'était une catastrophe ! Mais qu'est-ce qui s'était passé !? Qu'est-ce qui avait mal tourné ? Pourtant, tous ses pions étaient en place sur l'échiquier, il avait toutes les cartes en main ! Et ce maudit Seth Black, raaah ! Il l'étranglerait avec plaisir§ Mais le plus gênant était que les Malefoy s'étaient ralliés à lui ! Et si ce Black rejoignait Voldemort ? Une catastrophe… Il lui fallait récupérer le tutorat de Potter, mais Black avait trouvé le testament des parents… Comment ? C'était une catastrophe !

Dumbledore prit une grande inspiration et s'efforça de se calmer. Bon ! La notoriété de ce Lord n'étant pas encore établie, il ne ferait pas le poids face à lui. Il allait faire un recours juridique, il allait le discréditer, le laminer, l'exploser… Et il aurait Potter, son argent, le pouvoir !

Albus frotta sa main là où Ragnock l'avait frappé. Sous le coup de la colère il n'avait rien senti, mais maintenant sa main enflait et prenait une jolie teinte mauve…

J'espère qu'elle n'est pas cassée,pensa-t-il.

« Albus, pourquoi Sirius ne nous a rien laissé ? On devait recevoir notre part… » Chouina Ron d'une voix geignarde.

« Oui, on devait récupérer notre part et on n'a rien… » Poursuivit Hermione.

Merci d'enfoncer les portes ouvertes, Miss Granger…Songea-t-il en soupirant.

« Pourquoi Potter a eu de l'argent lui ? Il en a déjà assez ce Veracrasse ! Oh, pardon Percy. »

Percy lui lança un regard noir qui promettait mille ans de tortures.

« C'était son parrain, Ron, » répondit Albus, exaspéré.

« Mais nous, on ne peut rien faire ? On a des droits aussi, il doit bien y avoir un moyen ? On a bien supporté son parrain complètement timbré pendant qu'il se reposait chez les Dursley ! »

« La fouine a eu de l'argent aussi en plus, tous les Serpentards sont des escrocs, ce sont des magiciens noirs, ils ne devraient rien avoir ! » continua Ron, buté sur son idée et sa rancœur.

« Non, le testament est, semble-t-il, inattaquable, » répondit Albus, « mais je trouverai une solution ! »

« Et vous avez vu le genre qu'il se donne ce Lord Seth !? C'est une saleté de Sang-Pur ! Un sale type dégoûtant, un snobinard ! » Cracha Ron.

« Il avait une très belle tenue et il avait même un pauvre petit elfe esclave, il n'a pas dû entendre parler de la S.A.L.E celui-là ! »

« Tout ça ce sont des bêtises, vous avez entendu ses menaces de procès en diffamation et de publicité dans les journaux ? C'est une catastrophe, et ma carrière ? et le scandale Albus !? Vous devez faire quelque chose ! » S'exclama Percy catastrophé.

Albus lui aurait sans doute rétorqué qu'il ne lui avait jamais demandé de prendre à ce point position et que ce fiasco-là était entièrement de sa faute si il n'avait pas été aussi perturbé par tous les furoncles qui apparaissaient sur le visage, les mains et sûrement le corps de Percy. C'était assez ignoble. Une tuméfaction conique rouge, sans doute chaude et apparemment très douloureuse. Un peu de pus jaune coulait de chaque bouton. Albus leva sa baguette et murmura :

« Finite incantatem. »

Mais rien ne se passa. Il recommença cinq fois avant de renoncer, désespéré…

Percy gratta un gros furoncle sur son front et un peu de pus gicla au coin de la bouche d'Hermione, qui se recula, dégoûtée, en s'essuyant comme une hystérique et en laissant une grande plaque rouge là ou elle s'était frottée.

« Albus, arrêtez ça… » Demanda Percy en montrant sa peau irritée.

« Je suis navré Percy mais si moi je ne peux rien faire contre ce sort, alors je doute même que St Mangouste y arrive, et ne vous énervez pas surtout ! Les états émotionnels instables augmentent la prolifération… Des pustules… » dit-il d'une petite voix.

Percy ravala un cri horrifié :

« Des pustules ? Mais je suis un personnage public moi, vous devez faire quelque chose ! »

Albus haussa les épaules, avant de se retourner en entendant un fort battement d'aile.

Un gigantesque vautour moine aux plumes noires comme la nuit et au cou nu venait de se poser sur le bord d'une des fenêtres de la cuisine et tapait fortement pour entrer. A sa patte se trouvait une lettre rouge foncé qui commençait à fumer. Albus hésita sérieusem*nt à lui ouvrir en se demandant ce qui allait encore lui tomber dessus, mais si la beuglante explosait en public, ce serait pire...

Il alla ouvrir à l'oiseau et prit le parchemin à la patte du vautour, qui repartit dans un grand battement d'ailes. S'il ne s'était pas écarté à temps, le vautour lui aurait collé une gifle. En entendant l'oiseau ricaner, Dumbledore se demanda si ce n'était pas calculé et si l'oiseau n'avait pas été dressé. Il déplia la beuglante, déjà très rouge, qui éructa son texte en hurlant.

« Monsieur

Vous êtes en demeure de quitter le 12 Square Grimaud, situé à Londres, qui revient immédiatement par héritage à Lord Seth Orion Black. L'Ordre du Phoenix n'a plus le droit d'exploiter les lieux impunément. Par ailleurs vous n'avez jamais versé de loyer ni de compensations de quelque ordre que ce soit au propriétaire. C'est illégal. De plus vous n'avez aucun contrat. C'est illégal. De plus vous avez posé des sortilèges de protection sur cette maison dont un Fidélitas sans l'accord du propriétaire. C'est illégal.

Pour ces motifs vous allez quitter ces lieux immédiatement, vous et les membres de la susnommée organisation. Vous avez une heure pour récupérer vos effets personnels et débarrasser les lieux. Une équipe de gobelins viendra briser tous les sorts sur la maison, et en replacer d'autres vous excluant vous et tous les membres d' l'Ordre du Phoenix. Si vous et votre Ordre vous n'avez pas quitté cette demeure dans le temps imparti, vous aurez une astreinte de 500 Gallions par jour et par personne.

Par ailleurs, vous devez également à Lord Black Potter la somme symbolique d'1 Gallion pour votre exploitation sans vergogne de sa maison. Cela tout en sachant que Lord Black, dans sa mansuétude, est bien trop riche pour vous demander quoi que ce soit, mais pas Gringotts !

Kilian, Chef-Huissier à Gringotts »

Le parchemin s'enflamma et se déchira en dizaines de petit* morceaux. Albus s'assit sur le premier siège derrière lui, abasourdi. Et en plus ce Seth Black l'humiliait en ne lui demandant qu'1 Gallion, là c'était la totale ! Ce n'est définitivement pas une bonne journée.

« Ce n'est pas possible… C'est quoi ça !? » Cria Ron affolé.

« Je repars au Ministère, il faut que je vois le Ministre, je passerai à Ste Mangouste avant ! » Indiqua Percy en évitant de regarder qui que ce soit. Il s'enfuit littéralement par la cheminée.

Albus acquiesça la tête basse, Hermione recommença à pleurer.

Ce doit être les hormones,pensa Albus,ou le mauvais cycle du mois.

« Pourquoi on doit partir ? Ce n'est pas juste, on a passé l'été dernier à nettoyer, alors je veux en profiter, il faut que vous fassiez quelque chose Directeur, Maman va pas être contente ! »S'indigna Ron.

Là, Albus en avait marre. Mais vraiment marre. Il ne voulait plus entendre une seule parole, ou alors il deviendrait le prochain Seigneur des Ténèbres ! Il allait tous les tuer, les atomiser, les découper, les faire frire avec de l'huile bouillante et du ketchup… C'était excellent cette sauce moldue, plein de sucre ! Et Weasley ! Il était sur qu'il serait délicieux en nuggets et avec des frites, comme dans ce qu'ils appelaient desfast-food.

« Albus ? »

Hermione le regardait, inquiète. Dumbledore ne se rendait pas compte qu'il montrait les dents et bavait, il faisait peur. Elle se remit à pleurer. Exaspéré, Dumbledore reprit contenance. Il avait besoin de calme.

« Bon, les enfants, rentrez chez vous, on se verra plus tard. »

« D'accord Albus, » répondit Ron, « ce n'est pas grave, il était pourri cette endroit de tout façon, c'est une vraie merde… Il va être bien le Lord avec les Doxys et les araignées partout ! Allez, viens Hermione, » brailla Ron en la traînant par la main… Ils partirent par la cheminée.

Après un long moment de calme, Albus se dirigea vers la cheminée pour donner des ordres à Alastor et Elphias Dodge pour faire des recherches pour lui au Ministère. Il n'avait pas de temps à perdre pour prendre des mesures qui contreraient les actions de Black. Il se redressa satisfait de lui-même et transplana à Poudlard.

Il se rendit chez Pomfresh pour soigner sa main.

« Voyons ça Albus, ce n'est pas beau, c'est mauve, un peu noir et très enflé, comment cela vous est-il arrivé ? »

« Un petit différent sans importance avec un gobelin. »

Il prit une goutte de citron qu'il fit sauter dans sa bouche. Son ventre gargouilla horriblement. Malédiction ! Il avait oublié ça…

« Aie, pas votre meilleur idée, » fit Pomfresh.

Elle lança quelques sorts de diagnostic.

« Ah, Albus, je suis très embêtée : il y a de la magie Gobeline dans votre blessure, on ne peut pas la soigner. »

« Pardon !? »

« Vous savez bien, cela date de l'époque des grandes guerres des gobelines : ils ont tant haït les sorciers qu'ils ont réussi à pervertir leur magie, d'où comme résultat le fait qu'une blessure faite à un sorcier ne peut guérir par des moyens magiques. Les Gobelins sont intelligents, c'est à cause de sorts comme ça que les sorciers ont failli perdre. Au bout d'un moment, il a bien fallu négocier ! »

« Mais qu'est-ce que je vais faire ? »

« Je vais vous mettre une attelle avec des bandes, pour l'os cassé là, ah je ne vous l'avez pas dit ? » continua-t-elle en voyant la mine ébahie d'Albus, « je dois mettre des vis et une tige de fer externe pour les os. En fait vous avez plusieurs os de cassés, donc cinq tiges externes au total, c'est qu'il y a beaucoup d'os dans la main. »

« On ne peut pas faire autrement ? »

« Je regrette Albus, il faut la méthode moldue. »

« Et je garde ça combien de temps ? »

« Au moins un ou deux mois. Je vous donnerais des potions qui aideront à vous rétablir. »

« Deux mois… Oui je vois, » répondit Albus, abattu.

Pompom installa tout le dispositif sur la main d'Albus, elle dû visser les tiges qui créeraient l'extension nécessaire : il y en avait cinq qui se rejoignaient vers le poignet et elles étaient placées à environ deux centimètres au-dessus de la main. Les doigts, quant à eux, étaient enveloppés dans une bande blanche à fleurs bleues et roses avec de petites abeilles qui voletaient en faisant « bzzzzzzz ».

« Je suis désolée Albus, ce sont des bandes pour les enfants. Vous savez bien que Hagrid m'a envoyé tout un groupe de sixièmes années la semaine dernière, je n'ai pas eu le temps de refaire les stocks. Tenez, une potion pour la douleur. Et n'oubliez pas votre potion de réhydratation avant de vous coucher, on dirait que vos diarrhées ne se sont pas calmées… »

« Merci Pompom, je vais aller me coucher je pense, je suis fatigué aujourd'hui. »

« Mais il est seize heure trente, Albus, c'est tôt… »

Albus lui lança un regard de chien battu, à deux doigts de se mettre à pleurer. Pomfresh se ravisa aussitôt.

« Non, non, Albus, vous avez raison… Allez-vous reposer c'est le mieux à faire… » Concéda Pompom, peu rassurée de voir pleurer le grand Albus…

Dumbledore partit vers sa Tour, aveugle et sourd à tout, même à Peeves qui se moquait de lui en chantant une chanson sur ses diarrhées intempestives et leur odeur nauséabonde. Il décida de s'accorder quelques heures de repos pendant que ses hommes faisait les recherches nécessaires à ses plans.

C'est un Albus un peu plus en forme qui partit pour le Ministère quelques heures plus tard. Il avait rendez-vous dans dix minutes au ministère avec Alastor etElphias Doge. Une fois arrivé, il se dirigea directement vers l'auror, qui l'attendait déjà.

«Qu'avez-vous trouvé? » Demanda Albus d'un ton impérieux, comme si il espérait par-là retrouver un minimum de contrôle sur sa vie et ses projets qui partaient allègrement en cacahuète.

« Pour Lord Seth Black, pas grand-chose. Il a passé son examen de transplanage hier et il est en train de passer ses Aspics au ministère. Les examinateurs sont enthousiastes, il est, parait-il, excellent. Vous rendez-vous compte qu'il passe tout d'un coup? Et apparemment, les scores sont parfaits. Je pense qu'il a dû faire sa scolarité à la maison avec des précepteurs privés, et il a dû vivre soit dans les pays de l'Est, soit en Italie car il n'y a pas de traces de lui ici. Une rumeur de rue lui attribue une enfance aux États-Unis… Ses papiers sont en règle à Gringotts. Il est vraiment du sang Black, il a la bague du chef de maison, de ce côté, rien à faire… Je vais continuer à creuser, » grogna Maugrey.

Dumbledore acquiesça sèchement avant de délaisser son ami et pour se rendre au bureau d'Elphias. L'homme prit directement la parole en le voyant.

« Dumbledore ! J'ai regardé dans les archives. J'ai réussi à trouver un parchemin, rédigé par l'ancienne ministre, Milicent Bagnold, qui vous accordait la garde exclusive d'Harry Potter. J'ai également une ratification du Magenmagot, qui stipule que vous êtes le tuteur magique, puisque les moldus Dursley ne peuvent prendre de décisions en rapport avec la magie, » dit rapidement Elphias. « Et enfin, le denier document est un accord du département de l'enfance… »

Dumbledore réfléchit. A l'époque il avait si bien manipulé Milicent, qu'elle avait niaisem*nt ratifié le document lui donnant les pleins pouvoirs sur Harry. Elle faisait tout ce qu'il voulait, ah ! Le bon vieux temps ! Après, cela avait été un jeu d'enfant d'avoir la validation du Magenmagot et du département de l'enfance. Il avait suffit qu'il brandisse la menace sur la vie de l'enfant et le tour avait été joué…

Albus prit les documents sans même remercier son ami d'avoir passé des heures dans les archives pour les chercher pour lui, et partit rapidement pour le niveau deux, où se trouvait le département de la Justice Magique.

Il alla au Service de l'Enfance, et s'adressa à Albert Runcorn, qui gérait le service.

« Albert, voici les documents qui prouvent que je suis l'unique tuteur d'Harry Potter. Un étranger, Lord Seth Black, tente de prendre le contrôle du Survivant. C'est beaucoup trop dangereux, il est peut être un mangemort, et la vie d'Harry serait menacée. Vous devez ratifier une ordonnance me laissant être le tuteur ! » S'exclama Albus en brandissant ses précieux parchemins. Sans même s'embarrasser d'un « bonjour », d'un « s'il vous plaît » ou d'un « merci », il fit sauter une goutte de citron dans sa bouche, les yeux pétillant follement. Albert était sot et manipulable. Tout ça n'allait être qu'une formalité et il allait récupérer son pion !

Albert prit les documents et les étudia. Il n'aimait pas le ton de Dumbledore, il n'aimait pas les mots "prise de contrôle" et "risque sur la vie", non cela ne lui plaisait pas. Mais surtout, l'attitude excentrique et conquérante du vieux directeur, sa tenue vestimentaire criarde, et son attelle avec des abeilles l'énervait au plus haut point. Il fut un temps ou il aurait obéit à n'importe quel ordre venant de lui sans discuter, mais ce temps était passé. Il appela son secrétaire.

« Hamich, allez au niveau quatre, bureau de liaison des gobelins, et ramenez-moi un représentant. Demandez-lui tout ce qu'il a sur la tutelle d'Harry Potter. Et en passant, demandez au service administratif du Magenmagot qu'Eric Much nous rejoigne. »

Puis, s'adressant à Dumbledore :

« Bien, allons dans la salle de réunion. »

Ils patientèrent avec le son horripilant des petites abeilles d'Albus. Albert poussa un soupir de soulagement lorsqu'un Gobelin entra. Sans un mot, il lui tendit un parchemin. Albert le parcouru rapidement et se tourna vers Dumbledore.

« Albus, vos document ne sont pas valable. Les parchemins que m'a remis Rocka sont sans appel, » conclut Albert.

« Mais ce n'est pas possible ! L'ancienne ministre, Milicent Bagnold, a ratifié mon droit de garde, j'ai les papiers du Magenmagot… »

« Ragnock, le gestionnaire des comptes Potter et Black a Gringotts, nous a transmis les documents. J'ai ici le testament de Lily et James Potter. Ils indiquent les tuteurs désignés en cas d'accident ou, en l'occurrence, de meurtre. Vous n'y figurez pas. J'ai le testament de Sirius Black, qui à la fois émancipe son filleul, mais en plus transfert son droit de garde au Lord Seth Black. Ces documents sont inattaquables, car faits sous Magie Magistra. Vous n'aviez pas le droit de le mettre entre les mains des moldus, car ils ne sont pas sur le testament des parents. La ratification de l'ancien ministre et du Magenmagot n'ont aucune valeur ! Premièrement, ils n'avaient pas connaissance du testament, mais en plus vous n'aviez aucun droit d'agir en tant qu'exécuteur testamentaire. Si le Lord Black décide de vous attaquer en justice pour Décisions illégitimes susceptible de nuire à autrui, Usurpation de volonté, maltraitance, négligence lourde, vol et manipulation d'héritage, ni Gringotts, ni le ministère ne vous protégera » grinça Rocka en montrant les dents.

« Vol et manipulation d'héritage !? » S'exclama Albert, horrifié.

Dumbledore se mit à trembler.

« C'est faux ! Ragnock est peut-être le gestionnaire des comptes Black, mais pas des comptes Potter ! C'est Gripsec qui en a la garde ! Je vais vous attaquer pour diffamation ! »

Rocka ricana. Par la porte du fond, Eric Much entra et le secrétaire d'Albert retourna à sa place.

« Gripsec a été reconnu coupable de haute trahison envers sa race et son métier, de vol d'héritage et d'association de malfaiteur, avec vous, Dumbledore. Il purge actuellement une peine de trois siècles dans les mines de sel en Pays Gobelin, suite à quoi il sera exécuté en place publique. Vous n'êtes pas Gobelin, nos lois ne peuvent donc vous juger, mais je ne doute pas du fait que le Lord Black saura réparer cette injustice, j'ai entendu dire que son avocat s'occuperait bientôt de votre cas, Dumbledore… Vous avez volé Harry Potter et le Lord Black pendant seize ans, tout le contenu de vos coffres ne suffiraient pas à rembourser le préjudice subit ! »

« Vous êtes une honte pour le genre humain ! » s'exclama Albert Runcorn. « Dépouiller un enfant orphelin de ses biens ! Ignorer un testament en mettant en danger l'enfant ! Car si Lily Potter refusait de voir son fils confié à sa sœur, c'est qu'il y avait une raison, n'est ce pas ? Et le ministère a participé à vos actions ! Soyez assuré que si nous n'en parlons pas, c'est uniquement par crainte de la sanction, mais si le Lord Black vous intente effectivement un procès, nous vous abandonnerons sans remords ! »

« Maître Rocka a raison, » renchérit Eric Much avec un dégoût évident à l'égard de Dumbledore. « Si Lord Black intente une procédure juridique contre le placement abusif du jeune Potter, nous serons lourdement sanctionnés. Je ne peux valider une décision qui mettrait en difficulté notre gouvernement, » termina-t-il, écœuré d'avoir été dérangé pour cette histoire.

Albus tiqua, il avait un spasme au niveau de la paupière supérieure de l'œil. Ça n'allait pas du tout, avait-il perdu sa touche ? Son emprise pour impressionner et imposer ses volontés ? Quoi, une simple formalité ? Et on lui refusait? Impensable !

« Mes amis, nous sommes à l'aube d'une nouvelle guerre. Voldemort est revenu, il travaille dans l'ombre pour gonfler ses armées, son règne de terreur va recommencer. Harry Potter court plus de risques que jamais d'être trompé, manipulé vers le noir, et tué. Vous devez empêcher ça, c'est votre devoir de citoyens pour l'avenir de notre monde ! Je dois rester le tuteur d'Harry, et non un obscure Black, très certainement sombre, comme tous les Black, » dit Albus d'un ton glacial.

« Non Albus, Lord Black à le droit de garde, » trancha Albert, dégoûté par la tentative de manipulation. Vraiment incroyable, quel toupet ! « Par ailleurs, il me semble qu'à l'heure actuelle, c'est effectivement protéger Harry Potter de le confier à cet inconnu, plutôt que de le remettre entre vos doigts crochus ! »

« Mais Sirius Black est un criminel, il n'a aucun droit juridique ! Sa décision ne peut être valable, je suis le Manitou suprême du Magenmagot, cela devrait aider, » tenta Albus, en désespoir de cause.

« Quel que soit le statut de Sirius Black, Lord Seth Black n'a aucun casier judiciaire. Vous et les Dursley ne sont nulle part sur le testament ! Potter devait au contraire être maintenu à l'écart des moldus, ce que vous n'avez pas fait ! Vous êtes peut être le manitou suprême du Magenmagot, mais vous n'êtes pas au-dessus des lois ! C'est un non, ferme et définitif, Harry Potter est émancipé par son parrain, il est rattaché à Lord Seth Black car Sirius Black lui a transféré son droit de tuteur ! Pour toutes ces raisons il est hors d'atteinte, à la fois majeur juridique, et sous le tutorat magique du nouveau chef de la famille Black ! » conclu Albert d'un ton sans appel.

« Vous faites aujourd'hui une erreur monumentale, » dit Dumbledore d'un ton sinistre, et il partit sans les saluer.

Albert renifla d'un ton dédaigneux, Eric Much cracha par terre.

Rocka se frotta les mains avec un sourire sanguinaire. Ragnock serait content.

Fin du POV Albus

POV Lucius

Toute la famille Malefoy se dirigeait tranquillement vers le point de transplanage, après que Narcissa ait convenu, avec sa sœur, d'un rendez-vous pour parler décoration.

Lucius renonça à lui rappeler qu'elle avait épousé un Moldu, qu'ils étaient des Sangs-Purs, et qu'il serait mal vu de les fréquenter. Il était un politicien-né, et il fallait savoir faire des concessions pour avoir la paix dans son ménage…

Draco semblait pensif. Lucius l'avait beaucoup vu rire avec Tonks, qui avait changé plusieurs fois la couleur de ses cheveux pour imiter les Weasley, ou bien une Granger ayant une bille de clown. Tonks avait également prit une tête de Veracrasse avec une touffe de poils orange, et même Lucius avait dû se mordre la langue pour se retenir de rire. Tout cela après le départ de Seth. Car cette Tonks, en voyant Draco triste du départ du Lord, avait voulu lui remonter le moral. Résultat : un lien s'était créé entre les deux cousins, et ils s'étaient déjà grandement rapprochés, au grand bonheur des deux sœurs !

Ce Seth Black avait donné d'importantes sommes à sa femme et son fils, il avait réintégré la famille Tonks chez les Black et avait reconnu Narcissa et Draco. Finement manœuvré. Même lui ne trouvait rien à y redire, il n'aurait pas mieux fait.

Mais surtout, Seth Black était très riche. Il avait hérité du titre de chef de famille, ce qui voulait dire beaucoup de voûtes et de domaines. Avec ce titre, il obtenait la puissance, et Lucius aimait la puissance…

Black était aussi visiblement très intelligent. Lucius avait apprécié ses réparties, et son sort de Tempus informulé était du grand art. C'était un sort simple, mais complexe, car il devait prendre en compte la géolocalisation du Sorcier : un frémissem*nt en trop et l'heure n'était pas calculée sur le bon méridien, et au lieu d'indiquer midi, on se retrouvait avec des horaires folkloriques, comme quatre heures du matin… En plus il avait le physique des Black et c'était un homme très séduisant, qui avait de la classe ! Il repensa à son arrivée avec les gardes du corps et l'elfe. Lucius avait été très impressionné, et il s'était avoué vaincu pour ce qui était de la mise en scène…

Si Lucius lui apportait son appui, il serait ouvertement contre Dumbledore, mais c'était déjà le cas. Par contre, Lucius doutait fortement qu'il soit attiré par le seigneur des Ténèbres, au vu de ses choix, ayant réintégré dans son clan une famille traîtresse. Mais il était contre les Weasley et Granger, et ça, Lucius décida qu'il pouvait largement l'accepter. Et cela ferait plaisir à Narcissa…

Le plus incroyable était qu'il avait hérité d'Harry Potter, l'icône du monde magique, la vitrine de la Lumière. Dumbledore avait perdu son pion, une arme à double tranchant… Narcissa semblait décidée de s'occuper de Potter. Financièrement parlant, cela ne le gênait pas, Potter était également une grosse fortune… Par contre, il restait encore à trouver comment surmonter le boulet qu'était le Seigneur des Ténèbres, c'était à cause de lui que lui Lucius ne pouvait pas faire plaisir à sa femme !

Et de surcroît, son choix d'avoir rejoint, le vieux serpent décati lui pesait de plus en plus, car ce n'était pas bon pour les affaires ! Sa réputation était pitoyable en ce moment ! Et Lucius était avant tout un homme d'affaires.

Il avait des parts dans plusieurs entreprises moldues, qui lui rapportaient beaucoup. C'était totalement hypocrite, mais il fallait prendre l'argent là où il y en avait. Lucius en avait assez de s'agenouiller devant le Seigneur des Ténèbres, cela ne convenait pas à son image et il préférait de loin réaliser des opérations financières plutôt que des opérations commando de torture !

Le souci venait qu'il était coincé… Avec la Marque et les choix qu'il avait fait plus jeune, et en plus le Seigneur des Ténèbres demandait des fonds, des fonds, comme si c'était inépuisable… Et qu'en payant des pots de vins au Ministère on s'enrichissait ! Il le savait, cela n'allait pas, et il n'était pas le seul à penser ainsi. D'autres cherchaient des échappatoires sérieux, il en connaissait même un qui voulait tout vendre et partir avec sa famille sur une île perdue du Pacifique…

Le Seigneur des Ténèbres, ne se rendait pas compte que cette guerre ne rapportait pas d'argent et les conduisait à la ruine, le monde magique s'écroulait, conduit par des incompétents comme le Seigneur des Ténèbres, Dumbledore et Fudge !

Mais comment attirer le jeune Lord ? Lucius y réfléchit. Sa femme était un lien familial, très bien ça, et maintenant ? Il avait donc lui aussi un lien de sang avec le Lord Black. Donc il faisait partie de sa famille. Donc il le protégerait. Et il pourrait lui apporter son expérience des affaires, expérience qu'il n'avait sans doute pas encore, compte tenu de son jeune âge… Génial comme idée ! A moins qu'il n'ait été élevé comme tout bon Sang-Pur qui se respecte, ce qui semblait d'ailleurs être le cas, mais bon, qui ne tente rien n'a rien, n'est ce pas ?

Et son fils, Draco, qui ressemblait trop à sa mère, ne survivrait pas en suivant les traces du Seigneur des Ténèbres… Il ferait un mangemort pitoyable. Et se ferait tuer, son enfant, son fils unique, non… Inacceptable ! Il devait protéger sa famille, il devait jouer sur l'amitié déjà forte entre Draco et Seth… Car bizarrement, il sentait que le jeune Lord Black allait l'aider… Bien, Seth se rendait chez les Zabini, non ? C'était bien ce qu'il avait dit ? Draco était ami avec Blaise. Alors tous les deux, ils allaient se taper l'incruste chez eux, pour reprendre une expression de Draco…

Chapter 9: La Veuve Noir

Chapter Text

Severus et Harry venaient de se matérialiser devant un manoir très sombre et de style gothique, dont l'architecture et les alentours détonnaient au milieu d'autres manoirs, beaucoup plus accueillants et chaleureux. Ils entreront dans un parc lugubre avec un petit cimetière sur le côté, entouré d'une petite barrière rouillée. A côté se trouvait un dôme en ferraille également rouillé, qui semblait abriter toute une colonie d'acromentules, dont les toiles se balançaient au gré du vent. La terre était brute, sans gazon, comme brûlée. Il n'y avait aucune plante hormophile, un ou deux arbres rachitiques et quelques cactus, assez étranges sous le climat anglais, pour compléter l'ensemble.

Au milieu d'un petit pare-terre de fleurs mortes se trouvait une statue de pierre grise et délavée, piquetée de mousse, représentant un petit enfant au visage désespéré qui tenait son chien mort dans ses bras. Aux côtés de l'enfant se trouvait une autre statue, d'une femme en pleurs et couverte de son voile de deuil. La partie-terre était délimitée par une rangée de pierres blanches en forme de crânes humains. Harry frissonna.

« Ce sont des vrais ? »

«Je ne sais pas», répondit Severus, maintenant un peu nerveux aussi.

« C'est lugubre, on dirait un film d'horreur pour Halloween », chuchota Harry.

« Ne leur dit pas ça ! Même si c'est carrément vrai… »

Ils arrivèrent devant une porte monumentale, avec un heurtoir en forme de… Harry, abasourdi, le regarda de plus près. Oui c'était cela, un homme pendu… Vraiment charmant !

Un vieil elfe décharné et sinistre leur ouvrir et les conduire à travers un hall assez sombre jusqu'au salon. La salle à manger était normale par rapport au parc lugubre qu'ils avaient un aperçu, mais sombre. Gris foncé et argent pour la décoration des rideaux, des murs et de la moquette. Quelques meubles en bois massif. Par contre, concernant la décoration… Les étagères étaient couvertes d'immondices ! Un fœtus -humain !- dans un bocal, une tarentule séchée, une poupée vaudou, un vase représentant les Enfers, une tête réduite Jivaro… Et tant d'autres choses que Severus et Seth se refusaient à nommer ! L'ensemble était plutôt choquant !

Merci Merlin ! Le salon comportait également une énorme cheminée en marbre noir où crépitait un feu chaleureux, devant laquelle se trouvaient une petite table et deux canapés de cuir noirs et argent à l'air confortable…

A leur entrée, l'elfe les avait annoncés, mais abasourdis par la décoration, ils n'avaient guère remarqué les trois personnes, assises sur l'un des canapés, qui s'étaient levées pour les saluer. Lorsqu'ils reprennent enfin leurs esprits, ce fut pour tomber sur Blaise et un homme d'une cinquième année qui les observaient d'un air presque blasé, contrairement à la femme à côté d'eux, dont l'apparente vulgarité de ses manières entachaient malheureusem*nt sa très grande beauté, et qui les regardaient d'un petit sourire satisfait, comme ravie de son petit effet. La décoration était-elle son idée ? Seth frissonna d'horreur et pria tous les Dieux qu'il connaît de donner plus de goût à Kara Ferguson…

Alors que Seth et Severus rejoignaient leurs hôtes près de la cheminée, l'homme se leva et tendit la main pour les saluer.

" Bonjour. Je suis le Seigneur Don Antonio Luis Zabini, » dit-il en les groupements -surtout Seth- d'un air circonspect.

Il avait les cheveux gris très courts, quelques rides au coin de ses yeux marron et la peau mate. Semblant apprécier ce qu'il voyait, il s'adressait à Seth petit sourire. Il semblait très sympathique et mettait en confiance, même s'il était évident qu'il était dangereux. Il se tourne vers la femme.

« Voici mon ex belle-sœur, Ororo Zabini. »

Elle était noire et d'une très grande beauté. Elle les salue en faisant un signe de tête. Elle avait les traits très fins, de grands yeux noirs de biche, et des formes voluptueuses moulées dans une grande robe noire, ainsi qu'une queue de cheval, en haut de la tête, dont plusieurs longues tresses s'échappaient pour tomber jusqu' à sa taille. Elle portait également de gros bijoux en or qui cliquetaient quand elle bougeait, formant un contraste saisissant le plus bel effet entre sa peau d'un doux marron et l'or étincelant.

« Et vous connaissez peut-être déjà Blaise Zabini, le fils d'Ororo ? »

Blaise vint serrer la main de Severus avec un grand sourire.

« Professeur Rogue, je suis très content de vous recevoir chez moi. »

« Merci Blaise, je dois dire que la décoration m'a un peu surprise. »

« Ah, c'est le quatrième mari de ma mère qui avait fait cette collection », dit-il en désignant le salon d'un geste de la main, « et ma mère l'adore » annonça-il d'un ton dégoûté .

Alors, se représentant, il se tournera vers Seth.

« Bonjour, je suis Blaise, » dit-il en serrant la main de Seth.

« Enchanté, appelle-moi Seth » répondit Harry.

« Je vous présente Lord Seth Orion Black » dit Severus en désignant Harry.

Mme Zabini se précipita vers lui, l'attira par la main et lui dit sans le lâcher :

« Oh, je suis ravie de vous connaître, vous pouvez m'appeler Ororo ! »

Elle se pencha vers Seth dévoilant son décolleté.

« Hmm, ce parfum je le connais… »

Harry essaya tant bien que mal de se dégager, mais sans y arriver.

« Yves Saint Laurent, « pour Hommes », » répondit-il.

« Ah oui, les parfums français ! Vous avez vraiment beaucoup de goût, » dit l'être femelle en se passant la langue sur ses lèvres, puis elle place son bras autour du coude du jeune homme tout en s'exclamant :

« Venez installons-nous ! »

Elle le tira vers un canapé. Ils prirent place et, puisque Mme Zabini coinçait Harry contre l'isolation, Severus n'eût d'autres choix que de s'asseoir à côté de cette femme, ses envies de meurtre transparaissant vraisemblablement sur son visage sans que l'autre harpie ne s'en soucie. Blaise et Antonio se retrouvent en face. Mme Zabini se décala pour se rapprocher d'Harry et lui attrapa les bras en plongeant son regard dans le sien en battant des paupières, telle une collégienne énamourée.

« Vous avez envie de quelque chose ? » propose-t-elle d'une voix suggestive.

Seth ne savait plus quoi faire pour sortir de ce calvaire. L'autre Harry aurait sans doute rougi et transpiré de gêne, bégayé, n'aurait pas su ou se mettre. Mais Seth l'Elfe noir combattait actuellement le besoin quasi-irrépressible d'épingler cette succube sur le retour au mur comme ses immondes papillons de nuit crevés dans leur cadre avant l'enrouleur de soie d'acromentula et de la livrer toute prête à consommez ses charmantes araignées dans leur enclos du parc !

« Non, rien, » répondit-il d'une voix polaire.

« A boire peut être, chaud ou froid ? »

« Froide ! Définitivement froid ! » Répliqua-t-il vivement en écartant la main qui avait glissé sur sa cuisse.

Elle la remit aussitôt et la fit glisser sans vergogne vers le haut, telle une prostituée de bas étage, avant d'appeler l'Elfe qui avait introduit Seth et Severus dans la maison -qui s'appelait Xinon- pour avoir cinq coupes de champagne, sans s'apercevoir que sa proie semblait bouillir de colère.

« Mme Zabini, Seigneur Zabini, Blaise, dites-moi, je ne suis Lord que depuis peu et il est évident que mon éducation comporte des lacunes sur certains points, aussi je suis d'avance navré si ma question vous offense, mais j' aimerais savoir : est ce qu'égorger son hôtesse en chaleur est considéré comme discourtois dans la société sorcière anglaise? » Exigez-t-il du ton le plus glacial de son répertoire.

Pas un ton à la Malefoy. Un ton à la Seigneur Elfe noir… Les trois hommes frissonnèrent. Ororo hoqueta et sa main se figea, et elle regarda Seth d'un air horrifié, mais elle ne la retirera pas. Alors que le seigneur Zabini paraissait prêt à intervenir, Sévère s'en chargea.

« Mme Zabini, je souhaite vous informer que Lord Black est marié, aussi il est inutile de tenter d'en faire votre cinquième mari. Par ailleurs, les Créatures de sa race -permettez-moi de la garder secrète pour l'instant, ah, vous n'aviez pas remarqué ? Vous avez pourtant le nez sur ses oreilles…- les Créatures de sa race étant sujettes à de grandes colères, vous seriez-il possible de vous écarter de lui je vous prie? » TranchaSeverus d'un ton polaire.

La Zabini femelle ne retire pas sa main pour autant.

" Non !? C'est terrible… Vous n'êtes pas marié tout de même !? » Demanda-t-elle avec de fausses larmes pleins les yeux.

Seth écarta une nouvelle fois sa main.

« Effectivement, je suis un homme marié et heureux en ménage, et si vous voulez bien me pardonner ce petit écart… »

il lui tord la main et a la satisfaction d'entendre quelques-uns les craquer. Ororo Zabini poussa un petit cri ridicule de souris, et cette fois-ci, ses larmes parurent sincères…

« La prochaine fois que vous me toucherez, j'utiliserai la magie propre à ma race pour vous stériliser ! » Répondit Harry en approchant son visage jusqu'à ce qu'elle recule. Puis il laissa sa main et se ménagea une place confortable sur le divan.

« Ne vous inquiétez pas pour votre main », précise-t-il, « les os ne sont pas brisés. Par contre, à chaque fois que vous tentez, ou même pensezez à me toucher, vous recevez une décharge électrique très désagréable… »

Aussitôt, la démone en jupon sursauta de tout son corps en poussant à nouveau son cri si caractéristique. Une fois, deux fois, trois fois. Seth Ricana. Puis il se rendit compte qu'il s'était concentré sur sa vengeance et en avait oublié ses hôtes. Il venait d'ouvertement les insulter, leur conversation était sans doute mal engagée… Enfin, c'était ce qu'il pensait jusqu'à ce qu'il se retourne vers eux et s'aperçoive que Severus et les deux Zabini restants se mordaient la langue pour ne pas éclater de rire. Les yeux du Seigneur Zabini pétillaient de joie, les épaules de Severus étaient secouées de tremblements intempestifs et Blaise avait de plus en plus de mal à contenir ses larmes… De joie. Sa mère ne cessait de sauter sur son canapé comme si elle avait avalé une friandise piégée des frères Weasley… Finalement, elle semble prendre sur elle, s'efforça d'inspirer profondément, puis se retourna vers Seth d'un air furieux.

« Prouvez-le-moi ! »

" Pardon ? » Répondit Seth, surpris.

C'est que maintenant qu'il ne l'avait plus sur le dos, il l'avait déjà oubliée.

« Que vous êtes marié, prouvez le moi ! »

Cette garce commençait sérieusem*nt à l'énerver. Harry étend le charme de dissimulation sur son doigt et lui colle sa main sous le nez.

« Je suis marié, hom*o, et j'aime que mon mari me la mette bien profond avec sa grosse queue ! »

« Ah ! » Cria-elle d'un ton outré, « pas la peine d'être vulgaire ! »

Elle se redressa et se leva brusquement, repoussant sans ménagement l'elfe qui posait les boissons, et l'envoyant et ses verres sur le sol. Seth rattrapa l'elfe de justice avant qu'il ne se fasse mal et lance à la femme un regard incendiaire qui la fit reculer, tout en réparant les verres et en nettoyant le sol d'un sort informé. Ororo déglutit, puis s'éclipsa avec le maximum de dignité dont elle était encore capable.

« Bien ! Messieurs, si vous voulez bien m'excuser, je viens de me rappeler que j'ai rendez-vous chez le coiffeur, puis des essais chez la couturière, et je vais être en retard, donc je vais vous laisser… Au revoir Messieurs. »

Elle partit d'un pas de reine mal ajusté en claquant la porte derrière elle. Harry remet sur ses pieds le petit elfe qui tremblait d'un air terrorisé, s'attendant à recevoir un coup.

« Ne te punis pas », lui exigea-t-il, « cette horrible femme est la seule en cause. »

Le petit elfe, voyant que le coup ne venait pas, se redressa et lança un regard ouvert à ses Maîtres. Blaise sourit.

« Tu veillais sur moi lorsque j'étais un bébé et que papa n'était pas là, Xinon, tu me protégeais de cette horrible femme qui n'a de mère que le nom. Ai-je déjà porté la main sur toi ? C'est une garce, je ne veux pas que tu te punisses, elle ne le vaut pas ! »

Xinon se tourne vers le Seigneur Zabini.

« Mon neveu est le Maître dans sa maison », répondit-il d'un ton neutre, « mais j'ajoute qu'il a raison, cette femme ne vaut pas une punition. »

L'Elfe poussa un soupir de soulagement, puis demanda :

« Est-ce que Xinon doit apporter de nouvelles coupes de champagne ? »

Seth haussa les épaules.

« Je n'ai pas vraiment soif. »

« Moi non plus », renchérit Sévère.

Blaise haussa les épaules.

« Retourne à ton travail alors. Nous t'appellerons si nous avons besoin de toi. »

Xinon hocha la tête et disparut dans un pop. Blaise revient vers Harry.

« Seth, je suis désolé, j'ignorais qu'elle serait là lorsque j'ai proposé au Professeur Snape de venir avec vous… Je ne sais pas quoi dire tellement j'ai honte ! » Se désola Blaise d'une voix bouleversée.

« Cette femme, ma chérie, cette femme, je vais la tuer ! Aucune pudeur ! » S'offusqua Antonio rouge de colère.

« Non, je la tuerai avant », affirma Severus d'un ton glacial. « Expliquez-moi ce qui se passe, Blaise. »

Le ton étaitclairementun ordre.

« Je suis désolé pour tout ça, voyez-vous mamère... » Commença-t-il avec hargne, « ...n'a pas été marié seulement cinq fois, comme vous semblez le présumer professeur, mais sept fois. Mon père fût son dernier époux avant qu'il ne meure dansd'étranges circonstances… »

« Un meurtre ? » demanda Seth.

« Oui, mais sans preuves et sans indices… Pas de meurtrier, mais je sais que c'est ma génitrice, elle avait déjà fait deux tentatives, mais maladroites, presque moulées, qui avaient échoué. »

« Expliquez-nous », demanda Sévère.

« Mon père est mort le onze septembre de l'année dernière. Il a été empoisonné. Le mois précédent, il a fait une chute de cheval qui aurait pu être mortelle, la courroie de la selle avait été coupée. Quinze jours plus tôt encore, un énorme lustre est tombé quelques secondes après son passage. Je suis sûr que c'est elle qui a tué mon père que j'aimais tant, elle a toujours été égoïste, nombriliste, et m'as-tu vu ! S'il n'y avait pas eu mon père et Xinon, j'aurais été livré à moi-même ! Il n'y avait qu'eux pour me porter attention, me donner de l'affection. Mon père m'a tout appris, il était si gentil et patient », confia Blaise en pleurant. « Lorsqu'il est mort, Xinon a voulu me consoler, -c'était l'Elfe de ménage avant-, mais elle l'a exilé aux cuisines, et lorsque j'ai protesté, elle a menacé de le libérer ! Alors qu'elle sait qu'il va mourir s'il part, puisqu'il ne sera plus lié à un sorcier, et qu'il est trop vieux pour se trouver une nouvelle famille ! Depuis la mort de mon père, elle me fait vivre un enfer, elle est tyrannique, colérique et exigeante ! Depuis la fin de l'école, cela a empiré, elle n'a pas arrêté de me harceler… Je suis une épave nerveuse, puisque quoi qu'il se passe, quoi que je fasse, elle trouve toujours quelque chose à redire ou une raison de m'accuser d'un délit inexistant. C'est en partie pour cela que j'ai appelé au secours mon oncle, je n'en pouvais plus… »

« Mais c'est horrible, je suis désolé Blaise ! » répondit Harry qui se leva et serra Blaise contre lui, sans même réfléchir à son geste.

Sa partie humaine était horrifiée et son côté elfe fulminait.

« Merci… » Dit le jeune homme contre l'épaule de Harry. »

Antonio haoussa les sourcils, agréablement surpris par le geste du Seigneur.

« C'est pour cela que je suis arrivé d'Italie au début des vacances. Blaise est en danger. Il est l'héritier de la famille Zabini en Angleterre, etelle… »​​Il cracha le mot, « ...n'a rien, pas un Gallion !Toutrevient à Blaise », reprend Antonio.

« Alors il faut l'arrêter », répondit Severus avec sérieux.

« Lorsque Ororo a su que le nouveau Lord Black venait, elle a décidé de tout mettre en œuvre pour que vous soyez son huitième époux, » expliqua Antonio d'une voix lugubre.

« Merlin m'en préserve ! » avoua Harry qui tenait toujours Blaise.

Severus fronça les sourcils en regardant Harry, qui, surprenant son regard, décida de limiter les contacts avec les autres pour aujourd'hui. Heureusem*nt, Blaise se redressait et Harry ne perdait pas de temps pour reprendre sa place près de Severus.

« Monsieur Zabini, Severus m'a dit que vous vouliez me rencontrer, puis-je en connaître les raisons ? » demande Harry.

« Vous pouvez m'appeler Tonio. Je voulais vous voir parce qu'il y a deux jours, en Italie, j'ai vu apparaître votre nom sur la tapisserie familiale. Comme je venais rejoindre Blaise, j'ai décidé de me renseigner une fois sur place, puisque c'était un nom Anglais et que le titre de Lord est Anglais. J'ai alors appris que votre nom était également apparu sur la tapisserie de la branche anglaise de la famille Zabini. Puis, par le biais du hasard et de l'ami de Blaise, -Malefoy- nous vous avons trouvé. Cette tapisserie qui se trouve dans ma famille est très ancienne et date de plusieurs siècles, peu d'événements y présents… Mais voilà, votre nom est apparu tout seul, d'un seul coup, sans liens ! Du jamais vu, en plein milieu de la tapisserie ! On ne voit pas qui sont vos parents, ni quels sont vos liens familiaux. Pourtant, c'est bien votre nom, juste votre nom… Vous est-il possible de nous expliquer ce qu'il se passe ? »

« Tu fais encore des tiennes, Seth », murmura Severus d'un ton blasé, à son compagnon qui ne comprenait visiblement pas plus que les italiens. Puis, il répète en s'adressant à Antonio Zabini :

« Votre tapisserie est-elle soumise à l'Omertà (1) ? »

Antonio Tiqua.

« En réalité, je l'ignore, mais c'est très possible puisque c'est effectivement une loi de mon Clan, » reconnut-il en lançant au professeur un regard perçant.

« Alors le fait que le nom de Seth n'était pas de liens est normal puisqu'il n'a rien révélé ici non plus. L'Omerta a agi sur la tapisserie pour protéger un membre de votre famille en danger, elle dissimule les informations pour protéger Seth », explique Severus.

« La tapisserie de MA famille protégerait un Anglais ? »

« Non, vous avez mal compris, elle protège un membre de VOTRE famille cachée sous la loi de l'Omertà. »

« Attendez un peu ! J'ai connaissance de tous les membres de ma famille ! Si, comme vous l'insinuez, il en fait partie, alors son nom devrait apparaître uniquement sur la tapisserie des Zabini Anglais puisqu'il est Anglais, » s'exclama Antonio, satisfait de son raisonnement. « Donc il doit y avoir une erreur ! »

« Avec un sortilège si puissant qu'il fonctionne depuis plusieurs siècles ? Qui vous dit que Seth est d’origine anglaise ? »

« Allons, c'est un Lord quand même ! »

« Un Seigneur oui, mais depuis seulement deux jours. Remember-moi depuis combien de temps le nom est apparu sur votre tapisserie ? »

« Deux jours… Mais cela ne prouve rien ! »

« Émettons une hypothèse : nous sommes en Italie, il ya de cela longtemps. Un couple, ou une personne de votre famille se fait tuer, mais a eu un bébé, un bébé qui n'a personne pour le défendre et qu'il fallait cacher. Un bébé dont la naissance avait été gardée secrète… Et si ce bébé avait été caché en Angleterre ? Et qu'il vienne d'apprendre la vérité il y a seulement deux jours, en recevant son héritage ? Il allait enfin apparaître sur votre tapisserie, non ? Alors on verrait sur la tapisserie des Zabini italiens et anglais un nom inconnu, qui est sans aucun lien, pour ne pas mettre en danger l'enfant que la famille cherchait autrefois à protéger ! »

« Par Merlin ! » S'exclama Tonio en sursautant sur son siège.

Il dévisagea Seth, cherchant un signe, puis n'y locataire plus, se leva pour serrer dans ses bras un membre retrouvé de sa famille… Seth ne savait pas comment réagir, il le laissa donc le serrer contre lui dans une grande embrassade méditerranéenne, sous le regard furieux et excédé de Severus.

« Vous appartenez donc à ma famille, nous partageons le même sang ! Cela change les données… Mais si vous m'êtes lié, vous devez me dire qui sont vos ascendants ! »

« Je suis sincèrement navré, mais je dois garder cette information secrète pour l'instant, » répondit Seth, réellement désolé d'un côté, mais ne sachant pas non plus à quel point il pouvait faire confiance à l'homme de l'autre.

« J'ai besoin de cette information, Lord Black, » répéta Antonio d'un ton frustré et pressant.

Seth secoue la tête.

« Je ne peux pas vous répondre sans réclamer un serment sorcier ».

Antonio Zabini le regardait dans les yeux d'un air grave pendant un moment, mais il était évident que sa tapisserie ne protégeait pas le sorcier devant lui pour rien. Aussi, il sort sa baguette et tend la main, voyant avec surprise et satisfaction Blaise en faire autant :

« Moi, Seigneur Don Antonio Luis Zabini, Maître du clan Italien Zabini, jure sur ma vie et ma et magie de garder les secrets de Lord Seth Orion Black, de l'intégrer au clan et de me placer sous la loi de l'Omertà afin de le protéger lui, son clan et ses secrets. »

« Moi, Blaise Zabini, Chef de la famille Zabini en Angleterre, jure sur ma vie et ma magie de garder les secrets de Lord Seth Orion Black, de l'intégrer lui et son clan à ma famille et de me mettre sous la loi de l'Omertà en respectant les valeurs de la mienne, afin de protéger Lord Seth Orion Black, son clan et ses secrets.»

Trois fils d'argent s'étaient enroulés autour des mains des sorciers. Seth dit : « J'accepte ». Les fils s'unirent, le pacte fut scellé.

Blaise regardait son professeur et lui demanda pourquoi il n'avait pas réalisé le serment. Ce fût Harry qui a répondu :

« Ce n'est pas nécessaire pour Severus, je vais vous expliquer ».

Seth allait se remettre à parler lorsqu'il se sentit soudainement observé. Il se remit brusquement et croisa deux regards gris à l'entrée du salon. Les Malefoy étaient là.

Avant que qui que ce soit ne puisse parler, Antonio Zabini était debout, entre les deux Malefoy, un couteau appuyé sur chacune de leurs gorges. Draco et Lucius blêmirent et jetèrent un coup d'œil inquiet vers les autres occupants du salon.

« Un seul geste, vous êtes morts », affirme Antonio d'une voix sinistre.

Seth frissonna. Avaient-ils tous été à ce point absorbés dans leur conversation pour que personne n'entende l'elfe les annoncer ?

« Bonjour Draco, » salua Blaise d'un ton nonchalant, presque, moqueur, «je ne t'attendais pas aujourd'hui, et avec ton père en plus… »

« Bonjour Blaise. C'est une visite improvisée, je le reconnaissance… » Répondit Draco, inquiet.

« Depuis quand es-tu là ? » Les interrompit Antonio, qui commençait à s'énerver.

« Nous sommes arrivés un peu avant les serments lorsque Seth vous a demandé pourquoi vous voudriez le voir ». Antonio ferme brièvement et fortement ses paupières.Comment, avec ses sens si développés, avait-il pu noter la présence de deux sorciers dans la même pièce que lui? Il rouvrit les yeux et avait un regard de tueur…

« Severus, fait quelque chose ! » implore Lucius, désespéré.

« Lucius, tu as toujours été trop curieux pour ton bien », répondit Severus avec un sourire.

Il jouissait du spectacle des deux Malefoy menacés par les couteaux d'un mafieux et suppliants pour qu'on les aide. Il ne lui manquait plus que cette cochonnerie moulée que Dumbledore appelait pop corn…

Seth lui donne une tape sur la tête.

« Nous allons aussi prêter serment auprès de Seth, j'avais déjà décidé d'engager ma famille auprès de lui, » indiqua précipitament Lucius.

« Moi aussi je vais le faire, » ajouta Draco, qui ne ratait jamais une occasion, et cela avec un à propos rare…

Antonio baise ses deux couteaux, se tournant vers Seth sans lâcher les yeux de Malefoy, cherchant son approbation. Lucius essaya discrètement la transpiration sur son front encore un peu tremblant et Severus, le voyant faire, ricana. Il avait rarement vu Lucius dans cet état.

Puis le professeur songea aux serments et regarda Harry complètement ébahi : mais qu'est-ce qui était en train de se passer ? Les Malefoy voulaient le rallier, et lui-même ne le savait pas ? Qu'est-ce qui était arrivé ? Qu'avait vu Lucius durant la lecture du testament qu'il avait noté ? Il avait horreur de ne rien comprendre !

Harry le regarda avec un petit sourire en coin et lui dit :

« Je t'avais dit avant de transplaner que j'avais des choses à te dire, » fit-il en désignant les Malefoy, qui vérifiaient en touchant leurs gorges qu'elles étaient toujours entières.

« Tu me dois plus que des explications ! » S'exclama Sévère avec colère.

Blaise, assis en face, suivait l'échange avec intérêt, un petit sourire aux lèvres.

« Et je te parle quand ? Tu ne vois pas que je passe mon temps à courir !? »

« Et moi je ne fais rien pendant ce temps ? Tu vas pouvoir me trouver du temps dans ton agenda de ministre ? »

« Tu ne fais rien, tu es en vacances, tu te souviens !? Quant à moi il me semble que ça fait déjà trois jours que je passe mes ASPIC avec retourneur de temps, donc il me semble que oui, puisque j'ai travaillé entre vingt et trente heures par jour, j'ai été légèrement plus occupé que toi, tu ne crois pas !? Cela sans compter l'héritage et toutes les démarches à faire depuis mon retour à Londres, bien sûr ! »

" Ah oui ? C'est sûr que si je ne passais pas autant de temps avec toi j'aurais plus de temps libre pour travailler ! Et cette garce qui te caressait !? Tu m'as l'air très affectueux aujourd'hui, je ne compte plus le nombre de bras que j'ai vu autour de toi ! »

" N'importe quoi ! Ta crise de jalousie est ridicule Severus, c'était amical, tu le sais très bien ! »

« Et avec l'autre boudin, c'était amical sa main dans ton caleçon ? »

« Parce que j'ai eu l'air d'apprécier peut être !? »

« Et bien tu n'avais qu'à la repousser plus violemment ! Je ne t'ai pas vu faire beaucoup d'efforts ! »

« Parce que menacer de l'égorger c'est quoi d'après toi ? Je n'allais plus lui coller mon poing dans la tronche ! Même si c'est une criminelle, c'est une femme, merde, Severus ! Et une Sang-Pur, et on était devant son fils, tu crois qu'on s'en débarrasse comme ça !?»

« Alors là, si Monsieur est chevaleresque.. ! Je vais offrir des fleurs à Bella pendant que tu y es ! »

Les yeux d'Harry se rétrécirent, tout son corps exsudait une colère froide. Severus déglutit. Il se dit qu'il avait probablement poussé -encore- son compagnon trop loin…

« Tu deviens aussi cruel que mesquin Sévère. Fais attention à toi ! Nous ne sommes ensemble que depuis deux jours et même si je n'ai que dix-huit ans, il me semble que c'est toi qui te conduis comme un gamin ! N'oublie pas que je suis une créature, et que je suis largement plus dangereux que le sale serpent que tu sers ! N'oublie pas non plus que l'emprise que je te laisse avoir sur ma vie est totalement volontaire, et que je pourrais te la reprendre sans problème, te traitant comme le ferais n'importe quel être de ma course ! Et crois-moi, crois-moi, tu ne veux pas être traité comme n'importe lequel de mes semblables traiterait son compagnon ! »

« Euh, si on vous dérange on peut sortir aussi », coupa Antonio d'une voix forte.

Severus et Harry se retournèrent vers lui.Antonio ne pouvait retenir un sourire moqueur. Blaise, quant à lui, se tordait de rire sur l'accoudoir du canapé. On entendait entre ses gloussem*nts les mots de « boudin » et « caleçon ». Seth, concédant que la situation avait pu être aussi amusante que gênante, lui accorda un sourire. Mais lorsque Severus posa sa main sur son bras pour attirer son attention, il se dégagea en lui lançant un regard meurtrier. Severus, dans ses petit* souliers, déglutit de nouveau, ce qui empira l'état de Blaise et le fit hoqueter…

Lucius et Draco avaient perdu leur froideur légendaire. Et ce n'était rien de le dire ! Ils étaient tétanisés, bouche bée, les yeux exorbités devant la scène surréaliste à laquelle ils venaient d'assister. Severus avait le bon goût de rougir, mais Seth se contenta d'un lever de sourcil sarcastique. Lucius avance en titubant et se laisse tomber sur le canapé à côté d'Antonio, continuant à regarder fixement les deux hommes.

Par Merlin, Sévère rougit et eut une scène de ménage, chantant Lucius choqué.

Draco part s'asseoir à côté de Seth. Il regardait son parrain d'un air préoccupé.

« Parrain, quand tu te disputerais tout à l'heure avec Seth on aurait dit… »

« Quoi Draco ? »

« Toi et… Potter… Il n’y a qu’avec lui que tu t’emportes comme ça… »

Et Seth fut pris d'un fou rire monumental, pendant que les autres le regardaient, complètement largués, sauf Blaise qui continuait nerveusem*nt à briller dans son coin.

Severus n'avait jamais vu ses Serpentards dans cet état, il allait recadrer les choses :

« Bon Seth, tu te calmes. Tonio, auriez-vous quelque chose de plus fort que du champagne ? Cela aidera Lucius à se remettre… Ah, et il devrait également une pensine… »

Tonio hocha la tête, les lèvres pincées pour ne pas sourire.

« Xinon. »

L'elfe revint.

« Apporte une bouteille de whisky pur feu, des verres avec de la glace et une pensine, s'il te tresse. »

Draco et Blaise échangèrent un regard de connivence, L'oncle Tonio était cool, mais ce n'était pas comme si ils n'avaient jamais essayé le whisky… C'était toute l'utilité des potions anti gueule-de-bois !

L'elfe revint avec les boissons et la pensée et enleva les coupes de champagne vides avant de disparaître sans un mot. Lucius semble enfin se réveiller et demander :

« Severus, c'était quoi ça ? »

« Cela me semble évident, ils sont mariés, » répondit Antonio en souriant.

« C'est vrai Lucius, Seth est mon époux. »

Il élève le charme sur son doigt. Le regard de Lucius passa d'une main à l'autre avec effarement.

« Depuis quand ? Pourquoi n'avoir rien dit ? » Demande-le.

« Tu m'excuseras, cela s'est passé ici, alors je n'ai pas eu le temps d'envoyer les faire-part, et j'ai été aussi surpris que toi ! »

« Mais enfin comment peux-tu être surpris d'être marié ? Et encore plus toi, le solitaire, l'indépendant et cynique professeur des cachots… »

Sévère leva les yeux au ciel avec un sourire. Mine de rien, il n'était pas mécontent de sa réputation...

« C'est une union sorcière. »

Un silence étonné tomba sur l'assemblée, l'union sorcière était exceptionnelle… Tous prirent le temps d'intégrer l'information.

« Félicitation Seth, je suis content pour toi. Mon parrain est un bon choix », commente Draco avec philosophie, ce qui détendit l'ambiance.

Chacun prit son verre et commença à boire. Severus sortit sa baguette, lança une sorte de fermeture sur les portes et une sorte de silence autour d'eux.

« Cette fois, plus d'interruptions et davantage de prudence ! »

Tous hochèrent la tête.

«Même les retardataires, faites vos serments ! » Continue le professeur.

Les Malefoy et Seth se levèrent et rejoignirent leurs trois mains, tenant leurs baguettes de l'autre.

« Moi, Lord Lucius Malefoy, chef de la famille Malefoy, jure sur ma vie et ma magie de garder les secrets de Lord Seth Orion Black et de le protéger comme un membre de ma famille. »

Draco alla plus loin en disant :

« Moi, Draco Malefoy, jure sur ma vie et ma magie de garder les secrets de Lord Seth Orion Black, de l'aider dans ses projets et de le protéger en l'intégrant à ma famille. »

Sévère attrapa l'épaule de Seth pour le soutenir. Il était évident que son compagnon était fortement perturbé par les paroles sincères des serments.

Seth murmura « J'accepte ». Les fils de magie s'unissent. Le lien était complet. Sévère laissa retomber sa main, et il y eut un moment de silence avant que Sévère ne parle à nouveau.

« Je vais demander à Lucius, Draco et Blaise de ne surtout pas perdre votre calme et de vous contrôler ce que vous entendez, d'accord ? »

Il sortit de sa poche intérieure trois potions calmantes qu'il mit sur la table. Il en avait toujours quelques doses sur lui, c'était toujours utile. Surtout après une trentaine de douleur ou un entretien avec Dumbledore.

Draco fronça les sourcils.

« Parrain, c'est moi ou tu essayes de nous faire flipper ? »

Severus soupira.

« Seth, vas-y, commence… »

Seth pousse un soupir.

« Par où commencer ? »

Il se leva et marche vers la cheminée, observant les flammes quelques instants, avant de se retourner et de déclarer :

« D'abord, je vais vous répondre Antonio Zabini : le lien entre vous et moi est ma mère décédée, et c'est son père, donc mon grand-père, qui était de votre famille. Son nom était Octavio Zabini. »

Antonio portait une main à sa poitrine, comme pris d'un malaise, il semblait souffrir. Blaise, affolé le prit dans ses bras.

« Tonio, Tonio qu'as-tu ? »

« Ça va aller Blaise… C'est l'émotion. »

Il s'appuya contre le dossier du canapé, et regarda Seth d'un air grave.

« Je vais vous expliquer ma réaction… »

Il prend une gorgée de whisky, comme pour se donner du courage.

« Voilà, il y a une cinqquantaine d'années environ, en Italie, s'est déroulée la guerre des Clans la plus meurtrière qui n'ait jamais existé. J'étais très jeune à l'époque. Octavio Zabini était bien de ma famille, c'était mon frère aîné, nous avions vingt-six ans d'écart. Nos parents n'espéraient plus ma naissance, cela a été une grosse surprise… Je vous épargne les raisons de cette guerre fratricide, les déclencheurs en étant, comme souvent, des offenses impardonnables sur fond de troubles politico-économiques. Ce que vous devez savoir, c'est que mon frère était à l'époque à la tête du Clan, car mes parents avaient été assassinés peu de temps avant… J'ai perdu à cette époque huit membres de ma famille, des cousins, neveux, et tantes. Ma famille, bien que puissante, n'était pas grande, et a été pratiquement décimée. Je me suis retrouvé seul avec mon grand-père et mon frère. Octavio avait beaucoup de responsabilité et bien que justes, ses décisions ne plaisaient pas à tout le monde… Il a été tué par Césarée Sollozzo, un chef ennemi, mais avant de le tuer, il l'a traqué longtemps. Mon frère ne s'est jamais caché, mais il était doué pour se protéger. Sollozzo a profité d'un de ses déplacements pendant lesquels les circonstances on fait que mon frère s'est retrouvé sans défenses. La Vendetta a été lancée pendant cette période de meurtres. Après la mort de mon frère, nous avons ravagé le clan Sollozzo et tué son Chef. C'était une époque sanglante. Mon frère était un homme de valeurs. Tous avaient un immense respect pour lui, et moi je l'aimais. Il ne me restait plus que lui et mon grand-père… Mais au milieu de tout ce sang, une folle rumeur de joie et d'espoir s'est mise à courir, selon laquelle Octavio se marierait en secret. Seulement mon frère, rendu paranoïaque par la guerre et aigri par la mort, était devenu solitaire et mystérieux, et il ne nous en à jamais rien dit. Les survivants du clan sont des membres éloignés de la famille, mais toi, Seth, tu fais partie de la branche principale : tu es mon neveu, le petit fils de mon frère, et à présent, tu es sacré à mes yeux.. ! »

Seth hocha la tête d'un air troublé et soucieux.

« Savez-vous ce qui est arrivé à ma grand-mère ? Elle s'appelait Magda Prince, ma mère m'a dit qu'elle était morte en couche… »

« Severus, ta mère était aussi de la famille Prince, il me semble ? » Demande Drago

« Oui, elle s'appelait Eileen Prince et elle était une cousine de Magda. » Confirma Sévère

« Ainsi c'était donc elle le mariage secret… Cela explique beaucoup de choses… Votre grand-mère était la fille unique de l'ambassadeur de Grande Bretagne en Italie. Si ce mariage avait été connu, nul doute qu’une alliance aussi puissante aurait propulsé mon frère comme premier ministre magique du pays… Les enjeux étaient énormes ! Je me renseignerai pour savoir ce qui est arrivé à la femme de mon frère. Les rancunes durent longtemps chez moi, mais je suis si puissant à présent que dans mon pays, vous êtes intouchable ! »

« Mais pas ici ! Au contraire, Seth est plus en danger que jamais ! » Intervint Severus.

Le visage grave, Antonio répliqua :

« Expliquez-moi ».

Seth soupira de nouveau, revint s'asseoir auprès de Severus et reprit la parole :

« C'est là que les cadets Serpentards doivent garder leur calme. Prenez votre potion ! »

Aucun d'entre eux ne le fit. Severus fronça les sourcils, mais ne dit rien. Seth haussa les épaules. Libre à eux… Il reprend :

« J'ai pris connaissance de mon héritage et de ma lignée il y a seulement deux jours. J'ai été élevé par des moldus, et j'ai toujours pensé que ma mère était née-moldue. A ma naissance, je portais un autre nom : je m'appelais Harry Potter… Suite à certains événements, comme la mort de mon parrain, je suis devenu Seth Orion Black, » précisa Seth en regardant les Malefoy, qui avaient la mâchoire serrée et semblait trembler de rage.

Ils avaientfait un serment de sorcier à un Potter…

« Quels autres événements ? » demanda sèchement Lucius.

Harry a pris une gorgée de son whisky.

« Par hasard, dont je suis spécialiste, j'ai atterri dans le domaine sacré du Sanctuaire. J'y ai vécu pendant trois ans, et là-bas, mon héritage de créature a été révélé… »

Seth fit un geste de la main et enleva le glamour de ses oreilles

« Je suis une Elfe noire. Suite à cela, et puisque j'étais devenu majeur, j'ai réclamé mes héritages, comme cela était mon droit. Étant le seigneur de deuxmaisons, j'ai pu changer de nom. A toute fin utile, je suis du sang Black, car ma grand-mère paternelle était Doréa Black, fille de Cygnus Black. Quant à ma mère, Lily, elle était la fille de Magda Prince, qui était la fille de Cedrella Black… »

« Le sanctuaire, un Elfe noir… Et plus Sang Pur que ça, ce n'est pas possible ! Potter, tu as toutes les chances », observe Blaise avec ironie.

« Potier ! » Cracha Drago.

« Drago, ça suffit ! » Crièrent en chœur Lucius et Severus.

Draco les observa, -surtout son père- d'un air surprise. Lucius renifla d'un air dédaigneux. Ça ne lui plaisait pas non plus cette histoire, mais Draco et lui avaient prêté serment, et il ne souhaitait pas voir son fils mourir bêtement. Et les plans qu'il avait fait en sortant de Gringotts restaient valables…

« Si Harry a pu mettre ses différents de côté, tu peux en faire autant Draco ! » Observe Severus.

Harry soupira de nouveau.

« Il y a beaucoup de raisons à tout ce que je viens de dire. Je vais vous montrer, ce sera plus clair. Je viens de poser un charme elfique sur la pensine -la magie de Créature est différente de la magie sorcière- pour créer une distorsion temporelle : vous avez beaucoup à voir, mais ça ne vous prendra que quelques heures… »

Il s'approche de la pensée et inversem*nt quelques unes de ses souvenirs : la mort de ses parents, son enfance, le placard, la maltraitance, son rôle d'elfe de maison, ses souvenirs de Sirius, l'infirmerie de Poudlard, sa tentative de suicide, son passage au Sanctuaire, les verrous de magie, Gringotts, puis les conversations surprises le jour de la réunion de l'Ordre…

« Allez-y… »

Tous se regardèrent d'un air perplexe, avant de finalement plonger dans la pensée, sauf Sévère, qui se leva pour ne pas avoir à faire à son amoureux. Seth se tourne vers lui.

« C'était quoi cette scène ? Je t'en veux, tu le sais au moins !? » Lui reprocha Seth, agressif.

« Je ne supporte pas que tu te frottes à d'autres comme ça. »

« Parce que tu crois que je l'ai choisi peut être !? L'autre tarée voulait me sauter, et Tonio est méditerranéen enfin ! Ta jalousie est ridicule ! »

« Je ne suis pas jaloux ! »

« C'est ça, et Neville est bon en potions ! Je suis une Elfe, crétin ! La magie m'a choisi un compagnon, et je lui suis exclusif ! C'est plutôt toi qui risque d'en prendre pour ton grade si jamais je te surprends dans les bras d'un autre ! Toi, tu peux choisir un ou une autre ! Moi, je n'aime que toi, il n'y a que toi qui à mes yeux, et je ne veux que toi… Cependant, il est clair que tu peux comptes remercier le fait que je sois né sorcier, car crois-moi , si j'étais né Elfe, je ne serais pas aussi tendre avec toi ! Tu as beau être mon compagnon, si j'étais une Elfe à part entière, tu resterais à ta place, ou bien tu serais sévèrement puni !»

Severus soupira. Il était inutile de continuer sur ce terrain glissant : il savait déjà tout ça et tout ce qu'il pouvait dire risquer de faire empirer les choses. Et il avait été puéril.

« Ça va durer combien de temps ? » Exigez Sévère en désignant la pensée.

« Plus d'une heure à mon avis, pourquoi ? »

Severus le saisit alors vivement et l'embrassa avec rage et passion. Il mordit ses lèvres au sang, pénétrant sa bouche d'une langue impérieuse, buvant son souffle, caressant fébrilement son dos…

Seth répondit avec passion et se pressa contre Severus, ondulant du bassin. Severus le tira jusqu'au canapé, enleva d'un sort robes et pantalons et recommande son exploration en passant sa main sous la chemise pour caresser la peau du ventre si sensible. Seth n'arrivait plus à ses retenir gémissem*nts et enserrait la nue de Severus de ses bras, répondant à ses baisers avec frénésie. Severus lubrifia sa bord d'un sort et murmura contre les lèvres de son amoureux :

« Enroule tes jambes autour de moi… »

Severus entra d'un mouvement précis et vif, qui leur arracha un gémissem*nt de contentement. Puis il se mit à onduler du bassin, maintenant Harry sous les fesses, avant de s'enfoncer par à-coups plus vigoureux.

« C'est ça que tu voulais ? » Question de Sévère d'une voix saccadée.

« Oui ! » cria Seth.

Il griffait son dos, pris dans la boucle de la passion.

« Que je te la mette bien profond avec ma grosse queue ? »

« Oui ! Geignit Seth…. Rahh c'est bon Severus… Encore ! Plus fort ! »

« Tu m'appartiens, tu es à moi », martela Severus à chaque coup de hanche.

Le rythme est devenu plus soutenu, les mouvements plus rapides.

« Oui, à toi, à toi ! »

Seth cria en jouissant violemment entre leurs deux ventres, Severus le rejoignit dans un grognement de bonheur qui emporta toutes ses frustrations, avant de libérer Seth et de les nettoyer et rhabiller d'un sort. Severus se pencha vers les lèvres de son amour et murmura :

« Je t'aime tant. »

Seth fond sous le baiser. Ils se réinstallèrent sagement sur le canapé et eurent une bonne demi-heure pour reprendre leurs esprits avant que la pensée ne relâche ses pensionnaires. Heureusem*nt que Severus avait lancé un sort pour aérer la pièce…

Quand ils sortaient de la pensée, tous étaient bouleversés, révoltés. Seth récupère ses souvenirs et se tourne vers Tonio :

« Je vais mettre ce qui s'est passé lors de la lecture du testament pour vous, les Zabini. Ainsi, vous comprendrez tout, »

Et il remplace les souvenirs.

Blaise et Tonio se précipitent pour disposer de toutes les informations, pendant que Seth et Severus se retrouvent en tête à tête avec les deux Malefoy.

(1) L'Omerta est la loi du silence imposée par une mafia, cela signifie que les mafieux n'impliquent pas la police.

Chapter 10: Maître Gordon

Chapter Text

Seth et Severus se retrouvèrent face à Lucius et Draco, les autres ayant plongé dans les souvenirs de Harry. La tension était palpable… Severus se leva et appela Xinon pour pouvoir utiliser une cheminée du manoir. Il laissait Seth régler le conflit.

Seth, ayant parfaitement compris la manœuvre, poussa un soupir.

« Draco, quand je t'ai proposé mon amitié à Gringotts, j'étais sincère, mais je ne pouvais pas te dire à ce moment-là, « salut ! En fait c'est Harry, mais ne t'occupe pas de Dumby et de Poil-de-Carotte, ce sont des traîtres, et donne un coup de pied au veracrasse... » Commença Seth.

Mais Draco semblait, en fin de compte, bien loin des préoccupations puériles d'Harry.

« Mon parrain, tu l'aimes ? Parce que si tu lui fais du mal… » répondit Draco.

« Draco, enfin, bien sûr que j'aime Severus ! D'ailleurs c'est une union sorcière, donc cela n'aurait pas lieu sans amour à la base... Et n'oublie pas non plus que je suis un Elfe noir : ma créature à reconnu Severus comme son compagnon... Pour revenir à Gringotts , je savais qui tu étais et je t'ai tendu la main, et puis nous avons bien rit aussi, c'était sympa ! »

« Oui, » répondit nonchalamment Draco avec un petit sourire.

Severus revint dans le salon et s'assit près de son époux. L'ambiance semblait plus étendue qu'il ne le pensait. Il lance un bref regard sur Lucius, qui leva les mains d'un air, pour une fois vraiment innocente. Il décide de préciser les choses.

« Draco, je sais que nos rapports avec Potter étaient conflictuels, mais Seth n'est pas la même personne. Ces trois ans au Sanctuaire l'on énormément mûrit, et il a plus de Serpentard en lui que nous ne le pensions, je suis heureux d'être son mari… »

Mais le regard de Severus disait « Ne me laisse pas ma chance au bonheur », et Draco le comprenait très bien. Harry se redresse et tend de nouveau la main vers Draco. Sévère posa sa main sur son épaule en guise de soutien.

« Allez Draco, en toute connaissance de cause. »

Draco, après un moment, il lui serra la main. Cela représentait beaucoup pour lui qu'Harry fasse ce geste si particulier envers lui. Il recevait la reconnaissance dont il avait besoin, et qu'Harry lui avait refusé autrefois. Ils se sourient. Et puis Draco, engendré, réécrit la parole.

« Dis, ta balafre, t'en a fait quoi ? » Demanda-t-il, cherchant un prétexte pour fuir cette discussion.

Un Malefoy ne montre pas ses sentiments, voyons !

« Ah, ça ! Astrius, le Médicomage du Sanctuaire a réussi à l'enlever. »

« C'est bien, on ne voit plus rien. Ton héritage d'Elfe noir te change beaucoup, tu as un physique caractéristique des Sangs-Purs. Tu as énormément pris du côté des Black, il n'y a plus beaucoup de Potter en toi. Ce n'est pas un mal je pense… » Termina-t-il d'un air pensif.

Seth hocha la tête. Il aimait ses parents, mais ils étaient morts et d'une certaine façon, Harry Potter aussi. Et ce n'était pas non plus pour rien qu'il s'appelait maintenant Seth Black, sans compter que c'était aussi un réel avantage pour ses projets, il ne se sentait pas offensé…

« Merci. Si tu veux, demain je passe au square Grimaud pour le début des travaux, tu veux m'accompagner ? »

« Oui pourquoi pas. Est-ce que Blaise pourra venir ? Il crève d'envie de voir toutes les têtes d'elfes empaillées… Et tu sais, je voulais te dire, ce que t'ont fait les Weasley et Granger, c'est ignoble ! Tout ça pour de l'argent et une place de préfet, ça me dégoûte ! »

Harry grimaça.

« Je sais, je n'en revenais pas… Et le plan tordu de Ginny ? Tu te rends compte, elle est enceinte et compte me faire assumer la grossesse de son bâtard ! A ton avis, c'est qui le père ? »

« Alors ça ! Il faudrait que j'en parle avec Pansy, elle doit le savoir… Mais j'aimerais surtout savoir comment la Weasley va faire face à ce déshonneur… »

Début POV Lucius

Au fond de lui Lucius était bouleversé. Bien sûr, il ne montait rien, éducation oblige…

Mais l'enfance de Potter avait été monstrueuse ! Quand Narcissa apprendrait ça, elle allait piquer une crise !

Dire qu'ils pourraient être les tuteurs de ce pauvre gosse... Ces moules étaient vraiment de la vermine, il devrait leur rendre une visite à Severus, il serait sûrement d'accord... Enfermer pendant nos ans un gosse dans un placard ? Le forcer à faire toutes les tâches ménagères ? Même à cuisiner, alors qu'il n'était même pas assez grand pour atteindre les boutons du gaz ? Et le Grand Dumbledore n'avait rien fait ! Pire ! Il avait mis en garde leur conduite… Même lui, en tant que mangemort, n'aurait pas fait subir à un ennemi une pareille torture pendant quinze ans…

Bon sang ! Même le Seigneur des Ténèbres était un enfant de chœur schizo à côté de ça !

Et Fudge, Dumbledore et Ombrage voulaient détourner la capitale de Potter ? Et l'avaient déjà sérieusem*nt entamé d'ailleurs… Il avait toujours détesté le vieux cinglé avec ses airs de grand père-gâteau, il était un roi de la manipulation !

Mais il fallait quand même reconnaître que Potter avait pour lui l'héritage des Potter, celui des Black et qu'en plus de ça, il appartenait à la famille de ce fou de Zabini ! Oh là là… La puissance, les appuis, l'importance et le poids financier que ce mioche représentait… Il ne savait pas encore s'en servir, n'en avait même pas encore conscience, mais cela ouvrait des opportunités gigantesques, des marchés financiers faramineux ! Lucius avait presque en y pensant…

L'arbre généalogique d'Harry était lui aussi impressionnant, que des familles de Sangs-Purs et puissantes en magie ! Une alliance avec lui apporterait le prestige et le pouvoir…

Lucius en avait la tête qui tournait.

Et en plus, il était marié avec Rogue, son vieux copain… Mais attendez ? Cela voulait dire que Severus n'était pas si proche que ça du Seigneur des Ténèbres ? Ah, il le reconnaissait bien là ! Il avait bien joué, le filou ! Mais c'était parfait tout ça ! Ils étaient du même côté ! Il allait devoir discuter avec Severus, il lui avait caché beaucoup de choses…

Fin du POV Lucius

Lucius reconnecta ses neurones et fit de nouvelle attention à la discussion entre Harry et son fils, seulement pour constater que -Merlin merci !- cela se passait bien. Ça lui faisait déjà un souci de moins… Mais il était temps d'intervenir, n'est-ce pas ? De rappeler qu'il était là...

« Drago, je suis fier de toi ! Je suis heureux que tu réagisses comme ça, tu fais honneur à la famille… Harry, je t'aiderais à te venger de tous ces traîtres à leur sang, et tu vas t'installer au manoir avec Severus, il n'y a pas moyen que tu restes au Chaudron Baveur ! »

Draco rougit délicatement tellement il était ému. Son père lui avait dit des mots qu'il n'attendait plus.

« Merci Lucius, mais appelez-moi Seth s'il-vous-plaît, au moins à l'extérieur. « Harry » est un peu devenu mon identité secrète et privée. Pour votre invitation, il faut que j'en parle avec Severus, mais je vous en remercie. »

Blaise et Antonio furent finalement relâchés de la pensée. Blaise rigolait encore au souvenir du veracrasse couvert de furoncles, et de Ron éclaté contre le mur avec son Hermione lamentable, il ne regrettait vraiment pas d'avoir vu ça ! Et la perspective de soutenir Harry qui avait des méthodes si serpentardes le séduisait complètement, il allait bien s'amuser !

« Drago ! Superbe ton bouclier ! Il faut que tu m'apprennes ça ! Et Harry, leurs têtes quand tu es arrivé et que tu as dit qu'ils n'avaient rien à faire là ! rohhhh trop fort ! » dit Blaise, enthousiaste.

Seth et Draco échangèrent un regard souriant, à deux doigts de rejoindre leur hôte dans son hilarité. Sévère et Antonio, quant à eux, échangèrent un regard grave. Il y avait des mesures à prendre de toute urgence ! Lucius surprit l'échange immédiatement.

« Qu'est-ce qui se passe-t-il ? » Exigez le grand blond.

« Il va falloir rapidement bloquer le Ministère, » répondit Antonio.

« … et Dumbledore », ajouta Severus. « Seth m'a dit qu'il avait des projets, mais j'ignore lesquels… »

« Euh, Severus, il est un peu jeune, non ? Vous êtes sûr que..? » Intervint Tonio, dubitatif.

« Il va vous surprendre, attendez… Seth ? » Appela Sévère.

Harry se retourne vers lui d'un air curieux.

« Peux-tu venir ici un instant ? »

Severus remarque que les trois garçons semblaient déjà bien complices et discutaient ensemble. Il n'avait visiblement pas de soucis à se faire avec ces trois-là. Unis, ils allaient être redoutables et leurs ennemis allaient s'en souvenir longtemps…

« Oui Sévère ? » Interrogea Harry en s'asseyant à côté de lui.

« Et bien, nous aimerions connaître vos projets maintenant… »

Harry haussa les épaules.

« D'accord. »

Lucius les interrompt.

« Severus, avant toute chose, es-tu d'accord pour loger avec Harry au manoir ? Nous serons en famille et ce sera toujours mieux qu'une auberge… »

Severus lance un regard à Harry pour s'assurer qu'il était d'accord, avant d'émettre un petit rire.

« D'accord Lucius, je te remercie. Mais n'oublie pas que nous sommes mariés, alors une seule chambre ! »

Il adorait Lucius, il ne perdait jamais le nord, le bougre ! Il imaginait déjà les rouages ​​de son cerveau qui tournaient dans tous les sens, élaborant les plans de ses prochaines affaires… Car avec Lucius, il y avait toujours des machinations en cours !

Seth réécrit la main.

« Bien, alors mes projets ! »

Aussitôt, tous le regardèrent, et Harry appela :

« Dobby ! »

« Dobby ? » demanda Antonio, perplexe.

Et Dobby, avec sa nouvelle tenue, apparut, regardant les sorciers autour de lui, lança un regard totalement hautain envers les deux Malefoy, avant de fixer son attention sur Seth.

« Maître Harry Potter Monsieur, que peut faire Dobby pour le Maître ? »

« Peux-tu me ramener mon dossier juridique, s'il te plait ? Il est dans ma malle au Chaudron Baveur. Et en partant, dépose ma malle au manoir Malefoy, d'accord ? »

« Tout de suite Maître Harry Potter Monsieur ! »

L'Elfe disparut dans une pop et réapparut quelques instants plus tard avec le dossier, qu'il tendit à Seth en disant que la malle était au manoir Malefoy et la note de l'auberge réglée.

« Merci Dobby. Comment avancer les aménagements ? »

« Maître Harry Potter Monsieur, les elfes du manoir Black en Irlande auront pour plusieurs mois. Il y a des fuites dans la toiture, des murs écroulés, des pierres descellées et beaucoup de travaux à faire, c'est pour cela que la famille Black avait déplacé la place Grimmaud : à cette époque, ils ne cessaient de dépenser de l'argent pour entretenir le manoir, et cela commençait à devenir cher… »

« Je m'en doutais… Comment cela se passe-t-il avec Kreattur ? »

« Maître Harry Potter Monsieur, Créateur à vingt ans et à prendre les choses en main, il est très heureux de rendre au château son ancienne splendeur… »

« Avez-vous besoin d'aide supplémentaire ? »

« Non, Maître Harry Potter Monsieur, il dit qu'il a assez à faire avec ses cinquante elfes feignants d'éduquer, et qu'il faut qu'on le laisse travailler tranquillement, » répondit Dobby avec un petit sourire, avant de continuer : « pour le Manoir Potter en Ecosse, il est, dans l'ensemble, en meilleur état, mais très sale avec beaucoup de poussière, de doxys, et des épouvantards. Il y a aussi le fantôme d'un de vos ancêtres… Mais je gère la situation avec les autres elfes. D'ailleurs, Zach a trouvé un troupeau de fantômes retournés à l'état sauvage sur vos terres. Il a décidé de s'en occuper et de les habiller, vu que les écuries sont vides… »

Harry sourit. Pourquoi diable tous les sorciers s'acharnaient-ils toujours sur leurs elfes ? Visiblement, ils travaillaient bien mieux sans eux !

« Très bien, tout cela me convient parfaitement. Tu garderas les doxys dans une grande boîte et tu les apporteras aux jumeaux Weasley avec les compliments de Lord Seth Orion Black. Pour le fantôme j'espère que ce n'est pas un nouveau Peeves. Si il n'est pas méchant et ne pose pas trop de problèmes, ne le chasse pas, et je verrais cela plus tard… »

Dobby hocha fort sa grosse tête jusqu'à en faire battre ses oreilles, et continua.

« Pour le « petit cottage » dans les Caraïbes près des côtes mexicaines, il s'agit en réalité d'une très belle villa, le gobelin Gripsec n'avait pas bien estimé la valeur de l'habitation. Elle se trouve sur l'île de Tulum, pas très loin de Cancun, au Mexique. On peut s'en occuper à deux avec Winky, qui a demandé à effectuer sa cure de désintoxication sous retourneur de temps -vous avez payé un petit supplément- et va très bien ! La villa sera prête dans trois jours. J'ai aussi aménagé le studio de la malle, cela a été rapide. Est-ce que tout cela vous convient Maître Harry Potter Monsieur ? »

« Tu as été remarquablement efficace Dobby, et en très peu de temps ! Tu es impressionnant, mais tu dois aussi te reposer, d'accord ? En tout cas, merci, » répondit Harry, avant d'ajouter, « tu peux y aller. »

Dobby s'incline.

« Au revoir Maître Harry Potter Monsieur. »

Dobby jette un coup d'œil aux Malefoy avant de faire son prétentieux, redressant la tête, et épousant une poussière invisible sur son uniforme. Seth n'en revenait pas ! Avec un pop Dobby avait disparu.

Seth va s'installer sur un coin de table.

« Laissez-moi un instant s'il vous tresse. Blaise, oncle Tonio, si vous me le permettez, je vais appeler mon avocat, ainsi, tous mes projets seront plus clairs pour vous… »

Il invoque un parchemin et une plume, regardés dans son dossier, et écrit quelques lignes. Sévère et les autres le regardèrent, intrigués.

« Blaise, Dumby a kidnappé ma chouette, aurais-tu un moyen sûr pour envoyer cette lettre ? »

" Yes of course ! Je m'en occupe de suite ! »

Blaise prit la lettre, sortit un instant puis revint en disant que la lettre était partie.

« Merci Blaise. Lucius, j'aimerais vous demander un service. »

« Je vous écoute, » répondit Lucius, très heureux d'être sollicité.

« J'ai besoin que vous jouiez de votre présence et de votre influence, cette mission est tout à fait faite dans vos cordes. J'aimerais que vous manipuliez deux-trois personnes pour moi et, rassurez-vous : je vais vous donner les armes pour le faire. Et en plus cela ne dérangera pas Voldemort… »

Lucius fit un immense sourire, alors que Draco et Severus le regardaient, choqués : jamais cette vision ne s'effacerait de leurs esprits ! Et qu'est-ce que Seth avait encore inventé ?

« Je suis propriétaire de 47 % de « la Gazette du Sorcier » avec mes parts Black, et de 4 % avec mes parts Potter, je suis donc actionnaire majoritaire avec 51 % du journal. Vous allez reprendre les choses en main là-bas. Je vous donne tous les pouvoirs. Mais je veux que vous ayez compte de mes objectifs… Actuellement, le gouvernement et Dumledore dirigent l'information du monde magique, mais c'est fini ! C'est nous qui allons la diriger ! Je veux de vraies informations, et nous allons démolir l'image de Fudge, Ombrage, Percy et bientôt, Dumbledore ! Le Ministère et sa corruption vont être dévoilés à tous ! Nous allons renverser le gouvernement ! »

Soudain, Harry se tourne vers Antonio.

« Si vous êtes d'accord, vous allez réunir les dossiers explosifs et vous travaillerez avec Lucius. »

Lucius fit une légère grimace. Il n'aimait pas partager son territoire. Mais il s'agissait d'Antonio Zabini, il pourrait sans doute y trouver un avantage… Il rapporta son attention sur Harry, qui continuait avec Antonio.

« Par ailleurs, pourriez-vous me trouver une femme assez laide, qui commencea à et persécuter Percy Weasley de ses avancées suivre ? »

Antonio hocha vigoureusem*nt la tête, ravi. Harry revient vers Lucius.

« Lucius, je sais que vous avez versé des pots-de-vin au Ministère. Vous allez vous faire passer pour une victime, qui n'a eu d'autre choix que de payer. On peut tourner l'information à notre avantage, parce que vous connaissez les points faibles de nos ennemis. Il faut que vous redeveniez clean, il ya trop d'affaires louches que vous traînez derrière vous ! Ne le prendre pas mal, mais il faut que nous redonnions une certaine respectabilité à votre famille, et cette affaire va bien nous servir. Votre participation enthousiaste aux plans de Voldy a ruinée votre image publique. Vous allez redevenir respectable. Voldy-chou n'y verra que du feu, et je m'occuperai de son cas plus tard, il me manque encore certains éléments… »

Lucius était en complète transe, ce n'est pas Potter qu'il avait en face de lui ! C'était tellement machiavélique que oui, ça pourrait marcher… Et il avait en plus des plans pour Voldy ? Oh, il adorait ce gosse !

«J'ai un premier sujet d'article : les menaces de Percy Weasley,» avec une belle photo mettant en valeur ses furoncles, continue Seth. « Plusieurs procès vont avoir lieu, donc vos futurs journalistes ont intérêt à se rendre compte que le vent a tourné. Une fois que vous aurez lancé le journal sur les rails du changement, j'aurais un montage financier à vous faire réaliser… »

« Vous savez faire des montages financiers ? » demanda Antonio, vivement intéressé.

« Oui, c'est mon domaine », répondit Lucius.

« Parfait, j'espère que notre collaboration sera fructueuse ! » répondit Antonio avec un sourire aux allures de requin.

Lucius en aurait pleuré de bonheur, il adorerait ce petit gars ! Il lui apporterait ses désirs les plus secrets sur un plateau d'argent. Severus se tourna vers lui avec un regard qui voulait dire « Je te l'avais dit, il t'a surpris ». Antonio était lui aussi agréablement étonné et appréciait de plus en plus son neveu.

« Hey, Harry qu'est-ce que tu foutais à Gryffondor ? C'est un putain de Serpentard ! »

« Langage Drago ! » La gronda Lucius avec un regard courroucé.

Blaise éclata de rire et Draco fit un petit sourire. Seth haussa les épaules, avec un clin d'œil en direction de ses amis.

Et bien ça promet, pensa Severus, qui avait surpris l'échange.

A ce moment, sur frappa à la porte. Tous se tourneront vers le vieil elfe rachitique qui les avait accueillis, qui annonça :

« Maître Blaise Zabini Monsieur, Maître Gordon demande audience auprès de Lord Seth Orion Black. »

Blaise interrogea Harry du regard, qui lui répondit par un signe affirmatif.

« Fais le entrer », dit Blaise.

Un homme d'une présence incroyable pénétra dans le salon. Il était grand, très grand. Il semblait fort, et ses vêtements laissaient deviner un corps athlétique. Son visage était très masculin. Ses cheveux étaient raides, portés en pointe, si noirs qu'ils en avaient des reflets bleus, et lui arrivaient au milieu du dos. Mais ce qui étonnait le plus chez lui, c'était ses yeux perçants et jaunes, ainsi que son teint livide. Il était habillé d'un costume noir, avec une grande cape noire et rouge.

Bon chanté ! On dirait Conan version Dracula, c'est effrayant ! Pensa Seth, impressionné.

Cependant, il se répète et s'avance vers lui la main tendue.

« Seigneur Seth Orion Black Potter, enchanté »

La main de Maître Gordon était glacée.

Vampire, pensa Seth, définitivement vampire…

« Maître Gordon » répondit « l'homme » d'une voix rauque, « j'ai reçu votre message, et j'ai pris la liberté de venir. Il faut que nous discutions des affaires en cours. En privé… » dit-il en regardant les autres personnes dans la pièce qui le toisaient, tétanisées.

« Vous n'avez pas de soucis à vous faire à ce sujet, ils me sont tous liés par un serment inviolable. Permettez-moi de vous les présenter… » Seth désigne Severus. « Voici Severus Snape, mon époux. »

Sévère inclina la tête de façon assez raide.

« A coté en partant vers la droite, Lucius Malefoy mon cousin par alliance, Antonio Zabini mon oncle, puis Blaise Zabini et Draco Malefoy, des cousins. »

Gordon était visiblement très intrigué et étonné de l'entourage et des liens qu'il y avait entre les personnes entourant son nouveau client. C'était une brochette étonnante et dangereuse. C'était bien, le jeune Lord savait s'entourer…

«Installons-nous», dit Seth.

Immédiatement, tous s'assirent sur les canapés. Maître Gordon invoqua un grand fauteuil pour lui-même, et jeta une sorte de silence et de confidentialité.

« L'habitude, prudence et vigilance », dit le vampire.

Seth pense à Maugrey. L'auror et sa parano ne faisaient pas le poids face à son avocat.

« Comment procéderons-nous Lord Black ? »

« Et bien… je suis navré mais je vais vous demander dans un premier temps un serment pour les informations confidentielles que vous allez recevoir. »

Maître Gordon ne fut pas choqué de la demande, de nombreux clients exigeaient le même type d'engagement. La procédure du serment fut accomplie rapidement, à la satisfaction de tous.

Seth fit un geste de la main pour faire voler son dossier jusqu'à lui et l'ouverture.

« Maître Gordon, » reprit-il, « nous allons avoir plusieurs affaires en cours… »

Ceux qui n'avaient pas l'habitude des petit* tours de Seth restèrent ébahis et impressionnés. Mais ils étaient loin d'avoir entendu la suite.

« D'abord, je veux un procès en diffamation contre Percy Weasley et le Ministère, je veux qu'à l'avenir ils sachent que je ne suis pas un enfant manipulable ! »

Cette déclaration fait sourire tout le monde autour de la table.

« Voici… » Dit Seth en déposant un souvenir dans la pensée, « le souvenir sur lequel vous vous appuyezrez. »

Maître Gordon plongea dedans pour prendre en connaissance, et sortit quelques minutes plus tard avec un sourire satisfait.

« Très bien, donc notre première affaire sera « Lord Seth Black contre Percy Weasley et le Ministère pour diffamation, prise de position, et agression sur votre personne, » et bien sûr il y aura de nombreuses tracasseries juridiques qui ennuieront tout le monde… »

Le vampire prend le souvenir et le mit dans un flacon.

" Tout à fait. Ragnock, mon gestionnaire de comptes, vous fournira les éléments nécessaires, et Lucius vous appuiera du côté des médias, car il contrôlera la Gazette. »

Maître Gordon se frotte les mains avec un sourire gourmand, laissant entrevoir ses jolies canines bien longues et pointues.

« Ensuite, je suis à présent le tuteur d'Harry Potter, qui est, par ailleurs, mon ancienne identité… »

Maître Gordon le fixa un instant d'un regard contemplatif, alors qu'il absorbait l'information. Dans un premier temps il n'avait pas fait le rapprochement entre Potter et LE Harry Potter. Le jeune homme en face de lui était loin des photographies du gamin célèbre et mal fa*goté qu'il avait vu. Il comprenait mieux à présent l'importance et l'ampleur des événements que ses procédures allaient déclencher. Harry Potter était un symbole de la lumière, et il se trouvait en face d'un elfe noir… Oui, en s'alliant avec ce groupe, il allait créer un séisme dans la société magique. Et il a beaucoup aimé cette idée. Si son client si singulier réussissait à faire basculer les préjugés du monde des sorciers, il y aurait un moyen de faire bouger la politique discriminatoire envers les créatures. De plus il allait s'attaquer à des figures importantes de leur société, et il aimait avoir de bons combats… On s'ennuyait vite lorsque l'on était immortel, ce client allait lui apporter des distractions bienvenues, cela lui plaisait.

Seth reprend « …et en tant que tuteur, je vais défendre Potter » ricana Seth, « …vous allez également intenter un procès à Dolorès Ombrage, pour persécution avec la plume de sang et pour l'envoi de détraqueurs au domicile moldu de Harry, au début de sa cinquième année, ne mettant ainsi pas seulement sa vie en danger, mais celle de tous les moldus ayant pu croiser leur route ! De plus je veux que vous appuyez sa politique anti-créature et que vous la discréditez. Voici les souvenirs de Harry… »

Gordon hocha la tête, alors que Seth plaçait un nouveau ruban de souvenir dans un flacon. Le vampire l'empocha avec satisfaction, il le visionnerait plus tard. Ce dossier allait être un plaisir à traiter...

« Il faudra que la présence de Harry Potter ne soit pas nécessaire. Ensuite, vous devez savoir que les principaux alliés de Dumbledore sont Percy Weasley, Cornélius Fudge, Dolorès Ombrage, Alastor Maugrey, Molly, Ron et Ginny Weasley, ainsi que Hermione Granger… »

« Entendu. Le deuxième procès sera donc « Harry Potter contre Dolorès Ombrage pour torture, usage de la magie noire et tentative de meurtre », et Dumbledore ne pourra rien faire pour l'aider face à ces accusations. Je construirais mon dossier en utilisant sur sa personnalité et son acharnement contre les créatures magiques, le ministère sera bloqué.»

« Pourquoi seront-ils bloqués ? » Demanda Lucius, très intéressé.

« J'ai des contacts placés haut auprès de la Reine d'Angleterre et de son gouvernement. Le gouvernement magique doit rendre des comptes à sa Majesté, ce qu'ils ne font aujourd'hui que de façon plutôt légère, car ils savent que sa Majesté, moulée, n'a pas les moyens de vérifier leurs affirmations. Sauf si je lui en parle… L'actuelle politique de Fudge et de ses sous-fifres est en totale opposition avec la constitution. Par ce biais, je pourrais m'appuyer sur le traité de Pendragon, qui est que le ministère magique doit appliquer les lois du pays. En fait, j'attendais la meilleure occasion pour pouvoir m'en servir… »

Tous le regardèrent, furent impressionnés, et des sourires fleurirent autour de lui.

Après un moment de flottement, Harry répétait.

« Bien, cela les occupera pour commencer. Un peu avant la rentrée, ce sera le procès de Dumbledore et de tout ce qu'il a fait à Harry. J'ai également un dossier médical complet fait par mon médicomage, Astrius du Sanctuaire, ainsi que les souvenirs correspondants… » Harry lui tendit un nouveau dossier, avec plusieurs bouteilles étiquetées.

« S'agit-t-il d'Astrius Vespasien ? Grand, les cheveux gris, très versés dans la médecine et la psychologie ? »

Seth lance à son avocat un regard surpris et acquiesce. Maître Gordon pousse un soupir de soulagement.

« C'est un grand ami, mais cela fait des siècles que je ne l'ai pas vu, j'avais peur qu'il ne soit mort ! Mais je suis heureux qu'il travaille au Sanctuaire : il est vraiment très doué et a toujours souhaité apporter son aide à tous, pas seulement à ceux que le ministère veut bien aider ! »

« Oui, c'est vrai, il m'a énormément aidé. Pour revenir à nos procédures, je suis conscient de vous donner énormément de travail, mais j'aimerais qu'il y ait en même temps un procès contre « Fudge et le Ministère, pour corruption et mise en danger du pays pour des décisions préjudiciables au bien du monde magique. »

Tous laissèrent échapper des hoquets de stupeur. Ils étaient abaissés par l'ampleur des décisions de Seth, il en devait effrayant…

Gordon hocha de nouveau la tête.

« Donc en troisième procès, basé sur les documents de Gringotts et le dossier médical « Harry Potter contre Dumbledore, motifs : détournement de fonds, manipulation d'héritage, torture, intervention illégale sur le noyau magique d'un jeune enfant », et j « j'offrirais la suite… Pour le quatrième procès « Lord Seth Orion Black Potter contre Fudge et le Ministère, pour corruption et trahison envers le pays » ai-je bien résumé ? »

« Oui, c'est parfait. Pour la famille Weasley, Granger et Voldemort, je m'en occuperai par d'autres moyens. »

« Bien, vu l'étendue du travail, je vais m'y mettre de suite. Où puis-je vous contacter ? »

« Je serais au manoir Malefoy. Dans trois jours je prends une semaine de congés dans ma villa au Mexique, puis je reviens quelques jours. Ensuite j'aurai sans doute de nouveau un long voyage à faire, mais je serai de retour au plus tard à la rentrée. »

Gordon acquiesça d'un air entendu, avant de claquer des doigts, l'air de se rappeler de quelque chose.

« Ah, au fait, Maître Ragnock m'a contacté tout à l'heure, -il a trouvé mes coordonnées dans votre dossier- et m'a prévenu que Dumbledore avait tenté de récupérer la garde d'Harry Potter et de se faire à nouveau nommer tuteur. Le gouvernement, ou au moins les fonctionnaires, ne lui étant plus aussi favorables, il a bien failli », dit-il avec un sourire plein de dents.

Seth réprima un petit frisson et soupira de soulagement.

Gordon se redresse.

« Bien, si nous avons terminé, je vous enverrai Carla, ma chauve-souris pour vous tenir au courant. »

il fit un signe de tête à l'assemblée médusée et sortit.

Seth Ricana.

Et voilà le cliché final pour un vampire, une chauve-souris appelée Carla.

Un silence impressionnant régnait dans le salon. Tous regardaient Seth avec respect. Il se retournera vers eux, soulagé que Gordon ait accepté de les soutenir. Il ne lui demanderait pourtant rien. Juste de l'aider à renverser le gouvernement et le monde magique…

« Seth, s'il me restait l'ombre d'un doute, tu viens de m'apporter une confirmation brillante que tu es bien le petit fils d'Octavio Zabini ! Je te le redis, welcome dans la famille ! Je vais me faire un plaisir de t'apporter mon aide. Je vais envoyer un message en Italie et quelques uns de mes meilleurs éléments viendront me rejoindre ! » S'exclama Antonio, très satisfait de la tournée des événements.

« J'ignorais que tu avais préparé tout cela, mais quand je savais qu'il n'arriverait que des choses exceptionnelles avec toi, j'avais raison ! Je ne vais pas m'ennuyer… » Renchérit Sévère, lui aussi soulagé que les événements s'organisent si bien.

« Je suis très impressionné Harry par tous vos projets ! Mais je pense que nous devrions rentrer au manoir, il est l'heure du dîner et Narcissa doit nous attendre », dit Lucius en se levant.

« Antonio, prends-moi au courant, d'accord ? » répondit Seth.

« Oui, je passerais vous voir au manoir », affirme l'Italien.

« Blaise, Harry m'a proposé de l'accompagner demain au Square Grimaud, est ce que tu veux venir ? »

« Bien sûr, avec plaisir ! »

« D'accord ! Alors nous partirons vers midi ! J'ai mes Aspics à passer avant et après. »

« Quoi ? » hurla Draco

« Et bien oui, j'ai dix-huit ans et je n'ai pas l'intention de retourner à Poudlard à la rentrée donc je voulais m'en débarrasser rapidement. J'ai passé ici mon examen de transplantation et quelques examens. Ensuite je suivrais une formation financière avec les Gobelins pour gérer mon patrimoine. »

Tous lui lancèrent des regards admiratifs. Severus était très fier de son époux. Antonio faisait des bons sur place pour ce nouvel atout pour la famille, et Lucius avait bien l'intention de prendre le jeune seigneur dans son giron rapidement. Draco faisait la moue, heureux pour son ami, mais jaloux de sa progression. Blaise lui jeta un regard indulgent.

« Très bien ! Alors on se retrouve demain vers midi » résuma Blaise, enthousiaste.

Seth, Severus et les Malefoy prirent congé des Zabinis, et retournèrent au jardin pour les transplanter.

Chapter 11: Mise En Place Des Pièces

Chapter Text

Ils arrivèrent au manoir Malefoy. Lucius avait du mal à comprendre que Narcissa venait aux nouvelles.

« Lucius, Draco, vous avez été très longs, je vous attendais pour passer à table… La malle de Seth est arrivée, vous êtes au courant ? J'ai passé l'après-midi avec Androméda et… »

En voyant arriver Severus et Seth, Narcissa poussa un cri de joie.

" Oh ! Vous êtes là ! Severus, quelle bonne surprise, je vais demander que l'on rajoute des couverts ! »

« Bonsoir Narcissa, répondit Sévère

« Narcissa, je dois t'annoncer que Severus et Seth se sont mariés ici, et qu'ils logeront quelques jours au manoir, » interrompit Lucius.

« Par Merlin, quelle merveilleuse nouvelle ! Toutes mes félicitations à tous les deux ! C'est une surprise, Severus, mais je suis si heureux que tu aies enfin rencontré quelqu'un avec qui tu veux unir ta vie, ce n'était pas bon pour toi d'être seul, et ainsi tu entres vraiment dans la famille avec ce mariage ! Venez, allons-nous installer… »

Ils entreront dans un salon très élégant. Narcissa régla les derniers détails de l'installation de ses deux invités pendant que tout le monde s'installait, des couverts furent rajoutés et le repas fut servi.

« Je suis heureux de vous recevoir Seth ! L'après-midi a été riche en émotions, et prévoyiez-vous de fêter votre union où bien préférez-vous prendre votre temps ? » demanda Narcissa.

« Nous ferons la réception plus tard, mais pour le moment nous souhaitons garder le secret sur notre union, au moins pour quelque temps, » répondit Severus.

Narcissa acquiesça.

« Seth, j'aimerais comprendre : quand avez-vous eu le temps de réfléchir à toutes les procédures que vous avez lancées ? » demanda Lucius avec une pointe d'impatience.

« Et bien, cela fait un moment que j'ai conscience de la nécessité de régler de façon légale les injustices que l'on m'a faites. À partir du moment où j'ai eu les outils : mon avocat, les éléments d'accusation : mes souvenirs et mon dossier médical, et les moyens : l'argent et le contrôle dans diverses sociétés importantes, j'ai pu peaufiner mes plans pendant les trois ans que j'ai passé au Sanctuaire. Depuis, tous les éléments se sont assemblés, et c'est devenu une évidence. Cela me permet de réaliser mon objectif : ma vengeance. »

« Seth si tu permets, j'aimerais faire lire la lettre de Harry à Narcissa, » dit Severus en jetant un coup d'œil prudent vers Harry, qui acquiesça.

Narcissa prit la lettre de Lily et la lu, avant de la reposer, les larmes aux yeux et les mains tremblantes.

« C'est Harry qui vous l'a donné, Seth ? »

Elle tendit la lettre à Lucius, qui la lui fit aussi avant de la rendre à Severus.

« Oui. »

« Tu vois Lucius, nous aurions pu élever Harry ! Il aurait été bien mieux chez nous que chez ces affreux moldus, et Lily aurait aimé que je m'occupe de son fils avec Draco… Et tu as vu ? C'est un sang pur, puisque les parents de Lily étaient cet Octavio Zabini et cette Magda Prince… Prince ? Est-ce qu'elle faisait partie de ta famille Severus ? »

« Oui, mais c'est une cousine assez éloignée… »

Harry poussa un soupir. Narcissa était sa tante, et elle aussi une alliée de poids. Il ne pouvait pas la laisser dans l'ignorance. Nul doute que Lucius et Draco n'allaient guère apprécier...

« Narcissa, si vous me le permettez, j'aimerais que vous me fassiez un serment sorcier. Ainsi, vous pourrez être au courant de toute l'histoire... »

Narcissa le regarda un instant, interloquée, avant de prendre un air grave et de faire le serment. Harry lui avoua la vérité et lui racontera son histoire. La plupart d'entre eux en oublièrent de manger. Il ne précise pas que les autres avaient droit à la pensée. Narcissa était diablement forte pour être une mangemort, mais elle restait trop fragile pour voir ça. Quand Harry eut terminé son récit, alors que leurs plats étaient froids, Narcissa se mit à pleurer.

« Je suis désolée de vous avoir autant peinée, mais vous êtes ma cousine et je ne souhaite pas avoir de secrets à vous cacher… »

« Je ne sais pas quoi dire », répondit Narcissa, « Nous ne nous connaissons pas et pourtant vous êtes mon neveu, et ma meilleure amie m'avait désignée comme votre mère d'adoption ! J'ai eu beaucoup d'émotions aujourd'hui, mais Harry, Seth, ou quel que soit votre nom, je suis un peu perdu pour l'instant… Mais je suis heureuse de vous avoir comme cousin, je suis contente vraiment, mais … Je suis désolée, je vais me retirer. Tout cela m'a bouleversée… Excusez-moi… »

Narcissa se leva et s'enfuit.

« Harry, avais-tu réellement besoin de lui dire tout ça ? » Demanda Draco, énervé de voir sa mère si troublée.

Lucius intervient.

« Draco, Harry a bien fait et cela nous facilitera la vie, tu verras : ainsi, elle comprendra mieux nos comportements à tous ! Rassure-toi, ta mère sera remise demain, c'est juste la journée qui l'a fatiguée. Je vais aller la rejoindre. Severus, Harry, Draco ou un elfe vous montrera votre chambre, je vous souhaite une bonne nuit… »

Après le départ de Lucius, Draco, Seth et Severus terminèrent leurs repas en silence, avant de décider d'un commun accord de se retirer pour la nuit. Draco accompagne le couple jusqu'à leur chambre avant de se retirer dans ses quartiers.

« Harry, est-ce que ça va ? » Demanda Severus, inquiet, dès que la porte fut refermée.

« Je suis fatigué, et j'ai un peu mal à la tête, la journée a été longue… Je m'en veux pour Narcissa aussi… »

« Tu ne devrais pas, Lucius à raison : tu as bien fait. Déshabille-toi et allonge-toi sur le lit, je reviens. »

Harry enlève ses vêtements et se glisse dans les draps de soie pourpre. Épuisé, mais se doutant de ce qui allait se passer, il se coucha sur le ventre. Severus revint quelques minutes plus tard, nu, s'assit sur les fesses de Seth et commença à lui masser les épaules et le dos. Une douce odeur de jasmin flottait dans l'air…

« Hmm… Ça fait du bien, ça relax… »

« Alors vide-toi l'esprit et étends-toi, tu es complètement tendu. »

Severus fit rouler doucement les muscles sous ses doigts jusqu'à ce qu'ils retrouvent leur souplesse. Il prit plaisir à caresser le serpent dans le dos d'Harry qui ondulait de ravissem*nt, s'émerveillant de la richesse des détails, puis il suivit la longue épée qui descendait en accompagnant la colonne vertébrale, tirant d'Harry des grognements appréciateurs.

« Tu n'as pas idée d'à quel point c'est bon… »

Sévère eut un petit rire, puis descendit en bas du dos, massa les fesses, en appréciant la souplesse et la fermeté, puis il descendit jusqu'aux pieds, qui lui permirent d'entendre à nouveau quelques grognements de satisfaction.

La danse. Harry était en train de s'endormir. Il pose la bouteille d'huile parfumée et la rallume sous les draps, avant d'éteindre les lumières et de la prendre dans ses bras. Aussi, son jeune serpent se blottit contre lui et s'endormit doucement.

Severus fût réveillé par la bonne odeur du café. Un elfe avait posé un plateau pour deux sur la table de nuit, et l'horloge marquait six heures et demi, il était encore tôt… Ils étaient dans leur grand lit à baldaquin et voiles pourpres, et le soleil traitait à flot par la grande fenêtre.

Severus tourna la tête et regarda Harry qui dormait encore. Il dégageait une longue mèche brune qui lui tombait sur le visage, caressait doucement sa joue, suivait son contour du bout du doigt, puis suivait celui d'une oreille en jouant avec la pointe. La peau était douce, la bouche pulpeuse, et Harry poussa un doux gémissem*nt qui fit sourire son ancien professeur…

Harry bat des paupières et Severus se perd dans la profondeur de ses yeux verts. Ils se regardèrent et tant de choses passèrent dans cet échange… Amour, désir, promesses, tendresse… Leurs cœurs se serrèrent, prirent par la même émotion.

« Harry, » murmura Severus.

Et il effleura de ses lèvres la bouche si tentante. Harry les caressa de sa langue, accélérant le souffle de Severus. Il effleura sa joue, puis enroula son bras autour de son cou pour approfondir le baiser.

Lorsque leurs langues s'enroulèrent avec douceur, Harry ne put retenir un gémissem*nt de bonheur. Sévère descendit le long de son cou en le parsemant de baisers. Harry taquina de ses doigts le bout des seins de Severus et remonta son pied le long d'une jambe, pendant que l'autre s'enroulait autour des hanches de son époux. Severus s'immobilisa alors qu'Harry commençait à frotter son érection contre la sienne, il releva la tête et lui murmura « démon » à l'oreille d'une voix rauque. Harry eut un petit rire qui envoya des vibrations dans leur corps, les faisant gémir.

« Tu me rends fou Harry, fou d'amour pour toi… »

Et Severus reprit ses lèvres avec passion. Fébrilement, il lance une sorte de lubrification sur sa verge, puis se positionna doucement et s'enfonça. Harry retint sa respiration, souffla, se détendit. Severus l'attendit, puis envoya Harry entamer un mouvement d'équilibre, auquel il répondit avec volupté.

« Plus vite Severus, oui là… Comme ça… Encore… »

« Harry… »

Sévère ne contrôlait plus le mouvement de ses reins. Il voulait aller plus loin, plus profond, encore et encore…

« Tu es moi Harry ! »

« Sévère… Je t'aime… »

Un coup de rein plus fort va se contracter l'anus d'Harry. Sévère en gémit de plaisir, et dans un dernier mouvement qui décolla Harry du matelas, ils jouirent ensemble…

Ils retrouvèrent doucement leur souffle, puis Severus s'assit et voulut se lever, mais Harry monta alors à califourchon sur ses jambes et passa les bras autour de son cou.

« Sévère, il faut qu'on parle... » Dit Harry d'une voie calme.

Bien qu'un début comme celui-ci était rarement de bon augure, la voix de Harry ne laissait pas présager de danger immédiat…

« Je t'écoute. »

« Tu sais que dans trois jours je vais partir pour une semaine de vacances au Mexique. Je voudrais que tu viennes avec moi, que ce soit notre voyage de noces… »

Severus y réfléchit un instant.

« C'est que j'ai pas mal de choses à faire Harry, surtout si je t'accompagne au Sanctuaire… »

« Allez, toi aussi tu en as besoin ! Et puis ce serait juste une semaine, un temps rien que pour toi et moi ! S'il te plaît Severus, j'en ai besoin Severus, nous en avons besoin… »

Severus soupira. Si en plus il le prenait par les sentiments…

« Très bien, je viendrai. »

En fait, Severus était sûr qu'Harry lui avait demandé. Il ne voulait pas qu'il parte si loin, seul, et surtout loin de lui... Harry poussa un petit cri de joie et couvrit de baisers le visage de Severus, qui ne mit pas s'empêcher de sourire devant son comportement si enfantin.

« Il faut se lever, sale gamin ! »

« Tu veux m'accompagner au ministère ? Tu pourrais mettre un glamour… »

« Si tu veux que je t'accompagne dans trois jours il faut que tu me laisses seul plus de deux secondes, j'ai des quantités de choses à régler ! »

« Oui je sais, mais tu me manques, et je n'ai pas envie d'être séparé de toi ! » Répondit Harry d'un ton boudeur.

« Harry… »

« Non Severus, écoute ! Même si j'ai planifié beaucoup de choses, il reste encore des zones d'ombres, et... J'ai peur, j'ai peur de te perdre... Alors à chaque instant que je passe près de toi est une victoire arrachée au destin ! En fait, j'aimerais être dans tes bras à chaque instant, il me coûte de garder des distances alors que je n'ai envie que de passer ma main dans tes cheveux, t'embrasser, me coller contre toi… »

Sévère sentit sa gorge se serrer. C'était ému ! Non, plus que ça : il prenait conscience qu'il ne pourrait plus jamais se passer d'Harry, qu'il n'en avait aucune envie…

« Harry, écoute-moi aussi : je ne suis rien sans toi ! C'est ton amour qui me fait exister, regarde ce que tu fais de moi… Je dois un Pousouffle ! »

Et Severus ravissait ses lèvres avec toute la passion qui dormait en lui.

Après un baiser qui les laissa haletants, ils déjeunèrent rapidement et se dirigèrent ensemble vers la douche. Harry remet ensuite le genre de camouflage sur ses oreilles, mais ne se rasa pas. Severus mit une de ses éternelles robes noires, et Harry se promettent que cela changera… De son coté, il choisit un jean qui mettait en valeur ses longues jambes et son postérieur, avec un tee-shirt blanc avec et une chemise bleue ouverte. Il compléta l'ensemble avec son blouson aviateur et ses bottes en cuir de dragon, avant d'attacher ses cheveux et de prendre ses lunettes de soleil. Il se regardait sous différents angles devant la glace de la chambre. Lorsqu'il capta un regard brûlant de Severus, il se dit qu'il devait être séduisant…

« Viens, il faut descendre… » Gronda le potioniste.

Severus lui tendit deux potions : une Aiguise-Méninges pour l'aider pendant ses examens et une potion d'énergie. Harry grimaça en les buvant, avant de le remercier d'un grand sourire…

Lorsque les deux sorciers descendirent l'escalier, Draco faisait des allers retour, impatient de les voir arriver. Dès qu'il les entend pas, il relève la tête.

« Severus, Harry bonjour. Alors ? Enfin réveillés ? »

« Bonjour Draco, » répondront-ils. « On se retrouve à midi, il faut que nous nous participions à mes examens… » Compléta Seth.

« Oui, d'accord, mais j'ai envoyé le plateau avec les elfes à six heures et demi, alors pourquoi avez-vous mis tant de temps à descendre ? »

Severus haussa un sourcil sarcastique et Harry pouffa de rire.

Draco qui venait de comprendre les raisons de leur retard, prit une jolie teinte écrevisse.

« Bon, Blaise nous rejoindra la bas, à tout à l'heure tous les deux »

Harry rejoignit Severus sur le point de transplanage Malefoy en ricanant, et ils partent pour le Ministère. Après un baiser rapide et discret, ils se séparèrent.

Aujourd'hui pour Harry, c'était la pratique avec Défense contre les forces du mal, botanique, Sortilège, métamorphose, potions, et soins aux créatures magiques. Le retourur de temps fut encore très utile et lui permet ainsi d'enfin en finir avec ses examens. Les examinateurs étaient en ébullition : Lord Seth Orion black était brillant et avait fait un parcours sans-fautes qui resterait dans les annales et ferait grand bruit !

Seth remarqua Maugrey en sortant qui semblait espionner sa sortie de la salle d'examens d'un air mauvais. Il lui lance un « intestin évanescent » en ne cherchant absolument pas à se cacher, et part en riant.

Maugrey sentit alors ses intestins se vider : il avait une énorme diarrhée qui remplit son caleçon, coula sur ses jambes et le sol. Les selles diffusaient une odeur ignoble dans le couloir. Maugrey maudit le Lord Black, il n'était certainement pas un ennemis à prendre à la légère… Il décide de s'en aller, avant que sa réputation ne soit ruinée !

Harry retrouva Severus et Draco pour le repas de midi, qu'il termine par un café. Draco leva un sourcil curieux en regardant Harry gémir en buvant le breuvage.

« Je suis accro à la caféine », explique Harry. « C'est depuis le Sanctuaire. J'y ai peut-être passé trois ans, mais il ne faut pas croire que je me suis reposé : mes journées étaient épuisantes... »

« Il n'y a pas qu'à la caféine que tu es accro… » répondit Severus avec un petit sourire.

« Mais vous allez arrêter, oui !? » S'exclama Draco excédé.

« Bonjour les amoureux ! » Hurla Blaise, « Draco, c'est normal pour un couple de jeunes mariés, tu devrais être content qu'Harry rende ton parrain heureux », dit-il en riant.

« Salut Blaise, Draco est de mauvaise humeur ce midi. »

« Je serais plutôt jaloux », renchérit Blaise.

« Il s'y fera, car je n'ai pas l'intention de lâcher Severus, et donc heureux Draco que j'arrive à me retenir dans la journée… »

« Merlin… » s'exclama Draco d'un air dramatique, mais intérieurement, il était ravi par la possessivité de Harry.

Severus se leva. Le repas était fini et tout le monde était là. Et malgré tout ce qu'Harry pouvait en penser, il avait vraiment des choses à faire…

« Je vous souhaite une bonne journée », dit Severus.

Il embrasse Harry et part. Draco émet un petit couinement indigné, Blaise lui cache les yeux en brillant, comme à un enfant, et Draco dégagera sa main en rebondissant et regardera ailleurs. De toute façon, ni Severus, ni Harry, ne se génèrent pour profiter de cette étreinte…

Harry fit transplaner ses deux amis dans une ruelle déserte près du square Grimmaud. Les trois jeunes hommes, guidés par Harry, se dirigèrent vers l'entrée de la demeure. Seth n'eut qu'à apposer sa main sur la porte pour qu'elle s'ouvre toute seule.

Harry leur fit visiter sommairement la maison, qu'ils trouvèrent sombre et lugubre. Draco resta bloqué de stupéfaction devant un tel mauvais goût en contemplant le couloir. On y admirait toutes les têtes d'elfes accrochées comme des trophées macabres…

« Eh bien, c'est tout à fait le style d'Ororo, cette maison » observe Blaise avec dégoût.

« Oui, je pense que cela lui plairait », gronda Harry, au contraire de se rappeler ce épisode.

Il leur montra où il avait découvert l'épouvantard, et leur expliqua la terreur que cela avait inspiré à Mrs Weasley. L'air sombre, il se dit qu'elle avait juste merveilleusem*nt réussi à jouer la comédie. Elle avait toujours été bonne ensorceleuse, d'après ce qui lui avait été dit…

Harry racontera de nombreuses anecdotes douces-amères en rapport avec la maison. Notamment à propos de Sirius.

Ils entendent frapper à la porte. Harry alla ouvrir et découvrir Narcissa, Androméda et Tonks sur le pas de sa porte. Quelques instants plus tard arrivent Kara Ferguson, toujours aussi flamboyante avec son tailleur rouge et ses talons noirs aiguilles. Après les salutations, Harry les fit entrer dans le salon.

Andromède et Narcissa demandèrent à explorer seules la maison à la recherche de leurs souvenirs, et elles souhaitaient aussi discuter avec d'avantage d'intimité avec le portrait de Walburga, qui était posé sur le sol dans le couloir, encore un exploit des gobelins briseurs de toutes sortes. Harry accepte.

« Je vois qu'il y a de nombreux cartons un peu partout, les gobelins ont dû commencer le déménagement », dit Kara.

« Oui, effectivement. J'ai pu constater que les pièces du haut étaient déjà vides de leur contenu, et de nombreux tableaux sont décrochés », confirme Harry.

« Bien, alors je vais vous montrer les maquettes que j'ai faites », proposa la décoratrice.

Blaise, Draco et Tonks examinèrent au-dessus de l'épaule de Seth les propositions de plan.

« Avez-vous des exigences particulières ? » Exigez la jeune femme.

Seth haussa les épaules.

« Disons que j'ai vu quelques éléments décoratifs que j'aimerais intégrer ici. Comme je vous l'ai déjà dit, je veux du moderne et fonctionnel, mais élégant et discret, un mélange moldu/sorcier, le meilleur de chaque monde. »

« Cette maison a un potentiel énorme ! Pour le salon, j'avais pensé jouer sur les éclairages. Il faudrait agrandir les fenêtres de la façade externe, aménager le salon en incorporant une cuisine américaine ultramoderne ouverte sur le salon ce qui augmentera la superficie de la pièce… Au niveau des luminaires, un pan de mur lumineux et transparent avec des bulles remontant dans un liquide coloré, ce mur ! » Dit-elle en désignant le mur séparant le salon du couloir d'entrée. « Cela sur toute la longueur, permettra d'apporter de la luminosité dans ce couloir si sombre, en plus en augmentant ou diminuant les bulles la pièce sera visible ou pas. Bien sûr, vous pourrez choisir la couleur de l'éclairage, et même la changer, je vous apprendrai le tri… »

« Pourquoi ne pas mettre quelque chose comme des éclairages elfiques, avec des globes lumineux en lévitation ? » a demandé Tonks.

« Qu'en pensez-vous, Lord Black ? » interrogea Kara.

« L'idée me tresse, je suis d'accord avec l'ensemble de vos idées. »

« Au niveau des couleurs, je jouerais dans des tons de bleus et de blanc. Pour l'entrée, plutôt des tons sable. D'une manière générale, j'aimerais apporter une dominance de teinte différente dans chaque pièce… »

« Pour le mur au fond du salon, j'ai pensé à un aquarium géant, avec des poissons exotiques et magiques », dit Seth.

« Très bonne idée, cela ira très bien avec les teintes des murs et la décoration que je vais intégrer », répondit Kara en souriant.

Elle sort un joli stylo nacré de la poche de son tailleur et prend quelques notes sur un calepin. Encore des accessoires moulés qu'elle avait importés. Seth sourit et guide son petit groupe hors de la pièce, jusqu'à l'escalier.

« Venez par ici. J'aimerais que l'escalier soit plus agréable, et que certaines pièces soient agrandies… » dit-il.

« Madame Ferguson, pensez-vous aux tons ocres, terre pour… » lance Tonks.

Ils continuèrent la visite, Draco et Blaise soumettant quelques idées, mais Tonks restant la plus enthousiaste, au grand amusem*nt d'Harry. Narcissa et Andromède les rejoignirent pour terminer la visite des lieux en leur compagnie. Harry était très satisfait des décisions prises.

Ils se retrouvèrent dans le salon pour peaufiner les derniers détails, Kara ayant pris de nombreuses notes au fourrure et à mesure. La visite s'achève dans une ambiance conviviale. Narcissa et Androméda prirent congé, elles avaient décidé d'aller faire les magasins ensembles.

« Dans l'ensemble, j'ai bien compris ce que vous désirez pour transformer cette maison. Comme je vous l'ai dit, elle a un énorme potentiel, mais elle n'est plus aux normes et la décoration actuelle est hideuse, » affirme-t-elle.

Tous acquiescèrent. Ils s'étaient rapidement rendu compte de leur génie pour l'agencement des formes et des couleurs. Un hibou grand-duc au port altier toqua du bout de sa serre à la fenêtre de la cuisine. Harry lui ouvre et prend le parchemin.

« Seth… C'est le hibou de mon père, quelque chose est-il arrivé ? » Demanda Draco avec inquiétude.

« Non, rassure-toi Draco, mais ton père a besoin d'un petit coup de pouce pour notre projet commun, » répondit Harry avec un regard appuyé.

« Je préfère ça », soupira Draco d'un air soulagé.

« Le souci, c'est qu'apparemment il faut que je le rejoigne maintenant, donc notre projet de shopping va être retardé. Je vous propose de nous rejoindre devant le Chaudron Baveur d'ici une heure, qu'en pensez-vous ? »

« C'est d'accord pour moi », acquiesça Blaise.

« Oui, il n'y a pas de soucis Seth, va rejoindre mon père, nous nous retrouverons plus tard… »

« De toute façon j'ai encore quelques mesures à prendre dans certaines pièces, des notes à prendre sur les murs que nous allons enlever. » Renchérit Kara. « Il faut que je mette au clair les informations que j'ai recueillies, donc je vais vous laisser. Rassurez-vous, Lord Black, je vous serai informé de l'avancée des travaux. Au plaisir de vous revoir messieurs, mademoiselle Tonks, ce fut très agréable de discuter avec vous. »

Et Kara s'éclipse, le mètre à la main.

« Waouh ! Je vous l'avais dit, elle est extraordinaire ! Vous avez vu ce goût, cette classe !? Seth, je vous remercie de m'avoir fait passer l'après-midi le plus merveilleux qui existe, jamais je n'aurais imaginé que ce serait au square Grimmaud ! » dit Tonks en éclatant de rire.

Harry retint une grimace, d'une part à cause de la familiarité -toujours plus exacerbée- de Tonks, et d'autre part à cause de ce petit rappel de l'occupation illégitime de la maison par Dumbledore et du rôle de gentil toutou qu 'elle avait joué pour lui et qui ne semblait absolument pas la déranger. Androméda s'en aperçut et lui fit un petit geste d'excuse. Seth haussa les épaules en soupirant.

« Je file, Lucius doit m'attendre. »

Il partit rapidement en leur faisant un signe d'au revoir.

En descendant le perron, il eut la surprise de voir Remus Lupin qui l'attendait.

« Lord Seth, je ne peux plus rentrer dans le square Grimaud, alors je vous ai attendu ici, il faut absolument que je vous parle ! »

« Je n'ai malheureusem*nt pas le temps, j'ai rendez-vous. »

Pour qui il se prenait le loup galeux pour s'imposer ainsi ?

« Ce ne sera pas long ! Je connaissais très bien votre cousin, Sirius. En fait, nous étions de très bons amis, » dit précipitament le loup, comprenant qu'il avait fait une erreur.

« Vraiment ? Dans ce cas, pourquoi ne vous a-t-il pratiquement rien laissé dans son testament ? » Réplique de Seth d'un ton acide.

Lupin accuse le coup, et il s'apprêtait à répliquer lorsque Draco, Blaise, Tonks, Narcissa et Andromeda sortirent en discutant.

« Rémus ? Qu'est-ce que tu fais là ? » S'exclama Tonks.

Une dizaine de gobelins apparurent alors, saluèrent d'un signe de tête les sorciers, puis entrèrent dans la maison. Il s'agissait du dernier groupe de gobelins-déménageurs, qui allaient terminer de vider la maison. Bien sûr, ils auraient pu confier ce travail à une société sorcière, mais les enjeux étaient trop énormes, entre le coffre Potter-Black et l'affaire Dumbledore, pour qu'ils puissent prendre ce risque. Et qui était mieux placé qu'un gobelin pour vider une maison ou un coffre ? Une partie Gripsec et Dumbledore ?

« Je… Euh… Voulais parler avec lord Black, » répondit Remus, extrêmement perturbé.

Tous ces mangemorts souillaient la maison de son ami. Et non seulement c'était ce Lord Black qui l'avait récupéré, mais il avait aussi la garde d'Harry.. !

« Seth, tu devrais te dépêcher, mon père n'aime pas attendre. »

« Tu as raison Draco. »

Il se tourne vers Remus.

« Je n'ai vraiment pas de temps à vous accorder Monsieur Lupin. Prenez donc rendez-vous pour voir un hibou la prochaine fois », répondit Seth avant de transplanter.

Remus resta planté sur le trottoir, regardant l'endroit où avait disparu le Lord Black, conscient que Malefoy et Zabini se moquaient de lui, et des questions plein la tête…

Pendant ce temps au manoir Zabini…

Antonio Zabini recevait cinq hommes, au physique banal et passe partout, et une jeune femme. Ils étaient agenouillés devant Lui.

« Bien seigneur, nous avons compris vos ordres, » répondit l'homme le plus en avant du groupe.

Il semblait être le leader des quatre autres.

« Vous rassemblez des pièces compromettantes sur les personnes dont je vous ai donné les noms et vous surveillez que rien ne perturbe nos projets. Elisa Manzo vous allez vous rapprocher de Percy Weasley, il travaille au Ministère de la magie anglais. Vous avez la faculté de vous rendre soit très belle et désirable, soit répugnante et repoussante. Pour Percy vous jouerez de votre côté le plus repoussant. Et pour ma satisfaction personnelle, je veux que vous tourniez la tête de Ronald Weasley, fils et jeune frère. Il fera un stage comme Auror, et vous lui présenterez votre visage le plus ensorcelant. Je veux que vous le mettiez à genoux… »

« Ce sera un jeu d'enfant… Le jeune Ronald n'a aucune chance, il a les hormones bouillonnantes d'un adolescent et elles seront mes alliées. Quand à Percy, je vais faire souffrir son image publique. Je maîtrise assez bien l'art du déguisem*nt, j'ai donc de la ressource, vous pouvez compter sur moi Seigneur… »

« Je vois que nous nous comprenons », répond Antonio avec un rictus diabolique.

Lucius entre dans les locaux de la Gazette, et il demande à rencontrer le rédacteur en chef, Barnabas Cuff. Confiant et conquérant, il entra dans le bureau de celui qui était la principale source d'informations du monde sorcier. Il avait cependant pris la précaution d'envoyer un hibou à Seth afin qu'il vienne l'assister pour ce premier entretien, car même si Lucius était infaillible pour ce qui concernait les négociations, l'appui du Seigneur serait de poids.

« Lucius Malefoy, quelle surprise de vous rencontrer dans mes locaux, ma secrétaire m'a informé que vous avez envoyé un hibou très tôt ce matin pour me voir au plus vite… » S'exclama Barnabas Cuff d'une voie forte.

Lucius s'assit dans un fauteuil en face du bureau sans y avoir été invité et comme s'il était en pays conquis, ce qui, de toute façon, était totalement le cas. Il tend les parchemins qu'il tenait à son interlocuteur d'un air nonchalant.

« En effet, j'aimerais que vous preniez connaissance de ces parchemins »

Barnabas devait se lever, car sa petite taille ne lui permettait pas de saisir les documents tout en restant assis. Il pesta contre le snobinard assis en face de lui et, au fur et à mesure de sa lecture, devint de plus en plus livide.

« Ce n'est pas possible, je veux des explications ! » Demande-t-il une voix blanche.

« Vous n'avez pas saisi ? C'est moi, à présent, qui vais demander des explications ! » répondit Lucius d'un ton froid.

« Je refuse ! Ces papiers sont des faux, vous n'avez aucune action dans le journal ! »

« Je crains cependant d'être le dépositaire du pouvoir de Lord Black, et les parts qu'il possède sont légales, et majoritaires… »

Lucius affichait une souris sardonique qu'il adorait et qu'il savait particulièrement irritante pour son interlocuteur.

« Il n'y a pas de Lord Black ! Le dernier Black était un criminel et il est mort ! »

« Tut, tut, tut…. Vos informations sont erronées… »

« Vous mentez ! Je sais que vous avez fait du chantage dans les hautes sphères, votre réputation n'est plus à faire ! » Eructa Barnabas en se redressant, rouge de colère.

A ce moment, la porte s'ouvre brutalement et sans préavis. Barnabas entendait vaguement les excuses de sa secrétaire qui bafouillait qu'elle n'avait pas eu le temps de retenir son visiteur, et toisa son nouveau visiteur, qui avait un visage aristocratique et des cheveux noirs, et qui était habillé comme un aventurier. Il n'était absolument pas habillé pour des locaux de ce standing, mais il arborait un air si sur de lui que personne n'aurait pu lui reprocher d'être ici.

Barnabas jette un bref regard à Lucius Malefoy, qui arborait un grand sourire, comme une hyène prête à jouer avant de dévorer son casse-croûte.

« Mon cher Lucius, rencontrez-vous des problèmes ? » demanda Seth avec bonhomie.

Lucius pense vaguement que Seth pourrait changer pour venir, mais en avertissant le visage de son rendez-vous, il changera d'avis. Seth déstabilisait complètement Barnabas.

« Seth, permettez-moi de vous présenter Barnabas Cuff, le rédacteur en chef de la Gazette. Il émet des doutes sur le fait que tu es le nouveau Lord Black et que tu es actionnaire majoritaire du journal, et donc, plus ou moins, son propriétaire… »

« Vraiment ? »

Seth s'installe dans le fauteuil voisin de Lucius en souriant d'un air sarcastique. Lucius s'efforçait de rester froid, mais intérieurement, il tremblait d'impatience de voir comment Seth allait gérer l'entretien. Seth prend son temps pour s'installer, et une fois qu'il est à l'aise, il réécrit la parole.

« Voyez-vous Babe, -je peux vous appeler Babe ?- J'ai hérité récemment du titre de Lord Black : puisque je suis le seul héritier du titre, les quarante-sept pourcents d'actions détenus par mes ancêtres me reviennent entièrement. Par ailleurs, -et je vais, pour l'instant, vous demander de garder cette information confidentielle- Je suis également le tuteur d'Harry Potter, à qui reviendra, à sa majorité, quatre pourcents d'actions. Donc quarante-sept plus quatre font… Mais oui, cinquante et un pourcents ! Sauf que j'ai, pour l'instant, bien d'autres chats à fouetter ! J'ai donc confié tous mes pouvoirs à Lucius Malefoy, qu'il est, je crois, inutile de vous présenter afin qu'il redresse la situation au journal… Vous devez comprendre, Babe, que nous ne vous laisserons pas le choix : ou vous coopérez avec nous, ou bien vous cherchez une place ailleurs… »

« Vous me menacez !? » S'exclama Barnabas, outré.

" Tout à fait ! J'ose espérer que vous le comprenez, étant donné le manque flagrant et totalement volontaire de diplomatie de Lord Black, » répondit ironiquement Lucius.

« Je suis le nouveau propriétaire du journal, et je veux que les choses changent ici ! Et vous allez vous décider maintenant ! Harry Potter a subit assez votre diffamation pour que je ne sois pas arrangeant ! Vous n'avez arrêté de le diffamer au fil de vos articles, et que lui exige le monde magique ? De les sauver du Lord noir, rien que ça ! Parce que les sorciers sont trop minables et couards pour se bouger les fesses et constituer une armée, ils placent tous leurs espoirs dans un adolescent orphelin qui ne demande rien à personne et qui n'avait qu'un an lorsque Voldemort a essayé de le tuer ! Vous ne trouvez pas qu'il y a un problème ? J'ai conscience du fait que vous avez pu être manipulé par Fudge ou Dumbledore, mais vous, vous devez prendre conscience que Harry Potter va dans peu de temps devenir Lord Potter : une personne de poids dans le monde magique ! Connaissez-vous les procès pour diffamation et ce que cela coûte en dommages et intérêts !? »

Barnabas se cache le visage de ses mains.

« Vous pliez ou vous partez, est-ce clair !? » Conclut Seth,sèchement.

Lucius buvait du petit lait. Que cette situation lui était douce. Barnabas ravala sa colère, et acquiesça.

« Je vous écoute. »

Seth se redressa sur sa chaise et se mit à parler d'un ton froid. Un ton de Seigneur. Du Seigneur en colère.

« A partir de maintenant, le ministère n'aura plus aucun pouvoir décisionnel ici. Je veux de vraies informations, nous sommes sur des faits réels ! Jusqu'ici, je ne crois pas que vos journalistes feraient leur travail ! »

« Mais comment je vais les trouver ces informations ? » demanda Barnabas, effondré.

Lucius réécrit la main.

« Je vous fournirais des dossiers sensibles, mais irréprochables sur leurs sources, puisqu'ils contiendront des éléments juridiques fournis par l'avocat de Lord Black, Maître Gordon, -qui est comme chacun sait l'un des plus grands avocats d'Angleterre- , mais aussi des souvenirs certifiés issus d'une pensée et des témoignages de Gobelins. Le monde magique court à sa perte… » précise-t-il.

« Je connais votre idéal du monde magique, Malefoy ! Il est basé sur les croyances d'un Lord noir et la pureté du sang ! »

« Babe, Babe ne fais pas ton cochonnet… » Intervint Seth, « Lucius est avant tout un homme d'affaires qui négocie non seulement au sein du monde sorcier, mais aussi avec diverses créatures, et même des moldus ! Il a été obligé de payer pour les erreurs d'un gouvernement corrompu, et vous le savez ! Quant au seigneur des ténèbres, il n'a fait qu'essayer de survivre, comme de nombreux sorciers de nos jours… Car dites-moi, qui jusqu'ici a eu les couilles de sortir dans la rue et de crier qu'il était contre le Lord noir, au péril de sa vie ? Dumbledore ? Bien sûr, c'est pour ça qu'il manquera de tuer Harry Potter tous les ans pour l'endurcir ! Quant à son statut de Sang Pur, pensez-vous réellement qu'il en reste tant que ça, entre la dernière guerre et celle qui mijote actuellement ? Sans compter le fait que sans un minimum de sang moulé, voir même, de Créature, la Magie aurait disparu depuis bien longtemps… Pour moi, ces Sangs Purs que vous méprisez tant essayent juste de maintenir les valeurs de notre société. Lucius est une victime des machinations du gouvernement qui veut éliminer un sorcier brillant, riche et influent, et qui peut, par conséquent, avoir une influence politique : il faut donc s'en débarrasser au plus vite, s'il est possible de ruiner son image publique… Croyez-moi Babe, je n'ai rencontré la famille Malefoy que très récemment, et je vous assure que la majorité des sorciers se trompent sur leur compte… Au final, vous faites le jeu des manipulateurs du gouvernement. Est-ce que tu comprends mieux la situation Babe ? » demande gentiment Seth, comme à un petit garçon…

Lucius en aurait pleuré, tellement ce que Harry avait dit était beau… Non ! C'était magistral ! Barnabas s'affaissa sur sa chaise.

« Vous ne me laissez pas le choix, n'est-ce pas ? Il va falloir que je revois complètement toutes les choses que je tenais pour acquises. Quel est votre premier projet ? Expliquez-moi les tromperies dont le monde sorcier est victime, dit d'une petite voie humble Barnabas.

« Lord Seth Black contre Percy Weasley et le Ministère, pour diffamation, prise de position et agression sur la personne de Lord Black lors d'un événement officiel à Gringotts », annonce Lucius. « J'ai tous les éléments ici, » continua-t-il en tapotant sa mallette d'affaires, « Maître Gordon a lancé aujourd'hui la procédure juridique. »

« Le plus grand, intègre, honnête et sanguinaire avocat d'Angleterre, c'est le meilleur », reconnu Barnabas, effaré.

« Et c'est l'avocat de la famille Black », rappela Seth. « Bien, Lucius, Babe, je vais vous laisser poursuivre cette réunion, j'ai d'autres rendez-vous, à bientôt ! »

Seth se lève et sort la tête haute. Il avait tout juste le temps d'entendre Barnabas demander :

« Bien, vous allez m'expliquer précisément les fautes des membres du gouvernement et les procédures que Maître Gordon va lancer pour que j'ai une vue d'ensemble de la situation. Je dois reconnaître que j'en avais assez de mettre plus bas que terre le survivant ! Je convoquerai une réunion exceptionnelle où j'expliquerai les nouveaux objectifs du journal. Rita Skeeter, bien qu'elle soit un peu délurée et portée sur les pots de mauvaise qualité, est ma meilleure journaliste : si je la briefe correctement, -et je le ferai-, elle mettra en valeur les éléments que vous m'apporterez .

Harry rejoignit Blaise et Draco qui l'attendaient devant le Chaudron Baveur.

« Alors, ça a été ? Mon père s'en sort ? » Demanda Draco, impatient.

« Oui très bien ! Que dites-vous de prendre un verre et de manger un petit quelque chose pendant que nous sommes ici ? J'ai besoin d'une petite pause… »

Les garçons acquiescèrent et ils s'installèrent dehors.

« Draco, je voudrais faire un cadeau à Severus et j'avais pensé à un livre rare sur les potions… As-tu une idée d'où je pourrais trouver ça ? »

" Bien sur ! C'est sur le chemin de traverse, mais comme c'est un magasin d'antiquités, les sorciers ne se doutent pas des trésors que l'on peut y trouver ! Encore une fois, après le repas, je vous emmènerai dans une boutique de franges géniales ! » S'exclama Draco avec enthousiasme.

« Ça ne m'étonne pas de toi, tu connais toujours les meilleures adresses ! » Sourit Blaise.

Ils déjeunèrent tranquillement avant de retourner à leurs cours, et assistèrent en chemin à un spectacle aussi étonnant qu'hilarant. Ils s'arrêtèrent au beau milieu du passage, bien vite imités par d'autres sorciers qui les regardaient aussi la scène merveilleusem*nt comique !

Percy Weasley essayait vainement de décrocher une horrible sorcière extrêmement laide qui s'agrippait à ses bras ! Elle était petite, presque naine, très brune, avec de longs cheveux sales et une forte pilosité qui s'exprimait par des coups sur ses mains, son nez et ses oreilles. Elle avait également une forte poitrine tombante, que sa robe sale rendait encore plus misérable, des dents pourries, et de grands pieds pour compléter l'ensemble…

« Percy, Percy, mais moi je t'aime malgré tes boutons ! »

« Madame, je ne vous connais pas, lâchez-moi ! » Répondit Percy, d'un air à la fois paniqué et excédé.

« Comment as-tu pu oublier notre folle nuit d'amour ? Tu avais un peu bu, comme tu le fais souvent en sortant du travail, mais cela ne t'a pas empêché de me prendre comme une bête.. ! »

« Mais c'est faux, je bois juste un petit verre de temps en temps, mais je me souviendrais si… »

« Percyyyyyyyyyyyy ne m'abandonne pas ! Je te suivrais partout, tu pourras re-goûter ta petite Elisa aux gros roudoudous aussi doux que des citrouilles ! C'est ce que tu me disais hier soir et maintenant… Et maintenant… »

Son menton se mit à trembler, ses yeux globuleux se remplirent de larmes, et elle se mit à pleurer bruyamment.

Les gens se propager en crises scandalisés Ils étaient outrés du manque de considération de Percy pour cette pauvre fille.

Percy, lui, était rouge. Les furoncles se multipliaient sur son visage rougeaud et les excroissances suintaient.

« Laissez-moi, s'il vous plait, laissez-moi… » Suppliait-il à présent d'un air minable, même lui s'en rendait compte…

« Jamaïs ! Je savais qu'il ne fallait pas que tu boives ! »

Et elle se mit à pousser des gémissem*nts de banshee. Percy décide de fuir en traînant son boulet hurlant. Il était tellement préoccupé qu'il ne remarquait pas Seth et ses amis, aussi hilares que le reste de l'assemblée. Harry en profita pour lui lancer discrètement une sorte de Flatulansus Eternus, d'un petit mouvement de la main qui passa inaperçu de tous sauf de Draco. Blaise, de son côté, a lancé une sorte de Fodio, qui a créé un trou dans le sol.

Percy ne vit pas le trou et trébucha, Elisa l'accrocha, et se retrouva il ne savait comment entre les jambes écartées de la jeune fille qui poussait des cris de cochon qu'on égorgeait. Percy, horrifié, essaya de se redresser. C'est alors qu'il lâche un animal de compagnie monumental, avant que quelques sorciers courageux ne s'approchent pour les aider.

Un photographe de la Gazette immortalise la scène.

Seth, Draco et Blaise s'éloignèrent et éclatèrent de rire. Blaise s'écroula sur le sol se tenant le ventre, pendant que Seth et Draco pleuraient de rire et essayaient de rester debout en se tenant l'un à l'autre. Ils eurent beaucoup de mal à retrouver leur sérieux et partirent en direction de l'antiquaire, toujours hilares et sans oser se regarder.

Dès qu'ils furent dans la boutique, ils purent reprendre un semblant de contrôle sur eux-mêmes.

« Monsieur Malefoy quel plaisir de vous voir ! »

Un petit sorcier très maigre, habillé d'un costume noir avec une grosse rose rouge à la boutonnière se précipita vers Draco pour l'accueillir.

« Bonjour Monsieur Duprès, je vous présente Lord Zabini et Lord Black, » répondit Draco en désignant ses deux amis.

« Quel honneur, quel honneur ! S'exclama le petit sorcier d'une voix fluette, en se frottant les mains, et en exhibant une dentition de cheval.

Harry devait être fatigué car à cette vue, il sent le fou rire le reprendre. Il doit baisser la tête pour regarder ses chaussures et se mordre les lèvres pour se contrôler.

« Nous cherchons un livre de potion ancien et précieux, est ce que vous auriez cela ? » Exigea Drago.

« J'ai exactement ce qu'il vous faut ! Veuillez me suivre, s'il vous plaît ! »

Le petit homme s'éloigna pour les guider vers le fond de la boutique.

« Bon chanté Seth ! Contrôle toi, t'es insortable comme type ! S'énerva Draco en lui donnant un coup de coude.

« J'y peux rien Draco, c'est nerveux ! »

« Je vous attends dehors, j'ai le même problème que Seth. »

Blaise sortit, la main sur la bouche. Draco lâcha un gros soupir mélodramatique.

Le cheval-humain les guide vers la réserve de son magasin, ou il retira des rayonnages un vieux livre assez grand, à la couverture d'un cuir noir craquelé et à l'écriture argentée à moitié effacée.

« Potions oubliées de l'ancien monde », présentea-t-il en tendant le bouquin à Draco, qui le redirigea vers Seth.

Seth, qui avait perdu toute envie de rire, pris l'ouvrage avec précautions et l'ouvrir doucement. Le livre contient de superbes gravures Toltèques, Incas, Mayas, Olmèque, et des Indiens d'Amérique avec leurs recettes ancestrales. Il contient également un recueil des plantes tropicales rares et inconnues de la jungle.

« C'est tout à fait ce que je voulais ! » S'exclama Seth, enthousiaste, sans lâcher l'ouvrage des yeux.

« Je suis ravi que cela vous plaise ! J'ai un autre livre du même genre, mais sur les rituels des tribus sorcières primitives d'Amérique et d'Amérique du sud, et les rituels d'embaumement des morts. C'est très intéressant car il y a un gros chapitre sur les rites de morts et de vie. » Glissa discrètement le gérant.

Seth tombe de bonne grâce dans son piège. Monsieur Duprès lui présenta un livre un peu moins grand, lui aussi recouvert de cuir noir, avec le calendrier aztèque en doré face à un totem. Seth l'ouvre, tourna quelques pages et tomba en arrêt devant la représentation d'une arche ressemblant trait pour trait à celle qui lui avait ravi Sirius au département du mystère.

« J'ai obtenu un drôle d'homme, ressemblant à un sans-abri, qui revenait de voyage. Pathétique si vous voulez mon avis, de telles merveilles entre les mains d'un néophyte. » Râla le vendeur d'un ton dédaigneux, mais Seth l'entendit comme dans un brouillard lointain.

« Je prends ces deux livres », dit-il d'un ton catégorique.

Draco et Seth sortent du magasin et retrouvèrent un Blaise plus calme. Draco les emmène dans sa boutique de vêtements, où Seth s'amuse à choisir quelques tenues de plage et de vacances, pour Severus et lui. Il prend aussi quelques vêtements discrets mais de bonne qualité, qui iraient parfaitement à son homme.

Lorsqu'ils sortirent du magasin de vêtements, Blaise préféra rentrer au manoir Zabini, où Antonio l'attendait. Draco et Seth, eux-mêmes, rentrèrent au manoir Malefoy. Ils rejoignirent Lucius et Severus qui les attendaient avec impatience.

« Lucius m'a raconté tes exploits au journal, il paraît que tu as été parfait ? » demanda Sévère avec une pointe d'orgue.

« Je pense que cela s'est bien passé, » répondit Harry avec modestie.

« Ça c'est plus que bien passé ! Harry a été parfait, aucune fausse note, Barnabas lui mangeait dans la main quand il était parti, j'ai donc pu mener les négociations avec succès… »

« Il faut que je vous raconte ce que nous avons vu sur le chemin de traverse ! » Lance Draco, qui leur entreprend de faire le récit du spectacle que Percy Weasley leur avait offert.

Ils rient beaucoup de ses malheurs.

« Harry, je t'ai vu ! » S'exclama Draco d'un ton victorieux, « c'est quoi ce genre de Flatulansus Eternus ? »

« Flatulansus c'est une sorte qui provoque des gaz monstrueux et malodorant qui ne s'arrête jamais, Eternus le fait durer des années… »

« Je n'en reviens pas, tu as osé… » Répondit Draco, hilare.

« Et le genre qu'a lancé Blaise après ? » demande Harry.

« Le Fodio ? Oh, il l'a lancé pile au bon moment, cela a créé un joli trou ! Tu as vu comme cela les a fait trébucher ? Je n'arrive plus à me retenir de rire ! »

Soudain, Sévère frotta ses bras et prit un air rêveur. Il redressa la tête en grimaçant de dépit.

« Le Seigneur noir me convoque, je dois y aller. »

Il se leva, déposa un baiser rapide sur les lèvres de Seth et sortit.

Peu après, Harry, inquiet, se retire dans sa chambre. Préoccupé par la convocation, il décide de s'occuper en lisant les livres qu'il venait d'acquérir.

Chapter 12: Les Weasley

Chapter Text

POV Severus

Severus venait de transplaner près du manoir en ruine qu'occupait le Seigneur des ténèbres. Il vérifia que ses boucliers d'occlumentie étaient en place, il lui fallait être prudent : il devait annoncer au Lord son départ dans deux jours pour une mission de l'ordre qui durerait une semaine. Il était aussi préoccupé par les motifs de sa convocation : le Seigneur Noir n'avait guère de raisons de le convoquer pour l'instant.

Quand il arriva dans la grande salle déserte, il fut surprit par le spectacle qui l'attendait. Le Lord était assis sur son trône, ou plutôt, il était écroulé sur ledit trône, se tenant la tête dans les mains et gémissant de douleur.

« Mon seigneur, vous m'avez convoqué? » Demanda Severus en s'agenouillant respectueusem*nt.

Voldemort lui lança un Doloris sans même relever la tête. Severus se tordit de douleur. Quand le supplice s'arrêta, il se surprit à haïr la créature immonde en face de lui.

« Pour te punir d'avoir parlé trop fort et de n'être pas venu plus vite, » grinça le Lord.

Severus reprit sa position agenouillée et attendit. Le Lord noir avait l'air vraiment malade. Il se retint d'en sourire.

« Severus, cela fait deux ou trois jours que j'ai une migraine terrible ! La lumière m'est douloureuse, les voix et le bruit me sont insupportables ! J'ai pris quelques potions contre le mal de tête et c'est passé un moment, mais la douleur revient. Je suis sur que c'est Potter ! Où est-il? Que fait-il ? »

« Maître, Potter est chez ses moldus, et apparemment très déprimé depuis la mort de son parrain… »

Un mensonge comme celui là ne ferait guère de mal…

« Rahhh… Mais que m'arrive-t-il dans ce cas !? Trouve une potion pour me soulager, Severus, maintenant! » Exigea Voldemort, impérieux.

Rogue grimaça. Il ne pouvait pas réussir l'impossible non plus !

« Maître, si aucune des potions traditionnelles n'a fonctionné, il va me falloir un peu de temps pour trouver autre chose… » Répondit Severus, nerveux.

« Mauvaise réponse… »

Et une pluie de Doloris s'abattirent sur le maître de potion. Voldemort ne se contrôlait plus !

Fin du POV

Harry resta finalement plongé une bonne partie de la nuit dans son nouveau livre, « Rituels des tribus sorcières d'Amérique du sud ». Il était exceptionnel !

D'abord, cette arche était liée à des rituels funéraires. Un article passionnant y décrivait la découverte de la peinture, dans une tombe :

« La découverte a eu lieu à l'intérieur d'une pyramide de 7 mètres de haut et surmontée d'un temple d'origine Zoque, dans la zone archéologique de Mérida, la cité blanche, capitale du Yucatan. D'après les premières analyses, effectuées par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) la dépouille serait vieille de 2.700 ans. Cette découverte a été faite par des membres du projet archéologique de Mérida qui rassemble des spécialistes de l'INAH au Mexique, le Centro de Estudios de Mayas, ou Centre d'Étude des Mayas, et l'Institut sorcier de recherche philologique de l'UNAM.

La tombe était destinée à un quinquagénaire. D'après ses vêtements, il s'agissait probablement d'un religieux ou un notable. Sa tête était tournée vers le nord, et il portait des colliers de plus d'un millier de perles de jade, un pagne, des boucles d'oreilles en jade, et un bijou représentant un alligator de style olmèque. Des bracelets d'or étaient enroulés autour de ses chevilles et il portait un masque en or avec des cheveux de jades et des yeux d'obsidienne. A ses côtés avaient été disposées des cuillères en or ou en bronze et un miroir de pyrite. Mais le plus étonnant restait les peintures de la sépulture, représentant une grande arche et différents rituels inconnus…»

Le livre expliquait qu'il y avait encore une communauté sorcière vivant près de Mérida, et que ses membres connaissaient probablement encore d'anciens rituels liés à l'arche, mais qu'ils gardaient jalousem*nt leurs secrets…

Un autre chapitre intéressa beaucoup Harry, celui sur Quetzalcóatl, le serpent à plumes : cet animal mythologique était associé au pouvoir et à la capacité de la nature à renouveler la vie, car le fluide vital qui émanait de cette créature sacrée permettait de réunifier l'âme. Quetzalcóatl était également un autre nom du soleil… Merlin, cette piste méritait d'être explorée… Il pourrait ne plus être un Horcruxe !

Harry lu une partie de la nuit, complètement captivé. Au bout d'un moment, Draco, qui ne dormait pas non plus, vint le voir, et ils échangèrent quelques mots sur ce que Harry avait appris. Draco resta avec lui pour l'aider, et un elfe leur apporta bientôt une collation. Ils rassemblèrent des quantités d'informations, et Draco fut très excité en apprenant la destination du voyage de noces de son cousin et de son parrain. C'était pile l'endroit dont parlait le livre..!

Ils s'endormirent aux aurores. Severus n'était pas rentré de la nuit.

Harry et Draco ne dormirent que quelques heures. Ils se retrouvèrent vers treize heures pour manger. Le dragon partagea l'inquiétude de son ami lorsqu'il se rendit compte que Severus était absent depuis la veille, c'était angoissant. Mais il se voulu rassurant, et Harry demeurait convaincu que si quelque chose de grave était arrivé à Severus, il l'aurait senti…

« Tu sais, parfois les réunions avec le Lord sont longues. Je demanderai à mon père de se renseigner, d'accord ? » Proposa Draco.

« Mais il n'est pas rentré de la nuit… »

« Il n'a probablement pas pu te prévenir, tu sais comment est le Lord… »

Harry baissa la tête, pensif et soucieux. Severus rentrait toujours d'habitude. Toutefois, malgré les paroles apaisantes de Draco, l'angoisse régnait sur son cœur. Il devait l'attendre, car il ne pouvait rien faire d'autre. Severus allait rentrer.

POV Percy

Percy était chez lui, désespérément seul. Il buvait son sixième fire-whiskey depuis qu'il était rentré. Il avait passé une journée épouvantable !

Il gratta un furoncle qu'il avait sur la main et regarda le liquide jaune s'écouler. Il s'essuya sur son pantalon d'un air dégoûté, avant de repenser à sa journée…

Il était en train de rédiger un dossier avec toute son application habituelle lorsque un affreux rapace lui avait remis une lettre…

Il était assigné à comparaître fin juillet, et le courrier venait de Maître Gordon, le Maître Gordon ! Le plus grand avocat d'Angleterre… Rahh ! Il venait encore de lâcher un vent, il allait devoir surveiller son alimentation.. !

« Lord Seth Black contre Percy Weasley et le Ministère, pour diffamation, prise de position, et agression sur la personne de Lord Black durant un événement officiel à Gringotts. »

Bon, il pourrait justifier l'agression comme ayant été sous le coup de colère, et les propos diffamatoires comme des paroles dites dans un moment d'énervement et mal interprétées. Pour la prise de position, il aurait juste un blâme. On n'envoyait personne à Azkaban pour ça, donc rien de grave, il fallait relativiser ! En plus il était membre du gouvernement, cela aurait du poids ! Il lui suffirait de glisser quelques paroles subtiles à Fudge et il aurait l'appui nécessaire.

Ce jeune Lord Black soutenait qu'il n'avait rien à faire là, mais il s'était présenté sur l'ordre de Dumbledore et du ministre ! Ce freluquet ne pourrait rien contre le Gouvernement ! Et puis il pouvait compter sur Dumbledore, il l'aiderait. Et Fudge aussi ! Percy se sentit rassuré…

Par contre, il y avait eu cette folle qui le persécutait depuis sa sortie du Ministère, la dernière fois. Il ne fallait pas que ce genre de scandale se répète, il avait une image publique à maintenir, c'était une honte de se faire agresser ainsi ! Mais cela avait été une mauvaise journée et rien de plus, demain tout redeviendrai normal. Il décida d'aller se coucher…

Percy se réveilla vers trois heures du matin, il avait oublié d'éteindre la lumière de la table de nuit. Il sentit une présence sur sa droite et tourna la tête : Elisa était debout près du lit, et elle lui souriait de ses dents pourries ! Percy se redressa brusquement, ferma fortement les yeux et les frottas. Quand il rouvrit les yeux, elle n'était plus là. Il eu du mal à retrouver le sommeil, et se leva le lendemain avec de grands cernes sous les yeux…

Fin du POV

POV Hermione

Hermione était heureuse, non euphorique ! Elle se rendait au Ministère pour suivre son premier cours d'auror. A la rentrée elle en saurait plus que tous les autres élèves !

Elle serait plus performante que les tous les septièmes années, même plus forte que cet idiot de Harry !

Après tout, elle faisait partie du fameux Trio d'Or elle aussi, et elle avait participé à toutes les aventures de Harry… Bien sûr, les gens ne retenaient que le nom de Potter. Ils oubliaient tous ! Le monde magique tout entier avait oublié l'existence des deux autres membres du Trio ! A chaque aventure, ils ne retenaient que le survivant ! Mais elle la née moldu, avait prouvé qu'elle pouvait prendre une place de premier plan. Elle était l'amie du survivant et bénéficiait de l'appui du grand Albus Dumbledore.

Harry n'avait aucun mérite, juste de la chance ! Si elle n'avait pas trouvé des solutions, grâce a son travail acharné et ses nombreuses lectures, les choses auraient pu tourner à la catastrophe bien plus d'une fois !

Mais elle, elle en savait autant que lui ! Plus que lui ! Elle ne cessait d'apprendre, de lire ! Elle accumulait les connaissances ! Lui n'avait fait que survivre à un mage noir ! Oui, c'était juste de la chance, encore et seulement de la chance !

En réalité, Harry était un sorcier médiocre, qui ne travaillait pas assez et qui jouait les martyres…

Pour le moment elle n'avait qu'un savoir scolaire, qu'elle apprenait à maîtriser. Ses parents étaient moldus, elle n'avait donc pas accès aux connaissances ancestrales que les familles de Sang Purs devaient protéger, cacher. Elle voulait connaître les secrets, les mystères…

Albus lui avait promis qu'elle pourrait prendre les livres de sa bibliothèque personnelle ! Mais maintenant il voulait y mettre des restrictions ! Mais elle trouverait une solution ! Elle était la plus intelligente des sorcières de l'école ! Même plus que la mère de Potter, qui avait détenu ce titre avant elle. Hermione valait mille fois plus que Lily Potter !

Elle adorait résoudre les énigmes, dévoiler ce que l'on cachait… La famille Weasley pourtant, ne détenait pas ces secrets dont elle était avide. Il n'y avait aucun manuscrit de valeur chez eux. Mais quand elle se marierait avec Ron, elle ferait partie de l'élite.. ! Elle entrerait dans une famille de sang pur. Elle travaillait sur quelques idées pour améliorer leur réputation déplorable de ces traîtres de sang. Car il fallait être réaliste...dans une société si encrée dans ses préjugés, une sorcière moldu n'avait aucune chances. Par contre la famille Weassley, même si en bas de l'échelle sociale était une famille de sang pur. Il n'y avait qu'eux qui pourraient l'accepter avec son statut. Aussi depuis qu'elle les avaient rencontrés, elle avait fait d'immense efforts pour accepter leur médiocrité et leur mauvaises manières. Une mère hurlante comme une vendeuse de poissons, un père faignant et rêveur, une fille nymphomane, un fils glouton et idiot, et les jumeaux immatures...

Bien sur qu'elle aimait Ron ! Mais elle aimait surtout sa supériorité sur lui ! Ron ne réfléchissait pas, il se reposait sur ce qu'elle disait, il était en admiration devant elle... Et elle aimait ce sentiment !

Aujourd'hui, elle allait encore prouver qu'une sorcière née de moldus était plus intelligente. Elle deviendrait aussi forte qu'un auror !

Elle travaillait avec tant d'acharnement, ne pensant qu'à se cultiver, qu'elle ne supportait pas qu'on lui résiste ! Ce qu'elle avait acquis lui appartenait, et elle ne supportait pas de perdre quelque chose… Car en réalité elle était fragile, sensible… Mais grâce à son intelligence, tout ne pouvait que réussir…

Hermione avait très mal supporté d'avoir été rejetée par Sirius, il ne lui avait rien laissé à elle ! Alors qu'elle avait autant droit à son héritage qu'Harry ! Pourquoi Sirius ne lui avait-il rien laissé ? Elle s'était toujours présentée sous son meilleur jour, avait joué à merveille son rôle de meilleure amie, elle savait cacher ses sentiments, elle ne comprenait pas…

Et ce lord Black… Si beau, si puissant…Voila pourquoi elle avait mal dormit, les événements à Gringotts, être privée de sa part sur l'argent de Sirius, et Ron, son complice, son billet gagnant, blessé… Et bien elle, elle s'était écroulée…

Ensuite, il y avait eu cette réunion au square Grimaud et la lettre d'expulsion. Cela avait été horrible, elle ne méritait pas de subir de telles choses, et donc elle avait beaucoup pleuré ! Mais ce matin ça allait mieux…

Fin du POV

Hermione accéléra le pas et pénétra dans la pièce ou elle retrouva son nouveau professeur : Kingsley Shacklebolt. Le grand sorcier noir, à la voix grave et lente et qui portait un anneau d'or à l'oreille attendait visiblement Hermione, les bras croisés et en tapant du pied. Ron était déjà là, mais il n'était pas seul : une fille de leur âge parlait avec lui. Il ne se retourna même pas quand elle entra.

Elle était très belle, blonde aux yeux bleus, avec une tenue très sexy, et des formes… Voluptueuses…

Kingsley prit la parole.

« Bonjour. Puisque vous êtes enfin tous réunis, vous serez trois à suivre cet été une formation d'auror. Ron Weasley, Hermione Granger et Elisa Manzo. Cette jeune femme est la nièce de l'ambassadeur d'Italie, celui-ci à demandé comme une faveur, qu'Élisa découvre nos méthode d'aurore. Ayant entendu parler de la formation junior, nous ne pouvions pas refuser son intégration » Dit Kingsley avec un regard appuyé vers Hermione afin quelle ne fasse pas de commentaires.

"Refusé?" Demanda Elisa avec un regard hautain.

"Non, non je me suis mal exprimé..c'est un honneur de vous avoir parmi nous...bien commençons"

Ron lui fit un petit signe de tête, mais Hermione, énervée l'ignora.

« A l'avenir, je vous demanderais d'être à l'heure Miss Granger, vous nous avez fait attendre bien trop longtemps, surtout pour un premier cours ! » dit Kingsley.

« Mais… On m'avait dit dix heures… Je ne comprends pas ! »

« Miss Granger, vous avez une heure de retard ! Ron a été assez gentil pour faire patienter Elisa, mais ne perdons pas plus de temps ! Les Aurors sont un groupe de sorciers et sorcières d'élite qui luttent contre l'utilisation de la Magie Noire, nous sommes l'élite des sorciers ! Pour le moment nous allons revoir vos bases… »

La matinée fut bien remplie, puisqu'ils durent reprendre tous les sorts appris à l'école depuis la première année. Hermione n'eut pas l'occasion de discuter avec Ron, qui d'ailleurs ne regardait qu'Elisa. Et cela, Hermione ne l'acceptait pas.

Au déjeuner de midi, ils allèrent manger tous les trois.

« Ron tu savais que l'heure de rendez-vous avait changée ? comment cela se fait-il que je n'ai pas été informée !? »

« Oh Mione désolé, j'ai dû recevoir un hibou, et j'aurais dû te prévenir, mais tu sais comment c'est…Maman m'a demandé de lui faire des trucs avant de partir… Et voila j'ai oublié, » répondit Ron, sans paraître gêné.

« Ronald, comment as-tu pu me faire ça !? Tu sais pourtant à quel point ces cours sont importants pour moi ! Tu aurais du… »

« Oui Mione, je sais, désolé. Bon tu connais Elisa ? » L'interrompit le roux, lassé des reproches.

« Non, je n'ai pas cet honneur, » répondit Hermione d'un ton pincé. « D'où venez vous ? Et que faites vous à nos cours ? » Demanda-t-elle d'un ton agressif.

«Et bien mon Ronaldou-doudou, tu m'avais dit qu'elle était sympa… Mais elle à l'air méchante, » dit Elisa avec une moue boudeuse.

« Ronaldou-doudou ? Et je ne suis pas méchante ! » S'étrangla Hermione.

« T'énerves pas Mione, c'est vrai que tu n'es pas très sympa avec elle… Lui en veux pas Elisa, elle est fatiguée en ce moment… » Lui répondit Ron en toisant Hermione d'un air réprobateur.

« D'accord mon doudou, je vais être gentille alors ! Je viens de l'Institut de Salem, aux États-Unis, dont je suis sortie major de promotion ! J'ai même eu le prix de la Jeune Sorcière au Talent le Plus Prometteur... » dit Elisa avec un grand sourire.

« Ah vraiment ? Alors si nous parlions de la géométrie de la relativité dans les sorts de protections, qu'en pensez-vous ? » Proposa Hermione, victorieuse, et certaine de coincer Elisa avec ses connaissances.

« Ah non ! Vous nous gâchez déjà le repas avec votre mauvaise humeur ! »

Elisa se tourna vers Ron.

« Moi je veux parler Quidditch avec Ron ! Tu connais l'équipe des Balais de Braga du Portugal ? Ils utilisent un système de marquage des batteurs génial, ou alors les Vautours de Vrasta en Bulgarie ? Eux, ils ont été les premiers à faire des tirs longs ! »

« Ouais, j'avais lu ça, mais moi je préfère les Canons de Chudley ! Mais les Harpies de Holyhead sont incroyables, tu savais que c'est une équipe composée seulement de joueuses ? C'est dingue non ? » Répondit Ron, enthousiaste et en prenant une grande bouchée de purée de pommes de terre, heureux d'échapper à une discussion sur la relativité…

Hermione était au bord des larmes. C'était une catastrophe ! Elle baissa la tête, essayant de trouver une solution. Elle n'avait plus faim. Cette Elisa aimait le Quidditch, et ils avaient deux mois de stage avec elle, l'Enfer…

POV Severus

Finalement, Voldemort se dit que tuer à coup de Doloris le potioniste qui pouvait régler son problème ne serait pas une bonne idée.

Il parvint à se calmer, malgré la lueur de folie qui brillait dans ses yeux.

« Trouve une solution ! » Ordonna le Lord noir.

Severus se redressa péniblement, s'inclina et partit vers son laboratoire de potions. Il ne supportait plus ce dingue…

La douleur du Lord était apparemment liée à la transformation de Harry, le lien avait dû changer.

D'après ce que lui avait dit Harry, l''héritage de créature avait non seulement agi sur le sang, mais il avait aussi modifié la structure mentale. Harry avait donc reçu de nouveaux pouvoirs et son cerveau, organe ô combien complexe, avait prit une autre architecture mentale, il s'était modifié. Harry avait vieillit de trois ans et avait depuis la maturité qui allait avec, il avait gagné de l'expérience et quelques dons aussi. La magie sans baguette, la magie noire, son animagus, et il réussissait parfaitement maintenant dans les art mentaux. Donc oui, c'était une certitude, Harry Potter avait changé intérieurement aussi bien qu'extérieurement. Mais pas Le Lord. Et le lien les unissant tous les deux avait subit des modifications importantes.

Dans quelles mesures ? Difficile à dire, mais une chose était sûre : le lien modifié donnait de terribles migraines au Lord noir. Harry était le réceptacle de l'âme du Lord, mais la nouvelle structure mentale d'Harry avait dû déplacer et isoler cette âme qui gênait dans ce nouvel agencement…

Severus ne vit qu'un moyen pour diminuer les migraines : agir sur le lien, sans que Voldemort ne s'en rende compte ! Il travailla toute la nuit, ne se privant pas de visiter la bibliothèque du Lord pour trouver des informations. Sans surprise, il possédait tout un tas de bouquins sur les liens mentaux en tous genre, qu'il s'agisse des lien d'âme sœurs, de créature, ou de magie noire… Théoriquement, les livres traitant de la rupture des liens auraient dû se trouver sous clé, mais si Voldemort avait été dans son état normal, il aurait remarqué le petit livre noir qu'il avait oublié sur une table…

Vers midi, Severus était épuisé. Il avait finalement trouvé quelque chose, et il savait quel type de potion il pourrait faire. Mais il lui fallait prévenir Harry, il ne lui avait pas donné de nouvelles depuis la veille au soir, et son mari devait être mort d'inquiétude. Mais comment faire ? Il ne pouvait ni sortir, ni envoyer de messages….

« Severus que se passe-t-il ? »

Lucius venait d'entrer.

« Le Lord est malade, et il a été assez énervé hier soir… Je dois lui préparer un remède, » répondit Severus avec un soupir de soulagement, « Seth… »

Lucius haussa un sourcil. Le Lord ? Malade ? D'un regard, Severus lui fit comprendre que cela concernait le jeune Elfe et Lucius ne chercha pas plus loin.

« Oui je sais, c'est pour ça que je suis là. Tu l'imagines… Quand rentres-tu ? »

« Ce soir je pense, explique lui. »

Lucius hocha la tête et sortit, et Severus se remit au travail. Il nota rapidement les informations dont il avait besoin sur un papier et s'empressa d'aller reposer le livre à sa place. Il supposait que puisqu'il n'était pas encore mort, le Seigneur noir devait être encore sur son trône, à geindre et à torturer ses malheureux sous fifres… Pendant le temps de pose de la potion, il allait pouvoir prendre deux heures de repos. Il se coucha sur le lit de camp qui était dans le laboratoire, mit une alerte pour être réveillé à temps et sombra dans le sommeil…

Fin du POV

Harry attendait impatiemment le retour de Lucius, qui était partit tôt ce matin au journal pour une réunion avec Barnabas, car la première offensive du prophète aurait lieu avec l'édition du matin ! Tout l'éditorial était sur le pied de guerre !

Quand Lucius arriva, Harry lui tomba dessus en lui expliquant que Severus n'était pas rentré de chez Voldemort depuis hier soir, qu'il n'avait aucune nouvelles, et qu'il devait ab-so-lu-ment aller voir ce qui se passait ! Lucius partit donc pour le château en ruine, entra discrètement et alla directement au laboratoire de potions, mais il n'y avait personne. Il passa à tout hasard par la bibliothèque et y trouva Severus, dont le corps encore tremblant indiquait qu'il avait dû subir de nombreux Doloris. Le lord perdait la tête si il abîmait ainsi ses alliés les plus précieux ! Il lui tardait que Harry trouve une solution, car il ne doutait pas que cela aurait pu tomber sur lui. Et Lucius appréciait plus que modérément la torture, à plus forte raison quand il la subissait…

Il partit donc rapidement, ne souhaitant pas s'attarder plus que nécessaire. Harry et Draco l'attendaient avec angoisse ; il les rassura, et ils allèrent manger sur la terrasse où Narcissa les rejoignit.

Un hibou arriva, il apportait le journal du début de la révolution ! « Percy Weasley, victime d'une maladie inquiétante? Il rejette la femme de sa vie ! Devient-il fou ? » on y expliquait son comportement à Gringotts, puis le scandale avec la fille en pleine rue. Une photo le montrait allongé sur la sorcière sur le sol, en plein chemin de traverse ! Un médico-mage expliquait que la maladie de Percy ne se voyait que dans les populations ayant un très faible taux d'hygiène ou ayant eu des contacts corporels avec le Yéti Brun du sud de l'Inde et son mucus pestilentiel. Cela pouvait entraîner un comportement inadapté en société, mais ce type de maladie restait très rare sous les latitudes anglaises. Il ne savait donc pas si cette maladie était contagieuse, mais il allait faire des recherches. Molly Weasley quant a elle se disait heureuse que son fils avait une femme si amoureuse de lui. Elle attendait impatiemment la date du mariage et ses futurs petit* enfants. L'article eu le mérite de rendre le sourire à Harry.

Lucius repartit au journal, car il devait aider à gérer la contre-attaque du Ministère.

Harry reçu ensuite la visite de Dobby qui lui fit son rapport sur l'avancée des travaux. La villa Mexicaine était prête à les recevoir…

POV Weasley

Molly, Ginny et Arthur Weasley prenaient le petit-déjeuner au Terrier.

« Arthur, tu sais que Ron commence ses cours d'auror aujourd'hui avec Hermione, c'est merveilleux n'est-ce-pas ? »

Arthur hocha brièvement la tête, heureux mais soucieux.

« Oui, je sais. Mais je ne trouve toujours pas normal qu'Harry ne puisse en bénéficier lui aussi… » Répondit-il.

« C'est pour sa sécurité Arthur ! Ma petite Ginny, veux-tu de la confiture de citrouille sur tes œufs ? » demanda Molly.

Ginny se leva précipitamment, une main sur la bouche et sortit de la pièce en courant.

« Elle est malade ? » S'inquiéta Arthur.

« Mais non ! Mais tu sais comment sont les enfants : ils mangent n'importe quoi, et après, ils s'étonnent que leur estomac ne le supporte pas… » Répondit Molly avec un sourire rassurant.

« hmm… » Grogna Arthur.

Il était vrai que Ginny avait toujours eu une fâcheuse tendance à manger trop de chocogrenouilles. Mais c'était curieux, il aurait juré ne plus en avoir vu à la maison depuis des jours. Ni patacitrouilles, d'ailleurs…

"Arthur, un journaliste du Prophéte est venu m'interviewe au sujet de Percy.

Savais-tu qu'il était dans une relation? Une certaine Elisa...Et elle pourrait être enceinte. Il faut absolument que tu lui parles et qu'il arrêt de nous faire la tête. Il aura besoin de moi pour organiser le mariage et m'occuper du bébé.."

"Molly ne t'emballes pas. Je vais essayer de lui parler au Ministère..."

Un hibou arriva et passa par la fenêtre ouverte pour livrer le journal. Arthur s'en saisit pour le lire, comme chaque matin. Molly vit avec inquiétude qu'il devenait livide et tenait son bol de café en suspend, continuant sa lecture. Soudain, Arthur posa sa tasse, le journal, et se leva précipitamment.

« Je pars au Ministère maintenant, ne t'inquiète pas Molly ! »

Et Arthur partit en trombe.

Molly prit le journal. Mais qu'est ce qui se passait avec Percy ? Était-il malade ? Une maladie tropicale ? Impossible, il était un maniaque de l'hygiène, par contre cette histoire de Yéti… Un Yéti porte une fourrure, et la fille sur la photo à l'air d'avoir une grosse pilosité… Son fils serait-il un fétichiste des poils ? C'était embêtant, mais surtout il devrait être plus discret à l'avenir… Molly avait la solution : elle faisait une crème dépilatoire maison avec des crottes de lutins mélangées à du lait d'hippogriffe et à une goutte de venin d'acromentula. Les ingrédients coûtaient une fortune, mais il fallait bien ça et l'or de ce sale mioche de Potter pour être sexy, n'est ce pas ? Pas que ça lui serve énormément avec Arthur, mais bon… Elle allait envoyer cette crème à Percy pour son amie en lui conseillant la discrétion dans ses relations amoureuses. Il aurait tout de même pu informer ses parents, mais non il avait fallu qu'elle apprenne la nouvelle par la presse. Pour cette histoire avec ce Lord Black, Dumbledore et Fudge régleraient rapidement le problème. Molly termina tranquillement sa tartine…

Arthur arriva au ministère et partit directement vers le bureau de son fils. Seulement, sur le chemin il croisa ses jumeaux, Fred et Georges, qui lui expliquèrent qu'ils venaient le voir au sujet de l'article dans le journal, avec l'extraordinaire intuition qui les caractérisait…

Ils partirent donc tous les trois vers le bureau de Percy. Pour le rencontrer, il fallait passer par le bureau d'une secrétaire qui n'était pas encore arrivée. Toutefois, la porte de communication entre les deux bureaux n'était pas fermée.

Ils se jetèrent des regards surpris, car on entendait distinctement des éclats de voix qui venaient du bureau de Percy. Il discutait avec Albus Dumbledore, mais la teneur de leur conversation stoppa net les intrus.

Arthur referma discrètement la porte du bureau de la secrétaire et ils écoutèrent ce qui se disait, sans se manifester.

« Mais Albus ! Nous étions d'accord pour prendre tout l'argent de Potter ! » Crachait Percy.

« Je sais bien mon ami, ce n'est qu'un contretemps fâcheux ! Je ne pouvais pas prévoir que Sirius ne nous laisserait rien et nous éliminerait du circuit ! La lecture de son testament a été une catastrophe pour nous ! Quel abruti celui-la ! »

« Je croyais que vous le teniez au creux de votre main !? Enfin, ça nous à tous arrangé qu'il crève, » ricana Percy.

« Oui, et le prochain sera Harry ! Dès que j'aurais récupéré le tutorat qui est allé à ce Seth Black ! En plus Tonks a l'air de se rapprocher de lui, Remus m'a dit qu'elle accompagnait ce Black au Square Grimmaud… » Répondit Albus avec humeur.

« C'est une traîtresse, je vous avais dit de vous en méfier, elle s'est tout de suite mise de son côté à Gringotts, mais il ne faudrait pas que les autres se doutent de quelques chose… »

« Mais non, ils font ce que je leur dit, ils sont tellement manipulables que ce n'est même plus amusant… Regardez ce grand naïf d'Arthur qui ne voit même pas que sa propre femme tire les ficelles… »

« Mon père n'est qu'un petit employé minable et sans ambition ! Mais après les problèmes que nous avons eus à Gringotts, et bien c'est de votre faute si Black veut me faire un procès… Il faut que vous me sortiez de là ! »

Arthur fit signe à ses jumeaux de sortir discrètement, et aussitôt la porte refermée, ils s'éloignèrent rapidement vers le bureau de Tonks. Elle saurait ce qui s'était passé à la lecture du testament…

Il entrèrent dans le bureau de la jeune auror sans frapper et Tonks sursauta, faisant tomber au sol tous ses dossiers.

« Tonks, il faut que nous parlions immédiatement de ce qui s'est passé à la lecture du testament de Sirius, » dit Arthur.

Il venait de se faire insulter par son propre fils, Dumbledore avait clairement dit que Molly le manipulaient, et visiblement, il y avait énormément de choses qu'on lui avait cachées, il voulait savoir quoi, et il voulait le savoir maintenant !

Tonks jeta un regard surprit à Arthur, Fred et Georges qui venaient d'entrer en trombe dans son bureau, habituellement encore vide à cette heure.

Elle les considéra un instant, leurs visages peinés et fermés. Avaient-il découvert quelque chose ? Quelque chose d'autre que les maltraitances faites à Harry ?

« D'accord, mais pas ici. »

« Allons chez nous, c'est à deux pas, » proposa Fred.

Arthur hocha la tête et sortit. Tonks et les jumeaux le suivirent, et ils partirent ensemble sur le chemin de Traverse.

Fin du POV

Chapter 13: Très Chère Augusta

Chapter Text

Appartement des Jumeaux

Arthur et Tonks entrèrent dans l'appartement des jumeaux, au-dessus de leur magasin, et les suivirent au salon. Aussitôt, Arthur lança des sorts de silence et confidentialité, et il demanda à Tonks de leur raconter précisément les événements à Gringotts. Elle hocha la tête, prit une grande inspiration et commença :

« Pour la lecture du testament de Sirius, il y avait Dumbledore, Percy, Ron, Hermione, les Malefoys, maman et Remus… »

« Harry n'était pas là ? Et non d'un chaudron, (je n'avais pas capté, mais bon sang c'est une expression moldue ça^^ ), Dumbledore, passe encore ! Mais pourquoi Percy, Ron et Hermione ? » L'interrompit Arthur, étonné.

« Non, Harry n'était pas là, » répondit Tonks en secouant la tête, « et honnêtement, pour Percy, Ron et Hermione, je ne sais pas. Percy était là en tant que représentant du ministère, je crois… »

Les jumeaux Weasley échangèrent un regard lourd de sens. Le même ministère qui avait fait emprisonner Sirius à tort sans lui donner de procès ? Quel foutu rapport y avait-il avec le testament de Sirius, par Merlin !? Tonks reprit.

« Sirius a laissé de l'argent uniquement à sa famille, à Harry et à Remus. Mais nous avons eu la surprise de découvrir qu'il avait un descendant, Lord Seth Orion Black. Il est devenu le chef de la famille, héritant de tous les biens Black, du square Grimmaud, et aussi de Harry… »

Arthur émit un long sifflement.

« Quoi !? » S'exclamèrent Fred et Georges, très surpris.

Un long silence suivit. Harry avait changé de tuteur, cela allait forcément avoir des conséquences. Il allait malheureusem*nt y avoir une lutte de pouvoir pour l'arme qu'il représentait, surtout concernant Dumbledore…

« Continue Tonks, » demanda Arthur d'un air sinistre.

« Bien sûr, Dumbledore a piqué une colère monumentale et a voulu s'opposer aux dernières volontés de Sirius, et quand Seth est entré, Ron a essayé de l'attaquer, Draco Malefoy l'a défendu, et les gardes du corps de Seth ont envoyé Ron au tapis. Percy a donc voulu lancer un autre sort, mais Lucius Malefoy l'a transformé en verracrasse…»

Les jumeaux ricanèrent. Arthur, lui, était consterné que Ron attaque ainsi la famille de Sirius, et de quel droit ? Et d'ailleurs, que faisait-il là ? Quel droit avait-il sur la fortune de Sirius ?

« Albus aussi a voulu attaquer et lui lancer un sort Seth dans le dos, mais le gobelin l'en a empêché. Après, ils sont tous partis… »

Arthur la regarda d'un air effaré. Dumbledore, LE Albus Dumbledore, le plus grand mage blanc de tous les temps, avait voulu agir en lâche ?

« Comment est ce Seth Black ? » demanda-t-il.

« Très séduisant, » répondit Tonks. « Il ressemble aux Black, il n'y a aucun doute la dessus. Il est puissant, jeune, vers les dix-huit ans, et très sympa. Il a récupéré le square Grimmaud et a engagé la fabuleuse décoratrice Kara Ferguson pour le rénover… Et en plus, il a réintégré tous les Black à la famille… »

« Quoi !? Tous les Black ? » S'exclama Georges.

« Oui, maman, moi, Narcissa, et Draco… Mais pas Bellatrix, maintenant que tu le dis… Enfin, légalement, elle n'est pas déchue de son nom après tout… Après, on s'est tous retrouvé : tante Narcissa, maman, Draco, Seth et un copain à eux, Blaise je crois, au square, pour discuter décoration. Maman et Narcissa ont discuté avec Walburga… »

« Fred, as-tu une pensine ? Tonks, si tu es d'accord, j'aimerais voir tes souvenirs, » demanda Arthur.

Il restait pensif devant la réunification du clan Black, c'était un élément très important, il en était sûr ! Les trois Weasley plongèrent dans les événements de Gringotts. Quand ils en sortirent, il y eu un grand moment de silence consterné.

« Papa, pourquoi Ron et Hermione étaient-ils là ? Tu étais au courant ? » demanda Fred.

« Et sans Harry… » Renchérit Georges.

« Pourquoi pensaient-ils avoir droit à l'héritage de Sirius ? » Interrogea Fred.

« Et qu'est ce que Percy faisait là surtout ? Par ailleurs, j'ignorais qu'il connaissait si bien Dumbledore… » Constata Georges.

« Et d'après ce qu'on a vu dans la pensine, Ron et Hermione ont l'air de détester Harry… » Souligna Fred.

« Bordel, mais qu'est ce qu'il se passe à la fin ? » S'énerva Arthur.

Le jumeaux venaient d'exprimer à voix haute toutes les questions qu'il se posait depuis qu'il était entré au ministère et qu'il avait entendu Tonks. Il était furieux !

« Cette discussion entre Percy et Albus que nous avons surpris… Et non, je ne savais pas que Ron et Hermione allaient à la lecture du testament… Bordel de merde, on me prend pour un con ! »

Les jumeaux regardèrent leur père avec des yeux exorbités. Jamais ils ne l'avaient entendu dire un seul gros mot, jamais ils ne l'avaient vu aussi en colère, même lors de leurs pires bêtises… Les choses allaient changer, c'était grave !

« Quelle discussion ? » demanda Tonks.

« Ce matin, au ministère, Dumbledore, Percy et compagnie ! Il ont dit que tu étais une traîtresse Tonks, que les jumeaux et moi sommes des idiots manipulables dont Molly tire les ficelles, qu'Albus veut récupérer le tutorat d'Harry pour son argent, et qu'il pourra ensuite mourir comme son idiot de parrain ! Et puis il y a cette décision qui ne me plaît pas du tout de former Ron et Hermione comme aurors, alors qu'Harry ne bénéficie de rien et restera prisonnier tout l'été chez ces moldus ! Ils oublient tous que Harry m'a sauvé la vie, qu'il a sauvé Ginny, nous avons une dette sorcière très importante vis-à-vis de lui, indépendamment du fait que j'adore ce gosse.. !

« Harry nous a permis de démarrer notre affaire en nous donnant les fonds de base, il est généreux, gentil, nous l'aimons beaucoup ! » Acquiesça Fred, Georges l'approuvant de grands mouvements de tête.

Les quatre sorciers présents dans la pièce réfléchirent en silence à toutes ces informations. Ils venaient de mettre le doigt sur quelque chose d'énorme ! Et puis Tonks, lassée de réfléchir, prit une décision :

« Il nous manque des éléments dans cette histoire, il y a quelque chose contre Harry. Tout tourne autour de lui. Il faut que je le voie ! Attendez moi, je ne serais pas longue, » dit-elle, et elle sortit.

POV Tonks

Tonks transplana rapidement et atterrit à quelques rues de Privet Drive. Elle se métamorphosa en représentant de commerce à domicile et transforma une fleur en valise, avant d'aller sonner chez les Dursley. Dedalus Diggle, qui effectuait la surveillance ce jour-là, ne vit rien d'anormal. Il aurait pourtant pu relever le fait que ce démarcheur ne sonnait qu'à ce domicile…

Une Pétunia à la bouche pincée et à l'air revêche ouvrit la porte.

« Madame Dursley ? Je me présente : Simon Briggs de la Société « Tout Propre », j'aimerais vous présenter mes produits et vous offrir des échantillons gratuits, qui feront sans aucun doute de vous la plus parfaite ménagère du quartier… »

Pétunia haussa les sourcils d'un air hautain. De quel droit ce petit monsieur minable se permettait-il ? Elle était déjà la plus parfaite ménagère du quartier, enfin ! Il suffisait de regarder chez les voisins ! Ceci étant dit, si elle pouvait avoir une longueur d'avance supplémentaire sur eux…

« Voilà qui est très intéressant, » dit Pétunia en s'écartant pour la laisser passer, « entrez Monsieur, passez dans le salon… » Termina-t-elle avec un grand sourire.

Dès que la porte fut refermée, Tonks sortit sa baguette et mis Pétunia sous Imperium. Ce n'était pas très légal, mais ce n'était pas la moldue qui allait en parler, Tonks allait faire ce dont elle avait toujours rêvé : explorer cette maison devant laquelle elle avait si souvent fait la planque.

Ladite maison était d'ailleurs d'une propreté irréprochable, à tel point que cela en était suspect. Elle demanda à Pétunia de lui appeler Harry, et apprit qu'il n'était pas là. Tonks en fut ébahie.

« Madame Dursley, où est Harry Potter? Est-il à la maison ? » Demanda la jeune auror.

« Non, » répondit Pétunia d'une voix morne, « le monstre a disparu depuis quatre jours au moins… »

« Non, on glisse un bout de pain par la trappe et on l'oublie, sauf si il fait du bruit. A ce moment là, Vernon déverrouille la porte et va le faire taire, mais les assiettes n'étaient plus vidées depuis trois jours, alors j'ai vérifié… Il était partit… »

« Merlin, au bout de trois jours, quelle horreur ! »

Tonks en était atterrée. Mais si l'ordre n'était pas au courant, où était Harry ? Et pourquoi sa tante l'appelait-elle « monstre » ?

« Que reprochez-vous à Harry ? »

« C'est un sorcier, il est anormal. On n'en voulait pas! alors il n'y a eu aucun compromis pour amenager notre vie avec lui. Sa chambre était le placard, puis la chambre de débarras. Et il faisait toutes les corvées...mon fils à toujours passé en preemier. »

Tonks hoqueta de stupeur et demanda à voir la chambre. Qu'est ce que c'était que cette famille !? Comment le pauvre Harry avait-il été traité avec eux ? Question stupide : On lui glissait un bout de pain sous la porte et on s'en fichait si il partait !

Tonks rentra brusquement dans Pétunia Dursley lorsqu'elle s'arrêta. Elles se trouvaient devant une porte fichtrement verrouillée, sans doute un débarras ou se trouvaient quelques objets précieux, et s'apprêtait à réitérer sa demande à la moldue lorsqu'elle aperçut la petite trappe au pied de la porte…

C'était la porte de la chambre de Harry ! Elle était atrocement sale, bien que d'une propreté immaculée à l'extérieur, comme le reste de la maison. Et équipée de cinq verrous et d'une petite trappe… Tonks frissonna. Ce n'était pas la porte d'une chambre, mais d'une cellule de prison.

Pourquoi le héros du monde sorcier était-il traité ainsi ? Oh, elle se doutait bien que ses tuteurs ne l'aimaient guère mais à ce point, c'était plus que de la maltraitance ! Et Dumbledore ne pouvait pas ne pas le savoir ! Il leur avait dit régulièrement que Harry était heureux et bien traité ici !

Tonks ouvrit les multiples verrous, l'angoisse lui tenaillant le ventre. Elle poussa la porte, pénétra dans la pièce, et constata avec un étrange soulagement qu'elle était vide. Harry s'était enfui, Merlin merci ! C'était une chambre misérable, avec des meubles branlants, de mauvaise qualité, cassés, peut être même sortis des poubelles ! Il y avait des barreaux à la fenêtre, et vu de l'intérieur, ce n'était certainement pas pour la protection de ce pauvre Harry…

Dans un coin traînait une vieille bassine rouillée qui devait servir de toilette. Tonks comprit qu'elle avait vu juste : cette chambre était une prison ! Harry était en prison tous les étés depuis des années ! Une angoisse énorme la submergea et elle se précipita pour vomir dans la bassine, dégoûtée par son propre aveuglement et celui des autres, et pire encore, Dumbledore !

Elle reprit rapidement contenance, elle n'était pas un auror pour rien. Elle se transforma en Harry et se pencha à la fenêtre de la chambre, du moins entre les barreaux, pour bien se montrer. Dedalus sortit de sa planque et lui fit un petit signe de la main auquel Harry/Tonks répondit avec un petit sourire.

Puis elle s'éloigna de la fenêtre et redescendit avec Pétunia.

« Cela fait longtemps qu'il vit dans cette cellule là-haut ? » demanda-t-elle d'une voix emplie de rage contenue.

« Depuis ses onze ans. »

« Et avant ? »

« Là, » répondit Pétunia en désignant le petit placard sous l'escalier.

Tonks alla ouvrir la petite porte, s'agenouilla dans l'obscurité et vit un petit matelas sale qui restait encore sur le sol, avec un vieux dessin, représentant un papa, une maman et un petit garçon scotché au mur. Elle eut une remontée de bile, qu'elle ravala.

Tonks pleura longtemps, là, par terre, en regardant le réduit, deux petit* soldats en plastique cassés et posés comme des merveilles sur un rebord de la plainte.

Il fallait qu'elle sorte d'ici. Elle n'arrivait plus à respirer.

Elle se redressa, fit face à Pétunia toujours sous imperium, fut tentée de lui lancer un doloris, mais se contenta d'un Oubliette. Elle sortit, toujours sous son apparence de représentant et s'éloigna d'une démarche parfaitement naturelle, ce qui, après tout ce qu'elle avait appris, relevait de l'exploit.

A l'abri des regards, elle put transplaner vers le chemin de traverse pour retrouver les Weasley.

Fin du POV

Arthur réfléchissait. Cela faisait un moment qu'il avait des doutes, trop de choses le troublaient. Et sa femme, que venait-elle faire dans l'histoire ? Comment avait elle osé le doser en animal docile? C'était elle qui avait exigé de gérer les finances du ménage, arguant qu'elle s'occuperait des dépenses de la maison et des enfants. Il l'avait laissée s'en charger : cela le dégageait d'un souci, et il pouvait se concentrer sur son travail, où bien ses recherches sur l'artisanat moldu. Il avait été trop laxiste, et il n'avait rien vu. L'aveuglement n'était pas une excuse, même l'excuse des potions ne le rachetait pas à ses yeux. Sa famille trempait dans une salle histoire. Et c'était très grave, il le sentait.

Les jumeaux se parlaient doucement en recoupant les éléments, analysant les comportements de chacun. Mais tous les trois trouvèrent au bout d'un moment que Tonks mettait du temps à revenir, et cela les inquiéta. Ils finirent par attendre dans un silence de plus en plus pesant…

Finalement, la porte s'ouvrit brusquement, les faisant tous sursauter. Tonks avait les cheveux gris et pleurait. Arthur eut soudainement peur de ce qu'ils allaient entendre…

« Que se passe-t-il ? Il est arrivé quelque chose à Harry ? » Cria-t-il.

Tonks secoua la tête et se laissa tomber sur un canapé, abattue.

« Non, enfin, je ne sais pas… Attendez, je vais vous montrer, je ne suis pas en état de parler… »

Tonks utilisa sa baguette pour sortir son souvenir de sa tête et le mit dans la pensine. Les trois Weasley plongèrent dedans. Quand ils sortirent, ils étaient dans une rage folle. Au point qu'ils ne purent contrôler totalement leur magie, et quelques menu objets explosèrent sous la pression.

« Je vais demander des explications à Dumbledore, » dit Fred d'un ton hargneux.

« Je vais tuer les Dursley, » renchérit Georges avec haine.

Arthur soupira. A lui non plus, ce n'était pas l'envie qui manquait, mais il était évident que ce n'était pas la meilleure chose à faire…

« Arrêtez ! » Intervint-il, « il faut réfléchir ! Mettez votre côté Gryffondor en sourdine, Dumbledore était forcément au courant, il le savait ! Il faut retrouver Harry avant tout. Mais où a-t-il bien pu passer ? »

Un silence pesant s'abattit sur le groupe.

« Il s'est peut être échappé, et il se cache ? » proposa Tonks, sans paraître convaincue.

Soudain, Georges sursauta.

« Attendez un peu ! Il s'est passé quelque chose de bizarre hier… Dobby, l'elfe qui aime tant Harry est venu nous rendre visite nous apportant une grande boîte pleine de doxys ! Le mot qui accompagnait cette livraison disait « Avec les compliments de Lord Seth Black » » expliqua-t-il.

« Dobby travaillait à Poudlard ces derniers temps, mais la personne à qui il obéit le plus, c'est Harry ! Il ne se serait pas mis au service d'un autre que lui ! Sans compter que seul Harry était au courant de notre utilisation des doxys dans la préparation de certains de nos produits, » ajouta Fred.

« Alors comment ce Seth Black peut-il nous envoyer Dobby avec des doxys si il ne connaît pas Harry ? » demanda Georges.

« On dirait bien qu'Harry nous a laissé des indices, un message pour le retrouver si nous le voulions » conclut Fred.

« Et nous le voulons mon cher Georges. »

« Les jumeaux vous êtes géniaux ! » s'exclama Tonks d'un air beaucoup plus joyeux, ses cheveux d'une jolie couleur fuchsia.

Ils allaient retrouver Harry. Ils allaient connaître le fin mot de l'histoire, et ils pourraient l'aider…

« Mais où trouver ce Seth Black ? » Demanda Arthur, « il détient les secrets de cette histoire, j'en suis sûr ! »

Tonks leva la main, comme si elle était de retour à Poudlard.

« Moi je sais ! » S'exclama-t-elle de nouveau. « Il réside chez les Malefoy, et je peux y aller, tante Narcissa me recevra avec plaisir… »

« Alors même si ce n'est pas très poli de débarquer sans prévenir, surtout pour des Weasley et chez des Malefoy, ils nous faut des réponses. Allons-y dès maintenant, » proposa Arthur, les yeux brillants de détermination et de colère…

POV Augusta

Augusta Londubat poussa un soupir excédé en frappant le sol de sa canne. Neville, assit dans un angle du salon, se figea et baissa la tête.

Le salon était luxueux, mais on n'en voyait pas grand-chose, les lourdes tentures étant encore tirées, malgré l'heure avancée de la journée, condamnant la pièce à une faible luminosité.

Un vieil elfe, aussi ridé que sa maîtresse, se présenta en s'inclinant et annonça les visites de l'après-midi.

« Maîtresse, Madame Narcissa Malefoy, et Madame Androméda Black-Tonks demandent audience. »

Augsta Longdubat sursauta. Les nouvelles allaient vite dans le monde magique, mais elles n'étaient pas toujours véridiques. Ainsi, Androméda Tonks avait réellement été rétablie dans la famille Black ?

« Faites les entrer, Fluck, dépêchez-vous ! A mon âge on n'attend plus ! » Ordonna Augusta d'un ton impérieux.

Narcissa et Androméda entrèrent et saluèrent l'aïeule avec respect avant de prendre place dans les fauteuils qui leurs furent désignés. Elles ne remarquèrent pas Neville, toujours sur sa chaise, toujours dans son coin. L'une des seules choses qu'il savait faire était se faire oublier. C'était bien pour ça qu'il avait réussi à survivre pendant tout ce temps à Poudlard…

« Ne perdons pas de temps, » commença la matriarche, « qui est ce nouveau Lord Black ? D'où sort-il ? Je veux tout savoir ! » Exigea Augusta en martyrisant le parquet de sa canne.

Androméda réprima un sourire. Augusta s'était toujours voulue plus dure qu'elle ne l'était en réalité. Mais la communauté sorcière britannique avait énormément de respect et de considération pour elle…

« C'est le cousin de Sirius Black, » répondit Androméda.

« Et sa mère ? » Continua Mme Longdubat.

« C'était une Zabini, de la branche Italienne, » compléta Narcissa.

Androméda lui adressa un regard de gratitude. Elle respectait énormément Mme Longdubat, mais elle lui faisait un peu peur parfois…

« Mais faut-il que je vous tire les vers du nez ? Parlez ! » Exigea Augusta, qui commençait à perdre patience.

« Il n'est pas du côté du Lord Noir, si cela est la question, » continua Narcissa. « Au contraire, il est son ennemi et, aussi surprenant que cela puisse paraître pour certains, tous les Malefoy ont rallié sa cause. »

« Bien, » acquiesça Augusta, plus détendue.

Narcissa soupira.

« Augusta, je suis navrée de devoir vous demander ça, mais vous devez comprendre que les secrets de Seth Black sont énormes. Les éventer pourrait provoquer sa mort, et peut être même la ruine du monde sorcier… »

Augusta hocha la tête. Elle n'était pas stupide, elle savait lire entre les lignes…

« Neville ! » Aboya-t-elle, « vient par ici, sors ta baguette et fait comme moi ! »

Neville se leva précipitamment et manqua de s'étaler sur le sol en trébuchant en ligne droite. Il se remit sur ses pieds in extremis et s'arrêta à la hauteur de sa grand-mère avant de sortir sa baguette. Comme elle, il jura sur sa vie et sa magie de protéger les secrets de Seth Black. Mais Augusta ne souhaita pas l'aider dans ses projets sans savoir de quoi il retournait. Narcissa Malefoy ne servit que d'intermédiaire, les fils d'argents s'enroulèrent autour de son poignet avant de s'envoler dans les airs à la recherche de leur véritable propriétaire…

Neville frissonna. Il espéra que sa grand-mère savait ce qu'elle faisait, parce que même si elle faisait toujours aussi peur, elle n'avait parfois plus toute sa tête. Il venait juste de faire un serment à un Black, qu'il ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam, et par l'intermédiaire d'une Malefoy…

Narcissa sourit. Il en fut tellement surpris que l'image resta gravée dans sa mémoire…

« Maintenant, il nous faudrait une pensine. Nous allons vous montrer ce qui s'est passé à la lecture du testament de feu notre cousin Sirius Black, vous comprendrez alors qui est notre chef de famille. » Expliqua-t-elle.

« Neville, dépêche-toi, va chercher une pensine ! On me fait toujours attendre ici… » Bougonna Augusta.

Neville rapporta avec empressem*nt l'objet demandé.

Finalement, ce fut Androméda qui déposa délicatement son souvenir dans la pensine.

« Neville, tu m'accompagnes, il est temps que tu prennes des responsabilités pour quand tu prendras ton rôle de Lord » Dit Augusta.

Et ils plongèrent tous les deux.

Narcissa et Androméda échangèrent un regard lourd de sens. Si elles avaient répondus à la curiosité d'Augusta, ce n'était pas pour assouvir son goût des potins, mais pour la rallier à leur cause. Augusta Longdubat était une personne de poids dans le monde magique, et même si son grand âge l'empêchait de siéger au Magenmagot, et que Neville était trop jeune, si Augusta décidait de faire entendre sa voix, on l'écoutait,et les Longdubat étaient une très vieille famille de Sang-Pur…

Depuis que Narcissa savait que Harry Potter et Seth Black ne faisait qu'un, elle avait compris beaucoup de choses. Androméda et elle en avaient discuté entre sœurs, rétablissant définitivement l'ancienne complicité.

Après quelques minutes, Augusta et Neville sortirent de la pensine, dégoûtés par le comportements d'Albus et de sa clique.

« Comment Albus a-t-il osé s'opposer aux dernières volontés de Sirius !? » Éructa Augusta. « Les rejetons Weasley sont des arrivistes, et je ne parle pas de cette Sang-de-Bourbe ! Quelle honte! Dans quelle société vivons-nous ? »

Narcissa réprima un petit sourire ironique. Augusta avait utilisé le terme de sang-de-bourbe pour désigner la Granger. C'était excellent, quand elle dirait ça à Lucius….

« Vous me cachez encore quelque chose toutes les deux, et je veux savoir quoi ! » Exigea Augusta.

Neville ne savait pas trop ce qui allait suivre, mais si ce Seth Black était réellement du côté de Harry, alors il serait du côté de Seth Black. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis, comme disent les moldus…

Les deux sorcières échangèrent un regard, que Augusta remarqua avec un frisson d'anticipation. Cela allait être croustillant, elle le sentait.

« C'est un grand secret que nous allons vous confier, Augsuta, c'est là qu'intervient le serment inviolable. Nous vous l'avons dit, les conséquences d'une maladresse seraient énormes ! » Souligna une nouvelle fois Androméda.

« C'est entendu. Vous savez que nous avons fait le serment. Mon petit-fils et moi ne dirons rien. »

« Je ne parlerais pas, » assura Neville d'une voie ferme.

Narcissa lui jeta un regard évaluateur et curieux. Androméda intercepta l'échange, qui la réconforta sur la valeur de Neville.

« Lord Seth Orion Black a reçu un héritage d'Elfe noir. Il est lié Acturus et Cygnus Black par ses parents, mais aussi les Zabini, les Prince, et les Peverell, » annonça Androméda.

Augusta en eu le souffle coupé. Les liens vers la famille Peverell ne pouvaient pousser que vers une seule personne dans le monde magique. Augusta avait une haute connaissance des liens entre les différentes familles, et elle soupçonnait fortement l'identité du sorcier en question…

Narcissa décida de lui faire part de ses questions.

« Augusta, je dois ajouter que le jeune Lord Black a un tatouage sur le poignet que je trouve très étrange. Je n'ai pas la moindre idée de sa signification, mais je me suis dis que, peut être, vous pourriez nous éclairer à ce sujet… »

Au froncement de sourcil d'Augusta, Narcissa continua :

« C'est un corbeau, entouré par un cercle de runes… »

Augusta se leva, d'une façon étonnamment leste pour son âge, et alla chercher un livre dans sa bibliothèque. Elle l'ouvrit, le feuilleta et revint en leur désignant une page, demandant si il s'agissait de ce motif.

« Oui, c'est exactement le même, » répondirent les deux sœurs.

Augusta se rassit et hocha la tête d'un air songeur. Elle sourit à ses invitées d'un air malicieux. A son tour de les faire mariner… Finalement, lorsque les deux sorcières eurent légèrement levé les yeux au ciel, montrant qu'elles avaient compris la manœuvre, elle éclata de rire et se lança :

« Narcissa, Androméda, cela fait partie des choses que je ne peux savoir que parce que les Longdubat sont une famille un rien plus ancienne que les Malefoy ou les Black et que, en y entrant par mariage, j'ai assimilé leurs secrets… Figurez-vous qu'il y a une prophétie datant de l'époque de Merlin qui parle d'un sorcier suprême, changé par rituel du sang en Créature, et bénit par Magie Magistra… »

Les deux sorcières se redressèrent sur leur chaise, déjà époustouflées et profondément curieuses. Elles n'étaient pas aussi habituées que Severus, elles ne connaissaient Seth que depuis quelques jours…

« Que dit-elle ? » Demanda Narcissa, impatiente.

« Personne ne le sait ! Elle est gardée au Département des Mystère, dans la Salle des Prophéties, et y occupe une place d'honneur, sur un coussin d'or ! La seule chose que je sais est que seul le sorcier portant le corbeau de Merlin pourra la lire ! Les runes entourant le corbeau sont un mélange de celles utilisées par la Fée Morgane pour l'endormir… Qui était ce Seth Black avant ? » Demanda Augusta.

Narcissa et Androméda se regardèrent, perturbées.

« Harry Potter, » répondirent-elles d'une voix blanche.

Augusta hocha la tête avec un petit sourire. Elle s'en doutait. Mais Neville glapit comme un furet. Les trois femmes le regardèrent d'un air indulgent et le pauvre garçon rougit. Les Londubat raccompagnèrent Narcissa, et Androméda au Manoir Malefoy, ils voulaient rencontrer Harry et lui parler. L'histoire, du monde sorcier allait probablement prendre très prochainement un tournant impressionnant…

Fin POV

Piscine du Manoir Malfoy

Draco, Blaise et Seth discutaient, allongés sur des chaises longues près de la piscine, un co*cktail sans alcool à côté d'eux et sous des parasols en paille du meilleur effet. Il faisait une chaleur caniculaire, sans un souffle d'air. Ce moment de détente était bienvenu. Surtout pour Seth, au milieu de ses Aspic…

« Draco, on est trop bien chez toi, » dit Harry avec un sourire de satisfaction, en s'étirant sur le ventre et en enfonçant la tête dans le matelas.

« Lui dit pas ça, il va être imbuvable après ! En plus t'es vachement tentant Harry. Ce maillot, ces tatouages… Wahh, t'es une vraie bombe ! Je suis prêt à devenir gay rien que pour toi, » dit Blaise en rigolant.

« Arrête de déconner Blaise. Mais Harry, tes tatouages me tuent littéralement, ils sont trop beaux » Approuva Draco, qui ne put s'empêcher de passer le doigt sur le serpent qui ondulait sur le dos de son ami.

« Hey Draco, si Severus voit ça quand il va rentrer, filleul ou pas filleul il va te massacrer ! » Répondit Harry en rigolant.

« Dis plutôt que c'est parce que je te fais de l'effet quand je te touche… »

« Même pas en rêve, » plaisanta Harry, « mais je te verrais bien avec un beau tatouage de dragon, ça t'irait bien… »

« Oui peut être… C'est vrai que quand on voit ce que ça donne sur toi… Un boutefeu chinois ? » Demanda le dragon.

« Plutôt un magyar à pointes ! » Rigola Blaise.

Le sorcier noir se frappa le front de la main, comme si il venait de se rappeler de quelque chose.

« Oh ! Au fait Seth, Antonio va passer tout à l'heure ! Lucius doit aller le chercher après être sorti du journal. »

« Super ! Et puis mon Severus rentre ce soir, avec de la chance on pourra manger tous ensemble… » Répondit Harry rêvant déjà à revoir son amour.

« Salut les mecs, alors on fait les lézards ? »

« Les dragons! »Répondirent-ils en choeur.

Pansy Parkinson et Théodore Nott venaient d'arriver. Pansy haussa les épaules. Théo leva les sourcils.

« Ce ne sont jamais que de gros lézards volants ! » Ricana-t-elle.

Draco et Blaise les saluèrent, puis Draco se tourna vers Harry.

« Je vous présente Lord Seth Orion Black, mon cousin, » annonça-t-il.

« Et le mien ! » Ajouta Blaise.

Seth les salua d'un signe de tête.

« Sérieusem*nt ? Alors ça c'est un exploit, je suis curieux de voir ton arbre généalogique, ça doit être quelque chose.. ! » S'exclama Théo, impressionné.

« C'est vrai qu'il n'est pas commun, » ricana Seth.

Il imaginait d'avance la tête des deux Serpentard, lorsqu'ils sauraient à qui ils étaient en train de parler…

Pansy et Théo regardèrent Seth d'un peu plus près. Il était impressionnant ! On sentait la puissance émaner de lui… Et ses tatouages autour des biceps étaient magnifiques…

Et il était beau, tout simplement beau… Ses formes étaient athlétiques et parfaites, et ses yeux verts et ses longs cheveux noirs le rendaient envoûtant. Ils restèrent bloqués devant tant de séduction, le jeune homme en face d'eux débordait de sensualité… Ils remarquèrent les jolies oreilles pointues, signe que cette beauté était était celle d'un elfe, une Créature disparue de leur monde depuis longtemps. Cela les intrigua encore plus…

Pansy et Théo étaient presque en transe. Blaise et Draco rigolèrent de l'effet que produisait Harry sur leurs amis, ce qui les ramena dans la réalité.

Ils décidèrent de tous aller se baigner. Théo et Pansy avaient prévu le coup, ils furent en maillot de bain en deux minutes. L'eau avait une température idéale, et dans cette journée à la chaleur étouffante, la fraîcheur de l'eau était un véritable bienfait ! Ils jouèrent à une version sorcière du water-polo, mais Pansy et Théo manquèrent la balle lorsque Seth se tourna pour répondre à une question de Blaise et leur présenta son dos, ce qui fit beaucoup rire Blaise et Draco.

Lorsqu'ils commencèrent à fatiguer, ils s'installèrent à la table de la terrasse ou un elfe leur apporta des bierraubeurre et des gâteaux. Harry s'était sentit tout de suite à l'aise avec les deux nouveaux venus. Ils étaient étrangement gentils par rapport à Poudlard…

Seth et Draco échangèrent un regard de connivence. Théo n'était pas vraiment prévu, même si il ne gênait pas, mais si Pansy était là, ce n'était pas un hasard… D'un regard, Seth fit comprendre à Draco qu'il lui laissait la main.

« Pansy, est ce que je peux te demander un truc ? » Demanda Draco.

« Là tu m'intrigues… Tu hésites à poser une question ? » Se moqua Pansy.

« Mais non ! C'est juste que j'ai appris quelque chose et que je voudrais que tu me dises ce que tu sais… »

« Et bien vas-y, je t'écoute, et pour la réponse, je verrais… »

Draco haussa les épaules, Blaise se demandait ou il voulait en venir…

« Il paraît que Ginny Weasley est enceinte, est ce que tu saurais qui est le père ? »

Pansy écarquilla les yeux de suprise.

« Quoi !? Non mais quel gourde ! Attends que je réfléchisse… C'est récent, puisqu'en fin d'année cela ne se voyait pas… »

« Elle serait enceinte d'un mois, » répondit Blaise.

Maintenant il avait compris. Pansy ricana de nouveau.

« Alors elle couchait avec Dean Thomas, Terry Boot, et Vincent Crabbe… »

« NOOOOOOOOOOOOON ! C'est pas vrai !? »

Et Blaise s'écroula par terre en riant aux larmes.

« Ça devient une habitude Blaise, de te rouler par terre » sourit Seth.

Blaise se redressa difficilement.

« Tu peux parler toi … Et chez l'antiquaire, c'est de la faute à qui si j'ai dû sortir, hein ? »

« Bahh tu avais vu ses dents… » Commença Seth d'un air innocent.

Draco soupira.

« Vous n'allez pas commencer tous les deux, vous êtes insupportables ! »

« Draco, pas mal de choses se sont passées on dirait, il va falloir que tu m'expliques… » Demanda Pansy.

« Oh que oui ! Moi aussi ça m'intéresse, » dit Théo, soudain très sérieux.

« On verra… » Répondit Draco, évasif.

Théo fit la moue et reprit :

« Alors Seth, dis-nous tout : Zabini, Malefoy et Black… T'es un tueur ? »

« Et encore, il ne peut pas te donner son dernier nom, tu aurais une attaque ! »

« Malin Blaise, très malin ! » gronda Draco.

Théo fronça les sourcils. Qu'est ce que c'était que ces cachotteries ?

« C'est quoi tous ces mystères !? Je croyais que nous étions amis !? » S'exclama-t-il avec colère.

« Ne t'énerves pas Théo ! Ce secret est lié à la sécurité de Seth… Blaise et moi avons du faire un serment inviolable pour tout savoir, et nos parents aussi… »

« Attends un peu Draco, tu es en train de me dire que les familles Malefoy et Zabini ont toutes fait un serment inviolable envers Seth ? »

« Oui, » répondit simplement Draco.

Théo et Pansy dévisagèrent les trois cousins pendant un moment. Et puisThéo se perdit dans ses pensées. Si les familles Malefoy et Zabini au complet avaient fait un serment inviolable, c'est que la situation devait être très, très grave… Il avait porté un jugement sur Seth, et il ne se trompait jamais, il avait une sorte sixième sens pour ça. La famille de Draco était engagée auprès du Lord noir, celle de Blaise était plutôt neutre, et Seth ? Théo avait l'intuition qu'il était contre. Donc trois courants de réflexion différents. Et pourtant, ils étaient amis, très amis même ! Ce Seth lui inspirait confiance, il pouvait lire dans ses yeux son honnêteté, sa loyauté et sa gentillesse. Alors qu'est-ce qui pouvait être plus dangereux que le seigneur des ténèbres ? Assez, sa décision était prise !

« Seth, si tu veux bien, je vais prêter serment moi aussi » annonça Théo d'un ton grave.

« Moi aussi, » ajouta Pansy, d'un ton un peu incertain.

Après tout, elle ne le connaissait pas. Mais ce qui se passait était assez énorme pour que les Malefoy, les Zabini, et maintenant Théo, prêtent serment… Seth fronça les sourcils.

« Ce n'est pas un jeu, vos vies peuvent être en danger, j'ai beaucoup d'ennemis très puissants ! » annonça Seth.

Théo haussa les épaules.

« Je l'ai compris, mais mon instinct ne m'a jusqu'ici jamais trompé, alors je vais lui faire confiance encore une fois… »

« Et si il te trompait cette fois-ci ? Le risque est trop important et tu ne me connais pas ! Par ailleurs, j'ai un lien familial avec Draco et Blaise, mais toi, tu n'as aucune obligation envers moi ! »

« Alors pour ce que tu viens de dire, pour ton honnêteté, je choisis de te suivre. Tu as la stature d'un chef, accepte mon serment, » répondit Théo d'un ton qui ne souffrait aucune réplique.

Théo tendit sa main, sortit sa baguette et attendit, défiant Seth du regard. Après un soupir, Seth attira sa baguette d'un sort informulé. Théo haussa un sourcil ironique, Seth haussa les épaules.

« Si tu en viens à le regretter, ne me le reproche pas, » demanda Seth d'un air sombre.

« Ne présume pas de mes engagements, ni de mes sentiments » répondit Théo.

Seth tendit le bras et leur deux mains se touchèrent. Pansy, qui avait assisté à tout l'échange, avait également prit sa décision, et elle savait qu'elle ne le regretterait pas. Elle tendit le bras à son tour, toucha leurs mains et sortit sa baguette.

« Moi, Théodore Nott, jure sur ma vie et ma magie de garder les secrets de Lord Seth Orion Black, de le défendre et de l'aider dans ses projets. En toutes circonstances, je serais son allié »

« Moi, Pansy Parkinson jure sur ma vie et ma magie de garder les secrets de Lord Seth Orion Black, de le défendre et de l'aider dans ses projets. En toutes circonstances, je serais son alliée»

« J'accepte, » répondit Seth.

Les trois fils argent s'enroulèrent autour de leurs mains, puis disparurent. Draco alla chercher une pensine et Seth commença à enlever ses souvenirs. Il ne dit rien, mais il n'en pensait pas moins. Ils avaient reçu les fils des serments Longdubats il y avait à peine une heure…

POV Severus

Severus poursuivit la préparation de sa potion. Ses deux heures de sommeil lui avaient fait du bien, elle était presque terminée…

Il avait réussi l'exploit de faire une potion qui coupait le lien définitivement. Malgré tout, le Lord garderait un bourdonnement constant ainsi qu'une migraine latente, qui ne feraient qu'empirer avec le temps. Ce qui, d'ailleurs, lui plaisait particulièrement. Mais au moment de la prise de la potion, aucun symptôme ne se ferait ressentir, il aurait l'impression d'être guéri…

La restructuration mentale d'Harry avait définitivement abîmé ce qui restait d'âme dans le corps du seigneur des Ténèbres, elle était trop amoindrie pour supporter d'être encore diminuée. Harry restait un Horcruxe pour le moment, mais il ne subirait plus les visions de ce dément, le lien serait rompu pour toujours avec cette potion !

Severus en avait profité pour donner à plusieurs rats un poison fatal, mais qui commencerait à agir au bout de quinze jours : il serait alors en mission pour la lumière, donc insoupçonnable. Et cette chère Nagini, qui adorait les rongeurs, allait se faire un plaisir de dévorer ses petit* protégés ! Qui, de toute façon, auront des réflexes plus lents, et donc aucune chance de s'en sortir. Nagini serait morte avant son retour fin Août.

Severus partit rejoindre son Maître. Il était pressé de partir, il en avait marre de tout ce cirque…

En plus, Harry lui manquait horriblement ! A son retour, il faudrait qu'ils parlent de leur future maison, d'avoir peut être un animal, et des soirées à deux, au coin du feu…

Severus alla s'agenouiller avec répugnance devant le grand lézard blanc.

« Monseigneur, j'ai réussi une potion unique, qui devrait arrêter les migraines… »

Voldemort grimaça rien qu'au son de sa voix.

« Donne, vite ! Je ne tiens plus, ma tête va exploser ! »

Voldemort avala la potion en un clin d'œil. Quelques secondes après, il se redressait, ne ressentant plus aucune douleur ! Il ne s'était d'ailleurs jamais sentit aussi bien, il revivait !

« Ah ! Cette potion est réussie ! Bien, as-tu trouvé à quoi étaient dues ces migraines ? »

Heureusem*nt qu'il avait eu le temps de réfléchir à une hypothèse…

« Cela pourrait être lié à la dépression de Potter, et au fait qu'il revive, dans sa peine, la douleur que je lui infligeais pendant les leçons d'occlumentie… »

Ce n'était pas vraiment crédible. Quel pouvait bien être le rapport entre les leçons d'occlumentie et la mort de Sirius ? Si Harry souffrait, c'était parce qu'il revivait la mort de Sirius, mais il n'avait aucune raison de penser personnellement à lui. En théorie… Malgré tout, Voldemort hocha la tête. La potion lui avait-elle abîmé quelques neurones ? Ou alors, c'était juste la joie de ne plus souffrir… Bref, dans tous les cas, Severus n'allait pas s'en plaindre…

« Oui, bien sûr, c'est sûrement la raison… Que veux-tu pour récompense ? »

Ne jamais répondre à cette question, jamais !

« Vous servir est un plaisir Monseigneur. Cependant, je voulais vous informer que Dumbledore a décidé de m'envoyer dès demain en mission : une semaine en Afrique du Sud, pour contacter les vampires de cette région… »

Voldemort haussa un sourcil.

« Mais c'est n'importe quoi ! Il n'y a pas de vampires là-bas, comment pourraient-ils survivre au soleil ? »

Severus haussa les épaules.

« Il paraît que certains vivent dans des grottes ou sous des dunes de sable, dans les profondeurs de la jungle… Je vais en profiter pour rencontrer des sorciers du cru, qui pratiquent une ancienne magie tribale et font des potions inconnues dans nos régions. A mon retour, je dirais que les vampires ont refusé, et ne veulent pas se déplacer. »

« Très bien ! Et pour la mission que moi, je t'ai confiée, tu en es où ? »

« Et bien, je voulais vous faire la surprise, mais j'ai rendez-vous avec un vampire début Août, qui accepte de m'emmener au Sanctuaire… »

« Tu es sûr Severus ? Ce serait extraordinaire, où avez-vous rendez-vous ? »

« A Carnac, en France Monseigneur. »

« Ah ! Les vieux dolmens, la vieille magie oubliée… C'est merveilleux, j'attends de toi que tu récupère l'allégeance de toute les créatures du sanctuaire, et je veux que tu trouves un moyen pour que moi et tes frères mangemorts puissent y entrer ! Ainsi, nous conquerrons ce monde mythique, ce sera ma gloire ! oui, ce sera bon… Tu as bien travaillé, je suis content de toi, continues comme ça et tu seras récompensé ! Tu peux te retirer, j'ai des plans et des projets à préparer… »

« Bien Maître. »

Et Severus pu enfin sortir de ce tas de pierre, et transplaner vers son amour. Soumettre toutes les créatures du Sanctuaire ? Et puis quoi encore ? Si il y allait sans Seth, il mourrait avant d'avoir fait deux pas…

Hôpital Ste Mangouste

Avant de rejoindre Seth Black, les jumeaux conduirent leur père avec autant de délicatesse que possible à Ste Mangouste. Ils espéraient qu'ils se trompaient, il l'espéraient vraiment, mais même si ils avaient toujours connu leur père ainsi, ils venaient de s'apercevoir qu'ils n'avaient finalement jamais connu leur propre mère, alors qui pouvait dire ce dont elle était réellement capable

Arthur ne saisissait pas vraiment ce que voulaient Fred et Georges, mais il les suivit docilement. Les jumeaux déglutirent difficilement en le voyant faire : il n'avait pas fallu beaucoup insister pour le convaincre, leur père était si malléable que cela en devenait inquiétant. Avaient-ils -Merlin savait qu'ils ne le souhaitaient pas-, vu juste ?

Le Patriarche des Weasley devint pâle comme la mort lorsqu'ils compris que ses fils le guidaient vers le service des empoisonnements par potions. Molly n'avait pas pu faire ça, si ? Elle n'était pas méchante à ce point là…

Il pâlit encore plus en voyant le médicomage. Les jumeaux expliquèrent brièvement la situation au médicomage, qui fronça les sourcils devant la possibilité d'un acte aussi odieux ! Il s'empressa de prendre à Arthur des échantillons de sang, d'urine et de cheveux, et les envoya attendre les résultats dans la salle d'attente avec la jeune femme aux cheveux grisâtres qui les accompagnaient. Elle ne semblait pas faire partie de la fratrie de rouquins, mais elle arborait un air tout aussi malheureux.

Tonks et les Weasley se résolurent à attendre le retour du médicomage, mais ils ne s'attendaient pas à ce que les examens durent aussi longtemps ! En désespoir de cause, la jeune auror partit à la cafétéria et revint avec quatre parts de gâteau au chocolat magique, conçu spécialement pour le réconfort, -le genre de chocolat dont Remus avait toujours une tablette dans la poche- et quatre jus de citrouille. Devant l'inquiétude des jumeaux pour leur père, elle avait pris des jus simples, sans potions calmante. Ils n'avaient pas très faim, mais mangèrent leur gâteau avec soulagement : ils en avaient tous besoin…

Le Service d'Empoisonnement par les Potions et les Plantes, prenait très au sérieux les risques d'intoxications, liés aux potions ratées, à la bêtise, à l'imprudence ou à la malveillance, mais le temps que prenait les analyses commençait sérieusem*nt à les inquiéter. Le guérisseur Augus Py avait prit Arthur en urgence, rien qu'en voyant son visage. Peut être avait il vu des signes qu'ils n'avaient pas remarqués…

Enfin la porte du laboratoire s'ouvrit et le guérisseur Py en sortit.

« Messieurs Weasley? »

Les jumeaux et Arthur se redressèrent.

« Monsieur Arthur Weasley, pouvez-vous me suivre, s'il vous plaît ? Je suis sincèrement navré, mais votre femme vous a effectivement fortement drogué à l'aide de potions de docilité et de soumission. Et cela depuis près de vingt ans ! »

Il s'interrompit, laissant Arthur aller vomir son gâteau au chocolat. Ses deux jumeaux et la jeune femme paraissaient pas loin de faire de même… Il alla chercher un verre d'eau à la fontaine du couloir pour qu'il puisse se rincer la bouche et le laissa se recomposer une attitude, avant de reprendre :

« Un tel empoisonnement, -sans doute quotidien- et sur une durée aussi longue laisser forcément des séquelles sur le plan physique. J'ai pris la liberté de contacter les autres services et j'ai appris que vous aviez déjà un dossier médical chez nous : l'année dernière, vous avez été mordu par un serpent et sévèrement empoisonné, mais j'ai également trouvé, avant et après cet événement, des consultations pour divers problèmes physiques, notamment cardiaque, que nous avons pensé, sur le moment, liés au stress de votre emploi au ministère : il s'agissait en fait des premiers contre-coups de l'empoisonnement de votre femme. Par ailleurs, cela change la donne : les potions que vous prenez pour vous soigner sont en totale contre-indication avec celles données par votre femme. Heureusem*nt que, même si elle a augmenté la dose au fil des années, puisque vous finissiez par y résister, elle ne vous a pas encore administré de dose critique, car le mélange peut être très dangereux ! Si vous voulez bien me suivre, je vais vous donner un antidote qui purgera votre sang de toute trace de potion en général. Ensuite, je vous donnerai une nouvelle prescription pour les problèmes physiques liés à votre empoisonnement… Et une potion calmante et sans danger, à tous ! » Ajouta-t-il en voyant la colère d'Arthur et de ses enfants.

La femme de ce pauvre homme était cinglée et devait être internée, et il les y aiderait sans problème, mais quelle que soit l'action que les Weasley désiraient mener, elle serait forcément moins efficace et lucide sous le coup de la colère, il ne voulait pas qu'ils fassent de bêtises… Et les cheveux gris de la femme étaient devenus d'un rouge flamboyant, ses yeux lançaient des éclairs… La façon dont elle avait compulsivement pris sa baguette démontrait qu'elle était une auror expérimentée, et qui que soit cette jeune femme pour Arthur Weasley, -ou Arthur Weasley pour cette jeune femme-, sa femme allait visiblement avoir des problèmes…

Le groupe était profondément choqué par les nouvelles. La situation était tellement plus grave que tout ce qu'ils avaient pu imaginer. Arthur en particulier n'en revenait pas ! Molly l'empoisonnait pratiquement depuis leur mariage ! Alors qu'elle était si douce, si gentille lorsqu'il l'avait connue ! Tout ça pour de l'argent, pourquoi ?

« Merci pour tout, guérisseur Py, » lui dit Arthur, l'air sombre.

Sans un mot de plus, Arthur suivit l'homme dans son bureau ou il se laissa examiner. L'homme lui lança toute une batterie de sortilèges de diagnostic et de sorts de soin. Mais cela n'empêcha pas Arthur de repartir avec une cargaison de potions à prendre à heures fixes et dans le bon ordre…

Au moment de partir, le guérisseur Py informa Arthur qu'en tant que membre du corps médical, il était de son devoir de signaler les agissem*nts de sa femme au ministère. Comme il l'avait prévu, la femme aux cheveux rouges -maintenant orange-, s'avança.

« Je suis l'auror Tonks, je vais enregistrer votre plainte et, si vous me le permettez, dupliquer le rapport médical. Mon service fera une enquête pour déterminer le coupable. »

« C'est la procédure normale. Même si il me semble que vous avez déjà une bonne idée du coupable. Heureusem*nt que vous êtes venus, nous sommes intervenus à temps ! »

Les jumeaux reniflèrent d'un air méprisant. Vingt ans de potions, cela ne pouvait être que Molly! Bizarrement, aucun d'entre eux n'arrivait plus à l'appeler « maman »…

Sur le trajet du manoir Malfoy, Tonks prit sur elle de demander d'une petite voix :

"Arthur, que veux-tu que je fasse de la plainte du Guérisseur? Je l'ai enregistrée, mais je ne suis pas obligée de la soumettre tout de suite…"

Arthur ricana d'un air méprisant.

"On la soumettra, mais pas tout de suite. Retrouvons Harry d'abord, on ne sait jamais, on pourrait lui trouver une meilleure utilité plus tard… »

Les jumeaux s'entre-regardèrent d'un air un peu incertain.

« Papa ? C'est carrément Serpentard ce que tu dis là... »

Arthur ricana de nouveau.

« Et alors ? Avez-vous déjà oublié que votre grand-mère était Cedrella Black ? »

Arthur se souvenait maintenant. Il se souvenait du jeune sorcier idéaliste et plein de fougue qu'il était il y a vingt ans. De ses ambitions. De ses idéaux. Il voulait devenir Ministre des Affaires Liées aux moldus, pour concilier ses deux passions : le droit, et l'étude des moldus. Il voulait réformer le ministère et développer une collaboration entre les départements des Affaires Moldues, de la Protection de l'Enfance et de la Justice Magique, pour détecter les sorciers et sorcières né-moldus et pouvoir les protéger des familles hostiles comme les Dursley. Il voulait créer des orphelinats magiques ou les enfants rejetés seraient bien traités, et recevraient une éducation adaptée. Il voulait créer un programme d'intégration des cracmols au monde moldu, et leur permettre de rester en contact avec le monde magique…

Et puis son ambition l'avait quittée, son énergie s'en était allée. Il s'était retrouvé tout en bas de l'échelle, à un petit poste minable et sans grand intérêt. Lorsqu'il avait épousé Molly, un peu après…

Il n'était plus aussi jeune, son corps n'était plus aussi résistant grâce à elle et à l'âge, mais il retrouvait l'esprit de sa jeunesse. Et son esprit était celui d'un jeune lion dont il fallait juste ré-aiguiser les crocs…

Chapter 14: Alliances

Chapter Text

Pansy et Théo restèrent silencieux un long moment après avoir vu les souvenirs de Seth.

Ils étaient dégoûtés, révoltés par tant de bassesse. Tout prenait un sens, et expliquait parfaitement les derniers événements… Draco avait toujours eu une obsession vis-à-vis de Potter. Pansy savait que lorsque le lion avait refusé sa main au dragon la première année, il l'avait énormément blessé, mais Pansy serait toujours au côté de Draco, même si Potter traitait dans l'équation.

Théo, quant à lui, avait un avantage et se sentait justifié dans sa décision. Potter avait toujours été un Joker, se sortant toujours de situations impossibles en étant à chaque fois plus puissant, et maintenant, il avait également la preuve qu'il était intelligent. Il avait su se détacher des tromperies et des trahisons. Il avait réussi à attirer Draco et sa famille à lui alors que moins d'un mois auparavant, ils étaient ennemis. Potter rebondissait toujours sur ces pieds, mais jusqu'ici, il avait été seul, -Granger et Weasel ne comptaient plus maintenant- par contre à présent, il commençait à s'entourer d'alliés puissants. Oui, le seigneur des Ténèbres était encore puissant lui aussi, mais il était fou. Potter a réussi à gagner. Et Théo voulait être du côté des gagnants. D'ailleurs, il était envieux de la complicité de Potter, Blaise et Draco, il ne voulait pas être en dehors de ça. Il ne regretterait pas son serment…

« Alors maintenant, est-ce que vous pouvez nous dire ce que vous avez fait à Percy ? » demanda Pansy.

Seth Ricana.

« Et bien il va commencer à souffrir sérieusem*nt… A cause de son agression à Gringotts, il vient de recevoir son assignation au tribunal, et en plus ce jour là je lui ai lancé le sort Furonculose Durarus. Depuis, il y a des pustules sur tout le corps dont il n'arrive pas à se débarrasser », répondit-il avec un grand sourire.

« Mais attends Pansy, ce n'est pas fini ! Sur le Chemin de Traverse, Seth lui a aussi lancé une sorte de flatulences… » dit Blaise en riant.

« Tu oublies de dire qu'il a réussit à lui coller une mocheté nommée Elisa qui le suit partout, et que cette même Elisa lui a fait un scandale monumental en pleine rue. Blaise a lancé une sorte de Fodio qui a fait un trou dans le sol, ils y sont tombés tout les deux. Cela les a mis dans une situation très compromettante, et comme par hasard, un journaliste de la Gazette est passé par là… » Compléta Draco avec un sourire jusqu'aux oreilles.

« Tenez, ils en parlent ! » dit Blaise en tendant la Gazette à leurs amis.

Théo et Pansy se penchèrent sur le journal avec de grands sourires, et quelques éclats de bonheur. Ils parcoururent rapidement l'article et regardèrent un moment la photo et Percy se débattait dans son trou pour repousser Elisa.

« J'y crois pas ! » Cria Pansy, « j'aurais tant voulu voir ça ! Raah, je ne veux pas noter ce genre d'événements ! »

« Je savais que mon intuition était juste, tu es le plus diabolique des Serpentards refoulés, tu caches bien ton école te prend pour le garçon d'or de Dumby, intrépide, courageux mais pas très intelligent, mais personne n'as vu ton coté sournois et revenchard... » renchérit Théo avec un grand sourire.

« Mais je ne suis pas refoulé… » répondit Seth en faisant la moue.

« Tu ne peux pas dire ça Théo, car il est vraiment très chaud avec Severus, je peux t'assurer que sur le point sexuel il n'a pas l'air du tout refoulé... » dit Draco en riant.

« Quoi !? Toi et le Professeur Rogue ? Ce n'est pas possible, vous vous haïssez… » énonça Pansy, ébahie.

« En fait, nous sommes mariés depuis quelques jours. Après tout, tu sais ce qu'on dit de l'amour, ce n'est pas si loin de la haine… »

« Là, j'ai besoin de m'asseoir, dois-je m'inquiéter pour Draco aussi ? » exigea Pansy d'une voix blanche.

Draco rougit fortement et tous sourint.

« Seth, tu es vraiment étonnant ! » conclut Théo, impressionné.

« Et tu n'as encore rien vu ! » S'exclama Drago.

« Que veux-tu dire ? » demande Nott fils

« Avec lui, des événements étranges arrivent, même Severus le dit, » expliqua le dragon.

« Et bien… Tu as bien fait de changer d'amis, ce nouveau profil te rend moins pathétique, tu es en route sur le chemin de la grandeur… » Observa Théo.

« Il me semble que c'est ce que le choixpeau magique m'a dit lorsqu'il a voulu m'envoyer à Serpentard… » Répondit Seth, pensif.

Les quatre nouveaux amis de Seth le regardèrent avec étonnement avant d'éclater de rire. La porte s'ouvrit et Lucius et Antonio entrèrent.

« Et bien, il y a de l'ambiance ici ! Bonsoir jeunes gens, » salua Lucius.

Les deux hommes se présentèrent et Seth leur résuma brièvement la situation.

« Lucius, Tonio, je suis content de vous voir, Pansy et Théo nous ont rejoints », les informa-t-il.

« C'est plutôt une bonne surprise, bienvenue à vous. Harry, tout se passe très bien au journal, nous avons déjà reçu une visite du Ministère et nous leurs avons bien fait comprendre que dorénavant, "Le Prophète" n'avait plus de comptes à leur rendre, et que toute tentative d'intimidation finirait devant les tribunaux. Ils étaient furieux, j'adore, mais on ne peut rien contre la liberté de la presse ! Le gouvernement a perdu le contrôle des médias, ça va être la panique au Ministère ! Barnabas se sent revivre, il a l'impression de se retrouver, jeune journaliste débutant sa carrière, sans restrictions ou textes dictés par les sbires d'un gouvernement corrompu… Cela lui a rendu son enthousiasme et le goût de son métier, et la liberté n'a pas de prix, il a bien compris la nuance de ce que nous lui apportons : une actualité vraie ! »

« Lucius… » Dit Harry d'une façon tellement appuyée que tout le monde éclata de rire…

« Quoi !? « S'indigne-t-il, « as-tu déjà entendu ton père parler comme un militant toi ? » Répondit-il en se tournant vers Draco.

« Papa, sur ce coup là, Harry a raison, t'es incroyable ! Mais j'adore ton enthousiasme, du jamais vu chez les Malefoy ! »

« Oui, bon, ça va », se renfrogna Lucius…

« Lucius, je vous laisse jusqu'à la fin des vacances au journal, vous servirez d'intermédiaire avec Tonio, et après on passera à l'opération financière, mais on en rediscutera, d'accord ? » Demande Seth.

« D'accord, le timing me convient parfaitement, la j'ai un terrain de jeu à expérimenter. » confirme Lucius.

Antonio intervint.

« Harry, mes hommes ont commencé à préparer les dossiers sur la liste de noms dont nous avions parlé, et il y a des choses croustillantes à soulever. Par ailleurs, la femme dont nous avions évoqué la mission s'occupant de Percy et de Ron simultanément, et cela se passe très bien… »

Seth, Draco et Blaise ricanèrent.

« Effectivement, nous pouvons avoir un aperçu de ses talents… Parfait, tenez-moi au courant. Oh, et dis-moi Tonio, Ororo cherche bien un nouveau mari ? »

Blaise et Tonio grimacèrent de dégoût.

« Bien sûr, comme à chaque fois qu'elle réussit à assassiner l'ancien, pourquoi ? »

« Pourriez-vous arranger une rencontre avec Fudge ? Notre veuve noire pourrait sans doute s'en occuper, non ? Elle gagnerait le prestige d'un Ministre, sortirait de la famille, et si par malchance son mari, suite à un remaniement ministériel perdait son emploi… Je suis sur qu'elle ne le supporterait pas et que monsieur Fudge serait victime d'un accident fatal… Et si elle se fait prendre, car bien sur, elle sera sous surveillance discrète, -regardez coté moldu, ils ont du matériel sympa pour l'espionnage,- et bien… Ce serait Azkaban, qu'en pensez-vous ? » Propose Seth, pensif.

Un grand silence accueillit la proposition. Seth relève la tête et les regardés, inquiets. Avait-il été trop loin ? Tous le regardaient avec étonnement, les yeux ébahis, hagards, le regard fixe. Harry commençait à vraiment s'inquiéter. Tonio fut le premier à reprendre contenance et sourit, puis regarda Blaise qui approuva de la tête.

« C'est parfait, je n'aurais pas trouvé mieux moi-même, Harry. Une fois cette affaire réglée, il va falloir que tu vies en Italie et que tu prends ta place dans mon clan ! Non, je veux que tu y réfléchisses sérieusem*nt… »

« Bien, nous en réparlerons, oncle Tonio. »

« Harry, merci ! C'est la solution idéale pour ma génitrice », approuva Blaise, très touché que Harry s'occupe de son problème.

« Seth, mais d'où viens-tu ? Tu es incroyable ! » S'exclama Pansy avec ravissem*nt.

« Ton machiavélisme, ton organisation et tes idées confirment bien la justesse de ma décision », acquiesça Théo avec un sourire en coin.

Lucius le regardait une lueur de fierté au fond des yeux. Il était encore une fois ému, c'était du grand art…

La porte s'ouvre de nouveau dans un grand bruit. Narcissa fit son entrée, suivie par Andromeda, Augusta et Neville. Toutes les discussions s'arrêtèrent d'un seul coup, personne ne sachant ce qui pouvait être dit, et le silence se fit. Augusta, majestueuse, vint se placer à la tête du groupe et frappa le sol de sa canne pour bien attirer l'attention. Tous restèrent ébahis devant l'entrée royale de la Matriarche du clan Londubat.

« Je veux voir Harry Potter ! » exigea-t-elle, impérieuse.

« Augusta, très chère, je vous avais demandé la discrétion… » Se lamenta Narcissa.

« Ce n'est pas grave Narcissa. »

Seth ne semblait pas étonné. Draco se promet de lui en demandant les raisons plus tard, puis Seth se leva et dit :

« Je suis Harry Potter. »

Augusta s'approcha, le dévisagea, inspectant son corps sans se généraliser, puisque Harry était encore en maillot de bain. Elle s'attarda sur les tatouages ​​runiques autour de ses biceps, regarda longuement et fixation le tatouage de corbeau sur son poignet. Puis elle plongea son regard perçant dans les yeux verts qui la défièrent.

« Je dois dire que le changement et votre coté Elfe sombre me s'il vous plaît bien, si j'avais cinquante ans de moins… »

Seth lui lance un regard surprise et Neville rougit.

« Bien, passionnés, je veux savoir ce qui se passe, » exigea-t-elle de nouveau.

« Je veux d'abord vous remerciez pour vos serments. Il est évident que mon identité doit rester secrète, et vous avez accepté de m'y aider sans être au courant de mes projets... »

« C'est pour cela que je n'ai pas fait le serment de vous aider dans vos projets ! D'ailleurs, qui me dit qu'ils me conviendront !? »

« Grand-mère ! » Intervint Neville avec une virulence rare, surtout envers elle, « J'ai confiance en Harry ! Il est mon ami et quelqu'un de bien et je le suivrai, peu importe ce qu'il dira ! Par ailleurs, Harry, je suis très heureux de te revoir… » Salua-t-il.

Harry sourit.

« Salut Neville, moi aussi je suis content de te revoir », répondit Harry. « En ce qui concerne mes projets », répétait-il à l'adresse d'Augusta, « je compte éliminer Voldemort, révolutionner le ministère, et jeter plus bas que terre Dumbledore et ses alliés… Pour ce qu'ils m'ont fait pendant toutes ces années, il faut payer ! »

Augusta fronce les sourcils.

« Vous êtes ambitieux, cela me plaît et j'aime les hommes qui savent ce qu'ils veulent ! Je suis des vôtres ! Il était temps qu'un homme de poigne prenne en main la situation… Mais qu'est-ce que ce vieux toqué citronné a bien pu vous faire pour que vous le haïssiez à ce point ? »

« Vous le saurez en temps voulu, et très bientôt, je vous le promets. »

Augusta haussa les épaules avec un soupir de souffrance, puis de légers rires se firent entendre. l'ambiance s'était étendue après l'entrée fracassante de ce vieux dragon. Augusta tendit sa canne à Lucius en lui faisant un clin d'œil, ce qui laissa Lucius estomaqué.

« Je sais que vous en prendrez soin », dit-elle d'un air malicieux en désignant sa canne.

Seth a vérifié que toutes les personnes présentes étaient bien sous serment et qu'il s'adaptait aux derniers ajustements avec les Londubats.

Harry tendit le bras, appelant sa baguette d'un genre informulé qui faisait toujours son petit effet, et prononça le rituel « J'accepte ». Les fils d'argent s'unirent, puis disparurent. Le pacte était scellé.

Pendant que Neville, Augusta, Narcissa et Androméda plongeaient dans la pensine où les souvenirs de Harry flottaient toujours, les discussions réprirent entre les convives réunis sur la terrasse.

« Harry dis-moi pourquoi tu n'étais pas étonné de l'arrivée de Londubat ! » Exigez un Draco impatient…

« C'est simple Draco : quand nous avons été au square Grimaud, tu te souviens que j'ai accepté que ta mère et Androméda aillent parler avec Walburga ? »

Drago hocha la tête.

« Et bien figure-toi que cette chère Walburga est un grand aliment qui a été privé de son petit plaisir personnel pendant des années : les potins ! J'étais sûr qu'elle ne manquerait pas de dire à ta mère et Androméda tous les secrets qu'elle avait entendus, surtout ceux concernant l'ordre… De plus, Walburga est tellement contente d'avoir de nouveau un Black à la tête de la famille qu'elle est prête à tout pour m'aider. Tu as remarqué que ta mère et Androméda ne s'étaient pas attardées et étaient parties tout de suite après la fin de la visite ? Cela a confirmé mes soupçons : elles en avaient beaucoup appris avec le portrait… Le soir même, j'ai informé Narcissa de mon identité, et sa réaction a été disproportionnée ! Ta tante et ta mère, après en avoir discuté, on devait décider de chercher d'avantage d'appuis pour moi, et la solution logique était de faire appel à la figure la plus respectable du monde magique : Augusta Londubat ! Qui sont d'ailleurs d'anciens alliés de la famille Potter. »

Draco se laissa tomber sur une chaise, bouche bée, et il se serait sans aucun doute fait vertement réprimandé par son père pour ce manque flagrant à l'éducation de Malefoy si Lucius lui même n'avait pas été dans le même état… Tous étaient en admiration devant le raisonnement de Seth…

« Bien raisonné… » Dît Lucius, aussi orgueilleux que si c'était lui qui avait fait cette déclaration.

« Tu avais raison d'anticiper, cela tient parfaitement la route ! » Approuva Tonio.

« Mais tu es un vrai Serpentard avec des raisonnements pareils ! Ce n'est pas croyable, comment se fait-il que nous n'ayons jamais rien remarqué avant !? » lance Pansy.

« C'était bien manœuvré : tu as pris un risque, mais cela a marché ! Tu es étonnant ! Je ne regrette rien et je suis heureux d'avoir assisté à ça », conclut Théo avec un soupir de satisfaction.

Soudain, Androméda, Narcissa, Augusta et Neville sortent de la pensine ,horrifiés par ce qu'ils avaient vus, et plus déterminés que jamais à faire obstacle à ces monstres ! De petit* groupes se formèrent, commentant les événements avec excitation…

Harry allait récupérer ses souvenirs dans la pensée quand il sentait un regard brûlant dans son dos. Lorsqu'il se revint, Sévère se tenait dans l'encadrement de la porte et il le dévorait du regard.

Severus était magnifique, l'homme le plus séduisant qui existait avec sa longue robe noire, sa cape flottante autour de lui, sa virilité à fleur de peau… Il avait une prestance unique et magique !

Et c'était lui qu'il regardait…

Son regard sombre enflamma la moindre parcelle du corps d'Harry, faisant couler le feu dans ses veines. Sa respiration s'accélérera, et il se précipitera vers lui, maintenant ses bras autour de sa nuque, et ils s'embrasseront passionnément…

Ils retrouvèrent le goût de l'autre avec délectation et bonheur. Harry passa ses doigts dans les longues mèches sombres avec volupté, poussant un gémissem*nt de plaisir lorsqu'il sentit les bras de Severus le serrer avec un désir fou. Les mains de Severus caressèrent son dos avec frénésie, oubliant tout, sauf son amour qu'il avait enfin retrouvé. Merlin, cela ne faisait que quelques jours, mais comme il lui avait manqué…

« Je vous rassure, ils sont mariés », expliqua Lucius avec un petit rire devant les mines gênées.

« Je rajouterais même que ce sont des jeunes mariés qui n'ont pas encore eu de voyage de noces, ce qui explique sûrement ce débordement d'affection », renchérit Tonio.

« Cela me semble évident, leur amour est visible ! Il est même d'une incroyable force ! » Répondit Augusta en regardant le couple avec intérêt, et n'en perdant pas une miette, vivement émoustillé malgrè son âge vénérable.

« Je n'en reviens pas, ils sont vraiment mariés, et c'est chaud en plus ! » Murmura Théo.

« Wahh moi aussi je veux un amour aussi fort ! » S'enthousiasma Pansy.

Narcissa et Androméda admiraient avec ravissem*nt le couple et essayaient d'avoir un meilleur angle pour mieux voir le tatouage dans le dos de Harry, qui les intriguait beaucoup. Le serpent s'enroulait avec lascivité autour de l'épée, et le corbeau, posé dans les branches du chêne sur le pommeau, les observait d'un air calme. L'image était à la fois magnifique et torride.

« Harry et le Professeur Snape, je crois que je vais me sentir mal… » Déclara finalement Neville, pour sa part, plutôt très choqué.

« Longdubat, tu n'es pas en cours là ! Moi je trouve le spectacle plutôt excitant, je ne pensais pas que ça pouvait être aussi bandant entre deux hommes… » S'étonna Blaise.

« Oui, tu as raison Blaise, ça fait de l'effet de les voir comme ça… » Acquiersça Draco d'une voix blanche.

Sévère s'écarta d'Harry, mettant un terme à leurs retrouvailles. Ayant entendu les commentaires, il regarda avec étonnement l'assemblée autour de lui et rougit légèrement.

« Harry, que fais-tu dans cette tenue !? Vas t'habiller… »

Harry lui fit un petit sourire espiègle.

« Nous étions dans la piscine avec Draco, Blaise, Théo et Pansy… J'y vais de suite, je ne serais pas long ! »

Severus sourit. Malgré le fait qu'il n'aimait pas exposer ce qui lui appartenait, il était fier de son époux et ravi de le retrouver parmi ses serpents…

« Assiste à Harry ! Blaise, Théo et moi allons nous changer aussi… » Le rattrapa Draco.

Les quatre garçons entrent dans la maison. Lucius et Tonio vinrent raconter les dernières nouvelles à Severus. Ils lui parlèrent du ralliement des derniers membres à leur groupe, de ce qui s'était passé au journal, et des opérations menées par Tonio.

Narcissa, quant à elle, demanda à ses elfes de maison d'installer un grand buffet dehors, avec des bougies flottantes pour éclairer le parc, car la nuit tombait… Androméda et Augusta acceptèrent avec plaisir de passer la soirée avec eux.

Pansy se rhabilla et entame la discussion avec Neville, qui, une fois la jeune fille rhabillée, se sentit vite à l'aise, même si elle venait de Serpentard…

Les elfes installèrent rapidement les tables et commencèrent à circuler, offrant des apéritifs aux convives.

Narcissa sourit, elle adorait les soirées. L'ambiance était détendue, les invités discutaient, tout se passait bien…

Le nouveau quatuor redescendit et Severus se tourne vivement vers Harry. Il portait un jean noir avec une chemise d'acromentula vert bouteille, réhaussée par une robe de sorcier d'un vert plus sombre et brodée d'arabesques orientales et de perles. Il lui adressa un sourire discret, son amour était magnifique…

Draco avait mis le même genre de tenue qu'Harry, mais en bleu. Blaise était en jaune, ce qui faisait ressortir sa peau métissée de façon très esthétique, et Théo donnait une impression plus classique en noir.

Le quatuor rejoint rapidement Severus, Tonio, et Lucius. Severus ne se sentit pas gêné de parler de ses déboires avec le Seigneur devant tous ses serpents. Après tout, ils avaient fait le serment...

« Bien Harry, maintenant que tu es là, il faut que tu sache ce qui s'est passé avec le seigneur des ténèbres... Quand je suis arrivé, il était malade et avait des migraines terribles. Bien sûr il était de mauvaise humeur et m'a envoyé quelques doloris… Mais ce qui important, c'est qu'à ton passage à l'âge, l'élimination des verrous a eu des conséquences sur votre lien psychique ! »

Harry poussa un cri horrifié.

« Par Merlin Severus, je suis désolé qu'il t'ait envoyé des doloris ! » dit-il, bouleversé.

Sévère lève les yeux au ciel. Stupide Gryffondor trop Poufsouffle…

« Mais non ! Harry, ce n'est rien ! Ce qui est important, c'est que ton changement a fortement abîmé le lien ! Il m'a bien évidemment demandé une potion qui arrête les migraines et, par miracle, j'ai réussi l'exploit d'en faire une, elle va les arrêter momentanément, les mails aux de tête vont bientôt reprendre, et encore plus violemment !- De plus la potion a rompu votre lien définitivement ! Tu ne recevras plus de visions de ce monstre ! Je lui ai dit que sa douleur venait du lien, et de ta déprime suite à la mort de Sirius… »

Cette fois ci, Harry reste bouche bée, sans savoir comment exprimer sa reconnaissance.

« Oh Sévère ! tu es merveilleux, tu ne peux pas imaginer à quel point j'ai souffert de ces visions ! Ne plus avoir de lien avec lui représente beaucoup pour moi, merci… »

« Avec le morceau d'âme que tu avais en toi, tu ne pouvais rien y faire. Le seigneur des ténèbres a subit le contrecoup du changement et son âme, déjà fractionnée à son maximum, n'a pu y faire face. J'en ai également profité, pendant que j'étais là-bas, pour empoisonner plusieurs rats… Le poison est prêté à agir, mais Nagini les mangera et s'empoisonnera, elle sera morte avant fin Août. Un conseil Lucius, ne te rend à aucune convocation pendant cette période : il va devenir fou, entre la mort de son serpent et ses migraines, qui seront beaucoup plus intenses… »

Lucius grimaça en frissonnant.

« Tu as bien fait de me prévenir, merci », répondit-il. « Harry, si tu es d'accord, je connais quelques mangemorts qui seraient tout à fait prêts à nous rejoindre, je pourrais les contacter, et nous leurs ferions prêter serment à eux aussi… Qu'en dis-tu ? »

« C'est une bonne idée Lucius, mais il faut que tu sois de toi, car nous n'avons pas le droit à l'erreur ! »

Lucius serra la tête.

« Nous ne serons pas trahis Harry, ce sont des gens qui veulent protéger leur famille de la folie de Lord noir… Et je m'arrangerais pour que Peter tombe entre les mains des aurors ! »

« Alors c'est d'accord ! Et si en plus je peux réhabiliter mon parrain, ce sera parfait ! »

Ils se termineront de terminer leur conversation lorsqu'une elfe de maison annonce Mademoiselle Nymphadora Tonks, ainsi que Messieurs Arthur, Fred et Georges Weasley…

Tout le monde revient vers Harry. Seth haussa les épaules. Toutes les personnes ici présentes sont sous serment, n'est ce pas ? Vous avez tous juré de me protéger, moi et mes intérêts, alors qu'ils entrent, mais nous veillons à effacer leurs mémoires, avec nos sortilèges d'Oubliettes… si besoin s'en fait sentir. »

Tonks et les Weasley s'avancèrent, manifestant un peu plus de surprise à chaque pas qu'ils faisaient.

« Bonsoir à tous ! Oh, maman, tu es là ? C'est une bonne surprise ! »

Andromède s'avance vers sa fille, pour l'accueillir.

« Nymphadora, tu as vraiment le don de travailler tes entrées… Et je vois que tu n'es pas venue seule… »

« Dis donc Fred, on tombe en pleine réunion… De quoi en fait ? C'est la question… » Murmura Georges.

« Oui, et je vois même la vieille Augusta ! Il est évident qu'il se passe un truc ici, quelque chose d'important… » Ajouta Fred.

Les cheveux de Tonks se teintèrent de gris, et elle prit un air triste. Arthur resta silencieux, dévisageant celui qui était manifestement Seth Black.

« Tu m'as appelé Nymphadora, c'est que tu n'es pas contente de me voir, sinon tu aurais dit Nymph' », constata Tonks.

C'était évident. Et idiot ! Elle aurait du réfléchir avant de s'imposer chez les Malfoy, surtout avec les Weasley…

Lucius s'avança vers les intrus. Il était curieux de connaître les raisons de la présence d'Arthur chez lui.

« Bonsoir Arthur. C'est une surprise de te recevoir chez moi, surtout avec tes enfants ! Étant donné que nous sommes loin de travailler dans le même service au ministère, jamais je n'aurais pensé que cela arriverait un jour… » Énonça-t-il d'un ton nonchalant, faisant mine d'inspecter ses ongles parfaits…

Arthur hocha la tête, reconnaissant les salutations pour ce qu'elles étaient : le salut d'un Sang-Pur à un autre Sang-Pur, -même si son sang n'était pas aussi pur qu'il l'aurait voulu-, ainsi qu'un test. Étrangement, Lucius ne semblait pas si hostile à sa présence qu'il avait imaginée, et il demandait vaguement si ce fameux Seth Black y était pour quelque chose. Du coin de l'œil, il vit les jumeaux échanger un regard…

« Bonsoir Lucius. Excusez-moi de vous déranger, vous et vos invités, mais la raison de ma présence ici est vraiment importante… »

« Une raison importante ? Vraiment ? Puis-je le connaître ? »

« Excusez-moi Lucius, c'est moi qui les ai amenés », se justifie Tonks.

Arthur chassa sa remarque d'un geste de la main. Cela ne lui plaisait absolument pas de penser cela, mais parfois, il était vraiment évident que la jeune femme avait été élevée par un moldu…

« Tonks, laisse-moi répondre à Lucius, s'il te plaît. Nous voudrions voir le Lord Seth Black », reprit-il.

Harry s'avança alors vers Tonks et les Weasley. La présence d'Arthur et de ses fils était délicate, car il en voulait à plusieurs membres de leur famille, et Harry ne savait pas comment ils le prendraient. Par ailleurs, il n'avait vraiment pas envie de les bénir, parce qu'il aimait bien Arthur et les jumeaux. Tellement qu'il osait même espérer qu'il serait plus sincère avec lui que Molly, Ron et Ginny. Leur présence ici chez leurs ennemis jurés, les Malfoy, était nécessairement sa source dans la vérité, mais il ne savait pas ce qu'ils avaient déjà appris, et la vérité dans son entier allait les bénir à coup sur…

« Je suis Lord Seth Orion Black », salut.

« Bonsoir », le salut d'Arthur avec une inclinaison respectueuse de la tête.

Il était évident que le Lord était un véritable Sang-Pur, et il se trouvait entouré de Sangs-Purs. Il lui fallait respecter le protocole.

« Sachez que je suis sincèrement désolé de vous déranger pendant votre soirée. Je me nomme Arthur Weasley, et voici deux de mes fils, Fred et George. » Expliqua-t-il en désignant les jumeaux. « Bien qu'il soit évident que vous êtes occupé, je me vois dans l'obligation de solliciter un entretien privé, et cela, croyez le bien, dans la plus grande urgence… »

Les jumeaux détaillèrent Seth de leurs yeux aiguisés. Il avait fière allure avec son pantalon noir, sa chemise verte et sa robe de sorcier. C'était un bel homme, et il se déplaçait dans ce nid de Serpents avec aisance, comme si il y était né. Et alors que Seth se détournait légèrement pour accorder plus d'attention à Lucius, qui lui murmurait quelque chose à l'oreille, les trois Weasley furent profondément choqués de voir qu'il était une créature. On n'avait pas vu d'Elfe depuis plusieurs siècles en Angleterre !

« Serpentard ? » Demanda discrètement Fred.

« Serpentard ! » confirme Georges.

« Elfe ? » Exige Fred.

« Elfe noir à mon avis ! » Confirma Georges.

Seth sourit de la conversation, que ses fines oreilles elfiques avaient entendu, et haussa un sourcil amusé. Ces deux là étaient uniques…

« Tu peux utiliser mon bureau pour avoir un entretien privé si tu le souhaites », lui a indiqué Lucius.

Harry le remercie d'un hochement de tête.

« Severus, accompagne-moi je te prie », demanda Seth à son époux.

Il ne savait pas ce qui allait se passer, mais il était possible qu'il ait besoin de soutien. Quelques instants après, les Weasley et Tonks suivaient Seth et Severus jusqu'au bureau de Lucius. Au passage, Seth lui murmura à l'oreille qu'il risquait d'avoir besoin de la pensée. Lucius acquiesça brièvement et s'empressa d'appeler une elfe de maison…

Une fois qu'ils furent seuls, Seth invoqua un fauteuil d'une sorte informulé pendant que tous prenaient place autour de lui, sauf Severus, qui restait debout derrière lui et posa une main rassurante sur son épaule. Seth poussa un soupir et s'étendit un peu. C'était là. Il ne le lâcherait pas…

Les jumeaux échangèrent un regard qu'il ne put interpréter. Le silence qui s'était installé ne fut brisé que par l'arrivée d'un elfe de maison, qui apportait une pensée et six whiskies pur feu. Finalement, Arthur décide de lancer les hostilités…

« Severus, c'est une surprise de te voir ici », commença-t-il.

Severus Haussa, comme toujours, un sourcil sarcastique.

« Je te rappelle que Lucius est mon ami », répondit-il d'une voie ironique.

« C'est vrai. Pourtant, je n'ai pas vraiment l'impression que la réunion de ce soir soit une soirée de divertissem*nt », rétorqua Arthur.

Sévère lui renvoya un regard aussi méprisant qu'énigmatique. Comme si ce n'était pas à lui de juger s'il était digne de confiance.

Arthur se renfrogna. Suite aux découvertes de Tonks, ils avaient discuté pendant une bonne partie de l'après-midi, sans réussir à mettre le doigt sur le problème. Il fallait y aller avec la diplomatie, car ils avaient besoin de réponses. Mais ils ne s'attendaient pas à rencontrer la mère de Tonks, les Zabinis, la fille Parkinson, et surtout, les Londubats et Severus, chez les Malefoy. Quelque chose se passait, et Arthur était sûr qu'il était lié à Harry. Mais comment les mettre en confiance ?

Arthur soupira. Il était inutile d'y aller par quatre chemins. Il faisait face à l'un des meilleurs légilimens d'Angleterre et à un elfe, vraisemblablement son compagnon, qui exsudait la puissance par tous les pores de sa peau, dans la maison de l'un des hommes les plus riches et puissants du Royaume -Uni… Sans compter la quantité impressionnante de Serpentard présente ici, ni la présence incongrue d'Andromeda Black-Tonks, -Tonks !- et de Augusta et Neville Longdubat. La plupart des gens actuellement en train de dîner joyeusem*nt dans le jardin étaient parfaitement capables de le mener par le bout du nez pour amener à énoncer précisément l'objet de sa visite. Sans compter qu'il était encore sous le coup de vingt ans de potions apaisantes et de docilité. Il grimaça à ce souvenir et se décida à dire ce qu'il avait sur le cœur. Un Merlin va !

« Nous cherchons Harry Potter », avoua finalement Arthur, d'un ton plat et découragé.

Se souvenir de Molly et de ce qu'elle leur avait fait, à Harry et lui, lui sapa encore un peu plus le moral. Il n'aurait pas cru que c'était encore possible. Heureusem*nt, Severus ne le laissa pas s'enfoncer longtemps.

« Pour quelle raison ? N'est-il pas chez ses moldus, chaudement protégé par les liens du sang ? » répondit le maître des potions d'un ton dédaigneux qui renvoya presque Harry quelques mois en arrière.

Imperceptiblement, Seth Frissonna. Tout aussi imperceptiblement, la main de Severus se resserra sur son épaule.

«Je reviens de chez les Dursley, et Harry n'y est pas», lance Tonks.

« Qui est au courant ? » demanda Seth.

« Pour le moment, seulement nous quatre », intervint Arthur. « Nous voulons savoir ou il est, et si il est en sécurité. Suite à ce que nous a raconté Tonks, il est évident que cela n'était pas le cas à Privet Drive ! Il est compréhensible que Harry se soit enfui, et même étonnant qu'il ne l'ai pas fait avant ! Mais mes fils et moi, -Fred et Georges- précisa-t-il, s'efforçant de ne pas penser à Ron et Percy, mes fils et moi voulons, devons, savoir si il va bien… »

Seth pousse un discret soupir de soulagement.

« Monsieur Weasley, Harry est en sécurité actuellement, je vous le promets. Mais personne ne doit savoir qu'il n'est plus à Privet Drive pour le moment », a répondu Seth.

« Donc vous savez où il est », constate Tonks.

« Allons Tonks, Seth est le tuteur de Harry à présent », souligna Severus.

Arthur poussa un soupir. Peu important qu'ils voient Harry ou non finalement, mais ils devaient absolument se faire comprendre…

« Écoute Severus, je sais que le Lord Black et toi, vous n'avez guère de raison de nous faire confiance… Sache cependant que j'ai beaucoup de respect pour vous. L'Ordre du Phénix ne t'a pas toujours bien traité, c'est vrai, mais aujourd'hui, nous ne sommes pas ici en ennemis. L'Ordre semble pourri. Nous nous enquiétons pour Harry. Tonks a fait des découvertes horribles en allant chez les Dursley ! Tu savais qu'il était emprisonné dans une chambre qui se trouvait à une cellule d'Azkaban, et qu'il avait vécu dans une pancarte sous l'escalier jusque à l'âge de douze ans ? Que ses moldus l'appelaient « monstre » parce que c'est un sorcier ? Et Dumbledore, l'Ordre, l'a forcé à y retourner. Tu le savais ? »

« Oui Arthur, je le savais. Dis-moi plutôt des choses que je ne sais pas. »

Arthur ferma douloureusem*nt les yeux, puis les rouvrir, empli d'une détermination nouvelle, un sentiment qu'il ne se souvenait pas d'avoir ressenti depuis des lustres. Le traitement de Ste Mangouste devait commencer à faire effet.

« Dans ce cas, je vais te dire que Dumbledore, Fudge, Ron et Hermione veulent la mort d'Harry pour son argent, que Tonks est considérée comme une traîtresse, et que j'ai été manipulée par Molly depuis près de vingt ans, elle je me droguais avec des potions de docilité...Tu le savais aussi ? »

« Papa ! » S'exclama Georges, « ne raconte pas tout, tu sais bien qu'il n'a jamais aimé Harry ! »

« D'ailleurs, pour autant qu'on le sache, il est l'agent double de Dumbledore ! » Terminé Fred.

« Je vous interdis d'accuser Severus. Comme vous, il a longtemps cru travailler pour le camp de la lumière, avant de s'apercevoir qu'il était plus sombre que la noirceur même. Il n'a plus rien à voir avec Dumbledore. Croyez-moi, il aide Harry et le soutient bien mieux que vous ne l'avez fait pendant toutes ces années », intervint Seth d'un ton froid.

La main de Severus se crispa à nouveau légèrement sur son épaule. Cette fois ci, quelque chose a soufflé à Harry qu'il s'agissait de l'émotion. Cependant, comme il s'y attendait, la voix de Severus ne trembla pas lorsqu'il reprit la parole.

« Non Arthur, comme toi, je ne l'ai découvert que très récemment. Mais comme Seth l'a dit, j'ai pu à nouveau changer de camp, et celui-ci, j'y reste. Seth nous devrions leur lancer une Oubliette ils en savent trop. »

Aussi, tous se levèrent et sortirent leurs baguettes, prêtes à se défendre. La situation allait devenir explosive…

« Tu auras peut être un ou deux d'entre nous Severus, mais pas les quatre… » Intervint Tonks.

« Tu auras peut être un ou deux d'entre nous Severus, mais pas les quatre… » Intervint Tonks.

« Je pourrais sans difficulté vous abattre tous les quatre en même temps », énonça Seth d'un ton ton distrait, mais totalement convaincu. « Attends Severus… Calmez-vous, tous, et baissez vos baguettes, d'accord ? »

Seth agite vaguement la main et Tonks et les Weasley se retrouvèrent collés à leur siège, pendant que leurs baguettes s'envolaient et se posaient devant eux sur la table. Les jumeaux se regardèrent et déglutirent. Ce Seth Black avait visiblement raison d'être sur de lui…

« Monsieur Weasley, Harry a effectivement des ennuis, mais il serait trop… Merde, je ne trouve pas les mots, vous ne pouvez pas savoir, des gens proches de vous sont mêlés à tout ça ! » Explosa Seth, avec un petit quelque chose dans la voix qui ressemblait au dépit.

Arthur soupira.

« Nous nous en doutions », répondent les jumeaux, en chœur.

« Cela ne change rien Monsieur Black, je veux savoir où est Harry Potter… J'ai passé une très mauvaise journée ou j'ai appris que ce pauvre enfant était séquestré, probablement battu et affamé, que l'homme que je croyais du côté du bien et pour qui je travaillais était probablement l'équivalent d'un mage noir pour ce gosse, et que la femme que j'aimais, et dont je me croyais aimé, me droguait depuis près de vingt ans ! Je veux savoir ce qui se passe et je suis très en colère, donc pour la dernière fois, où est Harry Potter ? » Asséna Arthur.

« …Un empoisonnement sur une aussi longue durée, quel que soit le produit, a généralement de graves conséquences sur la santé, Arthur… »

« Je sais Severus, c'est pour cela que j'ai plus en plus de problèmes de santé, et notamment de cœur, depuis quelques années. »

« Molly tu es droguée !? » S'exclama Seth, horrifié.

Arthur fronce les sourcils d'un air soupçonneux.

« Vous connaissez ma femme, Lord Black ? »

Seth passe sur son visage une main fatiguée. Vivement que le recrutement soit terminé et qu'il puisse prendre des vacances. Il avait marre…

« Je veux un serment inviolable, pour que vous ne révéliez pas à personne ce que vous allez apprendre. La vérité peut être dangereuse Arthur, et elle est, comme vous l'avez déjà constaté, souvent douloureuse », répond Seth.

Arthur, d'un air aussi celui que décida, -sans doute le même genre d'air que Seth arborait en ce moment même-, prit sa baguette sur la table, vite imitée par les jumeaux et Tonks, et ils prononcèrent tous les quatre le serment rituel, jurant sur leur vie et leur magie de garder les secrets de Lord Black, et de protéger Harry Potter.

Seth tendit le bras, dit « j'accepte », et les cinq fils argentés se mélangèrent et disparurent.

Sans un mot, il leur désigna la pensée, ou flottaient encore tous ses souvenirs. Un peu triste de leur faire tant de mal, il les regarde plonger.

Sans s'en apercevoir, Seth se perd dans ses pensées. Il n'avait pas pris en compte l'éventuelle intervention d'Arthur et des jumeaux dans ses plans. Il allait leur faire du mal, et il le regrettait.

Sévère, semblant comme à son habitude deviner ses tourments, s'assit sur la petite table devant lui -Lucius le tuerait s'il le savait-, prit sa main et la serra, le faisant revenir dans la réalité. Ce petit geste n'était presque rien, mais il lui allait bien. Qu'est-ce qu'il aimait cet homme ! Il était son roc, sa bouée de sauvetage… C'était dans les moments comme ça qu'il l'appréciait le plus !

« Cela va aller Harry, ils sont adultes ! Ils feront face, nous n'aurions pas pu le cacher… »

« Je sais Severus, mais je dois reconnaître que, comme penser à Ron et Molly était douloureux, j'ai tout simplement préféré « oublier » Arthur et les jumeaux dans mes plans pour être sur de ne pas souffrir… Ils vont être tellement déçus ! Comme je l'ai été, et je me souviens d'à quel point cela m'a fait mal lorsque j'ai tout découvert… J'ai voulu les protéger... »

Severus porta la main de Harry à ses lèvres et l'embrassa pour le rassurer.

« Tu n'as rien à te reprocher à Harry. Tu es un homme merveilleux, généreux, sensible, mais aussi tellement fort et courageux ! Je t'aime plus que tout, alors je t'aiderai à porter ce fardeau… »

Harry alla se blottir dans les bras de Severus, qui le caressa un long moment, lui caressant doucement les cheveux pour les apaiser. Il déposa quelques baisers le long de ses oreilles pointues, et la serra fort contre lui. Harry réécrit doucement son calme, et la tempête dans son cœur se calme. Sévère lui apportait l'équilibre dont il avait besoin, dans son cœur et sa magie.

Ils se séparèrent sans trop se hâter, se fichant un peu de ce qu'ils pourraient penser d'eux, lorsque Tonks et les Weasley émergèrent de la pensée, défigurés par la haine, le désir de vengeance, et une tristesse énorme.

« Seth Black est donc Harry Potter, et c'est sa majorité, avec son héritage de créature qui l'a tant changé, » énonça Arthur, encore plus abattu, maintenant qu'il avait été témoin des atrocités qu'Harry avait vécues.

« Je pense aussi que l'on m'avait mis un glamour pour ressembler à mon père. Ainsi, Dumbledore pouvait être sûr que Severus me haïrait, et me fragiliserait encore plus. Une fois tous les verrous levés, il a du disparaître aussi. Je suis désolé, Monsieur Weasley. »

« Oui ! » S'exclama Sévère, « Un glamour ! C'est logique ! J'aurais y penser… Sûrement le vieux fou, en effet, pour attiser ma haine contre toi… » souffla doucement Severus.

« Tu n'as pas à t'excuser », annonce Seth, « Aveuglé par ta haine pour mon père, comment aurais-tu pu y penser ? »

Sévère poussa un soupir, bien malgré lui obligé de reconnaître que Seth avait raison. Ils se retournèrent tous les deux vers Arthur, qui semblait porter toute la misère du monde sur ses épaules.

« Merlin, mais qu'est-ce qui est devenu ma famille ? D'où sortent toutes les horreurs qu'elles sont en train de commettre ? Et comment j'ai pu être aussi aveugle ? »

La soupira. Les potions de Molly, évidemment. Il se tourna vers Sévère.

« Sévère, Tonks, pouvez-vous nous laisser ? Je pense que nous devons parler seuls à seuls avec Seth. »

Tonks s'empressa d'accepter.

« Je vais rejoindre ma mère. Harry, je comprends tout à présent, et je t'aiderais à leur faire payer ! » dit-elle d'un air sombre.

Puis, elle est sortie.

Severus se leva et serra brièvement l'épaule de Harry en signe de soutien. Il comprenait qu'il devait être seul avec eux, car il avait à une époque cru appartenir à leur famille. Maintenant, ils devaient s'expliquer entre eux. Il ferme doucement la porte en sortant.

Harry prit le temps de récupérer ses souvenirs, même s'il tentait fortement de simplement les détruire. Finalement, il poussa un gros soupir et releva les yeux vers ce qu'il restait des Weasley qu'il avait connus.

« Harry, il y a tellement à dire… Je comprends que tu ne peux pas nous faire confiance, être trahit à ce point… Merlin, je ne sais pas quoi te dire ! »

Arthur était un inconnu. Harry soupira de nouveau.

« Je voudrais vous faire confiance. Merlin ! Cela m'a fait tellement mal de voir que pour certains ce n'était pas réciproque… C'est pour cela que je ne voulais pas vous mêler à tout ça ! » répondit-il.

" Pardon !? » Éructa Fred, « Harry, nous avons été assez ignorants et aveugles comme ça ! Il faut arrêter, maintenant ! » répondit Fred, la voix vibrante de colère.

« Tu as toujours été très généreux et gentil Harry, beaucoup trop pour ton propre bien ! Il faut que tu comprennes que nous te considérons comme notre frère, et que pour nous, tu fais partie de la famille. Mais nous ne pouvons pas accepter ce qu'ils t'ont fait ! » Approuva George d'un ton résolu.

« Cette réunion de l'Ordre, quelle horreur ! Préparer de tels actes, alors que tu as sauvé Ginny et notre père, pourquoi n'en tiennent-ils pas compte !? La famille à deux dents de vie envers toi, et ils sont d'accord pour te sacrifier !? Merlin, ils sont tous tellement stupides ! Ça ne peut pas marcher, la Magie le leur fera payer au centuple ! Et ça retombera sur nous aussi ! Mais visiblement, ça non plus ça n'a pas l'air de les gêner ! »

Fred était si dégoûté qu'il en avait la nausée.

« Quelles sont tes intentions, Harry ? N'hésitez pas à nous les dire, j'ai besoin de savoir… » Demanda Arthur, malheureux comme les pierres.

Harry serre le poing et se concentre pour ne pas laisser échapper sa magie sous le coup de la colère. Lorsqu'il parla, sa voix était d'une froideur mortelle.

« Il faut que vous compreniez que je ne peux pas accepter ce qu'ils ont fait, et encore moins pardonner ! Tout le monde paiera ! Concernant les membres de votre famille, dont je suis sûr qu'ils m'ont trahi et trompé, je ne ferais pas de quartier ! J'ai passé trois ans en thérapie pour me remettre de cette trahison, et encore ! A l'époque, il ne s'agissait que du côté émergé de l'iceberg. Je vous aime bien Arthur, vous aussi les jumeaux, mais nous ne sommes pas liés, nous ne sommes pas de la même famille… D'ailleurs, j'ai maintenant ma propre famille avec Severus, les Zabini et les Malfoy… Votre famille n 'n'avait aucun droit de me traiter comme cela ! Alors que je lui avait accordé ma confiance, que j'étais prêt à lui confier ma vie, elle m'a défié, a bafoué mon honneur, m'a volé, mentit, m'a considéré dès le début comme un pion ! Alors que je vous aime et je vous faisais confiance ! Pour me venger, je suis devenu le Lord Seth Orion Black-Potter, Seigneur de deux familles de Sangs-Purs, et malgré mon amitié pour vous et les jumeaux, je ne suis pas loin de me laisser aller à mon côté Zabini et de vous déclarer une vendetta pure et simple ! Vous avez dépassé beaucoup trop de limites, trahit beaucoup trop de lois, et vous ! Arthur, en tant que Patriarche, en êtes responsable ! »Explosa Seth.

Arthur et les jumeaux avaient considérablement pâli à l'énoncé des nombreux manquements qu'ils avaient commis. Ce n'était plus Harry devant eux, comme il l'avait dit, c'était le Lord Black-Potter, Seigneur de deux des plus grandes familles du monde magique britannique, et Elfe noir de surcroît. De la magie s'échappait du corps de Seth sans qu'il ne s'en rende compte, des étincelles crépitaient dans la pièce, et la colère du Lord était immense… Ils ne pouvaient rien faire d'autre que d'implorer son pardon .

« Nous comprendrons parfaitement Harry, » dit Arthur, honteux, en baissant la tête sans bruit.

Il avait beau être lui aussi le Seigneur d'une famille de Sangs-Purs, et avoir une place au Magemagot, son honneur et sa renommée dans le monde sorcier étaient faibles. Une vendetta contre les Weasley signifiait la mort de tous les membres et, si les torts étaient reconnus par la loi, la mise à bas de la société. La ruine sociale, et de l'avenir des fils qui comptaient. Fred, Georges, Charlie et Bill. Et il y avait de quoi ! Les crimes de sa famille étaient vertigineux ! Molly et Dumbledore avaient une grande part de responsabilité, mais sa naïveté et son aveuglement étaient impardonnables. Il devait deux dettes de vie à l'homme en face de lui, pour sa fille et lui. Oui, il y aurait des conséquences contre les traîtres, et il ne les protégerait pas, ils avaient bafoué un seigneur ! Mais plus que cela, un enfant maltraité qui leur avait fait confiance. De grosses larmes coulèrent sur ses joues. En les voyant dans cet état, les jumeaux n'en conduisant pas plus grand que lui, Seth semble se calmer, et il parle d'une voix un peu plus douce.

« Percy a déjà été transformé en verracrasse, cela assorti d'une sorte de furoncles, et d'une autre de flatulences. Ce sont de mauvaises farces, mais je suis le fils d'un maraudeur après tout, et mon but est principalement de ruiner son image publique, dont il est si fier… »

Les jumeaux tirent de petit* sourires croustillants. Ils avaient la rage d'Harry, mais ce qui les terrifiait le plus était de voir leur père pleurer. Mais c'était logique, car au niveau du Patriarche de la famille, la responsabilité était énorme ! Mais merde, Harry était leur ami ! Il avait aidé la famille, les avait protégés à de nombreuses reprises, leur avait permis de monter leur affaire avec l'argent du Tournois des Trois Sorciers... Il avait été gentil et honnête !

Harry réécrit :

« Je vais également lui faire un procès pour son attaque à Gringotts et lui faire perdre son travail, et vous devez également savoir que la sorcière hideuse qui le persécute ces derniers temps travaille pour moi, cela devrait suffire à l'achever. Pour Ron, Ginny et Molly, je n'y réfléchirai pas encore. Pour l'instant, nous avons juste mis une fille entre les pattes de Ron, qui va casser son entente avec Geanger et leur faire rater les cours d'aurors. Je me rends compte en vous parlant que tout cela est un peu mesquin… »

Arthur relève la tête et la prise de gauche à droite en séchant ses larmes.

« Écoute-moi Harry, si tu le permets, je vais m'occuper de certains membres de ma famille, car tes punitions sont bien trop douces par rapport au préjudice. Déjà, pour Ginny je vais la forcer à épouser le père de son enfant ! Notre famille à déjà bien trop perdue de vue la voie de ce qui est juste, nous sommes censés être une famille de lumière, mais au vu des événements, le pire des Mangemorts à plus d'honneur qu'eux ! »

Harry lance à Arthur un regard désolé.

« Dans ce cas, je dois malheureusem*nt vous dire que, pour la grossesse, il y a trois pistes à suivre : Dean Thomas, Terry Boot, et Vincent Crabbe… »

Arthur a eu un petit rire désabusé.

« C'est encore pire que je ne le pensais… Elle est devenue une prostituée ! Elle aurait du garder sa pureté pour son mari ! »

Arthur secoua la tête, dépité.

« Je vais renier Ron, Percy et Ginny… Je suis le chef de la famille Weasley, et cela fait trop longtemps qu'ils l'ont oublié. Certains actes ne peuvent être pardonnés ! Mais s'il te plaît, accepte que je parle d'abord avec Molly, j'ai besoin de comprendre ce qu'il s'est passé… »

Harry hocha la tête d'un air soulagé. Il ne voulait pas, au fond de lui, faire du mal à cette famille, malgré tout ce qu'ils lui avaient fait. Mais intérieurement, il savait que ce ne serait plus pareil. Quelque chose avait été brisé. Et les trois Weasley coupables méritaient largement sa vengeance… Mais tout de même… Cela faisait mal…

Arthur poussa un soupir et murmura d'un air pensif…

« Peut être que je ne vais pas vraiment renier Ginny, mais simplement la déshériter… Elle reste ma fille, ma seule fille… Mais elle sera traitée comme une adulte, et réparera le déshonneur qu'elle a jeté sur la famille ! » Asséna-t-il finalement d'un ton vif.

Il reviendra vers Harry.

« Je ne renierais pas Ginny, mais elle ira vivre chez ma sœur, sa tante Muriel, jusqu'à son mariage : elle la remettra sur le droit chemin, et je peux t'assurer que c'est une punition énorme ! Je demanderai également à Severus de me faire une potion révélatrice, et elle m'indiquera le nom du père de l'enfant… Ensuite, j'invoquerai une ancienne loi de Merlin, qui annule la protection des mineurs lorsqu'il s'agit de restaurez leur honneur, et elle sera mariée… »

« Papa a raison », intervient Fred, « la tante Muriel est une sorcière de la vieille école, mariée à douze ans pour conclure une alliance et qui n'a jamais repris de mariage, ni connu d'aventure -il paraît-, malgré son veuvage très précoce, vers vingt ans… Elle est rigoureuse, maniaque, désagréable, et très attentive aux bonnes mœurs ! Ginny, avec de tels manquements à l'honneur de la famille et à son honneur de femme, va vivre un enfer… » Conclut-il d'un ton amer.

« Je vais convoquer Charlie et Bill pour demain matin, afin les mettre au courant de la situation. » Renhériter Arthur.

Il revient à nouveau vers Seth.

« Harry, même si je sais que rien ne peut racheter mes erreurs, je suis sincèrement désolé pour tout ce qu'il s'est passé. Je suis le premier responsable. J'aurais dû être plus ferme et attentif. À présent, je te jure ici et maintenant que les membres de ma famille qui t'ont bafoué paieront pour leur comportement… Mais sache une chose, c'est que je garde, et garderais toujours mon affection pour toi. Veuillez accepter les plus sincères excuses du Patriarche Weasley et de ceux de son clan qui ont encore de l'honneur…

Les jumeaux hochèrent la tête d'un air déterminé.

« Nous te soutiendrons et t'aiderons, c'est promis ! Nous l'avons juré sur notre vie et notre Magie !» Acquiesce Gearges.

Son visage et celui de Fred se fendit d'un pauvre sourire.

« Et nous réservons quelques-uns de nos meilleurs tours à Percy, il sera le premier à tester nos dernières inventions... » Ricana Fred en se frottant les mains d'anticipation.

Harry sourit. Le pire était passé. Mais leur discussion n'était pas terminée.

« Ma vengeance sur votre famille mise à part, je compte également éliminer Voldemort, débarrasser le monde sorcier de Dumbledore et renverser le gouvernement. Et au cas où vous vous poseriez la question, je vous rassure : mes plans sont beaucoup plus sérieux et beaucoup moins mesquins vis-à-vis d'eux. » Annonce Seth d'un air sombre.

Arthur hocha la tête.

« Dans ce cas, je vais donner ma démission de l'Ordre à Dumbledore, et je travaillerai avec toi. Pour le ministère, j'ai quelques contacts et je t'aiderai aussi… »

Seth s'accorde quelques instants de réflexion pour observer l'homme en face de lui. Ce n'était plus le même Arthur bon vivant et décontracté qu'il connaissait il ya quelques jours encore. Harry se retrouva face à un vieux Lion prêt à mordre, un homme d'action. Arthur avait en réalité l'âme d'un guerrier… Seth se doutait que les potions avaient une grande impacte sur son mental, le rendant apathique et faible. Mais il décide qu'il aimait bien cet Arthur là…

« Tu peux compter sur nous Harry, nous t'aiderons aussi » affirmèrent Fred et George d'une même voix, le regard sombre, mais avec un sourire sournois, apparemment partagés entre leur esprit farceur et le sérieux qu'allaient nécessiter leurs prochaines actions.

Harry sourit. Il semblait que tout cela était terminé cette fois-ci.

« Merci. Si nous en avons fini, je vous propose donc de venir boire un verre avec les autres, nous avons tous besoin de nous détendre un peu… » Proposa Harry.

« Tu as raison, répondit Georges, ont-ils tous prêté serment Harry ? »

« Oui, tous. Qu'il s'agisse des Malfoy, des Zabini ou des Longdubat, tous m'appuient et m'aident. »

« Dans ce cas, notre place est avec eux, allons-y », conclut Arthur.

« Oh, une dernière chose ! » Les rappela Seth, « Severus Rogue est mon époux. Il s'agit d'une union sorcière et il est, par ailleurs, le compagnon de ma créature… »

Les trois Weasley étaient bien trop marqués par leur confrontation pour faire des remarques, ce n'était pas le moment de plaisanter. Harry avait fait son choix et ils le respecteraient. Sans compter que l'union sorcière ne laissait de toute façon aucun doute sur le fait que ce choix soit bon. Arthur avec une brutale prise de conscience se rend compte qu'il n'y avait plus de petit Harry vulnérable mais un homme adulte, marié et chef de famille. Il avait une chance d'aider l'enfant, mais il serait présent pour aider l'adulte. Harry et Severus se sont mariés ! Incroyable, qui aurait pu imaginer que ces deux la finiraient ensemble ?

D'ailleurs, lorsqu'ils rejoignent les invités, Severus apporte un verre à Harry, avant de le prendre par le bras pour l'installer devant une grosse assiette de nourriture. Visiblement, il prenait soin de lui.

« Mange », dit-il à Severus.

« Merci Severus, c'est vrai que je suis affamé… Au fait, Arthur veut te parler ! »

« D'accord, ne m'attends pas à commencer, sois sage… »

Seth lève les yeux au ciel. Il n'était plus un gosse. Severus Ricana et lui déposa un doux baiser sur les lèvres avant de s'éclipser.

Draco, Blaise, Théo, Neville et Pansy arrivèrent avec leurs assiettes et s'installèrent autour de lui. Les jumeaux les rejoignent, un peu timides au début, méfiants quant à la présence d'autant de Serpentard, bien que rassurés par la présence de Neville… Mais heureusem*nt, leur naturel reprit vite le dessus, et l'ambiance permet à Harry de se Détendez-vous et profitez de la soirée.

Severus, quant à lui, se dirigea vers Arthur, qui l'attendait à l'entrée de la terrasse. L'homme aux cheveux roux poussa un profond soupir…

« Severus, j'ai un service à te demander : j'aurais besoin d'une potion révélatrice, pour connaître le père de l'enfant que porte Ginny… »

Severus remarque qu'Arthur arborait un air grave, et surtout, profondément triste. La discussion n'avait pas du être agréable. Il hocha la tête.

« Suis moi ! Il y a un laboratoire de potion ici, Lucius me laisse l'utiliser sans problème. Cela me prendra à peine dix minutes, il faudra qu'elle la boive et qu'ensuite tu fasses couler quelques gouttes de son sang sur un parchemin, cela te donnera le nom du père… »

« Merci Severus. »

« Je ne sais pas ce que ta femme t'a fait prendre, mais dis-moi si tu as besoin de quoi que ce soit… »

« Merci, mais j'ai les potions de Ste Mangouste pour le moment. »

Arthur sourit en voyant Severus fronner le nez d'un air dédaigneux.

« Je sais bien que leur qualité est bien inférieure à celles de tes potions, mais pour être honnête, les médicomages n'ont aucune idée de l'étendue réelle des dégâts… »

« Je connais des sortes de diagnostic et de soin qui leurs sont inconnus. »

Arthur hocha la tête.

« Je le sais aussi, mais en fait, je n'ai tout simplement plus envie d'y penser pour le moment. Réglons un problème à la fois : d'abord, je m'occupe de Molly et de Ginny, et ensuite, nous verrons cela... »

Severus acquiesça. Les deux hommes rejoignent la soirée qui se termine quelques heures plus tard. Les invités partent, parfois angoissés, mais étrangement soudés par leur secret commun et leur volonté de se battre pour le bien. Qui aurait cru que cela serait le cas d'autant de Serpentards ? Certainement pas les jumeaux, mais ils étaient heureux : Harry était bien entouré, par des gens riches et puissants, il serait protégé…

Harry et Severus pourraient enfin se retirer dans leur chambre. Ils se couchèrent rapidement, sans interlude coquin, car ils partaient en voyage de noces le lendemain et désiraient être en forme. Les deux amoureux se blottirent l'un contre l'autre, soulagés que cette journée, tant bonne, tant horrible, soit terminée.

Chapter 15: Arthur Un Homme D'honneur

Chapter Text

Arthur rentra au Terrier avec la potion dans la poche. La fiole avait beau être glacée, il avait l'impression qu'elle lui brûlait la main. Ce matin, il y a un siècle, Molly lui avait menti. Quand il avait demandé si Ginny était malade, quelle mauvaise blague…

Il avait renvoyé les jumeaux chez eux, il avait besoin de réfléchir. Molly l'attendait. En la voyant, son corps se tendit de dégoût.

« Tu rentres tard Arthur ! Ta journée s'est bien passé ? » Demanda Molly.

« …C'était chargé… »

« Oui j'ai vu ça ! La pendule a indiqué « en déplacement » presque toute la journée… Est-ce que tu veux que je réchauffe ton repas ? »

« Non, je n'ai pas faim. Je suis juste fatigué, je vais me coucher… »

« Mais Arthur… »

Arthur sortit de la pièce. Molly haussa les épaules et continua sans se presser le rangement de la cuisine. Arthur monta dans leur chambre, il avait conscience de fuir, mais il ne voulait pas avoir cette discussion maintenant…

Il se prépara pour dormir, mais avant, il décida d'envoyer ses messages par cheminette à Bill et Charlie, et sa démission de l'Ordre du Phoenix à Dumbledore. Il lui envoya Errol. Ce message était loin d'être urgent. En fait, ça lui plaisait bien que Dumbledore se demande où il était lors de la prochaine réunion. Enfin, sans doute qu'il n'en avait pas grand-chose à faire. Après tout, il n'était qu'un pion...

Maintenant, il pouvait aller se coucher. Pourtant, il ne réussit pas à s'endormir. Et lorsque Molly vint se coucher à ses côtés, de l'autre côté du lit, il dut combattre l'envie de se lever et de partir…

Il se prépara pour dormir, mais avant, il décida d'envoyer ses messages par cheminette à Bill et Charlie, et sa démission de l'Ordre du Phoenix à Dumbledore. Il lui envoya Errol. Ce message était loin d'être urgent. En fait, ça lui plaisait bien que Dumbledore se demande où il était lors de la prochaine réunion. Enfin, sans doute qu'il n'en avait pas grand-chose à faire. Après tout, il n'était qu'un pion...

Maintenant, il pouvait aller se coucher. Pourtant, il ne réussit pas à s'endormir. Et lorsque Molly vint se coucher à ses côtés, de l'autre côté du lit, il dut combattre l'envie de se lever et de partir…

La journée passait en boucle dans sa tête, et une larme glissa silencieusem*nt sur sa joue. Il en avait gros sur le cœur. La famille Weasley n'avait pas la meilleur réputation dans le monde magique. Son grand-père avait perdu la fortune familiale, manoir compris dans les tripots moldus de Las Vegas. La réputation de la famille était en miettes. Puis son mariage avec Molly n'avait pas re-doré la réputation famille Prewett était de basse extraction ne respectant pas les règles sociales du monde magique, la mère de Molly fréquentait les bars moldus et parlait comme une fille des rues. Elle était heureusem*nt morte d'une cirrhose, ce qui était un bienfait car elle faisait des scandales partout ou elle passait. Arthur avec son histoire familiale propre, de petit* revenus, et sa passion pour la technologie moldu, n'avait pas eu beaucoup de choix pour se marier. Il était bien conscient qu'il aurait du arrêter d'avoir des enfants après Percy...mais il n'avait déjà plus son libre arbitre.

L'affaire Potter était simplement désastreuse. Il avait aimé l'enfant dés le premier regard, mais sa passivité ne lui avait pas permit de l'aider, et il le regrettait. Ce que sa femme et ses enfants avaient fait étaient criminel, déshonorant et abjecte. Bien sur la main de Dumbledore flottait sur toute cette histoire. Mais la cupidité de sa famille était immonde. Arthur devait sauver ce qu'il pouvait, il n'avait aucun choix. Le monde magique les jugerait durement et sans concessions. Il devait préserver le peu d'honneur de la famille, il ne pouvait pas laisser détruire les efforts de Charlie, de Bill et des jumeaux dans leurs travail pour s'en sortir. Il fallait arrêter tout cela, il ne pouvait se montrer faible...!

Lucius observa Tonio demander à Blaise de rentrer au manoir Zabini pour se coucher, avant de lui faire un signe pour qu'il revienne vers lui. Une fois que Blaise fut parti, Tonio retourna auprès de Lucius avec un étrange pressentiment. Le blond avait une idée derrière la tête, c'était évident !

« Et bien Lucius, qu'y-a-t-il ? Veux-tu que nous retournions au manoir ? » Demanda Tonio.

Lucius secoua la tête.

« Surtout pas ! J'ai eu une idée qui à mon avis devrait plaire à Seth, et en plus servir nos intérêts à tous ! Mais c'est dangereux, je ne veux pas impliquer des gens inutilement, surtout nos enfants ! »

Tonio fronça les sourcils. Lucius semblait aussi surexcité qu'un gamin à Noël. Mais il n'était pas idiot, et si il pensait que son idée, quelle qu'elle soit, pouvait leur être utile et fonctionner, alors il méritait au moins d'être écouté.

« Et bien ? Parle ! »

« Nous allons aller chercher Peter Pettigrew ! Je sais où il est, là, maintenant ! C'est un proche du Lord, lui aussi, sauf qu'il est tellement lâche qu'il peine à supporter la pression ! La plupart du temps, il passe ses soirées dans un bar louche qui s'appelle « Le Bûcher de la Sorcière », dans l'Allée des Embrumes ! Il s'y saoule et y reste toute la nuit, souvent tellement longtemps que le patron finit par le jeter dehors et qu'il dort dans la rue ! Lorsqu'il rentre, il est à chaque fois dans un état pitoyable, et rase les murs pour ne pas se faire surprendre par le Lord ou quelqu'un du premier cercle… Sauf qu'une fois, je l'ai vu, et même si je lui ai promis de ne rien dire, je pense qu'il est temps d'utiliser cette information d'une manière convenable, n'est-ce pas ? Donc allons-y ! Je le fais sortir, on le neutralise, et on le dépose au bureau des aurors ! Je vais chercher Amélia Bones pour être sûr que tout soit fait correctement, et au passage, je préviens le journal pour pas qu'ils ne ratent pas le scoop ! Ça devrait être rapide ! Il faut juste faire attention à ce qu'il ne s'échappe pas, son animagus est un rat… »

Tonio se frotta les mains en ricanant. Lucius était aussi intelligent que machiavélique… Et nul doute que cela ferait plaisir à Harry, effectivement !

« Toi et tes plans… Harry et toi ensemble, ça donne ça : il a ouvert les vannes à ton coté sournois »

Lucius haussa un sourcil particulièrement malfoyen. Tonio ricana de nouveau.

« Enfin, comme si tu ne l'étais pas déjà ! Ça me va, allons-y ! »

Lucius envoya rapidement un message au journal par cheminette pour demander à ce qu'un photographe se mette planque devant le ministère, et ils partirent ensuite au Bûcher de la Sorcière, où ils trouvèrent Peter qui vidait consciencieusem*nt une bouteille au goulot en compagnie de Fenrir Greyback. Visiblement, le sale rat était trop ivre pour s'embarrasser d'une quelconque notion de discrétion…

Bon, d'abord gérer la difficulté, pensa Lucius.

« Fenrir ? Navré de te déranger pendant une si plaisante soirée, » commença-t-il en jetant à Peter un regard profondément dégoûté, « mais j'ai ordre de le récupérer… Si tu veux bien m'attendre ici, j'aimerais te parler ensuite… A titre personnel, » précisa-t-il.

Fenrir haussa un sourcil curieux, mais acquiesça. Peter râla, mais suivit en titubant Lucius à l'extérieur. Vu son état, Tonio n'eût aucun mal à le stupéfixier. Lucius l'attrapa Peter par le bras et Tonio et lui transplantèrent au ministère.

Pendant que Tonio surveillait Peter dans le hall, pratiquement désert à cette heure, Lucius s'empressa d'aller chercher Rufus Scrimgeour, Directeur du bureau des aurors, et lui demanda de venir avec lui. Rufus se montra bien un peu curieux face à une telle demande venant de lui, mais Lucius se contenta de lui demander de venir avec tous ses hommes encore disponibles. Scrimgeour fronça les sourcils. Il était de notoriété publique pour lui, membre de l'Ordre, que Lucius Malfoy était loin d'être digne de confiance. Au cas où il lui tendrait un piège, il accéda à sa demande. Quatre aurors le suivirent. Pour une raison qui lui échappa, Malfoy leur fit faire un crochet par le bureau d'Amélia Bones, et lui demanda de venir également…

Lucius mena leur petite troupe jusqu'à Tonio, qui les attendait dans le hall avec le photographe, et ils remirent Peter, toujours stupéfixié, aux aurors stupéfaits.

« C'est Peter Pettigrew ! N'est-il pas censé avoir été tué par Sirius Black !? » S'exclama Scrimgeour.

« C'est bien lui, » confirma Amélia Bones, jetant toute une batterie de sortilèges pour détecter une éventuelle supercherie.

« Et bien peut être cela signifie-t-il que le coupable n'est pas celui qu'on croit ? Interrogez-le sous véritaserum, vous serez surpris… Sirius Black, quant à lui, est parfaitement innocent, puisque Peter est le mangemort qui a trahi les Potter, merci donc, de bien vouloir faire le nécessaire ! » Claqua la voix de Lucius.

Amélia Bones haussa un sourcil, pendant que Scrimgeour semblait au bord de l'apoplexie. Lucius qui leur livrait un mangemort ? Lucius Malfoy ?

« Fort bien. Cependant Lucius, et sans offense, c'est plutôt vous que l'opinion publique accuse de mangemorie, alors, et si vous êtes un adepte du Seigneur des Ténèbres, pourquoi nous livrer votre allié ? » Demanda Amélia d'une voix calme.

Lucius renifla d'un air dédaigneux.

« Peut-être parce que je ne suis pas aussi mangemort que tout le monde veut bien le penser ? Ne croyez pas qu'il n'y ait que deux camps, pour la Lumière et les Ténèbres Amélia, vous êtes plus intelligente que ça ! L'une ne peut exister sans l'autre, et vice-versa. C'est pour cela qu'il est possible d'appartenir à un autre camp, celui de l'Équilibre, le coté gris... »

« Et vous allez nous faire croire que vous êtes le chef de ce nouveau coté, dont personne n'a jamais entendu parler ? » Déclara Rufus d'un ton sarcastique.

A la surprise de tous, Lucius éclata de rire.

« Oh non ! Je n'ai pas cette prétention ! Ni cette puissance ! Je ne fais que vous livrer un criminel en fuite, rien de plus ! Faites attention à ce qu'il ne s'échappe pas comme la première fois : son animagus est un rat… Et rassurez-vous : nous vous laissons tout le privilège de sa capture ! Merci de ne pas parler de nous dans cette héroïque bataille, au cours de laquelle vous avez capturé l'un des plus dangereux fidèle du Lord Noir… »

« Et qui est votre compagnon ? » Demanda Rufus d'un air vaguement dédaigneux en désignant Tonio de la tête.

Tonio sourit de toutes ses dents, ravis de l'effet qu'il allait produire.

« Je me nomme Antonio Zabini, Monsieur Scrimgeour. »

Rufus retint un hoquet de stupeur.

« Le Seigneur de la mafia sorcière Italienne !? »

« Celui-là même ! Bien sûr, comme Lucius, je ne fais que donner un petit coup de main là où je peux aider. En toute discrétion, bien entendu… » Répondit Tonio avec un regard dangereux.

Scrimgeour déglutit. Amélia lui lança un regard sévère. Deux des hommes les plus puissants du monde sorcier -toutes catégories confondues- venaient de lui apporter sur un plateau un héros présumé mort depuis près de quinze ans, qu'ils accusaient de la trahison des Potter. Il ne comprenait pas trop ce qu'il se passait, et ne voulait pas comprendre. C'était trop gros pour lui… Alors il allait faire ce qu'on attendait de lui, ce que tout le monde ferait dans ce genre de situation. Il allait tirer la couverture à lui et passer pour un héros, alors qu'il n'avait fait que se planquer derrière son bureau pendant que d'autres prenaient tous les risques à sa place…

« Entendu, nous ne parlerons pas de votre présence messieurs. »

Il grimaça, comme si ce qu'il allait dire risquait de lui écorcher la bouche.

« Merci à tous les deux pour cette capture. Nous n'oublierons pas votre rôle dans cette guerre, quel qu'il soit… Et nous allons bien sur interroger le prévenu sous veritaserum, rien que pour confirmer votre histoire. »

« Je vous conseille de lui donner avant une potion contre l'ivresse, il est bien imbibé, » dit Lucius avec un air de dérision.

Du coin de l'œil, il vit Amélia hocher la tête. Tonio et Lucius les saluèrent, et firent signe au photographe qu'il pouvait commencer son travail, avant de s'en aller. Se retournant, ils regardèrent Rufus, avec un sourire victorieux, poser le pied sur Peter, au sol, entouré des quatre aurors qui le pointaient de leurs baguettes avec un grand sourire. Tout cela sous les flashs du photographe. Ils sortirent discrètement et se séparèrent.

Lucius retourna au bar pour discuter avec Fenrir, tandis qu'Antonio rentrait au manoir Zabini. Il n'aimait pas laisser Blaise seul trop longtemps avec Ororo…

Quand Lucius s'installa à la table de Fenrir, il réfléchissait encore au moyen de mener la discussion…

« Tu l'as livré, tu portes l'odeur de Scrimgeour, explique-toi, » dit simplement Fenrir.

Bon, au moins cela simplifiait les choses… Lucius poussa un gros soupir et proposa à Fenrir de l'accompagner au manoir Malefoy. Au moins, le ton neutre avec lequel il avait

Avant que Augusta ne quitte le manoir à la fin de la soirée, Narcissa et Androméda voulurent lui demander un petit service…

« Augusta, nous aimerions vous charger d'une mission très importante, » commença Narcissa.

« Je dirais même une mission capitale et essentielle pour le Lord Black et sa famille… » Continua Androméda.

Augusta haussa un sourcil, l'air de dire qu'il ne fallait pas la prendre pour une idiote, en la flattant.

« Et bien, je vous écoute !» Dit-elle.

« En fait, nous voulons faire appel à vos dons de marieuse ! Il faudrait que Ororo Zabini épouse Cornélius Fudge… » Répondit Androméda.

Augusta éclata de rire.

« Je vois, vous voulez vous en débarrasser, n'est-ce pas ? Laissez-moi réfléchir… Dans deux jours va avoir lieu le Gala de bienfaisance annuel du Comité de Soutien pour l'Entraide Magique Franco-Anglaise. Il n'y aura que du beau monde ! Je ferais envoyer une invitation à Ororo, elle ne manquera pas l'occasion d'y aller… Et là, je m'arrangerais pour que Cornélius soit à la même table qu'elle pour le repas qui suivra les discours ! Votre mission sera vite réglée, » leur indiqua Augusta.

« Vous pensez que cela suffira pour qu'ils se marient ? » demanda Androméda avec angoisse.

« Évidemment ! » Ricana la matriarche. « Il est faible, elle est une mangeuse d'hommes, l'affaire sera vite conclue ! »

Narcissa et Androméda échangèrent un regard et se sourirent.

Mission accomplie.

POV Hermione

Hermione était déprimée, elle ne comprenait pas, la journée avait été horrible !

Elle subissait tellement de pression ! A chaque fois qu'elle avait voulu parler, Elisa lui avait coupé la parole en étalant ses connaissances. Et elle en savait autant qu'une sorcière adulte !

Mais ce qui inquiétait le plus Hermione, c'est qu'elle avait raté tous ses sorts ! Même un vulgaire Wingardium Leviosa s'était terminé en catastrophe ! Au lieu de se soulever, son livre s'était enfoncé dans le sol… Elle avait ratés tous ses sorts, tous !

Ron ne s'en était pas préoccupé, il parlait de Quidditch avec Elisa, pendant que Kingsley, profondément agacé, lui faisait recommencer encore et encore le même sort, qui avait eu des résultats catastrophiques à chaque fois ! Le livre, après s'être enfoncé dans le sol, avait explosé, avait fondu, brûlé… Et enfin, il s'était soulevé, à seulement quelques centimètres du sol. Hermione en aurait pleuré de joie, si il ne s'était pas agi d'un sort de première année tellement basique qu'il faisait partie des sorts de magie instinctive chez les bébés !

Alors Kingsley l'avait envoyé faire du classem*nt dans les rapports des aurors. Ils n'avaient parait-il, pas le temps de s'en occuper.

Finalement, la journée avait été potable. Certains rapports étaient intéressant, et cela lui avait permis de se ressaisir…

Hermione poussa un profond soupir de lassitude. Et même si les rapports avaient été intéressants, elle aurait mille fois préféré s'entraîner avec Ron !

Mais Ron riait avec Elisa, trouvant tout cela très drôle, et ne s'occupait pas d'elle !

En rentrant chez ses parents, Hermione s'aperçut qu'elle était épuisée. Elle se jeta sur son lit et s'endormit, les joues baignées de larmes…

Fin du POV

POV Elisa

Elisa était contente de sa journée ! Elle avait versé dans le verre d'Hermione, à la pause une potion qui perturbait le noyau magique, elle avait donc passé le reste de la journé à faire des révisions théoriques, et à classer des rapports.

C'était, bien sûr, une potion à usage médical, qui ne servait que dans certains traitements ! Elle était donnée par les médicomages pour soigner les troubles de la magie chez les sorciers âgés, mais elle devait être extrêmement bien dosée ! Si ce n'était pas le cas, la potion risquait d'inverser la polarité de la magie, et donc d'inverser les sorts…

Elle allait donner cette potion à Hermione pendant deux jours : cela serait suffisant pour que les effets deviennent irréversibles… car le bonus c'est que lorsque l'on arretait la potion, les sorts sortaient avec plus de puissance. C'est pour cela que les médicomage recommandait de ne pas faire de magie durant une semaine après l'arret de la potion. Bien sur Hermione ne savait pas tout cela, et dans deux jours elle allait devenir dangeureuse pour son entourage. La pauvre fille, allait dorénavant payer pour ce qu'elle avait fait.

Et puis, en sortant des cours, après avoir allumé Ron comme une escort professionnelle, (ce qu'elle était, à ses heures et lorsque les affaires de famille l'exigeaient), elle avait changé d'apparence et avait guetté Percy à la sortie de son travail, pour le suivre partout !

Elle avait fait tout ce qu'il fallait pour qu'il la remarque, et les autres aussi…

Bizarrement, Percy avait eu l'air assez stressé, et il était rentré directement chez lui…

Elisa ricana. Elle avait juste le temps de passer au manoir Zabini pour faire son rapport au chef avant de l'alpaguer à la sortie du bar ou il se rendait tous les soirs…

Fin du POV

Lucius conduisit Fenrir dans son bureau pendant qu'un elfe leur apportait à boire. Le silence commença à s'installer et Fenrir, voyant que Lucius ne trouvait pas comment aborder le sujet, décida de lancer les hostilités.

« Vas-y, expliques toi et surtout, soit convaincant ! Ne me raconte pas d'histoires, Lucius, je veux savoir pourquoi tu as fait ça.. ! »

Fenrir lui fit un grand sourire plein de dents.

« Promis, je ne te mordrais pas. »

Lucius, bien malgré lui, frissonna. Il poussa un nouveau soupir et se lança.

« Nous sommes plusieurs à ne plus être en accord avec le Seigneur des Ténèbres, » expliqua Lucius, « il est fou, et va mener le monde magique à sa perte… »

Fenrir resta silencieux, pensif, mais surtout très prudent. Lucius n'était pas un imbécile, il était assez sûr de lui pour prendre le risque de remettre le rat et de lui parler, à lui, le loup-garou sanguinaire qui avait pour réputation de torturer les enfants par plaisir. C'était énorme ! Il était tout de même question de trahir le Seigneur des Ténèbres ! Pas que cela le dérangeait… Le serpent avait perdu la tête et distribuait les Doloris comme des friandises…

Les exigences du Seigneur des Ténèbres étaient loin de lui convenir ! Il était un Alpha, donc se soumettre lui était impossible ! Mais surtout, entre les meurtres et le terrorisme, le peuple les haïssait, lui et sa race ! Et cela n'aidait pas à l'intégration des Loups, loin de là ! Son peuple souffrait… Alors s'il pouvait réussir à se sortir de cette situation, il allait saisir cette chance… Et pour que Malefoy, l'un des mieux placé dans la hiérarchie, laisse tomber le Lord, c'est qu'il devait avoir trouvé mieux ailleurs ! Et pour qu'il accepte de mettre en danger sa famille, alors que la protéger est l'une des premières devises des Malefoy, alors il devait avoir trouvé vraiment, VRAIMENT mieux ailleurs… Quelqu'un d'assez fort pour vaincre le Lord Noir… Pourtant, Merlin savait que ça ne courait pas les rues ! Il doutait même que Potter puisse y arriver, prophétie ou non…

Fenrir ne réagissait pas, il semblait perdu dans ses pensées. Lucius, après un moment, commença à se sentir nerveux. Il en avait déjà trop dit, et si Fenrir était finalement acquis à la cause du Lord Noir, c'en était fini de lui ! Il avait besoin de le convaincre, il devait passer de leur côté.

Finalement, le loup releva la tête et le toisa d'un regard insondable.

« Tu n'es pas seul, tu as trouvé quelqu'un d'autre à suivre, dis-m'en plus, » demanda le loup.

Lucius grimaça.

« En temps normal, je devrais te demander un serment inviolable. Je suppose que tu ne le feras pas ? »

Fenrir haussa un sourcil.

« Pas avant de savoir à quoi je m'engage. »

Lucius se retint de gémir de dépit. Évidemment.

« A protéger quelqu'un et ses secrets. Mais son simple nom demande un serment. Je prends de gros risques en ne te lançant pas un Oubliette dès maintenant, Fenrir, ne me le fais pas regretter… »

Le loup ne répondit rien mais le regarda d'un air qui voulais dire « sur le principe, je veux bien, mais je ne peux rien promettre... »

Alors Lucius prit brièvement une gorgée de whisky et commença son histoire. Ou plutôt, celle d'Harry. Il lui expliqua qui était le Lord Seth Orion Black, sa transformation, les trahisons qu'il avait subies, ses plans pour se venger… Sa décision d'éliminer le seigneur des ténèbres, Dumbledore, et le Ministère. Sa volonté de changer le monde magique, de le réformer. Les alliances qu'il était en train de créer, sa prise de contrôle de la Gazette. Et finalement, sa prochaine expédition pour aller trouver des alliés, au Sanctuaire…

Fenrir était sous le choc. C'était tellement énorme que ça pouvait marcher !

Harry, ce Harry, pas le gosse pathétique qu'il pensait connaître, avait les moyens de changer le monde magique, et pas en massacrant sa population ! Il était impressionné qu'il ait trouvé un moyen d'aller au Sanctuaire, c'était incroyable ! En tant que Créature magique, il en avait entendu parler, mais comme la plupart des sorciers, il voyait cet endroit comme un conte pour enfants, une légende de l'ancien temps…

Et Potter était une créature magique, mythique même ! Et donc un allié !

Fenrir était inquiet pour l'avenir de sa race. Les loups n'avaient pas leur place dans le monde magique. Et pas seulement les loups, mais toutes les créatures de « Ténèbres ». Loups, vampires, Démons, Elfes, Êtres de l'eau, Élémentaires… Tous étaient rejetés, à partir du moment où l'on pouvait rajouter l'adjectif « noir » derrière leur nom. Et encore, même certaines créatures de lumières peinaient à survivre ! Les Vélanes en étaient réduites à jouer les pom pom girls lors des matchs de Quidditch ! On empêchait les Veelas de trouver leur compagnon ! Les Vélanes mascottes étaient sous potion d'inhibition ! Elles restaient en vie, sans possibilité de trouver leur partenaire, c'était bien pour cela que leur race et celle des Veelas était en train de disparaître… Leur tristesse était sans commune mesure, et elles mourraient de chagrin bien vite, simplement pour être remplacées au pied levé par une de leurs sœurs, puisque c'était l'un des seuls métiers qu'on leur permettait d'exercer. Elles avaient le choix entre ça, prostituée et Escort Girl… Ah, et la Cheminette Rose parles d'une vie ! Même chose pour les Veelas en plus. La seule solution qu'ils avaient pour survivre dans la dignité, comme pour la plupart des Créatures magiques, était d'avoir suffisamment d'argent dans leur famille, et contrairement à ce que tout le monde pouvait penser, c'était rarement le cas ! Et ne parlons pas des Créatures « noires » de base, comme les loups ou les vampires…

Être lié, de prêt ou de loin à un vampire ou à un loup vous soumettait au même régime d'exclusion qu'eux : interdiction d'exercer la plupart des emplois, de fréquenter certains lieux, d'avoir droit aux allocations de l'État, et le pire, les couples « mixtes » étaient stérilisés, afin de ne pas pouvoir créer d'hybrides… Visiblement, les sorciers avaient déjà oubliés que si ils ne s'étaient pas croisés avec diverses Créatures au fil des années, la Magie, leur Magie, aurait déjà disparu depuis des décennies !

Fenrir grogna en montrant les dents d'un air furieux, sans faire attention à Lucius qui s'était crispé sur sa chaise. Le seul moyen de ne pas souffrir de ces lois était d'être une licorne… Forcément : vous n'avez aucune prétention d'humain, vous ne communiquez pas, vous êtes juste un animal, un ingrédient pour les potions, alors il est facile de vous parquer dans des réserves, et tant pis si l'Etat n'a pas assez d'argent pour en créer deux et que vous devez empiéter sur le territoire des Centaures… Qui, eux, n'ont même pas le droit d'entrer dans une ville ! Et tant pis si votre territoire est si réduit que vous vous en laissez dépérir ! On récupérera les poils et le sang qu'on pourra, et puis on brûlera votre carcasse pour en extraire les cendres !

Fenrir soupira d'un air déçu. Il avait vu au fil des années les loups garous être mis au ban de la société. Les meutes, sa meute, étaient en danger d'être exterminées…

Il avait conscience que sa brutalité avait créé un fossé encore plus grand avec les sorciers, que la solution qu'il avait à une époque pensée viable, c'est à dire imposer les loups par la force, était un échec…

Cela avait augmenté la haine vis-à-vis de sa race. La peur n'était pas la solution ! A l'époque, il avait considéré comme sa mission de mordre et de contaminer le plus de gens possible, et Voldemort en avait profité : Fenrir avait voulu créer suffisamment de loups-garous pour que leur nombre surpasse celui des sorciers, et que les lois soient obligées de changer, Voldemort avait voulu se constituer une armée ! Mais les humains étaient faibles, beaucoup étaient morts à leur première transformation, et les sorciers étaient si nombreux… Et à cause de tout ça, la haine grandissait…

Il devait abandonner cette politique, pour le bien de sa race ! Lucius lui offrait l'opportunité de sauver son peuple, et peut être même de réintégrer les loups à la société. Potter était une Créature, et une Créature Sombre, même ! Mais il était aussi le Sauveur du Monde Sorcier ! Peut-être pouvait-il faire changer les choses ! Il devait le voir…

Il redressa la tête, toute animosité ayant quitté son regard. Et il haussa un sourcil dubitatif et ricana en voyant Lucius soupirer d'un air soulagé. Avait-il vraiment fait si peur ?

« Quelle est la position de Harry vis-à-vis des loups garous ? » Demanda-t-il.

Lucius fronça les sourcils. Il ne savait pas grand-chose à ce sujet, rien de plus que ce que Draco lui avait dit.

« Il fut un temps où il était très ami avec Remus Lupin, qu'il considérait comme un membre de sa famille, même si ils sont actuellement en froid à cause de la trahison de l'Ordre… Mais du coup, je ne pense pas qu'il ait quoi que ce soit contre les loups garous… De plus, il est une Créature, lui aussi, » répondit Lucius d'un ton pensif.

Fenrir hocha lentement la tête, semblant réfléchir à tout ce qu'il venait d'apprendre…

« Oui… Lupin, bien sûr, je l'avais oublié celui-là… Un Elfe… »

Il releva la tête vers Lucius.

« Penses-tu qu'il ait une chance contre le Lord ? »

A sa grande surprise, Lucius ricana d'un air mauvais.

« Tu rigole ? Il ne partage déjà plus aucun lien psychique avec lui, Severus a empoisonné Nagini, et si Seth a dit qu'il avait des projets pour le Seigneur des Ténèbres, c'est que c'est vrai, et si ils sont à la hauteur de ceux qu'il a pour Dumbledore, les Weasley et le Ministère, je veux voir ça ! Ah, et Seth et Severus sont mariés au fait. Union Sorcière. »

Fenrir le regarda un moment, perplexe. Puis il hocha la tête, vaguement impressionné. Il ne savait pas grand-chose des unions sorcières, mais il savait que c'était une vieille magie, très ancienne, qui faisait probablement appel à la magie Originelle…

« Je veux le voir Lucius. Maintenant. »

Lucius se leva. Seth et Severus dormaient, mais c'était la guerre. Ils comprendraient.

« D'accord Fenrir, attends-moi là, je vais le chercher. »

Lucius, sentant que la partie était presque gagnée, se rendit rapidement à la chambre de Severus et Harry. Il frappa doucement et attendit que les réflexes d'espion de Severus ne prennent le dessus. Moins d'une demi-seconde plus tard, son ami ouvrait la porte.

« Lucius ? Que se passe-t-il ? » demanda Severus, apparemment parfaitement réveillé malgré sa nuit extrêmement courte.

« Greyback veut voir Harry, il attend en bas. »

Severus hocha sèchement la tête.

« Donne-moi le temps de le réveiller, on arrive. »

Lucius acquiesça et laissa Severus refermer la porte.

« Harry, » murmura Severus en secouant doucement son amant, « Harry, réveille-toi ! »

« Hmmm, quoi ? » Demanda Seth d'une voix ensommeillée.

« Lucius a besoin de toi, » répondit Severus.

Harry se réveilla, regarda quelques instants autour de lui d'un air ensommeillé, puis avisa la nuit toujours noire au dehors. Il lui fallut un peu de temps pour se reconnecter avec la réalité, mais il finit par se lever, s'habilla rapidement et rejoignit Lucius dans le couloir, sachant que Severus le suivait. Lucius s'excusa de le réveiller et lui expliqua en quelques mots la situation. Une fois arrivé au bureau, Harry se sentait parfaitement réveillé.

« Fenrir, je te présente Harry Potter, alias Seth Black ! » L'introduisit Lucius.

« Bonsoir, » dit Harry.

Fenrir inclina la tête en retour. Il prit quelques instants pour observer le sorcier en face de lui. Harry Potter était devenu un très bel homme, qui n'avait plus rien à voir avec le gosse malingre et chétif dont il avait entendu parler. Fenrir sentait sa puissance et fut rassuré par les oreilles pointues. Ce gosse était fort, et le côté sombre de sa Créature s'accordait très bien avec son loup-garou…

Harry s'assit calmement dans l'un des fauteuils et laissa Fenrir l'inspecter, tout en le regardant sans peur ni haine. Visiblement, cela plu au loup. Puis Fenrir releva la tête vers lui et prit la parole.

« Que pensez-vous des loups garous ? Quelle est votre position vis-à-vis d'eux exactement ? »

Fenrir préférait faire preuve de prudence. Il était après tout de notoriété publique que le gamin avait été élevé par des moldus, et même sans ça, il avait été sous les diktats de la lumière pendant longtemps…

« Je les respectes, comme toutes les créatures magiques, » répondit Seth d'un ton calme. « Remus Lupin, autrefois mon oncle de cœur, m'a fait prendre conscience du sort injuste que subissaient les loups, et les Créatures magiques en général. Le rejet, la persécution… Tout cela n'a aucun sens si l'on considère l'origine même de la Magie qui, avant de s'incarner dans les humains, résidait dans la Nature. Les loups souhaitant s'insérer à la société devraient bénéficier de la potion tue-loup, et de jours de congés correspondants aux pleines lunes. Cela aiderait à leur intégration, tout en renforçant leur sentiment d'appartenance à la communauté sorcière. Je reconnais cependant que vous seriez bien aidés si les plus stupides et ignorants des sorciers voulaient bien faire l'effort de comprendre que « loup-garou » n'est pas synonyme de « monstre sanguinaire », mais vous devez bien reconnaître qu'au-delà d'un certain point, ce sera à vous autres loups de faire changer les mentalités… » Commença Harry en haussant un sourcil.

Greyback se figea en entendant parler d'intégration, mais acquiesça lentement. Ce dernier point était évident. Tout comme le fait qu'il avait été loin, bien loin d'aider… Seth, voyant qu'il était d'accord, continua :

« Mais personne ne devrait être jugé sur un désagrément ponctuel, en l'occurrence, un petit problème de fourrure et d'humeur une fois par mois, plutôt que sur ce que cette personne peut être le reste du temps… »

Fenrir lança au jeune homme un regard surpris. Ça c'était intéressant…

« Et concernant les loups ne souhaitant pas s'insérer dans la société ? »

Seth haussa les épaules.

« Le monde est grand », répondit-il. « Libre à ces loups de se trouver une forêt inhabitée et loin, -ou non- de toute occupation humaine. A partir du moment où ils signalent leur présence, et ne causent pas de torts aux éventuels humains de passage, ils devraient pouvoir vivre en paix. »

« Lucius m'a dit que vous vous battiez contre le Seigneur des Ténèbres, Dumbledore, et le Ministère, » énonça Fenrir.

« En effet. Pour des raisons personnelles, mais aussi pour ce qu'ils font de notre monde : ils corrompent la magie, aussi bien la leur que celle des autres, et pire ! La Magie Originelle, contenue dans toute Créature et dans toute chose. Il faut que cela change ! »

Fenrir se permit un sourire. Décidément, il aimait bien la façon de penser de ce gamin, mais une question lui brûlait la langue…

« Lupin s'est-il allié avec vous ? » demanda-t-il avec curiosité.

Seth secoua la tête. Il s'était attendu à cette question.

« Non, car j'ai une importante divergence d'opinion avec lui en ce moment, donc je le laisse un peu mijoter. Je ne suis pas content de lui, et mon parrain ne l'était pas non plus. Il a perdu les valeurs de sa Créature. Il a trahi sa meute. Il vous a trahi, vous, son alpha. Si horrible que sa transformation ait pu être, il aurait dû vous suivre, c'est là la loi de la meute, n'est-ce pas ? A la place, il a préféré faire allégeance à un faux Alpha : Dumbledore ! »

Fenrir fronça les sourcils. Il ignorait comment ce gamin pouvait connaître ce genre de règles, mais visiblement, il ignorait beaucoup de choses sur lui. Peut-être était-il réellement allé au Sanctuaire, après tout ?

« Expliquez-moi, » demanda-t-il.

Harry haussa les épaules. Pour toute réponse, il accepta la pensine que Lucius lui tendait et y versa quelques souvenirs. Severus, comme à son habitude, restait dans l'ombre et le soutenait d'un simple contact physique, en l'occurrence, une main sur son épaule. Fenrir plongea pour prendre connaissance des dernières actions de Lupin, de ce qu'il s'était passé à la réunion de l'Ordre et pendant la lecture du testament, et aussi lorsqu'il était venu l'attendre au Square Grimmaud.

Fenrir ressorti de la pensine une dizaine de minutes plus tard, furieux ! Lupin était un idiot ! Il était devenu fou ! Il avait rendu son loup fou ! Il devait le reprendre en main, et apprendre à ce chiot mal élevé à respecter les lois de la meute, à le respecter lui !

« Êtes-vous sur de vaincre le seigneur des ténèbres ? » Demanda Fenrir d'un air sombre.

« J'ai de fortes chances de le vaincre et de nombreux atouts, mais je reconnais que je n'ai pas encore finalisé mon plan d'action, » répondit Harry, honnête.

Greyback hocha la tête. Pas étonnant, si ce que Lucius lui avait dit était vrai, il n'était de retour dans le monde sorcier que depuis quelques jours au final. Ce qu'il avait fait était déjà énorme !

« Et comment dois-je procéder pour m'allier avec vous ? » Demanda le loup.

« Je ne demande qu'un simple serment inviolable, pour garantir le secret. Vous ne serez pas marqué d'une quelconque façon que ce soit, notre groupuscule n'a même pas encore de symbole. Si vous souhaitez quitter mon service, je vous demande simplement de me prévenir, et aucun tort ne vous sera fait, à vous ou à votre meute, tant que vous garderez le secret. Dans le cas où vous souhaiteriez m'assister, j'attends de vous une certaine collaboration, mais pas votre soumission ! Si vous trouvez mon plan mauvais, ou que vous pensez pouvoir l'améliorer, dites-le ! »

Fenrir se sentit sourire de nouveau. Rien à voir avec toutes les contraintes imposées par le Lord. Harry, malgré toutes ses capacités et sa puissance magique extraordinaire, était à peine sorti de l'enfance et le savait. Il faudrait d'ailleurs que Fenrir l'interroge là-dessus, parce qu'aux dernières nouvelles, Harry Potter n'avait que quinze ans… Toujours est-il qu'il reconnaissait humblement ne pas tout savoir, et était parfaitement disposé à accepter l'aide des anciens… Oui, un tel leader, avec de telles idées et de tels idéaux était un bien meilleur choix que le Seigneur Noir, pas seulement pour lui et sa meute, mais pour tout le monde magique ! Y compris les Créatures…

Fenrir se leva, sortit sa baguette et tendit le bras, avant de prononcer les mots rituels, jurant de garder les secrets du Lord Black, de le protéger et de le défendre en l'intégrant à sa meute…

C'était la première fois qu'il intégrait un humain de cette façon, mais instinctivement, il savait que c'était le bon choix. Harry accepta et le serment se termina.

« J'espère que vous n'allez pas me mordre pour m'intégrer à votre meute, » plaisanta Harry.

Fenrir ricana.

« Ça, certainement pas ! Vous deviendriez de toute évidence un loup alpha, et il nous faudrait nous battre pour déterminer à qui reviendrait le commandement de la meute ! Et vu la puissance magique que vous exsudez, il me semble que je n'ai que peu de chances de gagner ! » Rigola-t-il. « Sans compter que vous ne pouvez devenir un loup, puisque vous êtes déjà un Elfe. Encore que, de vieilles histoires au sein de la meute font parfois état de natures croisées, ou une Créature a survécu à la morsure, mais en ne prenant que les traits de caractères les plus forts… Je me souviens d'une histoire ou une Vélane avait été mordue. Il est dit que son loup était de toute beauté et qu'elle est rapidement devenue la compagne de l'alpha. Mais je ne pense pas que ce genre de cas puisse s'appliquer à vous, vous êtes bien trop puissant… Habituellement, les deux natures magiques entrent en conflit, jusqu'à ce que l'une prenne le pas sur l'autre, où bien qu'elles s'autodétruisent, purement et simplement… Donc non, je ne vous mordrais pas, mais si cela vous convient, je vous protégerai comme un membre de la meute, et un allié… »

« Ça me convient, » répondit Seth.

Aussi stupide que cela puisse paraître, il n'allait pas cracher sur la possibilité d'avoir une telle alliance.

Étrangement, Fenrir sembla comprendre. Peut-être à cause de l'empressem*nt que Harry avait eu de répondre. Si les rumeurs qui couraient étaient vrai, le gosse n'avait jamais eu de véritable famille… Finalement, le loup se leva.

« Lucius, Harry, j'ai déjà assez empiété sur votre nuit, je vais rentrer chez moi. Bonne nuit, » ajouta-t-il, alors que Seth lui rendait son salut.

Dès que le loup eût quitté le manoir, Lucius se laissa tomber en arrière dans son fauteuil en poussant un énorme soupir de soulagement. Il n'avait pas eu conscience d'être si tendu.

« Harry, tu dois avoir conscience que Greyback ne contrôle pas que sa meute, il est pratiquement l'alpha de Grand-Bretagne ! Si il décide de nous aider, ce sera excellent pour nous, » souligna Severus.

« A ce point ? C'est inespéré ! Je suis bien content de l'avoir de notre côté, » répondit Harry.

Ils discutèrent un moment des derniers rebondissem*nts avant que Harry ne se mette à bailler et que Severus lui propose de retourner se coucher. Lucius dit qu'il allait faire de même, et ils s'apprêtaient à se séparer lorsque Lucius sembla se rappeler de quelque chose.

« Ah, excuse-moi, Harry ? Tonio et moi avons livré Peter Pettigrew a Kingsley Shacklebot et Amélia Bones, devant un journaliste de la Gazette. Nous leur avons demandé de faire le nécessaire pour que ton parrain Sirius Black soit innocenté… »

Harry sentit les larmes lui monter aux yeux. Lucius et Tonio venaient de faire tellement pour lui, ils ne se doutaient probablement même pas d'à quel point ce qu'ils avaient fait pouvait lui faire plaisir… Et tout ça pour quoi ? Pour rien, simplement pour lui plaire, pour lui montrer qu'ils le soutenaient et qu'il faisait partie de la famille… Sa voix était nouée, mais Harry réussi quand même à croasser un « merci Lucius » étranglé.

Lucius lui sourit d'un air triste. Ce pauvre gosse avait déjà bien trop souffert pour une vie. Il méritait ce petit geste de bien…

Et puis, mû par une impulsion subite, Seth échappa à l'étreinte de Severus pour planter un baiser sonore sur la joue de Lucius, avant de retourner cacher ses larmes dans le pyjama noir de son amant.

Une fois de plus, Severus, bien qu'amusé par le comportement de Harry, joua les rocs inamovibles et, après avoir remercié Lucius d'un signe de tête, conduisit doucement, mais fermement son émotif compagnon à leur chambre.

Lucius, quant à lui, porta une main à sa joue et resta ainsi immobile un long moment, avant de se servir un autre firewhiskey pour se remettre de l'énorme choc qu'il venait d'avoir. Même Draco ne l'avait jamais embrassé comme ça…

Il voulait aller se coucher, vraiment, il était épuisé, mais il attrapa sa cape et parti au journal. Shacklebot n'allait sans doute pas tarder à débarquer et il avait des nouvelles à imprimer…

Le soleil venait de se lever, et Arthur avait peu dormi. Molly, elle, ronflait comme un troll…

Lassé, il se leva, se doucha, s'habilla, empoigna la fiole de potion et partit vers la chambre de Ginny. Il en verrouilla la porte et jeta un sort de silence. Puis il réveilla Ginny en la secouant sans ménagement.

« Papa ? Qu'est-ce qu'il y a ? » Demanda Ginny, les yeux exorbités, affolée par ce réveil brutal.

Étaient-ils attaqués ?

« Boit cette potion Ginny, » répondit Arthur.

« Mais pourquoi ? Quelle heure est-il ? »

« Ne discute pas et fait ce que je te dis ! » Ordonna-t-il.

Ginny sursauta. Jamais elle n'avait entendu son père élever la voix. Elle ne discuta plus et bu la potion. Aussitôt, son père la força à se lever en la tirant par le bras. Elle voulut protester, dire qu'il lui faisait mal, mais il se contenta de la conduire à son bureau couvert d'affiches de joueurs de Quidditch et de musiciens sexy, et fouilla dans ses tiroirs jusqu'à trouver un parchemin. Il prit ensuite une de ses plumes et la métamorphosa en petit couteau. Ginny eu un mouvement de recul. C'était quoi cette potion qu'il lui avait fait boire, et qu'est-ce qu'il allait lui faire maintenant ?

« Arrête ton cirque, je ne vais pas te tuer, j'ai simplement besoin de quelques gouttes de ton sang ! »

Arthur lui saisit la main et entailla le bout de son doigt. Elle pinça les lèvres pour ne pas crier. Il avait raison, ce n'était pas cette petite douleur qui allait la tuer, n'est-ce pas ? Elle était Ginny Weasley, par Merlin !

Quelques gouttes de sang tombèrent sur le parchemin vierge. Il rendit à la plume sa forme d'origine d'un geste de sa baguette et lui ordonna de retourner s'asseoir sur son lit. Mal à l'aise, Ginny obéit. Elle était de plus en plus inquiète vis à vis de cette potion, et pas seulement parce que son goût la signait Rogue…

Pourquoi son père la regardait-il si durement ? Qu'avait-elle fait ? Que se passait-il ? L'angoisse montant lentement en elle, elle se mit à trembler.

Arthur regardait le parchemin avec anxiété. Bientôt, le sang se mit à bouger, à s'organiser, et des lettres se formèrent : CRABBE Vincent. Le nom sembla briller un instant, comme pour le narguer. Lui, Arthur Weasley, avait une fille qui s'était compromise avec un fils de mangemort, et même pas séduisant ! Il ne savait pas comment cela avait pu se produire et ne voulait pas le savoir, c'était fait, c'était bien assez ! Et d'ailleurs, comme pour la plupart de ses problèmes ces derniers temps, il reconnut que c'était partiellement de sa faute : il ne s'était pas assez occupé de sa fille, il avait laissé son éducation et celle de ses frères à sa femme, et voilà ce que Molly avait fait de leur fille…

Arthur poussa un soupir lourd de sens et s'assit au bureau de Ginny, en se faisant la réflexion que les abdominaux saillants des joueurs de Quidditch que sa fille devait contempler avec envie à chaque fois qu'elle s'asseyait à sa table correspondaient à la vision qu'il se faisait du bureau d'une prostituée en chaleur, -littéralement. Après tout, Ginny n'était-elle pas sortie avec trois hommes différents en même temps ? Il prit deux nouveaux parchemins dans le tiroir, écarta avec horreur la bouteille de lubrifiant magique et le godemichet moldu d'à côté -Merlin seul savait où elle avait trouvé ça, Molly probablement, - pour trouver un encrier et écrivit une première lettre à l'attention de Crabbe Senior, l'informant de la situation de sa fille, de la responsabilité de son fils, et lui demandant de fixer une date pour le mariage.

Il adressa le deuxième courrier à sa sœur, la tante Muriel, lui demandant de venir chercher Ginny ce matin en lui expliquant la situation, et en lui demandant de la garder chez elle jusqu'à son mariage, en précisant bien qu'il comptait sur elle pour réussir là où il avait échoué, c'est à dire éduquer sa fille comme une digne Sang-Pur : il lui laissait toute latitude pour les punitions !

Finalement, Arthur se leva, rangea les lettres dans sa poche et, très calme, se dirigea vers Ginny, dont le teint était peu à peu devenu crayeux. Son père avait fouillé dans ses tiroirs et n'avait même pas paru surpris. Horrifié, oui, mais pas surpris…

Il s'approcha d'elle et elle reçut la gifle de sa vie. Elle releva la tête vers son père, les yeux brillants de larme, une main sur sa joue rouge qui la brûlait atrocement. C'était la première fois qu'il levait la main sur elle. Mais c'est le mépris et la déception présents dans le regard de son père qui lui firent le plus mal.

« Ça, c'est pour ce que tu avais projeté de faire à Harry Potter. Je suis au courant de tout Ginny ! Tu lui dois une dette de vie, misérable ! Croyais-tu vraiment que ton plan et celui de ta mère allaient marcher !? La Magie n'aurait jamais laissé cela se produire, elle t'aurait tuée avant ! Tu es une catin qui voulait faire endosser à un Seigneur au Sang-Pur et au noble cœur son bâtard ! Harry pensait qu'il pouvait te faire confiance, il te voyait comme une petite sœur, et c'est comme ça que tu le remercie !? Alors que tu lui dois la vie ! Et comme d'une certaine façon, je te la sauve, te voilà avec une nouvelle dette de vie, mais envers moi cette fois ! Alors ? Ton plan se déroule-t-il comme prévu !? »

Il la gifla de nouveau.

« Tu n'as aucun respect, aucun honneur ! Tu es une gourgandine, ta mère et toi jetez la honte sur notre famille ! J'ai honte de toi, tu me fais horreur ! Tu as trahi Harry, et pour quoi ? Un prestige volé ? De l'argent volé ? Ta simple existence est un déshonneur ! Tu es devenu une garce avide et méchante ! »

Ginny fondit en larmes, réellement effrayée à présent, et terriblement blessée. Son père venait de lui dire qu'il regrettait sa naissance…

Il la pencha sur ses genoux sans ménagement, transfigura un oreiller en baguette, lui découvrit les fesses et lui donna vingt coups sur son postérieur. Ginny hurla comme si on lui arrachait la peau, se débattit, supplia, mais les coups continuèrent jusqu'à ce que son père soit satisfait. Lorsqu'il eût terminé, Arthur la jeta au sol et la regarda avec mépris.

« Au cas où cela t'intéresserait, le père de ton enfant est Vincent Crabbe ! Tu te marieras avec lui, ou tu seras déshéritée, et cela n'est absolument pas négociable ! Bien sûr, toutes tes petites combines concernant Harry sont finies ! Prépare ta malle, tu pars ce matin vivre chez la tante Muriel ! Pour le moment je ne veux plus te voir ! Ton comportement a jeté la honte sur la famille, Ginny. Comment as-tu osé t'attaquer à Harry ? Merlin, tu lui dois la vie ! Tu m'as beaucoup déçu Ginny… »

Au fur et à mesure qu'Arthur parlait, le visage de Ginny s'était crispé dans l'horreur. En désespoir de cause, elle se jeta aux pieds de son père.

« Papa, papa, attends ! Je suis désolée, laisse-moi une chance, pitié papa ! » Implora-t-elle en pleurant.

« Tu ne mérites aucune pitié ! » Cracha Arthur avec dégoût. « En as-tu eu quand tu as décidé de faire endosser à Harry la grossesse de ton bâtard ? Quand tu as décidé de lui faire prendre la potion Amour Toujours ? En as-tu eu Ginny ? » Asséna durement Arthur, le Patriarche dans toute sa splendeur.

A sa grande surprise, Arthur éclata d'un rire froid. Ginny retint un hoquet de terreur. Son père lui faisait peur…

« Te marier avec Harry ? Mais tu ne le mérites pas ! D'ailleurs, il n'était même pas dans tes intentions de véritablement l'épouser, n'est-ce pas !? Ta grossesse aurait précipité votre mariage, mais ensuite, il aurait dû mourir en se battant contre Voldemort ! »

Ginny couina de terreur.

« Oui, Voldemort ! » Hurla Arthur. « Que crois-tu ? Qu'en prononçant son nom, il risque d'apparaître dans ta chambre !? Quant à Harry, tu devais devenir sa riche veuve ! Tu me dégoûtes ! Prépare ta malle, tu es consignée dans ta chambre jusqu'à l'arrivée de Muriel, et d'ailleurs, ne cherche pas à t'échapper ! Toutes les issues seront verrouillées, et tu recevras un sortilège cuisant si tu ne fais qu'effleurer la poignée de ta porte ! Je prends ta baguette, elle t'est dorénavant confisquée et ce jusqu'à ton mariage ! Ainsi en ai-je décidé, moi, le chef de la famille Weasley ! »

Arthur prit la baguette de sa fille, verrouilla toutes les issues et sortit sans un regard, sourd aux pleurs de sa fille qu'il entendait derrière le battant. Il prit une profonde inspiration et partit envoyer ses deux lettres.

Si il était un tout petit peu honnête avec lui-même, il reconnaissait qu'il s'était surpris en prononçant par deux fois le nom du Seigneur Noir. Maintenant que sa colère commençait à retomber, il avait du mal, la peur enracinée en lui depuis la dernière guerre reprenait ses droits. Pourtant, il ne se sentait pas non plus totalement incapable de s'en détacher, et il savait qu'un jour il se sentirait assez fort pour prononcer ce nom maudit librement. Décidément, la fréquentation de Harry, ou plutôt de Seth Black, faisait des miracles…

"Sirius Black innocent !"

Hier, nos courageux aurors ont arrêté le dangereux criminel Peter Pettigrew. Celui que l'on a d'abord cru mort et considéré comme un héros de guerre a finalement été soumis au veritaserum pour expliquer sa longue disparition, ses aveux font froid dans le dos et témoignent de sa monstruosité !

Il était le gardien du secret, et non Sirius Black! Il est un mangemort et un traître ! Lorsque Black l'a confronté en pleine rue, il a jeté un sort d'Avada Kedavra derrière lui et a tué, comme nous le savons tous, douze moldus, avant de s'enfuir sous sa forme animagus : un rat !

Icône de la lâcheté, Pettigrew est ensuite resté pendant des années sous sa forme animagus aux côtés de Ronald Weasley, grand ami de harry Potter. Puis, lorsque le professeur Remus Lupin (loup-garou de son état et ancien ami de Pettigrew et Black) l'a découvert et confronté avec Harry Potter, Pettigrew a profité de la pleine lune et du fait que Lupin avait oublié sa potion Tue-loup pour s'enfuir de nouveau et rejoindre les rangs du Lord Noir ! C'est lui qui, lors du tournoi des Trois-Sorciers, a assassiné Cédric Diggory ! Un sorcier sous véritaserum ne pouvant mentir, il aurait même conduit une cérémonie visant à ramener le Lord Noir !

Harry Potter aurait-il dit la vérité ? Toutes nos tentatives pour contacter Dumbledore demeurent vaines…

Black n'étant pas le gardien du secret, il a donc été complètement réhabilité à titre posthume !

Amélia Bones a déclaré avoir dressé une liste des nombreuses fautes juridiques commises pendant l'enquête : en effet, Black, ayant l'opinion publique contre lui, n'a disposé d'aucun interrogatoire ni procès ! Un homme innocent a passé 12 ans emprisonné à Azkaban suite à un gigantesque vice de procédure relevant plus du lynchage public ! Mes chers concitoyens, nous sommes malheureusem*nt tous responsables… Mais le plus surprenant est qu'Albus Dumbledore était le chef du Magenmaot, et il n'a rien fait pour aider Black, qui était pourtant un membre de son Ordre...

Rappelons que Sirius Black avait toujours été décrit comme étrangement sain d'esprit par les aurors : en effet, le pouvoir des détraqueurs semblait n'avoir aucune prise sur lui, ce qui avait conduit à son évasion de prison il y a deux ans ! Les détraqueurs se nourrissant des joies et du bonheur des humains pour leur rappeler leurs crimes et les plonger dans la folie, n'est-ce pas là la preuve que Black n'avait rien à se reprocher !?

Il était le parrain de Harry Potter ! Il aurait dû élever notre sauveur ! Mais à cause de cette faute monumentale du gouvernement Croupton, qui a inculpé Black avec l'accord d'Albus Dumbledore, Manitou Suprême du Magenmagot, la tutelle de Harry Potter est revenue à Dumbledore lui-même !

Encore un scandale lorsque l'on sait de source sure et parfaitement fiable (de cela, nous vous promettons que vous n'avez pas à douter chers lecteurs, permettez-nous seulement de protéger cet informateur jusqu'à ce que nous soyons en mesure de faire la pleine lumière sur la vérité, car nous la ferons ! C'est là le but de notre travail et de l'existence de ce journal que vous tenez entre vos mains !) que Dumbledore a confié Harry Potter à la sœur moldue de Lily Potter, contre l'avis de son testament !

Par ailleurs, les tuteurs désignés par Lily Potter pour l'éducation de son fils étaient Alice Longdubat, -à cette époque déjà rendue folle par Bellatrix Lestrange et dans l'incapacité d'exercer son droit de garde sur son propre fils-, Sirius Black, injustement emprisonné à Azkaban, et Narcissa Malefoy, grande amie de Lily Potter à Poudlard !

Comprenez-vous chers lecteurs ? Lily Potter aurait préféré confier son fils à la grande et respectable famille de Sang-Purs que sont les Malefoy plutôt qu'à sa sœur moldue ! Narcissa Malefoy étant à ce jour toujours en vie et saine d'esprit, le jeune Harry, alors âgé de un ans seulement, aurais dû lui être confié, et aurait probablement été élevé comme le frère de Draco Malefoy, héritier du nom des Malefoy ! Sans compter que le nom de Albus Dumbledore n'apparaît nulle part sur le testament des Potter !

Qui a permis l'emprisonnement injuste de Sirius Black, si ce n'est tout le monde sorcier et Dumbledore ? Qui a transféré la tutelle de Harry Potter à Dumbledore si ce n'est le ministre Croupton, entièrement et sans doute trop acquis à sa cause ? Qui a confié Harry aux moldus, qui l'ont affamé, exploité et battu pendant des années, si ce n'est Dumbledore ?

Fort heureusem*nt, cette même source parfaitement fiable nous a appris que Harry Potter a quitté la maison de ses moldus, et se trouve maintenant dans un lieu inconnu de tous où il est en parfaite sécurité ! Sirius Black est blanchi de toutes les accusations pesant sur lui et tous ses droits ont été rétablis à titre posthume, avec les excuses du monde Sorcier tout entier -il est cependant à noter que les gouvernements Fudge et Croupton n'ont pas souhaité se prononcer-, malheureusem*nt, il est trop tard ! Quant à Albus Dumbledore, nul doute qu'il devra bientôt répondre des accusations d'usurpation de tutelle, abandon et de maltraitance devant le Magenmagot au complet, dont il reste malgré tout le président. Cependant, il ne fait aucun doute que le Lord Seth Orion Black, fraîchement débarqué des États-Unis en Angleterre et héritier des Black, veillera à ce que justice soit faite !

« Merde Albus, qu'est-ce que vous foutez !? Vous laissez ce type d'information sortir sans répondre à leurs accusations !? Vous qui êtes dans la politique depuis si longtemps, vous savez pourtant que « qui ne dit mot consent ! » La boue que répand la Gazette depuis que ce maudit Black en a repris le contrôle vous éclabousse chaque jour ! » éructa Maugrey, assis depuis plusieurs heures sur la cuvette des toilettes. Maudit Seth Black ! Combien de temps allait durer son foutu sortilège !?

Le Ministre Fudge était furieux. Comment ce torchon osait-il répandre de telles calomnies ? Cela ne pouvait pas continuer ! Il devait contrôler l'information. DUMBLEDORE aurait dû contrôler l'information ! Ou du moins, il avait dit qu'il le ferait…

« Percy ! » beugla Fudge.

Le rouquin plein de pustules entra d'un pas rapide et se courba dans une attitude servile. Fudge lui jeta un regard dégouté.

« Percy, j'ai entendu dire que le journal qui relatait les impôts et taxes du peuple et des hybrides était en faillite. Je ne comprends pas que le peuple ne s'y intéresse pas... Bref, je veux que vous le rachetiez, au nom du Ministère. Ma chère Dolores Ombrage le dirigera, et nous donneront nos propres nouvelles. Ce nouveau journal s'appellera « La voix du Ministère »

« Bien Monsieur »

Fudge eût un gloussem*nt qui le fit ressembler à un dindon.

Harry se réveilla doucement, bien au chaud dans les bras de Severus, et laissa les souvenirs de la veille revenir d'eux même.

Les nouvelles alliances qu'il avait conclues, le retour de Severus, Greyback, l'innocence de Sirius…

C'était incroyable ! Sa nouvelle vie lui plaisait…

Il regarda Severus qui dormait encore. Il était déjà fatigué en rentrant hier soir. Pas étonnant, il revenait de chez Voldemort. Harry décida de ne pas le réveiller et de le laisser dormir. Il se désincarcéra doucement de ses bras, alla prendre sa douche et mit un pantalon de cuir noir avec une chemise rouge. Il rassembla rapidement et silencieusem*nt ses affaires dans sa malle, cela lui faisait d'ailleurs bizarre : c'était bien la première fois qu'il avait autant de choses à prendre… Mais au moins, sa valise était prête.

Il sorti quelques-uns des vêtements qu'il avait achetés à Severus pour les vacances et les laissa sur le lit, avant de sortir discrètement pour prendre son café du matin. Fort et sucré s'il vous plait. Il avait bien dormi, mais la nuit avait été courte, et riche en rebondissem*nts en plus…

Draco, et Narcissa l'accueillirent avec un grand sourire.

« Bonjour Harry, Severus n'est pas avec toi ? » Demanda Draco.

« Bonjour à vous deux ! Non, il dort encore, il était épuisé hier, donc je l'ai laissé dormir. »

« Androméda et moi avons organisé, avec Augusta, la rencontre d'Ororo et Fudge à un gala de bienfaisance. Augusta pense que ce sera suffisant pour les marier. »

« C'est parfait, merci ! Blaise et Tonio seront soulagés une fois cette histoire réglée… De mon côté, Lucius m'a réveillé hier soir pour me faire rencontrer Greyback, et j'ai obtenu son serment, » répondit Harry avec une certaine satisfaction.

« Mais c'est génial Harry ! » S'exclama Draco, « avec Fenrir, tu contrôles tous les loups-garous d'Angleterre, tu te rends compte ? »

« Oui, c'est vraiment une bonne chose, » répondit Harry. « L'absence des loups va affaiblir Voldemort, et ils vont peut-être me permettre de contacter d'autres Créatures. Sans compter que je veux vraiment aider à leur réhabilitation… »

Leur discussion fut interrompue par un elfe qui apporta le journal du jour à Narcissa. Draco et Harry auraient sans doute continué à discuter tranquillement si ils n'avaient vu ses yeux s'agrandir de surprise alors qu'elle ne poussait un petit cri surpris. Elle tendit brusquement le journal à Harry.

« Regarde Harry ! Peter Pettigrew a été arrêté par Scrimgeour, Sirius est innocenté ! La Gazette reparle de son emprisonnement sans procès, de l'injustice qu'il a subi, et Dumbledore est traîné dans la boue pour les décisions qu'il a prises ! On parle même du testament de tes parents et du fait que nous aurions dû t'élever ! Par Merlin, c'est merveilleux ! »

Harry fronça les sourcils.

« Oui, ce sont Lucius et Tonio qui l'ont livré aux aurors, mais je ne pensais pas qu'ils donneraient autant d'informations au journal… »

« Je le savais, mon père est le meilleur, » dit Draco avec orgueil.

Puis il avisa l'expression troublée de Harry, alors qu'il parcourait rapidement le journal.

« Est ce que les informations qu'ils ont données posent problème ? »

Il vit Seth essuyer discrètement une larme qui perlait à ses paupières, mais ne dit rien.

« Non, c'est juste que finalement Lucius à fait beaucoup plus que ce qu'il m'a dit. Je suis très touché, » répondit Harry.

Draco sourit et lui posa une main sur l'épaule, pendant que Narcissa le prenait dans ses bras pour le réconforter. Lucius venait non seulement de réhabiliter Sirius, mais de prouver qu'il considérait Harry comme un membre de la famille, -même si ses détracteurs l'accusant de mangemorie allaient voir là le moyen qui lui aurait été le plus simple et rapide de le livrer à Voldemort,- tout en commençant déjà à sérieusem*nt discréditer Dumbledore. Harry n'en demandait pas tant. Il avait toujours eu l'habitude de tout gérer tout seul. Lucius venait de lui faire comprendre qu'il pouvait lui faire confiance à cent pour cent et qu'il serait toujours là pour lui… Même si il en avait profité pour légèrement redorer son blason en précisant que Harry aurait du leur être confié…

Une fois Harry remit de ses émotions, ils commencèrent tous les trois leur petit déjeuner en discutant, essayant de prévoir et d'analyser les répercussions qu'allaient avoir ces nouvelles.

Arthur attendait Molly dans la cuisine, à la fois plus calme et plus en colère qu'il ne l'avait été depuis des années. Il s'était fait un café et le buvait patiemment en attendant que sa femme se lève. Il se fit même des tartines et des œufs au bacon, qu'il mangea en parcourant le journal, comme à son habitude.

Il avait vu Ron partir en courant, lui volant une de ses tartines au passage, sans même s'apercevoir de ce qu'il avait fait. Comme si tout lui était acquis dans cette maison et que son père avait préparé cette tartine spécialement pour lui, et que ce simple fait lui permettait de se lever en retard et de partir en courant sans même un bonjour-au revoir pour être à l'heure. Il était tellement enthousiaste qu'il ne remarqua ni l'humeur sombre de son père, ni que Arthur lui avait jeté un sortilège pour se venger.

Arthur ricana. Il s'empressa d'envoyer un message aux jumeaux pour qu'ils lui racontent comment allait se passer l'arrivée de leur frère en slip au ministère, et la tête qu'aura faite cette Elisa dont il parle tout le temps en le voyant ainsi…

Finalement, Molly entra enfin dans la cuisine. Il était presque dix heures…

« Bonjour Arthur, que t'arrive-t-il ? Tu t'es levé aux aurores aujourd'hui… » Constata Molly, sans même s'embêter à le regarder et en se servant tranquillement un café, avant de se mettre à préparer le petit déjeuner, sans remarquer que Arthur avait déjà terminé.

Arthur haussa un sourcil sarcastique.

« Non Molly, c'est juste toi qui a oublié que ton fils partait en cours tôt aujourd'hui. Mais peu importe, assied-toi un moment, j'aimerais discuter avec toi… » Lui répondit Arthur.

Molly grommela quelque chose d'inintelligible, même si Arthur cru saisir quelque chose comme « emmerdant dès le matin », mais elle alla s'asseoir en face de son mari, la cuisson des œufs sur pause et une tasse de café fumante entre les mains. Elle regarda Arthur d'un air interrogatif, comme pour demander « quel est le problème ? »

Arthur sortit de sous son journal toute une liasse de parchemin et les étala devant elle.

« Molly, j'aimerais que tu me donnes des explications sur ces papiers. »

Molly constata avec horreur qu'il s'agissait des relevés bancaires de Gringotts, dont ceux du compte secret qu'elle tenait. Harry, apprenant à quel point il avait été drogué et influencé par Molly, était venu brièvement lui en parler à la soirée des Malefoy.

Ce matin, à la première heure, il avait contacté Ragnock. Le gobelin, voyant la rage qu'il avait dans les yeux, et les résidus magiques du serment inviolable qu'il avait fait à Harry (les gobelins sentent la magie…) s'était fait un plaisir de lui fournir tous les papiers de ce fameux compte, si étrangement anciennement alimenté par la voûte des Potter, avant que les vannes ne se ferment ! Il s'était empressé de faire cesser les malversations et avait demandé à Ragnock de rendre l'argent à Harry avec les intérêts. Ragnock avait hoché la tête en souriant d'un air mauvais…

Molly devint livide, puis essaya visiblement de se ressaisir.

« Ou as-tu trouvé ça Arthur ? Tu ne t'en occupes jamais… Enfin, ce n'est rien, ce sont juste des économies que j'ai faites pour nos vieux jours, ou pour aider les enfants, » se justifia Molly.

Arthur sentit la colère monter en lui. Un violent courant d'air agita les rideaux et la table trembla légèrement. Molly poussa un petit cri, pensant à un tremblement de terre, et agrippa sa tasse pour l'empêcher de se renverser, mais la terre ne tremblait pas ! Molly l'avait donc réduit à un tel état de faiblesse pour qu'elle ne s'inquiète même pas d'un possible éclat de magie accidentelle ? Etait-il devenu si faible qu'elle ne reconnaissait même plus sa magie lorsqu'elle y était confrontée ? Arthur vit rouge, et la tasse de Molly lui explosa brutalement dans les mains. Elle hurla de surprise et d'incompréhension, et lorsque Arthur parla, ce fut d'une voix emplie de colère froide…

« Ma chère, très chère épouse, je crois qu'il est temps que tu arrêtes de te foutre de moi ! Des économies de 86 247 Gallions et 22 mornilles ? Ce ne sont plus des économies mais le gros lot de la loterie sorcière ! » éructa Arthur avec colère.

« Mais je t'assure… » Commença Molly, et puis elle leva les yeux au ciel. « Oh et puis flûte ! Il est clair que je n'ai pas économisé cette somme sur ton salaire, Arhur, ça c'est sûr ! Tu gagnes à peine assez pour nous nourrir tous les deux avec Ron et Ginny ! »

Cette fois-ci, la maison trembla violemment sur ses fondations. Même si Ginny était toujours sous un sort de silence, Arthur l'entendit distinctement pousser un cri via les sortilèges d'alarme qu'il avait posés sur sa chambre.

« Par les couilles de Merlin Molly, je sais tout, tu entends !? Arrête de te foutre de moi ! Je sais tout de tes plans avec Dumbledore ! De ta trahison vis-à-vis de Harry ! De la grossesse de Ginny ! D'à quel point tu m'as menti ! Des potions que tu m'as fait ingurgiter pendant des années ! Des rôles de Ron, Percy, et Ginny dans ce scénario lamentable ! » hurla Arthur.

Molly s'était senti pâlir au fur et à mesure que Arthur parlait. Et puis elle s'était reprise. De quel droit lui parlait-il ainsi ? C'était de sa faute après tout ! C'était de sa faute si elle vivait comme une souillon, avec plus d'une demi-douzaine de gosses inutiles et braillards à nourrir ! Sa faute !

« D'accord tu sais tout, et alors !? Il fallait bien que je trouve une solution pour cette famille ! Tu m'as fait un gosse par an, et le pire, c'est quand il y en a eu deux ! Et il fallait que je m'occupe de tout ça toute seule ! Tu es pathétique mon pauvre Arthur, tu végètes au ministère, tu passes ton temps à rêver sur de la quincaillerie moldue ! Mais moi, as-tu seulement pensé à ce que moi je voulais !? A ce que moi je ressentais !? » Eructa Molly avec rage.

Arthur regarda celle qui avait été sa femme d'un air aussi blasé qu'affligé. Quand il pensait qu'il l'avait aimée… Et elle ? L'avait-elle seulement aimé ?

« M'as-tu seulement aimé un jour Molly ? » Demanda-t-il d'une voie froide.

Molly éclata d'un rire grêle. Un rire de folle. Arthur frissonna. Elle lui faisait penser à Bellatrix Lestrange…

« Bien sûr ! Au début ! J'étais une Prewett, notre famille n'était pas aisée, et nous nous sommes mariés juste après nos études… Je t'ai épousé, toi, un Weasley, un Sang-Pur issu d'une famille renommée… Tu débutais au ministère et j'ai cru que nous aurions une vie dorée ! Que tu gravirais rapidement les échelons et que nous irions à des réceptions, que j'aurais de belles robes… Mais non ! Tu te complaisais et tu te complais encore dans ta position, tout en bas de l'échelle ! Nous passions notre temps à manquer d'argent, alors que nous devenions chaque année plus nombreux ! Albus a fini par comprendre, lui ! Il a vu combien c'était dur pour moi ! Et Harry Potter est si riche, si niais, il a été élevé par des moldus, il ne sait rien ! Heureusem*nt qu'Albus s'occupe de lui, parce qu'il est tellement simplet qu'il est totalement incapable de le faire tout seul ! De toute façon, il est tellement heureux de me voir comme sa mère et que Ron soit son ami qu'il est prêt à faire n'importe quoi pour nous ! Et puis il est sombre ! C'est un Horcruxe ! Il a un morceau de l'âme du Seigneur des Ténèbres en lui, c'est monstrueux ! Il doit être éliminé, il est le mal ! Il doit être sacrifié pour le plus grand bien, mais ce serait trop bête que son argent soit perdu ! Ce n'est qu'un gosse dépressif, et il mourra sans famille à qui léguer son héritage ! A part l'enfant de Ginny ! Et puis de toute façon, d'autres ont besoin de sa fortune pour améliorer le monde sorcier ! » s'exclama Molly d'une voix exaltée par la folie.

Arthur retomba sur sa chaise, atterré. Comment avait-il pu tomber amoureux de cette fanatique?

« C'est monstrueux ce que tu dis Molly ! Harry nous a sauvé ta fille et moi, et en remerciements tu veux le tuer !? Harry est généreux et gentil par Merlin ! Et tu as entraîné nos enfants dans cette folie, tu les as instrumentalisés pour commettre ces atrocités ! Mais quel genre de mère est-tu donc !? Quel genre de mère peut avoir l'idée de faire des choses pareilles ? A un enfant malheureux et innocent ! L'enfant de Ginny n'est même pas celui de Harry, notre famille lui doit deux dettes de vies, croyais-tu réellement que ton plan allait marcher !? J'avais remarqué tes accès de colères et tes hurlements sur nos aînés, ils ont d'ailleurs tous fui loin de toi ! Loin de tes abus, de ta violence… Mais ma pauvre femme, c'est toi qui donne mauvaise réputation à notre famille ! Tu te conduis comme la pire des moldues ! Comme la tante de Harry ! Comme ta mère ! Pourquoi je ne me mêlais plus des affaires de la maison ? Car tu es autoritaire et vindicative, on n'a pas un moment de paix avec toi ! » Haletât Arthur.

« Arthur ! » Hurla Molly, outrée.

« La ferme ! » Répondit-il.

Molly en resta bouche bée. Jamais elle ne l'avait entendu dire une grossièreté. Ses cris marchaient sur les enfants, ils avaient toujours marché, mais pas sur Arthur. Du moins, ils ne marchaient pas autrefois, lorsqu'il n'était pas encore sous potion calmante. Avait-il été soigné ? Elle essaya de redevenir conciliante…

« Les enfants ont chacun leurs motifs. Ginny ne veut pas mener ma vie, et elle veut faire un riche mariage. Ron a toujours jalousé Harry, et il en est venu à haïr ce garçon qui ne sait pas apprécier ce qu'il a ! Et Percy peut faire de sa mort un tremplin pour sa carrière… »

« Et toi Molly, quel est ton motif ? » Demanda Arthur.

Molly renifla d'un air dédaigneux, comme si elle méprisait Arthur pour ne pas voir l'évidence. En réalité, Arthur la voyait très bien, mais il voulait juste entendre Molly l'énoncer clairement.

« L'argent principalement ! Et un projet grandiose, qui me sortait de mon rôle médiocre de femme d'intérieur ! Je pouvais enfin m'occuper d'autre chose que des repas pour le lendemain ! Et quand Ginny sera Lady Potter elle nous donnera un manoir ! Tu te rends compte, un manoir !? Potter n'est même pas au courant de tous les biens qu'il possède ! Mais moi, je deviendrais châtelaine !» Répondit Molly sans remords.

Arthur tenta tant bien que mal de se retenir, mais il ne put s'empêcher d'éclater de rire, avant de hausser un sourcil hautain qui fit pincer les lèvres à Molly. Un sourcil de Sang-Pur. Un sourcil de Malefoy. Non, Arthur ne s'était pas du tout entraîné à imiter Lucius, cette nuit, alors qu'il s'ennuyait dans son lit…

« C'est du vol Molly. Tu me dégoutes. Donc si je résume bien, à part ton adhésion complète au plan monstrueux de Dumbledore, et cela sans aucun regret… Pour notre couple, tu me reproches de ne pas t'avoir fait vivre dans l'opulence, de t'avoir fait trop d'enfants, et de ne pas t'avoir donné une vie assez riche en émotions et en biens, c'est bien cela ? Ah, et j'oubliais, tu m'as aimé, mais seulement au début, n'est-ce pas ? J'ai bien résumé ? Alors arrête-moi si je me trompe Molly, il existe des potions de contraception il me semble !? Et même si cette pratique est encore rare, le divorce est maintenant légal, même au sein des familles de Sang-Purs ! C'est donc que tu as voulu tomber enceinte ! Que tu as voulu rester à mes côtés, alors que tu aurais pu te trouver un riche mari ailleurs ! Cela te permettait de m'accrocher et de me manipuler encore plus, n'est-ce pas Molly !? De bénéficier de la renommée du camp de la Lumière en étant ouvertement membre de l'Ordre du Phoenix ! » S'exclama Arthur.

Molly sembla prendre conscience que, sous le coup de la colère et des rancœurs accumulées, elle en avait dit plus qu'il ne fallait. Elle se sentait soulagée d'un poids que tout cela soit mis à jour. Mais elle commençait aussi à prendre conscience de la gravité de la situation. Et elle eut très peur devant le regard mortellement froid que lui renvoyait son époux. Elle commençait à avoir peur de la sentence… Il fallait vite qu'elle le drogue de nouveau, et pour cela il fallait qu'elle joue la repentance et la gentillesse. Elle en était écœurée.

« Bon, d'accord, calme toi Arthur, tu as raison je suis sans doute allée trop loin… » Dit-elle avec un regard doux et désolé, qui aurait sans doute pu attendrir Arthur autrefois, lorsqu'il était drogué, mais qui lui paraissait maintenant atrocement faux et mal joué.

Il ricana.

« Laisse tomber Molly, je ne te crois pas ! Figure-toi que tout cela est fini, tu ne peux plus m'amadouer ! Tu ne réussiras plus à me droguer ! Et en tant que chef de la famille Weasley, je demande le divorce pour fautes graves rendant impossible le maintien de notre couple ! »

Arthur leva sa baguette. Une lueur argentée en fit étinceler la pointe.

« J'énonce les fautes : empoisonnement sur ma personne ! Moi, ton mari ! A qui tu es tout de même censée vouer le respect minimum ! Estime toi d'ailleurs heureuse que je ne t'ai jamais imposé l'obéissance, comme dans toutes les vieilles familles de Sang-Purs, mais j'aurais peut-être du ! »

Un premier fil argenté fila vers le ministère.

« Manipulation ! »

Un second fil partit.

« Trahison ! Vol ! Manipulation d'héritage d'une personne envers qui notre famille dispose non pas d'une, mais de deux dettes de vie ! Empoisonnement de l'esprit de nos enfants ! Perte de la vertu de Ginny que, en tant que mère, tu n'as su préserver ! Honte, celle que tu as jeté sur notre famille et sur ton Sang ! Confiance, celle que tu as accordé à un autre que moi, en la personne de Dumbledore ! Complicité de ses crimes, des plus anodins aux plus graves, tel le vol ou les manipulations sur le noyau magique d'un jeune enfant ! »

Molly devint de plus en plus pâle. Elle ne pensa même pas à relever sa dernière phrase, qui parlait de quelque chose qu'il n'aurait jamais dû savoir… Plus son mari parlait, plus son teint devenait crayeux. Et Arthur se sentait pousser des ailes. En tant que Patriarche de la famille, il n'avait nul besoin de faire appel à un représentant officiel du ministère pour qu'il soit témoin de son divorce : ses plaintes étaient automatiquement enregistrées et appliquées… Et pour se séparer de Molly, il n'hésita pas à citer tous ses manquements et toutes ses fautes.

Finalement, après que plus d'une dizaine de fils argentés soient partis en direction du ministère, il baissa sa baguette, et s'accorda même le luxe de prendre une gorgée de café. Molly, elle, n'avait pas bougé, et attendait la suite, car il était évident que ce n'était pas terminé…

« Je vais vendre le Terrier ! L'argent issu de la vente, bien qu'il soit évident qu'on ne puisse pas tirer grand-chose de cette maison, sera reversé à Harry, à titre de bien piètres excuses pour ce que tu lui as fait ! Le divorce est déjà prononcé, et il est temps d'arrêter les frais ! L'argent de tes gains malhonnêtes a de toute façon d'ores et déjà été récupéré par les gobelins, qui l'ont rendu à son légitime propriétaire ! Ginny va aller vivre chez ma sœur Muriel dès ce matin et va devenir la parfaite petite épouse de Sang-Pur, jusqu'à la date choisie par Crabbe Senior pour le mariage avec son fils ! Quand à Ron et Percy, je les renie de la famille Weasley ! »

Deux nouveaux fils, dorés cette fois, s'échappèrent de la baguette d'Arthur en direction du ministère.

Molly hoqueta de stupeur.

« Tu as jusqu'à demain pour quitter la maison avant que je ne la mette en vente ! »

« Arthur, que… Qu'est ce qui te prend ? Je refuse, tu entends ! Je ne peux pas… Et les enfants !? Et l'Ordre ? Je suis indispensable dans le combat contre le Seigneur des ténèbres, enfin Arthur… » Tenta-t-elle.

A sa grande surprise, Arthur éclata d'un rire froid.

« Indispensable au combat contre Voldemort ? »

Molly sursauta.

« Parce que tu comptes faire quoi ? Lui préparer des beignets ? Tu n'es indispensable à rien, Molly ! Dumbledore lui-même n'est pas indispensable ! Que crois-tu ? Qu'il est la seule alternative au camp des Ténèbres !? Es-tu réellement stupide à ce point-là ? Est tu réellement aussi inconsciente ? Enlève tes œillères Molly ! Tu n'as même pas participé à la première guerre, ce sont tes frères qui se sont battus et en sont morts ! Eux au moins ont agi en héros ! Cette histoire de Prophétie qui pèse sur Harry, c'est des conneries ! Il n'appartient qu'à nous de décider de notre de destin ! De cesser d'agir en lâches en nous planquant derrière un enfant malheureux et maltraité qui a perdu ses parents alors qu'il n'avait qu'un an ! C'est terminé les manipulations Molly, il faut assumer tes actes et je ne te laisse pas le choix ! Pour la lutte contre le seigneur des ténèbres, vous avez fait l'erreur de penser, qu'il n'y avait que vous et vos plans pathétiques pour le combattre ! Mais heureusem*nt, il y a d'autres moyens de lutter, car autrement, le monde magique aurait couru tout droit à sa perte avec Dumbledore comme leader ! Et en ce qui concerne les enfants, ne l'ai-je pas déjà dit ? Ginny va aller vivre avec Muriel, puis avec son mari, Vincent Crabbe. Ron peut très bien aller vivre avec Percy, puisqu'ils ont les mêmes objectifs, et les autres ne vivent plus ici de toute façon ! Dois-je te rappeler qu'ils ont tous fui loin de toi ? Charlie est parti jusqu'en Roumanie pour ça ! Pour le moment j'ai réussi à arrêter une Vendetta contre la famille… »

Arthur vit avec une certaine satisfaction Molly blêmir à cette nouvelle.

« Mais ne sous-estime pas ma vengeance, Molly. Et je te préviens que si tu vas plus loin dans tes projets, ce sera à la justice Magique et Sorcière que tu auras à faire… »

Molly déglutit. La justice Magique et Sorcières étaient deux choses différentes. La justice Sorcière la jugerait pour ses manquements envers la société, en tant que mère et épouse. Sur le fait qu'elle avait drogué son mari et n'avait pas su préserver la pureté de sa fille, par exemple…

La justice Magique la jugerait pour ses manquements envers la Magie elle-même. Et si elle était véritablement honnête avec elle-même, elle reconnaissait qu'ils étaient nombreux…

Mais l'espace d'un instant, elle réussit à reprendre contenance et toisa Arthur d'un air méprisant.

« Harry n'a aucun pouvoir, et Albus peut encore intervenir… » Tenta-t-elle.

Arthur ricana de nouveau.

« Encore maintenant, tu me jette le nom d'Albus et tous ses crimes au visage… As-tu perdu la raison ? Ouvre les yeux Molly : il n'est ni ton sauveur, ni le Messie… Quand à Harry, tu sais bien qu'il a un nouveau tuteur, le Seigneur Seth Orion Black, et Albus ne peut rien faire ! Albus n'est pas tout puissant, il est vieux et fou, et tu l'as suivi pour notre plus grand déshonneur… Mais ma chère ex- femme, tu oublies les règles de base qui régissent toute société : le couple, la famille, l'honneur et ces règles-là, tu les as également toutes bafouées ! Pourtant, là dehors, tout cela compte… » énonça Arthur d'un ton calme.

Il pointa sa baguette sur Molly et la désarma d'une simple pensée. Puis il l'attira à lui et la coucha sur ses genoux comme il l'avait fait avec Ginny.

« Maintenant, passons à ta punition… » Conclut-il d'un ton neutre.

Molly reçu la plus belle fessée de sa vie ! Ni ses cris, ni ses suppliques n'arrêtèrent le courroux de son mari ! Il la laissa ensuite tomber durement sur le sol, en larmes.

« Telle mère, telle fille » dit Arthur avec philosophie.

A ce moment-là, on frappa à la porte. Arthur accueillit Muriel avec un grand sourire, la remercia pour son aide et s'excusa pour la plaie qu'il lui donnait à supporter et éduquer. Devant son regard sévère, il assura également sa sœur qu'il s'employait depuis quelques jours déjà à redorer le blason de sa famille, et qu'il était désormais sûr de son camp !

Muriel acquiesça d'un air entendu et, avisant Molly qui sanglotait toujours sur le sol, les fesses à l'air, elle regarda Arthur d'un air bizarrement fier de lui et partit chercher sa nièce.

Muriel traîna Ginny jusqu'au rez-de-chaussée pour la forcer à dire convenablement au revoir à son père et à sa mère, si indigne puisse-t-elle être à cet instant, même si Molly, à l'arrivée de sa belle-sœur, s'était empressée de se rhabiller convenablement. Elle couina de stupeur en regardant sa fille, horrifiée. Son visage et ses mains étaient affreusem*nt boursouflés. Elle se tourna vers Arthur.

« J'avais placé des sortilèges cuisants sur les issues de sa chambre pour l'empêcher de s'enfuir, » expliqua-t-il simplement.

Muriel hocha la tête d'un air satisfait et quitta la maison en tirant Ginny derrière elle. Molly resta prostrée sur le sol de la cuisine, les yeux dans le vague, choquée, pendant qu'Arthur la laissait là et transplanait sur le Chemin de Traverse.

Lorsque Fred le vit arriver, il le conduisit immédiatement dans leur appartement. Arthur pu enfin pleurer ses illusions perdues, et envoyer divers hiboux à ses fils pour leur expliquer la situation.

Albus Dumbledore faisait les cent pas dans son bureau. Il attendait Maugrey avec impatience. Enfin, la cheminée crépita et l'ancien auror apparut.

« Qu'y a-t-il de si urgent Albus ? J'ai du tout lâcher pour venir vous voir… »

Surtout le journal super intéressant que je lisais aux chiottes ! Merde, je veux savoir si cette pétasse des Sorcières Symphoniques trompe son mari et si ce foutu joueur de Quidditch est gay et se tape son entraîneur ! Pensa Alastor…

« Je viens de recevoir un courrier de Arthur Weasley, qui me donne sa démission de l'Ordre, et au nom de Merlin, tu as vu ce qu'ils disent sur Black !? Je n'avais pas tout lu tout à l'heure… » Répondit Dumbledore d'un air perturbé.

Distraitement, il prit un bonbon au citron, sans apercevoir Dobby qui était discrètement venu renouveler le sortilège, et l'assortir d'un nouveau sort qu'il avait inventé et qui était inspiré de ceux des jumeaux Weasley, et qu'il avait pour l'instant sobrement baptisé « Haleine de Poney ».

« Merlin Albus, êtes-vous sénile ? Nous avons lu ce journal ensemble il y a moins de deux heures et je vous ai dit que vous deviez répondre à ces foutus journalistes ! Vous auriez au moins pu plaider une erreur et essayer de passer pour un allié des Black, Harry vous en aurait été reconnaissant… Mais je ne comprends pas, pourquoi Arthur a-t-il démissionné ? » Demanda Maugrey

« Aucune idée, il ne le dit pas dans sa lettre… Mais ce n'est pas possible, c'est sûrement une erreur, Molly va arranger ça… Pas qu'il soit très utile, mais on a besoin de lui pour amadouer Harry ! Le gosse l'adore, et il ferait toujours un sorcier de plus à mourir héroïquement pour le camp de la lumière… En plus il ramène de la main d'œuvre pour l'Ordre avec ses enfants ! » Réfléchit Dumbledore.

« Albus, c'est quoi ce bruit ? J'entends un genre de bourdonnement depuis tout à l'heure… »

« Oh, ça ? Ce n'est rien, c'est mon pansem*nt, » répondit Abus en montrant sa main bardée de fer.

Poppy n'avait toujours pas refait son stock de bandes pour adulte, mais ce n'était pas grave : il les aimait bien lui, ses abeilles…

« Ah, oui, bien sûr… » Répondit Maugrey d'un ton incertain. « Ah Albus, Dedalus a vu Harry à la fenêtre de sa chambre à Privet Drive, c'était plutôt calme… »

« Ah ! Enfin une bonne nouvelle ! Harry avait-il l'air de meilleure humeur ? » Demanda Dumbledore d'un ton curieux.

« Apparemment oui, Dedalus dit qu'il lui a fait un signe de la main en souriant lorsqu'il l'a vu… » confirma Alastor.

Dumbledore poussa un soupir de soulagement.

« Très bien, très bien ! Bon, pour cette histoire avec Arthur, j'aimerais que vous passiez le voir au ministère Alastor : essayez de le faire changer d'avis et tenez moi informé, d'accord ? » Conclut Albus d'un air déjà moins préoccupé.

Tout allait bientôt rentrer dans l'ordre, il en était persuadé…

Un silence consterné régnait dans le salon des jumeaux Weasley.

Arthur était en compagnie de tous ses fils encore dignes de porter son nom : Fred, Georges, Charlie et Bill. Il avait raconté aux derniers tout ce qui s'était passé, l'étendue de la trahison de Molly, Ron, Ginny, Percy et Albus. Et la plupart d'entre eux hésitaient à s'enfiler un whisky pur feu à onze heures du matin ou se lancer un sortilège d'Oubliettes…

Bill et Charlie avaient été révoltés et consternés par la conduite de ceux qui, il y a seulement quelques heures, faisaient encore partie de leur famille. Leurs actes étaient d'une gravité sans précédent et la position de leur père, délicate…

Mais Arthur n'avait pas fini, et heureusem*nt, il semblait, maintenant qu'il n'était plus sous potion calmante et de soumission, avoir retrouvé sa verve, et surtout, sa place dans le monde… Il avait livré telle une bombe la sentence qu'il avait rendue ! Ses fils, rassemblés autour de lui, voyaient bien qu'il en souffrait, mais que courageusem*nt la colère reprenait le dessus, et que sa décision serait définitive !

« Mes fils, je suis conscient du bouleversem*nt que tout cela représente pour vous, qui ne pouvez rien faire d'autre que de constater les faits maintenant, mais je ne pouvais faire autrement ! L'honneur et la respectabilité de la famille Weasley ont déjà été bien trop piétinés… Les choses étant ce qu'elles sont, j'ai réussi à arrêter une Vendetta contre notre famille de la part des Potter et des Black… Mais pour ce faire, les punitions devaient être à la hauteur des outrages subits, et les outrages sont énormes ! »

Charlie et Bill s'entre-regardèrent d'un air sinistre, puis reportèrent leur attention sur leur père. Il avait fait le bon choix. Arthur continua.

« Le divorce avec Molly a déjà été prononcé, étant donné la quantité astronomique de fautes graves qu'elle a commises. Ron et Percy sont également officiellement reniés. Les gobelins s'occupent d'ores et déjà de vendre le Terrier, et l'argent de la vente reviendra à Harry. Et l'argent que Molly lui a volé lui a déjà été restitué. Quant à moi, j'ai posé avant de venir une semaine de congés au Ministère, afin de régulariser ma situation. Il faut moi aussi que je quitte la maison et que je me trouve un nouveau logement… » conclut Arthur.

Fred sursauta.

« Papa, il y a un deux pièces à louer, pas très cher sur le Chemin de Traverse ! Nous connaissons le propriétaire parce que c'est un bon client, alors nous lui avons permis de mettre une annonce dans notre boutique, si le logement est encore libre, on peut lui demander de poser une option le temps que tu le visite… » Proposa Fred.

« C'est d'accord Fred, j'irai en sortant d'ici. » Acquiesça Arthur.

Fred se leva pour envoyer un hibou rapide et revint. Arthur regarda l'ensemble de ses fils.

« Les enfants, j'espère que vous ne m'en voulez pas… » Dit-il d'un ton désolé.

Charlie, mortellement sérieux, secoua la tête.

« Non papa, et je pense vraiment que je parle en notre nom à tous en disant cela : nous ne t'en voulons pas ! Tu ne pouvais accepter de telles trahison, qu'il s'agisse de l'empoisonnement auquel maman t'as soumis pendant des années, ou bien du vol et des manipulations dont Harry a été l'objet, alors que nous lui devons deux Dettes de Vie ! Tu te rends compte papa ? Moi qui suis l'un des plus âgés de notre fratrie, je me rends compte que je ne t'ai pratiquement jamais connu ! Je redécouvre aujourd'hui le père puissant et Sang-Pur, l'homme d'honneur, que j'avais toujours connu ployant sous le travail et complètement soumis… Et quelque part, ça me plaît ! Tu as agi en chef de famille, en Patriarche, et nous nous devons de respecter tes décisions. » déclara-t-il.

« Par ailleurs, si tu dis vrai et que tu as réussi à arrêter la Vendetta des Potter et des Black, alors nous te devons la vie ! Et Maman et Ginny sont vraiment stupides d'avoir cru que leur plan allait marcher, la Magie n'aurait jamais laissé passer ça ! Je suis Briseur de Sorts, j'en sais quelque chose ! Nous avons une Dette de Vie envers toi papa… » Renchérit Bill. « Et je constate que tu n'as dit que le minimum, pour protéger Harry et aussi parce que les jumeaux et toi êtes sous serment inviolable, » continua-t-il.

Charlie le regarda bizarrement. Bill haussa les épaules.

« Briseur de Sorts, encore une fois. Je sais reconnaître les traces magiques. »

Il se retourna vers leur père et les jumeaux :

« Voulez-vous bien, en sortant, nous conduire auprès de Harry, afin que nous aussi nous prêtions serment ? » Demanda-t-il.

Charlie hocha vivement la tête.

« Nous ne cautionnons en aucun cas les agissem*nts des… Prewett, » affirma-t-il. « Harry est quelqu'un de fondamentalement gentil et bon, il ne méritait pas de subir tout cela, personne ne le méritait, même le Seigneur des Ténèbres ! N'est-il pas devenu ainsi parce qu'il a été maltraité par des moldus étant enfant, tout comme Harry ? Parce que Dumbledore lui a refusé son aide, tout comme à Harry ? C'est une vieille rumeur qui court chez les Créatures et que Bill m'a rapportée des gobelins, » expliqua-t-il.

Bill hocha la tête.

« Dumbledore était-il déjà fou à ce moment-là ? C'est possible, mais ça ne règle pas le problème : Harry, même si d'après le peu que j'ai pu comprendre, est loin d'être démuni, rassemble ses troupes pour partir en guerre, et nous voulons en être ! Nous voulons nous battre du côté du Bien, pas du côté de la Lumière, ou de celui des Ténèbres… »

Arthur acquiesça, d'accord avec ses fils.

« Entendu, nous vous conduirons à lui. Mais vous savez, cette nuit, j'ai eu largement le temps de réfléchir à ce qui s'est passé avec Harry. A mon avis, il n'a été que le déclencheur d'une situation déjà gangrenée. Si cela n'avait pas été Harry, cela aurait été quelqu'un d'autre. Après tout, Dumbledore et Fudge veulent le pouvoir et la gloire. La malchance de Harry aura simplement été d'être un pauvre enfant orphelin, dont des êtres vils ont saisi l'occasion de profiter dès la naissance en le plaçant dans un lieu propice à la maltraitance… »

Arthur claqua soudainement des doigts en disant :

« Oh, en parlant de maltraitance… Il faut que vous sachiez que je n'ai pas renié Ginny ! Toutefois, je l'ai envoyée vivre avec votre tante Muriel jusqu'à son mariage avec Vincent Crabbe. Un hibou m'a trouvé ce matin, à la sortie du Ministère, pour me dire que la cérémonie aurait lieu début Août, » dit Arthur. « J'ai également donné ma démission de l'Ordre du Phoenix. Hors de question que je reste plus longtemps au sein de cette affreuse organisation encore plus gangrenée que le Magenmagot… »

Georges hocha la tête.

« Tu as eu raison, ce sera plus facile de marier Ginny si elle n'est pas reniée, et son comportement sera sous la surveillance de son mari à présent, » approuva Georges.

Fred et lui s'entre-regardèrent.

« Crabbe ! Merlin, notre sœur est aveugle ! »

Bill reposa sa bièraubeurre. Le whisky pur feu n'était pas raisonnable alors ils avaient tous pris une bièraubeurre…

« Papa, si tu veux bien, Charlie et moi aimerions voir Harry. Peux-tu nous conduire à lui avant que les jumeaux ne te conduisent à ton appartement ? Nous repasserons te voir, d'accord ? Maman pourrait devenir dangereuse maintenant, et avec un empoisonnement sur une aussi longue durée, il est possible que tu n'ai pas encore retrouvé tout ton potentiel magique. Je pense qu'il serait mieux que Charlie et moi venions t'aider à déménager, » conclut Bill.

Severus rejoignit Harry dans la bibliothèque du manoir. Son bel Elfe était plongé dans un épais manuscrit, étrange modèle de concentration pour un Potter, mais crédible pour un Black. Il ne remarqua sa présence qu'en sentant deux bras l'encercler.

« Mon amour est réveillé ? Je t'ai laissé dormir, tu en avais besoin. Pas trop de courbatures ? » Demanda Harry en se retournant et en passant ses bras autour de Severus.

« Bonjour, tu m'as manqué ce matin ! Et non, ça va, j'ai l'habitude… Mais je reconnais que cela m'a fait du bien de faire la grasse matinée, » répondit Severus en déposant de petit* baisers sur sa joue. « J'ai remarqué que tu avais laissé des vêtements sortis. »

« Oui, je te les ai achetés sur le chemin de traverse avec Draco, j'ai pensé que tu n'aurais pas le temps de faire les boutiques… » L'informa Harry, taquin.

« Surtout que j'ai horreur de ça ! Il faut donc que je te remercie comme il le faut mon amour… »

Et Severus posa ses lèvres gourmandes sur celles de son mari. Le baiser devint vite passionné, et les deux sorciers oublièrent bientôt tout ce qui n'était pas l'autre…

C'est à ce moment que l'on frappa à la porte. Un elfe entra en s'inclinant et dit que Messieurs Charlie et Bill Weasley désiraient voir le Lord Black. Harry poussa un soupire à fendre l'âme, Severus lui fit une douce caresse sur la joue avant de s'écarter.

« Dur dur d'être un chef de guerre, n'est-ce pas ? Il faut que je termine mes valises de toute façon, nous partons bien à treize heures n'est-ce pas ? Il faut donc que nous soyons à la salle d'embarquement des portoloins internationaux une heure avant pour l'enregistrement de nos malles, nous aurons alors tout le temps pour être ensemble. »

Puis Severus releva la tête vers l'elfe.

« Dis-leur d'entrer Hokey, » et il sortit de la bibliothèque.

Chapter 16: Passion Au Paradis

Chapter Text

Harry et Severus transplanèrent dans un petit bâtiment à proximité du ministère : l'Agence de Voyages Sorcière.

En entrant, ils purent observer, une grande pièce ronde dont les huit quartiers étaient délimités par des couleurs différentes, chaque quartier étant séparé de ses voisins par de jolies parois en verre coloré selon la destination visée. Les huit quartiers correspondaient chacun à une région du monde : Amérique du Sud, Centrale, du Nord, Europe, Asie de l'Est, Asie Centrale, Afrique, Océanie. Harry regarda bêtement le parchemin d'embarquement qui lui avait été envoyé.

« Alors, pour nous ce sera la région « Amérique du sud… » Commença-t-il.

Severus lui lança un regard aussi moqueur qu'affligé.

« Sérieusem*nt ? » Demanda le potionniste.

Harry leva les yeux au ciel, ayant parfaitement compris que son époux se fichait de lui.

« Quartier rouge, ensuite c'est le guichet trois, en partance pour le Mexique, » compléta-t-il.

Il était très excité à la perspective du voyage. Mais Severus était si terre-à-terre qu'il ne s'inquiétait nullement de l'être un peu trop. C'était juste assez pour deux. Surtout que maintenant qu'il le connaissait bien, il était évident que son maître des potions favori trépignait d'impatience. Mais à l'intérieur !

Ils se dirigèrent vers le quartier rouge, puis vers le guichet trois, ou une jeune sorcière en robe rouge et portant un petit chapeau assortit les accueillit avec un grand sourire. Elle vérifia le parchemin d'embarquement puis les conduisit au fond du quartier, où un grand cercle était dessiné sur le sol.

« Messieurs, veuillez vous placer dans le cercle de départ… Vous arriverez à Mérida, au Mexique, à huit heures du matin, heure locale, la température à Mérida est de trente-cinq degrés et le ciel est d'un bleu azur magnifique ! Voici votre portoloin… »

Elle leur tendit un petit globe terrestre et s'assura qu'ils le tiennent tous les deux.

« Merci de rendre ce portoloin au sorcier de service. Tout le personnel de l'Agence de Voyage Wizard'sWorld'sWide vous souhaite un agréable voyage ! Vous partirez à zéro, tenez-vous prêts, je commence le décompte : 5… 4… 3… 2…1… 0 ! »

Les deux voyageurs arrivèrent dans une petite salle climatisée où les attendait un petit sorcier à la peau mate, à la chevelure brune et avec une grosse moustache.

« Hola Senores, je suis Paco, et vous vous trouvez en zone de transit. Veuillez m'indiquer votre destination exacte pour que je programme votre nouveau portoloin, » leur demanda Paco avec un fort accent espagnol. « Ne vous inquiétez pas, je vais récupérer le globe, mais le prochain, vous pourrez le laisser là-bas, » reprit-il en souriant.

« Buenos dias, » répondit Harry, « nous allons sur l'île de Tulum, pas très loin de Cancun. »

« Si senores, tenez ! Vous devrez mettre une goutte de sang sur le ruban accroché au coquillage pour que les protections de l'île vous acceptent »

Paco leur donna un gros coquillage rose nacré et programma la destination grâce à sa baguette. Harry et Severus se piquérent le bout du doigt; et laissérent tomber une goutte de sang sur le ruban, un petit éclair de lumière brilla un instant.

Comme sa collègue en Angleterre, il s'assura qu'ils le tiennent tous les deux correctement et, après leur avoir demandé si ils étaient prêts, déclencha le portoloin-coquillage…

Harry et Severus arrivèrent au paradis.

Ils restèrent un long moment immobiles, contemplant le paysage merveilleux autour d'eux : une plage de sable blanc et bordée de cocotiers, la mer calme, turquoise et transparente, et le doux va-et-vient apaisant des vagues…

Malgré la température, un petit vent soufflait doucement, rendant la chaleur plus supportable. Ils restèrent émerveillés par la splendeur des lieux. Un peu plus loin sur la côte se trouvait une grande maison aux murs blanchis à la chaux, choix raisonnable pour une maison si exposée aux embruns. Winky les attendait sur le chemin qui serpentait entre les cocotiers, et à leur arrivée, elle s'inclina.

« Maître Harry, Maître Severus, Messieurs, Winky est heureuse de vous accueillir dans votre villa « Las Noches » ! Winky est heureuse de vous dire qu'elle s'occupera de vous pendant votre séjour, si vous voulez bien suivre Winky, Maitre Harry, Maître Severus, Messieurs… »

« Merci Winky, » dit Harry.

Puis il demanda :

« Vas-tu mieux ? »

Winky s'arrêta brusquement, se retourna et serra fort les jambes de Harry dans ses petit* bras.

« Oh oui Maître Harry ! Winky est désolée, Winky a eu du mal à supporter le rejet de son ancien Maître, personne ne voulait de Winky, et les elfes de Poudlard étaient tous très méchants parce que Winky était toujours ivre ! Et Maître Harry a bien voulu de Winky ! Maître Harry a voulu soigner Winky, Maître Harry a payé pour que Winky guérisse ! Alors que tant de méchants sorciers auraient laissé Winky mourir de chagrin et dans la honte ! Maître Harry a sauvé Winky ! Maître Harry a sauvé des centaines de petit* elfes ! Et Maître Harry est un grand Elfe aussi ! C'est un honneur pour Winky de servir Maître Harry ! Winky est désolée d'avoir fait dépenser de l'argent à Maître Harry ! Et… Et… »

Harry vit avec angoisse sa jeune elfe regarder autour de lui d'un air frénétique. Sentant venir la catastrophe, il préféra anticiper.

« D'accord Winky, j'ai bien compris que tu m'étais reconnaissante, mais je t'interdis de te punir pour quelque chose d'aussi stupide que de m'avoir fait dépenser de l'argent, d'accord ? Je dois être le sorcier le plus riche d'Angleterre, et tu es mon amie, et plus ou moins ma cousine… Nous sommes presque de la même famille ! Donc je dépenserai pour toi autant d'argent qu'il le faudra… D'ailleurs, qu'il s'agisse de toi ou de tous les autres elfes, n'hésitez pas à venir me voir si vous avez besoin de quoi que ce soit… »

Les grands yeux de Winky se remplirent de larmes.

« Maître Harry est un grand sorcier ! Maître Harry est un très, très grand sorcier ! Maître Harry ne peut être que le plus grand des sorciers pour penser de si bonnes choses de Winky et des autres elfes ! Maître Harry a donné des vêtements à ses elfes, pas pour les chasser, mais pour qu'ils soient beaux et dignes de lui ! C'est la première fois que Winky se sent jolie, Winky aime beaucoup son uniforme ! Mais si Winky osait… »

Winky commença à se tordre les mains d'un air embarrassé.

« Oui ? » Demanda Harry, pas du tout inquiet par rapport à ce qu'elle pouvait lui demander.

Winky était une elfe adorable et, comme tous les autres, elle avait un sens du devoir et de l'honneur qui frisait la perfection. Sa période de dépendance à l'alcool et la perte de son premier Maître avaient dû être de terribles épreuves pour elle ! Pourtant, Barty Croupton Jr l'avait utilisée de la plus vile et méprisable des manières, et elle avait payé pour lui… Heureusem*nt, ce crime n'était pas plus longtemps impuni. Harry sentit une bouffée de colère l'envahir. Si il avait été un elfe à cette époque-là, il aurait demandé justice d'une façon bien différente…

« Et bien… » Commença Winky.

D'un regard, Harry l'encouragea à continuer.

« Et bien… Winky aime beaucoup son uniforme, mais la couleur préférée de Winky, c'est le rose… Winky aimerait avoir la permission de porter un ruban, un joli ruban de satin rose, autour de son cou ou d'une de ses oreilles… »

Seth ne put s'empêcher de sourire d'un air attendri. D'un simple mouvement de baguette, un ruban rose alla joliment se nouer autour de l'oreille gauche de son elfe, et le coquillage portoloin d'un rose nacré se réduisit et se suspendit au cou de Winky, par un joli lien rose pâle.

« Est ce que cela te convient ? » Demanda-t-il.

Les yeux de Winky se remplirent à nouveau de larmes, mais de joie cette fois.

« Oh oui Maître Harry ! Maître Harry a fait un cadeau à Winky ! Maître Harry est trop bon avec Winky ! Winky va tout faire pour ne plus causer de problème à Maître Harry ! Winky sera une bonne elfe, Winky… »

Seth s'agenouilla à sa hauteur et posa les mains sur ses épaules pour la faire taire.

« Winky, tu es déjà une bonne elfe et tu me sers déjà à la perfection, je t'assure ! Et d'ailleurs, je suis presque sûr que Dobby a déjà agrémenté sa tenue d'un certain nombre d'accessoires divers… »

Harry adorait Winky, mais il commençait inexplicablement à se sentir fatigué par le voyage, pourtant rapide et sans aucun des désagréments que les moldus pouvaient rencontrer. La fatigue de sa nuit courte sans doute, alors il prit sur lui de clore la conversation.

« Et en parlant de Dobby, je suis très curieux de voir de quelle façon vous avez rénové la villa tous les deux, veux-tu bien nous montrer ? »

Winky hocha la tête avec un grand sourire. Elle fit signe à Harry de la suivre, mais Harry se retourna vers Severus. Il constata qu'il s'était non seulement probablement désintéressé totalement de la conversation, mais qu'en plus, le temps n'avait pas dû lui sembler long ! Severus regardait autour de lui d'un air à la fois admiratif et émerveillé, et Harry, à la petite lueur si calculatrice et familière qu'il y avait dans ses yeux, devina qu'il était déjà en train de répertorier mentalement les plantes qui lui semblaient inconnues -ou non- et prenait en note de récupérer tout ce qui pouvait lui être utile dans ses potions. Ou alors il était tout simplement complètement ailleurs et très attentif au doux chant des oiseaux tropicaux dissimulés dans la végétation…

Harry lui prit la main avec douceur et le Maître des Potions sembla redescendre sur terre. Il rougit légèrement de son absence et suivit les deux elfes.

« La maison est de plein pied, » commença Winky, « et est constituée de sept pièces : un salon, une véranda couverte et ouverte sur la plage, une bibliothèque-bureau, un laboratoire de potions, et trois chambres. Il y a également un jacuzzi près de la véranda, et une piscine à l'arrière de la maison… »

Harry et Severus entrèrent dans la maison où régnait une fraîcheur aussi étrange que douce.

Winky leur fit visiter la villa. Toutes les pièces étaient spacieuses, avec des meubles de bois clair, tandis que le sol était recouvert d'un parquet plus sombre et qui craquait délicatement à chacun de leur pas. Il y avait également de grandes fenêtres qui laissaient entrer la lumière chaleureuse du Mexique, et de grandes peintures sorcières qui décoraient les différentes salles. Les arbres des paysages tropicaux bougeaient doucement sous une bise invisible, les oiseaux lançaient de temps en temps une trille musicale, ou lissaient leurs plumes dans un ensemble apaisant, tandis qu'au loin, un poisson sautait parfois hors de l'eau…

Winky les guida jusqu'à la chambre qu'elle avait choisie et préparée pour ses Maîtres. Elle était agencée dans des tons de bleu clair et de blanc. Un grand lit trônait en face d'une immense porte fenêtre, donnant directement sur la plage et la mer, qui offraient probablement au réveil un spectacle grandiose ! Harry et Severus sortirent leurs malles réduites et allégées de leur poche et leur rendirent leur forme originelle. Ainsi, Winky pu commencer à ranger vêtements et affaires de toilettes.

Severus ouvrit la grande baie vitrée, faisant entrer l'air humide du large. Autour de la maison, il y avait une mince bande de gazon magique, et les quelques palmiers qui la délimitaient apportaient une ombre bienfaisante sur la plage. Un peu à droite de la baie vitrée se trouvait une terrasse avec une table et des chaises, pour pouvoir manger face à la mer.

« Severus, cette maison est magnifique, nous allons être merveilleusem*nt bien ici ! » S'exclama Harry avec enthousiasme.

« Je suis tout à fait d'accord, c'est vraiment paradisiaque, » répondit Severus en lui souriant doucement.

A cet instant, Winky réapparu devant eux dans un pop.

« Maîtres, vos affaires sont rangées, et Winky vous a apporté des co*cktails de jus de fruits frais, sur la table devant votre chambre ! Winky vous souhaite un très bon séjour ! »

Et avant que l'un d'entre eux puisse ne serait- ce que penser à dire « merci », Winky avait déjà disparu…

Ils restèrent interdits un moment et puis finalement, Harry haussa les épaules.

« Severus, que penses-tu de changer de vêtements et de mettre nos maillots de bains ? » Proposa Harry.

« C'est une très bonne idée Harry, allons-y. »

Harry mis un maillot et un tee-shirt vert, sortit ses lunettes de soleil et alla s'installer autour de la table. Severus le rejoignit quelques instants plus tard. Il portait un bermuda noir et une chemise bleue nuit qu'il portait ouverte sur sa large poitrine. Harry ne put retentir un sourire appréciateur à sa vue. Ils burent à petites gorgées la boisson fraîche au doux goût de goyave que Winky leur avait préparée en regardant les vagues qui s'échouaient doucement sur la plage. Ils se laissèrent envahir par un sentiment de paix.

Soudain, Harry se leva et fila vers la chambre en disant à Severus qu'il avait oublié quelque chose. Seth se précipita vers son vivarium dans lequel un serpent renfrogné l'attendait. Il s'excusa, mais Apo le rassura : Dobby l'avait nourri. Seth lui proposa de le laisser se promener en liberté sur l'île, ce qui plut beaucoup au petit serpent. Harry prit aussi le livre qu'il avait acheté à Severus chez l'antiquaire et rejoignit son mari.

« Voilà, j'avais oublié de libérer mon serpent… » Expliqua-t-il, « et j'ai un cadeau pour toi Severus, à la condition que tu ne passes pas tout ton temps dedans en oubliant le reste… » dit-il en souriant et en tendant à Severus le livre joliment emballé.

Severus fronça les sourcils. Un cadeau ? Pourquoi Harry lui faisait-il un cadeau ?

« Pourquoi me fais-tu un cadeau ? » Demanda Severus, perplexe.

« Faut-il une raison ? Alors j'en ai mille ! Parce que ça me fait plaisir, parce que tu le mérites, ou tout simplement parce que je t'aime ? Quand je suis parti avec Draco et Blaise pour trouver de nouveaux vêtements, j'ai eu besoin de te ramener quelque chose pour toi aussi, » répondit Harry.

Il y a seulement quelques heures encore, Severus aurait probablement levé les yeux au ciel devant le côté atrocement Poufsouffle de son compagnon, mais maintenant, ici, au calme, il ne réussissait qu'à être touché et attendri. Il ouvrit le paquet et découvrit un livre très ancien, « Potions oubliées de l'ancien monde ». Il l'explora avec délicatesse pour ne pas abîmer les pages en vélin fragile et put admirer de magnifiques gravures Mayas, des présentations de plantes tropicales rares et inconnues de la jungle, et des recettes potions aux effets et aux utilités étranges…

« J'ai pensé que, vu notre destination, cela donnerait un peu plus d'intérêt au voyage, » murmura Harry.

Severus reposa le livre sur la table, ému.

« Merci Harry, je crois que je n'ai jamais reçu un aussi beau cadeau… Et pour ce qui est de l'intérêt, c'est toi, stupide Gryffondor ! D'ailleurs, c'est tout simplement la première fois que je prends de vraies vacances, et c'est sur une île paradisiaque et en compagnie d'une personne chère à mon cœur, rien que ça ! Tu as donné à ma vie un sens qu'elle avait perdu ! jamais je n'aurais imaginé pouvoir vivre ça un jour… »

Severus se leva et tendit la main vers Harry pour qu'il le rejoigne. Il prit le visage de son Elfe en coupe entre ses mains et embrassa ses lèvres. Un étrange ballet commença, fait de doux effleurements puis, n'y tenant plus, leurs lèvres se soudèrent et le baiser se fit plus profond, chacun savourant le goût de l'autre, se délectant du contact. Severus suça la langue de son mari pendant que Harry encerclait sa taille de ses bras pour coller leurs deux corps l'un contre l'autre. La passion monta dans le corps des deux sorciers : il leur semblait que cela faisait une éternité qu'ils n'avaient pu s'aimer ainsi.

Severus conduisit fiévreusem*nt Harry jusqu'au lit, retira leurs vêtements d'un sort et attira son amour entre ses bras. Le contact de leurs peaux enflammées les fit gémir. La respiration de Harry se fit plus courte, son cœur battit plus vite, et son corps frissonnait partout où les mains de Severus passaient. Souhaitant ne pas rester passif, il caressa à son tour les épaules puissantes, appréciant le galbe des muscles, puis descendit jusqu'au fesses dont il apprécia la fermeté et la rondeur…

Severus avait fini par délaisser les lèvres de Harry pour taquiner son cou et la pointe de ses oreilles, alternant morsures et baisers lorsqu'il sentit les mains d'Harry flatter son postérieur, et un gémissem*nt rauque s'éleva de sa poitrine. Severus, rendu fou par les caresses de son jeune amant, commença un doux mouvement du bassin qui permit à leurs deux érections de se frotter l'une contre l'autre. Seth gémit, et ondula davantage contre Severus pour augmenter les divines frictions. Leur désir devint brûlant, et Severus descendit le long du cou de son Elfe, s'attarda sur un mamelon qu'il agaça de ses dents pendant que ses doigts tordaient fermement le deuxième téton, déclenchant en Harry de délicieuses crampes de plaisir au creux de son ventre.

Seth enfouit ses mains dans les longs cheveux de son amour, caressant avec voluptés les longues mèches, tandis que son corps ondulait toujours, envoyant de divines décharges d'électricité dans tout son corps jusqu'à son aine. Severus parsema ensuite son ventre de caresses et de baisers tout en plaçant ses mains sur son postérieur pour le malaxer fermement, puis sa bouche reprit sa descente jusqu'à la virilité frissonnante… Severus s'enivrait du parfum du corps sous lui, prit délicatement la verge entre les lèvres et commença une série de succions, enroulant sa langue autour du bout luisant, la faisant aller et venir sur toute la longueur du sexe dressé…

Harry ne cessait de gémir le prénom de son mari dans une érotique litanie. Il souleva son bassin afin que Severus puisse le prendre intégralement dans sa bouche, ce dont le potionniste profita, humidifiant ses doigts afin d'assouplir en même temps l'entrée de son amant. Harry n'était plus que sensations, le plaisir qui montait en lui noyant toutes pensée rationnelle, son corps était parcouru de tremblements et de frissons, il ne contrôlait plus les gémissem*nts qui s'échappaient de sa bouche, ses mots étaient sans queue ni tête…

Severus, sentant la reddition de son amour proche, retira ses doigts, relâcha sa verge. Harry en gémit de frustration et de dépit. Il ouvrit ses yeux, qu'il n'avait pas eu conscience de fermer, et regarda Severus d'un air brûlant de passion et de désir. Severus lui renvoya un regard enflammé, positionna sa verge et, sans le quitter du regard engagea son sexe en lui. Il attendit quelques instants, la respiration haletante et les muscles tétanisés, attendant de reprendre le mouvement en suspens...

Severus observa avec fascination son amant qui sembla chavirer de plaisir alors qu'il entrait complètement en lui. Il en eut le souffle coupé, et attendit impatiemment le signal de Harry qui lui permettrait de continuer. Le mouvement vint sans tarder, et Severus agrippa les hanches de son Elfe pour et se lancer à l'assaut sans retenue dans ce passage si chaud et serré. Il regarda le corps sous lui, prisonnier de l'extase, ondulant délicieusem*nt, la peau douce recouverte d'une mince couche de transpiration, pendant que les yeux de Harry se faisaient suppliants. Il bascula alors dans une frénésie d'amour, donnant un rythme plus soutenu à ses mouvements, besognant son amant longuement, concentré sur les sensations toujours plus fortes, plus profondes qui se répercutaient en lui. Lorsqu'il toucha enfin la prostate de son amour, et que les gémissem*nts de Harry devinrent des cris d'extases, il saisit sa verge et fit des va-et-vient, afin d'accompagner ses mouvements de bassin.

L'image de Harry, la tête rejetée en arrière et le regard perdu dans le plaisir s'imprima sur sa rétine, et Severus se laissa aller à gémir de plus en plus fort. L'odeur de Harry l'entourait. Sa chaleur, son désir, son visage laissaient apparaître tous ses sentiments, et Severus laissa tomber son masque de froideur…

Harry ne pouvait s'empêcher de dévorer son amant du regard, et la tension et le plaisir grandissant ravagèrent son corps qui se tendait sous les coups vigoureux. Le souffle court, il cria et jouit violemment. Severus sentit l'anneau de chair se resserrer autour de sa verge sensible, et ceci ajouté au spectacle de Harry succombant à l'extase, le plaisir qu'il ressentait l'entraîna à son tour dans une jouissance sans pareille…

Ils mirent longtemps à reprendre leur souffle.

Les corps emmêlés, Harry se blottit dans les bras de Severus, embrassa doucement son cou, alors que Severus serrait son corps encore parcouru de frissons dans ses bras. Le potionniste plongea son regard dans les prunelles vertes de son Elfe, admirant la perfection de ses traits, le cœur serré d'une émotion indicible, alors qu'un poignant sentiment de bonheur lui serrait la gorge de joie…

« Je t'aime Harry, » souffla Severus d'une voix brisée.

« Je t'aime Severus, plus que jamais je n'ai aimé, » lui répondit Harry, des larmes de bonheur aux coins des yeux.

Severus lança un sort de nettoyage informulé, et ils restèrent un long moment dans les bras l'un de l'autre, échangeant de doux baisers. Un souffle d'air parfumé entrait par la porte fenêtre, séchant leurs peaux encore humides de transpiration, pendant que le lointain bruit des vagues chantait dans leurs cœurs…

Ils décidèrent bientôt d'aller faire un tour sur la plage. Ils se levèrent, remirent leurs maillots de bain, et partirent pieds nus en direction de la mer. Main dans la main, ils arrivèrent au bord de l'eau, et laissèrent les vagues mouiller leurs pieds et s'enrouler autour de leurs chevilles. Ils contemplèrent un long moment l'horizon, prirent une grande inspiration, s'emplissant de cette perfection, se laissant submerger par la douce odeur iodée des embruns. Le soleil réchauffait leurs épidermes pâles, et personne, pas même Dumbledore, ne semblait capable de troubler cette tranquillité…

Ils échangèrent un regard, et s'enfoncèrent dans l'eau tiède, se délectant des remous qui entouraient leurs corps. Ils nagèrent et s'amusèrent, s'envoyant de l'eau, se laissant porter par les vagues…

Puis, fatigués, ils revinrent vers le rivage, et se laissèrent tomber sur le transat double que Winky leur avait envoyé, soulagés de la chaleur par un parasol de paille. Harry, d'un mouvement de la main, attira à eux une potion de protection solaire et le livre de Severus, qu'il posa sur la petite table ronde auprès d'eux. Il prit un peu de potion au creux de sa main et en enduisit le dos de Severus, qui somnolait déjà sur le ventre, l'air bienheureux. Il appliqua ensuite la crème sur ses jambes et ses bras, récoltant quelques soupirs de bien-être. Harry se recouvrit de potion à son tour et s'allongea sur le dos, avant de plonger dans une douce torpeur, porté par le bruit des vagues.

Severus le réveilla quelques heures plus tard : Winky leur avait apporté une collation et des boissons. Ils mangèrent tranquillement, et Harry décida de retourner nager pendant que le potionniste s'installait confortablement pour lire son livre. Lorsqu'il revint, Seth jeta un regard à Severus qui semblait dévorer son ouvrage, et se remit de la potion pour pouvoir se rendormir…

En fin d'après-midi, les deux sorciers décidèrent d'aller prendre une douche avant de dîner. La douche fut un moment de partage, et de passion. Harry se fit prendre vigoureusem*nt contre le mur de la cabine et poussa des cris de joie en réponse aux mouvements sauvages que Severus faisait.

C'est détendus et emplis d'une saine fatigue qu'ils entamèrent leur repas sous la véranda. Winky s'était surpassée : elle leur avait préparé un plateau de fruits de mers, qu'elle servit avec un vin blanc frais et fruité. Ils eurent ensuite droit à une savoureuse glace à la mangue, et décidèrent d'aller se coucher après un digestif au goût de noisette. C'est tendrement enlacés qu'ils se dirigèrent vers leur chambre…

Le lendemain matin, Harry se réveilla seul dans le lit, mais une orchidée était posée sur l'oreiller voisin. Il apprécia l'attention de son mari et s'étira, admirant depuis son lit la plage, la mer, le ciel bleu et les palmiers qui se balançaient doucement au gré de la brise légère. Ce spectacle l'emplit de sérénité et il ne put retenir un soupir de bonheur et de paix.

Après sa douche, Winky lui apporta son petit déjeuner et l'informa que Maître Severus était parti étudier la végétation. Harry sourit. Rien ne pourrait jamais changer son potionniste de mari !

Après son petit déjeuné, il s'installa dans une chaise longue avec son livre sur les « Rituels des tribus de l'Amérique du sud ». Il fallait absolument qu'ils aillent dans le village sorcier près de Mérida ! C'était là qu'avait été découverte cette tombe avec des peintures qui représentaient une grande arche, qui ressemblait fortement à celle du département des mystères. Il pourrait probablement en savoir plus sur place. Peut-être en apprendrait-il d'avantage sur ce qui était arrivé à Sirius…

Cette perspective était à la fois angoissante et exaltante. Harry posa le livre sur ses genoux et laissa son regard se perdre dans le vague un long moment…

Severus le rejoignit alors, le sortant de ses pensées, et lui raconta d'un ton joyeux et exalté que la flore de l'île était exceptionnelle, de par sa richesse et sa qualité. Il lui dit également qu'il avait trouvé un coin merveilleux qu'il voulait lui faire découvrir dans l'après-midi. Harry, impatient, répondit ensuite à Severus qui l'interrogeait sur son livre, lui expliquant pour l'arche et les renseignements qu'il souhaitait trouver auprès de sorciers de Mérida. Ils convinrent d'aller en ville le lendemain pour y passer la journée, cela leur permettrait de faire également un peu de tourisme. Harry en fut enchanté : ainsi, il pourrait trouver des cadeaux pour ses amis.

Après un déjeuner de tacos, ils dégustèrent des mangues saupoudrées de paprika pour le dessert. Puis ils revêtirent tous les deux jean et baskets et empruntèrent un chemin sinueux noyé dans la végétation. Ils croisèrent de nombreux oiseaux aux plumage multicolore qui s'envolèrent sur leur passage, ainsi que d'étranges petit* mammifères, peu farouches, mais qui leurs étaient complètement inconnus.

Ils marchèrent quelques kilomètres, et Harry commençait à avoir très chaud dans la chaleur humide de la forêt, lorsqu'ils arrivèrent dans une clairière où se trouvait une cascade à l'eau transparente qui se déversait dans un bassin de calcaire naturel, entouré de gros rochers et de fleurs qui diffusaient un parfum agréable, tout en agrémentant l'endroit de tâches de couleurs.

« Severus, c'est splendide ! » S'exclama Harry, ravi.

« Ça te dirait d'y nager ? J'ai vérifié et il n'y a rien de dangereux. »

Aussitôt, les deux sorciers se déshabillèrent et s'avancèrent vers le bassin, entièrement nus. L'eau était très froide, mais ils s'immergèrent avec des frissons de plaisirs au milieu des poissons, curieux, qui vinrent picorer leur peau en chatouillant les deux sorciers.

Harry nagea jusqu'à la cascade, où il laissa l'eau couler sur sa nuque en riant aux éclats. Severus le contempla, les yeux brillants de joie, et le rejoignit, profitant lui aussi avec plaisir du massage prodigué par la cascade.

Quand ils en eurent assez, ils revinrent en nageant paresseusem*nt. Severus fit la planche se laissant porter par l'eau, et se sentit envahi par un sentiment d'harmonie rarement ressentit. Harry s'était assis dans l'eau sur un rocher plat, la tête appuyée contre la pierre, sentant les aspérités douces du rocher contre son dos, et se détendit complètement, prenant de profonde inspirations, gorgées de chlorophylle et du parfum sucré des fleurs.

Seth sentit de douces lèvres qui effleurèrent les siennes, et il répondit au baiser avec enthousiasme, entourant de ses bras la nuque de l'homme le plus tentant qu'il ait rencontré. Severus l'attrapa par la taille, prit sa place assise contre le rocher, et reprit ses lèvres avec passion, asseyant son jeune amant à califourchon sur ses jambes.

Ils échangèrent des caresses enflammées. Harry saisit la verge dure de Severus et entreprit de le masturber en lui dévorant le cou et l'oreille de sa bouche brûlante, faisant frissonner son mari, qui entreprit de taquiner l'entrée de son compagnon en insérant un doigt, puis deux, et en les dirigeant directement contre la prostate de son Elfe. Harry ne put s'empêcher de crier d'une voix aiguë, qui attisa brutalement le désir de Severus.

« Enroule tes jambes autour de mes hanches, » murmura Severus d'une voix rauque.

Harry s'exécuta et sentit Severus le soulever, puis l'abaisser, afin qu'il puisse doucement rentrer en lui et le pénétrer. Ce n'était pas encore agréable, mais un sentiment d'urgence submergea l'Elfe, qui prit appui sur les épaules de Severus pour s'enfoncer sur son sexe long et volumineux. Severus commença un doux mouvement, le soulevant et le rabaissant, pendant qu'ils se dévoraient la bouche avec ravissem*nt.

Ce fut long, l'eau empêchant d'accélérer le mouvement, et ils purent se délecter de la longue et lente progression du plaisir…

Harry haletait, les mains crispées sur les épaules de Severus qui léchait son cou avec délectation.

« Ah… Plus vite Severus, plus vite, je n'en ai pas assez ! » Geignit Harry.

Alors Severus se redressa et le fit sortir de l'eau, les jambes de Seth toujours enroulées autour de sa taille, les mains posées sous ses fesses pour contrôler le mouvement. La cadence s'accéléra sensiblement, et Harry se mit à crier de plaisir.

« C'est comme ça que tu la veux… Bien profonde… » Ricana Severus, la voix hachée et le souffle laborieux.

« Oui ! Oui ! Severus encore… Ouiiiiiii ! »

Et Harry, la verge compressée entre leurs deux ventres, laissa échapper son sperme en poussant un cri de délivrance. Severus jouit en même temps, le nom de Harry sur les lèvres, dans un cri guttural venant du plus profond de lui.

Les deux sorciers, une fois remis, revinrent de leur expédition en forêt et partirent de nouveau se reposer sur les transats de la plage. Le soir, ils dégustèrent savoureux chili con carne à la lueur des chandelles, dans leur salon bleu et crème.

Ils décidèrent après le repas d'aller sur la côte. Winky les conduisit à un petit hors-bord magique, qui les emmena rapidement et silencieusem*nt à Cancun, la station balnéaire de la côte. Le voyage en bateau fut plaisant, la vitesse les grisant et emmêlant leurs cheveux, l'eau les éclaboussant joyeusem*nt alors que le petit bateau sautait les vagues. Cancun était une ville très animée la nuit. La chaleur commençait à peine à devenir supportable, il restait donc encore de nombreux touristes et pratiquement toutes les boutiques étaient ouvertes. Ils se promenèrent main dans la main le long de la rue principale. La population était accueillante et souriante, les touristes joyeux se reconnaissant à leur teint pâle et à l'excentricité de leurs tenues.

Un bar devant lequel ils passèrent laissait échapper une musique latine très entraînante, et ils décidèrent d'entrer. Ils prirent chacun une bière et s'installèrent à une table, avant que Harry n'entraîne Severus sur la piste de danse, où, une fois que Seth eût réussi à faire comprendre à Severus qu'il pouvait laisser son air grincheux à la table, ils passèrent un moment de détente très agréable. Après plusieurs danses énergiques sur une musique locale, il y eu une musique plus suave et romantique. Severus soupira devant ce passage obligé, prit Harry dans ses bras, et le serra contre lui, tournant langoureusem*nt pour ce quart-d'heure américain. Harry embrassa doucement le cou de son amant, nouant les mains autour de sa nuque, respirant son odeur virile qui l'enivrait. Plus il était avec Severus et plus il le désirait. Severus, quant à lui, se sentait libéré du carcan de sa morne vie anglaise, et c'est finalement sans complexe qu'il savoura le plaisir de danser avec son époux.

Ils rentrèrent tard, reprirent le petit hors-bord qui les reconduisit automatiquement à leur île, et regagnèrent la villa, commentant leur soirée avec satisfaction. Ils se couchèrent et s'endormirent, blottis dans les bras l'un de l'autre.

Ombrage adressa au ministre un grand sourire aussi pétillant que les cheveux plein de péllicules de l'homme en face d'elle, et lui présenta ce qui allait être imprimé dans la nuit.

« LA VOIE DU MINISTERE »

« Le Ministère se bat pour vos droits »

« Nous autres, membres du Ministère, sommes bien conscients de l'évolution de notre monde. Des rumeurs ont été lancées, qu'il convient de démentir. Nous combattons les mensonges répandus par Harry Potter et Albus Dumbledore, selon lesquels Vous-Savez-Qui serait revenu. Ces deux personnes tentent de déstabiliser notre gouvernement en calomniant son travail irréprochable, et il est de notoriété publique qu'Albus Dumbledore a toujours soutenu Harry Potter. Cependant, et pour avoir moi-même enseigné à Poudlard, je me permets de vous livrer ici mes propres impressions : Potter n'est qu'un enfant demandeur d'attention, qui n'a rien fait d'exceptionnel, si ce n'est survivre d'une façon inconnue à un sort mortel. Il n'est célèbre que de nom, et n'a jamais rien accompli dans sa vie. De plus, dans son besoin de reconnaissance, il ne cesse d'inventer des histoires, véritables contes pour enfants, le mettant en scène comme acteur principal, et aboutissant invariablement à ses actions héroïques. Les médicomages interrogés par nos experts indiquent qu'il souffre vraisemblablement du syndrome que les moldus appelle « de Peter Pan », en référence au héros de l'un de leurs contes populaires qui ne veut pas grandir. A cela s'ajoute bien évidemment un manque chronique d'attention et un besoin de reconnaissance pathologique. Potter n'est qu'un enfant stupide et ignorant qui ne soutient pas le gouvernement.

Concernant l'affaire Black, ce sont nos aurors, et nos aurors SEULS, qui, par leur travail exemplaire et follement dangereux d'investigation et d'infiltration, ont réussi à appréhender le criminel. Tout le mérite nous revient, à nous, et à nous entièrement. Nous n'avons fort heureusem*nt nul besoin d'un informateur extérieur pour faire notre travail, n'en déplaise à ces journalistes de bas étages qui écrivent la Gazette… Il est à noter cependant que nous déplorons les actions de l'ancien gouvernement, tout comme le manque de discernement de Dumbledore, déjà Manitou Suprême du Magenmagot à l'époque, ainsi que son manque de déontologie. Peut-être est-il temps de passer la main ? Mais comme nous autres, membres du Ministère, n'avons malheureusem*nt aucun pouvoir sur les actions du Magenmagot, nous comptons sur vous, chers concitoyens, pour faire ce qui est juste et prendre les bonnes décisions. De telles injustices n'auraient pas eu lieu si notre estimé Ministre avait pu le faire à l'époque. Tout dépend de vous. Et souvenez-vous qu'en tous temps, en toutes circonstances, nous autres, membres du ministère, protégeons vos droits. Aidez-nous à le faire et votez pour l'exclusion de Dumbledore du Magenmagot !

Dolorès Jane Ombrage, Secrétaire au département de Régulation des Créatures Magiques, Ancienne Sous-secrétaire d'Etat auprès du ministre Fudge, Ancienne Grande Inquisitrice de Poudlard.

Information importante concernant les Créatures !

Plusieurs incidents avec des créatures violentes nous ont récemment été signalés. Nous autres sorciers devons protéger nos enfants des races inferieures. Le Service de Régulation des Créatures Magiques va donc réaliser un grand recensem*nt des Créatures, qu'elles soient sombres ou lumineuses, issues de la Magie Sorcière ou Naturelle.

TOUTES LES CREATURES SONT DONC TENUES DE SE PRESENTER A L'UN DES CINQUANTES SORCIERS AFFECTES A CE SERVICE AFIN D'Y RECEVOIR PLAQUE ET NUMERO D'IDENTIFICATION DANS LES TROIS MOIS SUIVANTS LA PUBLICATION DE CET ARTICLE, SOUS PEINE DE GRAVES SANCTIONS !

Que le reste de la population soit sans craintes : nous vous protégerons des nuisibles ! ( cf. page 3 : une femme mordue par un loup garou, image de la morsure et de ses effets dévastateurs ! Page 2 : un père de famille abandonnant famille et enfants à cause d'une Sirène disant qu'il est son compagnon ! Page 2 également : un enfant retrouvé mort noyé dans un lac habité par des merpeople !)

Reportage exclusif déconseillés aux jeunes sorciers. Images choquantes. La responsabilité du ministère ne pourra être engagée en cas de traumatisme occasionnant un fuite de magie accidentelle chez les jeunes enfants… »

« Parfait Dolores, parfait... Vous allez pouvoir commencer à mettre en place notre plan d'Aide au Maintien de la Pureté du Sang ». Il faut rassurer les sorciers de souches, qu'ils pensent que nous contrôlons la situation… » Approuva Fudge. Ils pourront ainsi constater notre efficacité.

Ombrage sourit d'un air satisfait.

« Et concernant ce que je dis sur Dumbledore, est ce que tout va bien ? »

Fudge haussa vaguement les épaules. Le vieil homme était de plus en plus imprévisible et lunatique. Son grand-âge devait le rattraper, il se rapprochait inexorablement de la sénilité…

Chapter 17: Le Rituel De La Mort

Chapter Text

Le lendemain matin, Winky réveillera ses maîtres. Harry et Sévérus prirent leur douche commune comme ils l'appréciaient tant. Harry avec un bermuda noir et une chemise rouge avec des sandales. Sévérus avec un jean avec un tee-shirt bleu, avec sa paire de tennis. Harry détaillait avec admiration son homme, ses nouvelles tenues le rajeunissait et mettait son corps tout en muscle en valeur, Harry décida d'attacher les cheveux de Sévérus en catogan, ce qui rendait les traits de son visage plus fins, celui-ci râla un peu mais convaincu que le changement lui serait bien. Ils prenaient un copieux petit-déjeuner, prenaient un sac à dos avec de l'argent, Harry emmena avec lui Apophis qui s'enroula autour de son poignet, et une bouteille d'eau, et prenaient le hors-bord jusqu'à Cancun .

De là, ils se dirigèrent vers une annexe du ministère sorcier mexicain, qui était en réalité une petite pièce dans la réserve d'un magasin d'articles de plages, ils y trouvèrent un lieu de transplanage et ils atterrirent en toute sécurité dans une autre. pièce, mais à Mérida. Une petite sorcière indigène leur indique la route pour se rendre au village sorcier.

La ville de Mérida était très belle, beaucoup de bâtiments coloniaux, avec de magnifiques façades blanches, de nombreuses fontaines se découvrent à chaque coin de rue. Ils se dirigèrent vers une vieille église, échouèrent dans une rue tranquille. Il fallait entrer à l'intérieur, et frapper de sa baguette contre le mur nord, où se trouvait le tableau de la vierge Marie. Sévérus frappa le mur de sa baguette, et le mur s'ouvre sur une rue très commerçante. Les sorciers portaient des robes de coton simples de couleurs blanche ou rouge, avec des motifs floraux brodés au col. Ils avaient tous le teint mat, les cheveux noirs, et étaient de petite taille pour la plupart. Harry et Sévérus commencèrent à faire les magasins. Harry a trouvé de très jolis plaids de lits décorés avec des motifs mayas, il en prend deux splendides, un dans les tons de vert, l'autre avec des reflets d'argent représentant le calendrier aztèque. Il prit pour Draco un pendentif en forme de dragon stylisé, et pour Blaise un médaillon en forme de pyramide avec des motifs dessus. Pour Neville un médaillon avec un hologramme de plantes se développant de la graine à la plante mature, et enfin pour Pansy un médaillon très travaillé en turquoise.

Sévérus a trouvé l'inévitable magasin de potions où il entreprend de discuter des potions avec le propriétaire. Harry lassé, sortit pour l'attendre lorsqu'il entendit alors un cri, et courut voir ce qui se passait. Une petite fille en larmes était effrayée par un serpent noir à rayures rouges qui sifflait furieusem*nt, prêt à mordre l'enfant, la mère à côté tétanisée par la peur, ne savait que faire. Harry s'avance vers le serpent et lui parle en fourchelangue.

« Arrête, ne meurs pas cet enfant.

- Elle m'a marché desssssssusssss, et elle m'a fait mal, dit le serpent

- Elle ne l'a pas fait exprès, pardonne-lui…

-Non je vais la mordre,sssssssss

- Non, ne la mords pas, écoute mon maîtreintervenir Apophis.

- Oh ! Que tu es belle ! Je ne connais pas les racssssssssssse

- Je ssssssuis un sssssserpent égyptien, sssssrépondit Apophis.

- Ecoute Apophisssss,plaida Harry.

- Qui es-tu toi ? Toi qui parle ma langue ?

- Je m'appelle Harry et toi ?

- Moi, je suis un Lampropeltisssss Mexicain, tu peux m'appeler Lampro,ssssssss.

- Alors Lampro vient avec moi, tu effrayes cet enfant, et Apophisssss en ssssera heureux »

Lampro rampa vers Harry et s'enroula autour de son bras, Harry se retourna vers la mère qui avait pris la fillette dans ses bras. Quand le serpent ne se révéla plus dangereux, l'attroupement qui s'était réuni autour d'eux se dispersa. Mais plusieurs personnes félicitèrent Harry pour son intervention, et lui donnèrent une bande amicale sur l'épaule. Harry était assez surpris que son ne n'effraye pas les sorciers d'ici.

« Je vous remercie de votre aide Monsieur ?C'est la jeune mère.

- Noir, je m'appelle Black. Et c'est tout à fait normal, quand j'ai vu la situation, il m'a fallu intervenir.

- Et vous avez sauvé la vie de ma nina, mon nom est Clara, que puis-je faire pour vous remercier ? »

Sévérus le rejoignit à cet instant et Harry fit les présentations, et lui raconta l'incident qui s'était produit.

« Clara, nous cherchons des renseignements sur la grande arche qui était peinte dans une tombe, pouvez-vous nous en dire plus ?Exigez Harry.

- Oh je regrette, je ne sais rien… Mais je peux vous conduire à mi padre qui avait fait partie de l'Institut sorcière de recherche philologique de l'UNAM.

- Oui avec plaisir,répondit Harry en souriant »

Ils suivaient Clara et sa fille en dehors de la rue commerçante dans une petite maison se trouvant sur une petite place garnie d'une fontaine. Clara les fit entrer chez elle.

« Ma maison est votre maison, c'est une phrase traditionnelle pour souhaiter la bienvenue, je vais aller chercher mon père, installez-vous. »

Clara les fit entrer dans un salon gai et très coloré, ils s'installèrent sur un canapé, et eurent bientôt la visite d'un homme aux cheveux blancs, portant une petite barbe blanche, ses yeux pétillaient de gaieté, il leur tendit la main et s'installera face à eux. Clara revisite des boissons fraîches, indiquant que c'était une boisson traditionnelle nommée pulque, faite avec du suc de cactus, et légèrement alcoolisée.

« Clara m'a raconté que vous avez sauvé Nina, vous avez toute ma gratitude, je m'appelle Estéban.

- Je vous en prie, j'ai la particularité de parler aux serpents, donc je n'ai pas beaucoup de mérite,dit Harry.

- Oh mais c'est un don très apprécié ici, nous avons l'un de nos dieu qui est un serpent, Quetzalcóatl, le serpent à plumes, et les gens considèrent que communiquer avec les serpents est une bénédiction, car ils parlent la langue d'un dieu,les renseigna Estéban.

- Vous semblez avoir beaucoup de connaissances,relaie Sévérus avec respect.

- Je suis un chercheur de l'Institut sorcière de recherche philologique et d'archéologie de l'UNAM. L'histoire est ma passion. »

Harry mais une gorgée de pulque, c'était une boisson laiteuse avec un arrière-goût acide, mais pas désagréable.

« Justement je suis très intéressé par la découverte faite à Mérida dans la pyramide tronquée, cela concerne les peintures de la sépulture représentant une grande arche, que pouvez-vous me dire sur les différents rituels autour ?demande Harry très excité.

- On n'en dit rien, car c'est un secret appartenant aux peuples mayas, mais exceptionnellement et en remerciement pour ce que vous avez fait pour ma petite fille je vais vous en parler. Il existe une arche semblable aux peintures, dans la jungle près de Cancun. Cette arche se trouve dans un village sorcier isolé, les gens de cette tribu pratiquent encore les anciens rituels liés à l'arche. C'est l'arche de la mort, quand une personne meurt, le corps est embaumé selon les anciens rituels, puis le défunt est présenté devant l'arche, son âme passe alors derrière le voile pour rejoindre les dieux. »

Harry avait ressenti une incroyable excitation en le montant au cours de l'explication d'Estéban.

« Donc si je comprends bien c'est une porte, une sorte de passage pour les âmes, mais si un être vivant et tombait, que passerait-il ?demandé avec anxiété Harry.

- C'est impossible, seule l'âme des morts passe de l'autre côté, pas les créatures vivantes,s'exclama Estéban.

- Pourtant c'est ce qui est arrivé à mon parrain,et Harry raconte l'histoire du département du mystère. »

Estéban resta un long moment silencieux, il était pensif, Harry était impatient de connaître son opinion. Estéban réécrit enfin la parole.

« Alors c'est très grave, cela déséquilibre l'ordre de la nature, il faut aller voir le brujo du village de la lluvia, dans la jungle. Lui saura quoi faire, pouvez-vous à partir de maintenant ?

- Oui,répondit Harry, puis il jeta un regard à Sévérus qui après un grand soupir approuva d'un mouvement de tête. »

Estéban les fit sortir sur la place et prépara un portoloin avec un vase en cuivre. Les trois sorciers touchèrent le vase pour réapparaître au pied d'un arbre gigantesque en pleine jungle. Il leur fallut une heure de marche, Estéban ouvrant le passage dans la végétation à l'aide d'une hachette pour arriver parmi la tribu de la pluie.

Le village était constitué de huttes en bois, le sol fait de terre battue, de nombreux indigènes vaquaient à leurs occupations. Ceux-ci portaient des costumes traditionnels faits de toile de lin et avaient sur eux de nombreux bijoux en or et en turquoise. Estéban les emmena vers une hutte plus grande, située au centre du village, et les fit entrer. Un vieil homme était assis en tailleur sur le sol, il portait le costume traditionnel de lin blanc, avec de lourds bijoux en or et en turquoise, dont un pectoral en forme de serpent. Le vieux sorcier avait sur la tête une coiffure faite de plumes multicolores, il faisait signe à ses visiteurs de s'asseoir face à lui.

« Brujo Lorca, je t'amène ces étrangers, car il leur arrive quelque chose de très grave. Je vous présente Black et Sévérus Snape. »

Harry et Sévérus étaient impressionnés par la puissance et la sagesse qui dégageait le vieux sorcier, ils inclinèrent la tête en signe de respect.

« Parlez, je vous écoute,dit d'une voix basse le Brujo Lorca. »

Harry raconte donc de nouveaux événements du département du Mystère, et la perte de son parrain.

« Estéban a dû vous expliquer que l'arche servait de passage pour les âmes des morts, nul vivant ne doit passer de l'autre côté, c'est un monde différent, fait pour les esprits et pour les dieux,dit Brujo.

- Y a-t-il un moyen pour récupérer Sirius ?demanda Harry.

- Il faut donner une âme en échangedit Brujo.

- Alors, j'ai en moi un morceau d'âme qui ne m'appartient pas, puis je l'offrir ?demanda Harry plein d'espoir.

- C'est impossible, c'est diabolique et mauvais, que vous est-il arrivé ?demanda Brujo avec étonnement. »

Harry racontera donc son histoire, la mort de ses parents, le sacrifice de sa mère, et Voldemort qui avait créé plusieurs Horcruxes. Le sorcier reste pensif un long moment puis réécrit la parole.

« Nous allons pratiquer le rituel de la séparation de l'âme, les défunts vous protégeront. L'âme de ce Voldemort sera offerte car nous dirons son nom. Vous devez comprendre que tous les morceaux d'âme cachés dans des objets seront aspirés par l'arche en même temps, seule l'âme prisonnière d'un corps aura du mal à se détacher, je vous donnerais une potion qui facilitera son départ . Une fois l'âme sortie de votre corps, elle aimantera les autres morceaux d'âme prisonniers d'objets inertes. Seule l'âme restante dans Voldemort ne pourra lui être arrachée car encore enracinée à un être vivant. La cérémonie rendra l'intégrité à votre âme seule, qui ne risque rien car elle ne sera pas nommée. Le nom de l'âme, c'est un appel qu'elle ne peut refuser devant l'arche de la mort. Une fois l'âme offerte, nous ferons une demande pour que Sirius Black soit rendu. Les défunts déjà de l'autre côté aideront pour le passage. Mais il y aura une difficulté, le dieu serpent à plumes est un animal mythologique qui était associé au pouvoir et à la capacité de la nature de renouveler la vie, à partir du fluide vital qui émanait de ce personnage sacré, il permettait de réunir l 'âme, c'est lui qui décidera si votre offre et votre demande sont acceptables.

- Est-ce que c'est dangereux pour mon époux ?Demanda Sévérus inquiet par la complexité et le danger du rituel.

- Le seul danger vient de Quetzalcóatl.

- Est-ce que cela aiderait si je vous dis que je parle serpent,et il exhiba Apophis et Lampro qui étaient tous deux enroulés autour de ses poignets, et qui sifflèrent en cœur. Les trois sorciers ne purent s'empêchent de sursauter d'étonnement devant ce spectacle. »

Le sorcier avait un grand sourire de sa bouche édentée, il se leva brusquement, et sortit donner des ordres, il revint quinze minutes plus tard et leur fit signe de le suivre.

Ils furent conduits dans une clairière en dehors du village, au milieu se trouvait la réplique exacte de l'arche maudite du département du mystère.

Une grande porte de pierre avec un voile, qui semblait se soulever par un évent invisible. Sévérus et Estéban furent conduits sur le rebord de la clairière. Dans cet endroit, ils pourraient observer toute la cérémonie, sans interférer.

Quatre femmes arrivèrent et dépouillèrent Harry de ses vêtements, le laissant nu. Puis elles passèrent sur son corps un liquide poisseux et coloré en ocre. Elles lui mirent un pagne de lin blanc et un pectorale d'or représentant le soleil.

Harry peut garder ses deux serpents enroulés à ses poignets.

Des hommes s'installèrent autour de lui en demi-cercle et commencèrent à battre des tambours, agenouillés sur le sol.

D'autres hommes amenèrent quatre momies indiennes. Elles étaient en position fœtale, et leurs peaux marron gris, étaient ridées comme du vieux parchemin. Elles portaient chacune des coiffes de plumes, Harry dévisagea avec effroi leurs visages morts et grimaçants. Brujo posa une main rassurante sur l'épaule d'Harry, lui exigeant le nom complet de Voldemort et celui de Sirius, il lui expliqua que les quatre mamans étaient d'anciens chefs sorciers qui veillaient sur la tribu.

Brujo fit boire une potion au goût de fer à Harry.

Puis il le poussa au centre du cercle que formaient les momies. Brujo, prends une coupe et versa un liquide sur le sol. Il commença à réciter une incantation lancinante dans une langue inconnue. Cela dura un long moment, les tambours se mélangeant aux paroles du vieux sorcier formaient une mélodie inquiétante. Harry se sentait mal à l'aise, il avait l'impression que les mamans le regardaient. Une femme apporte une bouteille à Brujo, puis sort du cercle des tambours. Brujo versa le liquide sur le sol en tournant autour des momies. Quand le cercle fut fermé le vieux sorcier se plaça devant l'arche les bras levés récitant une incantation, les tambours augmentèrent le rythme et Harry se sentit entrer en transe.

La tête monstrueuse du dieu serpent Quetzalcóatl est apparue. Il avait un collier fait de têtes de morts humains, des têtes partageaient une multitude de plumes. Il ne sort pas entièrement de l'arche, le reste de son long corps reste dissimulé derrière le voile.

« Brujo Lorca, ce n'est pas une mort que tu m'amènes, le corps au centre du cercle des anciens est encore en vie,dit Quetzalcóatl d'une forte voix sifflante.

- Je te fournis au grand dieu d'écouter ma demande. Oui, grand serpent à plumes, l'homme est encore vivant, pourtant il a deux âmes en lui, il t'en offre une, celle de Tom Elvis Jedusor nommé Voldemort, ce sorcier maléfique qui a fractionné son âme, et le jeune homme devant toi, demande à ce que tu réunifies son âme, qu'il redevienne un. Pour cela, je demande à tous les défunts derrière le voile de nous aider, et par le cercle des quatre momies, à la terre il sera lié. Le jeune sorcier demande en échange de l'âme impie de Voldemort, un sorcier qui tomba par accident vivant et entier derrière le voile, Sirius Black lié par le sang à ce sorcier. L'âme de Voldemort contre Sirius Black.

- La requête a été faite dans les règles, donc je vais y accéder, mais sur un être vivant enlever une âme peut être douloureux, je jugerais du courage du jeune sorcier, et j'évaluerais ce que je pourrais prendre et donner,dit Quetzalcóatl. »

Le serpent à plumes siffla alors longuement, les yeux des momies autour d'Harry s'ouvrent et se mirent à briller. C'était vraiment effrayant.

Quetzalcóatl avança jusqu'à Harry et sa langue fourchue s'enroula autour du crâne d'Harry, quand la langue fourchue le lâcha, Harry fut entouré d'un halo doré et décolla du sol, restant suspendu à quelques mètres du sol.

Harry se sentit déchiré de l'intérieur et poussa un long cri strident. Le serpent semble alors aspirer l'air. Son cœur s'arrêtera pendant quelques minutes, quelques minutes ou il sera mort. L'Horcruxe se détache de lui et est absorbé par le dieu serpent.

Severus effrayé vit Harry en lévitation se raidir, puis une fumée noire et épaisse sortir de sa tête, pour être absorbée parQuetzalcóatl.

Le serpent reste la gueule ouverte dévoilant ses longs crochets et semble attendre, au bout de quelques instants cinq nuages ​​sombres se dirigeaient vers le serpent. Tous les nuages ​​se réunifièrent et le serpent avala le nuage sombre. Puis Harry bougea légèrement la main.

Le bout de la queue du serpent géant émergea du voile laissant tomber une forme humaine.

Sévérus regardait avec stupeur Sirius Black. Son corps était allongé sur le sol, il portait les vêtements du ministère. Il était de couleur cadavérique. Il crut un instant qu'il était mort. Mais sa poitrine semblait se soulever faiblement.

« Voilà Brujo Lorca, l'âme du jeune sorcier est de nouvelle une, j'ai aspiré l'âme de Voldemort, et j'ai rendu Sirius Black vivant. A présent je vais juger de la valeur du jeune sorcier. »

Quetzalcóatl s'approche d'Harry. Mais les serpents qui portaient Harry à ses poignets, commencèrent à siffler furieusem*nt.

Le serpent à plumes s'arrête et s'adresse à l'esprit d'Harry en fourchelangue.

«Tu parles au serpent jeune sorcier, et tu comme des serpents autour de ton corps, dit le serpent à plumes.

- Oui grand dieu, je parle le serpent, et Apophis et Lampro sont mes amis.

- Pourquoi as-tu voulu sauver ce sorcier et quel est ton but dans la vie ?

- Regarde grand Quetzalcóatl mes souvenirs, ainsi tu comprendras mon choix, et Harry laissera tomber ses barrières. »

Quetzalcóatl était fasciné par la vie d'être si jeune, si courageux, et ayant été tellement blessé. Il vit son mais et le comprit, il vit son amour pour son compagnon, la valeur qu'il donnait à la famille.

Le serpent à plumes se retirait des souvenirs du jeune sorcier, il admirait cette créature et son respect pour les êtres magiques, mais il avait besoin de plus d'armes et de force.

«Jeune sorcier j'ai jugé ta valeur qui est grande, tu es courageux comme les anciens guerriers Toltèques. Je vais te faire des dons, pour t'aider dans ta quête qui est juste.

- Merci au grand serpent à plumes pour ta générosité.

- Je vais insuffler du fluide vital en toi, je te donne la capacité de maîtriser la magie serpent. Adieu jeune humain. »

Harry fut entouré de flammes tel un brasier, il retomba sur le sol inconscient.

Quetzalcóatl se retire derrière le voile. L'arche redevint calme, les tambours s'arrêtèrent. La cérémonie était finie.

Sévérus se précipite vers Harry, fou d'inquiétude il serre contre lui le corps sans connaissances. Il le prit dans ses bras et le porta pour l'éloigner du cercle des momies. Le sorcier s'approche d'Harry, toujours dans les bras de Sévérus et il passe sa vieille main au-dessus du front d'Harry.

-Il n'a rien Sévérus, il est juste inconscient, Quetzalcóatl, l'a béni et lui a fait don de sa magie, il a besoin d'une bonne nuit de sommeil. Vous dormirez au village ce soir. »

Puis Brujo se dirigea vers l'autre rescapé, le sorcier Sirius Black, il passa sa main au-dessus du corps faisant des passes complexes.

« Ce sorcier est épuisé, vidé de son énergie, mais vivant. »

Il fit signer à ses hommes pour qu'ils le présage et rentra au village, suivit de Sévérus qui portait Harry dans ses bras.

Les hommes de la tribu prennent les momies pour les ramener dans leurs tombeaux.

Et l'étrange cortège prit le chemin du village.

Harry, Sévérus et Sirius, furent installés tous les trois dans une hutte, on apporta à Sévérus quelques fruits, de la viande bouillie et du pulque, Sévérus grimaça lorsqu'il reconnut la boisson.

Il a tout d'abord vérifié l'état de Sirius couché sur une natte de fibres sur le sol, il n'avait pas changé, mais semblait épuisé, mais surtout il était vivant. Sirius Black était vivant. Merlin.

Puis Sévérus prit une bassine d'eau et de lave Harry de la substance ocre qui le recouvrait.

Il alla se coucher contre Harry, le serrant dans ses bras

Harry se réveilla dans les bras de Sévérus, il se sentait bien, la journée de la veille revint d'un coup. Il reste un long moment songeur, il tourne la tête et vit Sirius allongé un peu plus loin. Il se dégagea doucement de l'étreinte de Sévérus, et alla vers Sirius. Il lui toucha doucement le visage, restant plongé dans la contemplation de celui qu'il croyait perdu à jamais, la peau chaude, il respirait. Merlin, il était revenu de derrière le voile. Sirius était vivant.

Harry sentit deux bras s'enrouler autour de lui.

« Là, Harry ne pleure pas, il est vivant tu as réussi,lui dit Sévérus. »

Harry n'avait pas prise de conscience, que les larmes roulaient sur sa joue. Il se retourna, et se blottit dans les bras de Sévérus, qui le réconforta, et lui laissa le temps de se ressaisir.

-« Harry, comment te sens-tu ? La cérémonie d'hier était assez impressionnante, vous savez,demanda Sévérus d'une voix inquiète.

- Étonnement bien, j'ai encore du mal à réaliser.

- Tu n'es pas le seul, tu n'es plus un Horcruxe, et tous les objets maudits sont détruits….c'est inespéré,dit Sévérus.

- Mais ce n'est pas tout, je me sens… différent, il faut que je me fasse Brujo,dit Harry »

Sévérus répondit d'un hochement de tête, au moment de sortir Harry hésita à laisser Sirius seul.

« Il est épuisé, il va encore dormir un moment, si tu veux quand nous serons de retour à la nuit, je lui ferais une potion reconstituante. »

Harry approuva la proposition de Sévérus, et ils se dirigèrent vers la grande hutte du chef Brujo. Le chef les attendait devant sa hutte, ils se saluèrent, puis Brujo leur fit signe d'entrer.

« Estéban est parti hier soir, il ne pouvait pas rester, mais il m'a dit que si vous aviez besoin de quoi que ce soit, il serait là. Je voudrais savoir les dons que t'as faits Quetzalcóatl,demandé le vieux sorcier.

- Il m'a insufflé du fluide vital, et il m'a donné la capacité de maîtriser la magie serpent,répondit Harry.

- C'est une très bonne chose, pour le fluide vital cela va augmenter ta puissance, tu t'en apercevras au cours du temps. Pour la maîtrise de la magie serpent, cela représente tous les sortilèges existants liés aux serpents, ainsi tu vois la marque sur le bras de Sévérus, c'est de la magie serpent…expliqua Brujo.

- Vous voulez dire que je contrôle tous les types en fourchelangue ?demanda avec stupeur Harry, mais je n'ai pas conscience de connaître les formules.

- Ce n'est pas grave, elles te viendront d'une façon innée, essaiera d'insister Brujo.

- Sévérus ? Veux-tu que j'essaye de t'enlever la marque des ténèbres du bras ?demande avec hésitation Harry.

- Je n'ai jamais arrêté de regretter cette marque, cette marque de l'infamie sûre de l'esclavage…bien que je n'en veux plus, mais et mon rôle d'espion ? Les informations dont nous avons besoin sont indispensables, et sans cette marque….Conclu Sévérus.

- Sévérus, tu as assez souffert, tu n'as pas de sacrifice à faire, les informations nous les trouverons autrement, et je dois t'avouer que je ne supporte plus de te voir partir rejoindre ce fou, ta vie est en danger à chaque fois, tu n'es plus seul Sévérus…plaida Harry.

-Vas-y…et Sévérus tendit son bras déterminé. »

Harry ne savait pas trop comment procéder, il approchait ses mains, toucha la marque, cette tête de mort hideuse avec ce serpent, puis la regardait se concentrer sur elle. Harry fit abstraction de tout ce qui l'entourait, bruit, odeur… Il ne voyait que la marque, et au plus profond de lui, il sentit un mécanisme se mettre en route, il la comprenait, il percevait ses mystères et ses secrets. Il comprend le lien de servitude servant à appeler, à faire souffrir, à dominer, à aspirer la magie. Il comprit alors comment briser le lien, et il coupa les fils, ce sort était une excroissance se nourrissant de la magie du sorcier, un parasite. Harry sans s'en rendre compte prononça les paroles en fourchelangue qui détruisent la marque. Sévérus sentit une grande brûlure, cela faisait atrocement mal, mais il serra les dents, il vit alors la marque s'estomper, puis disparaître. Il sentit en lui une vague d'énergie déferler, le laissant essoufflé. Sévérus était libre, il n'avait plus la marque des ténèbres. Malgré cela son corps continuait de le bruler, il tombe au sol et se tordit de douleur.

Harry s'inquiète de sa réaction libéra la magie de la terre, appelle sa créature, appelle les énergies de la nature, afin d'apaiser, soigner, réparer son mari.

Il se concentre intensément mettant tout son amour et sa volonté dans l'énergie qu'il sentait circuler.

Il y a eu un éclair de lumière blanche, qui éblouit les trois hommes. Puis Sévérus perdit connaissance et tout devient noir.

Harry répétait péniblement sa respiration, comme après avoir parcouru un marathon. Ses mains tremblaient, il se sentait faible et vide. Dès qu'il rassemble ses esprits, il alla près de Sévérus inconscient.

Quand Sévérus reprit conscience, Harry planait au-dessus de lui et le regardait avec anxiété et émerveillement. Sévérus avait 20 ans, il n'avait plus de rides, ses dents étaient blanches, ses cheveux somptueux. Il n'était plus abîmé par les potions. Son corps s'était raffermi partout.

Harry fit apparaître un miroir et fit signe à son époux de se regarder.

Sévérus se sentait bien maintenant, mieux que jamais en fait. Il se regardait dans le miroir ne comprenant pas ce que Harry voulait Et resta stupéfait par la vue de son jeune moi le regardant, il avait rajeunit de vingt ans. Plus de manèges, plus de dommages dus aux potions et au service du seigneur des ténèbres. Il se sentait plus vivant que jamais. Puis il réalisa, il avait le même âge physique que son mari, la différence d'âge était disparue. Il était plus viril, se sentait plus fort, plus séduisant. Merlin il n'avait pas de mots pour remercier cette bénédiction.

Harry, après un moment de silence et de stupéfaction, sauta dans les bras de Sévérus en riant et pleurant. Celui-ci d'abord stupéfait, abasourdi, laissa enfin éclater sa joie, et les deux sorciers tout à leur joie pleurèrent et rirent ensemble.

Ils exigeaient à Brujo s'il comprenait ce qui était arrivé. Le vieux chaman, fait quelques passes compliquées avec sa baguette.

-Quand vous avez enlevé la marque infâme, vous avez enlevé une sangsue qui pompait ses pouvoirs magiques. C'était douloureux, mais au lieu de laisser la procédure se terminer sans rien faire, vous êtes intervenu, et votre créature à donner de sa magie pour l'aider. Vous êtes un elfe, donc ce sont les forces de Danu qui sont entrées en jeu. Vous vouliez l'apaiser, soigner, réparer votre mari. La magie à rajeunit l'organisme de votre époux, à rajeunit et fortifie ses cellules. C'est un grand acte de magie et d'amour que vous avez réalisé. Conclut Brujo avec un sourire.

- Harry Potter a encore frappé, dit Sévérus, mais il avait aussi un grand sourire. Il était libre de la marque des ténèbres et du poids de l'âge. Digne de la magnifique créature qui le regardait avec des yeux plein d'adoration et encore plus d'amour qu'avant.

Après s'être remis de leurs émotions, ils prirent congé de Brujo, lui promettant de revenir le voir. Sévérus fit un lévicorpus, grâce à sa baguette et ils emmenèrent le corps inconscient de Sirius. Harry se sentait capable de les faire transplaner jusqu'à l'île.

Ils arrivèrent sur la plage, Winky les attendait très inquiète. Elle se précipite vers eux.

-Maîtres Winky était très angoissé de ne pas vous voir revenir hier soir.

- Tout va bien Winky, nous avons eu un contretemps, voici Sirius Black, mon parrain, il est très faible. Nous allons l'installer dans l'une des chambres, pendant ce temps nous prépare à manger, nous sommes affamés. Et si tu vas à Cancun récupérer le bateau je te prie Winky, demande Harry.

- Tout de suite maître, et Winky a disparu dans un pop.

Sévérus conduisit le corps inconscient de Sirius dans l'une des chambres, puis parti vers le laboratoire de potion. Pendant ce temps, Harry installait confortablement Sirius, émus de revoir le sorcier. Sévérus revient rapidement avec la potion régénératrice, qu'il fit boire à Sirius.

Les deux sorciers se dirigèrent ensuite sous la véranda ou les attendirent un superbe repas, fait d'entrecôtes bien juteuses et d'une salade de pomme de terres.

Dobby est apparu à la fin du repas, dans une petite caractéristique pop.

- Harry Potter Monsieur, quel plaisir de voir le Maître, je vous apporte, le courrier d'Angleterre, comment se passe votre séjour Maître ? demande Dobby.

- Merci Dobby, tout se passe bien, Winky est parfaite, mais assieds-toi et bois quelque chose, je vais regarder s'il y a des réponses à faire, dit Harry épluchant déjà son courrier.

- Sévérus regarde ça…c'est le journal le Prophète, il annonce le mariage pour dans deux jours, d'Ororo Zabini et de Cornélius Fudge, ce serait d'après le journaliste un coup de foudre, et en page cinq il ya un article parlant de l'inculpation à recevoir le baiser du détraqueur pour Peter. Merlin dit Harry à Sévérus qui saisit immédiatement le journal, avant de lire les articles.

- Harry tu as manqué un article juteux, page huit …écoute « …lors de l'inauguration de la plaque commémorative de l'entente pour l'entraide magique entre la France et l'Angleterre, qui fait suite à la signature de l' accord de coopération, signé lors du Comité de soutien. Une magnifique plaque dorée retraçant cet instant historique à été fixée dans le hall du ministère, afin que le monde sorcier voie les efforts faits par leur gouvernement. Cornélius Fudge et le très controversé Percy Weasley étaient présents pour dévoiler la plaque. Mais Percy s'est encore donné en spectacle avec la jeune fille qui se dit être sa fiancée, et qu'il rejette sans pitié, la malheureuse a fait une crise de nerfs et a du être transférée à Saint Mangouste, sous le regard indifférent de Monsieur Weasley. Devons-nous rappeler que Monsieur Weasley doit prochainement comparaître au tribunal pour l'affaire « Lord Seth Black contre Percy Weasley et le Ministère » pour diffamation, prise de position, et agression sur sa personne, nous rappelons à nos lecteurs que cette affaire embarrasse beaucoup le gouvernement. Par ailleurs, Monsieur Weasley est convoqué cet après-midi, avec son frère Ron Weasley pour une histoire familiale assez grave qui n'a pas encore été dévoilée, mais votre fidèle journaliste vous tiendra au courant de ce qui se passe…. » Et bien, cela bouge, dit Sévérus en réprimandant un sourire.

- Hmm, Sévérus j'ai reçu une lettre d'Arthur, il m'explique qu'il rencontre Maître Gordon cet après-midi, pour officialiser son divorce d'avec Molly, et qu'il renie Percy, et Ron. Giny vit chez la tante Muriel qui semble-t-il la mener à la baguette le mariage avec Vincent Crabbe a été annoncé, et se fera sous peu. Arthur ajoute qu'il n'a donné aucune nouvelle à Dumbledore, et que Maugrey essaye de le rencontrer, mais qu'il a réussi à l'éviter. Enfin il a trouvé un appartement sur le chemin de traverse qui lui convient parfaitement, car plus proche du Ministère, résuma Harry en lisant sa lettre.

- Arthur a toujours été un homme d'honneur, il a su réagir sainement face à cette situation, Il a beaucoup de mérites, conclut Sévérus.

- Il y a un message de Draco, qui me dit que tout se passe bien, que Blaise est enchanté du mariage de sa génitrice, que Lucius nous envoie ses salutations, et reste très actif au sein du journal. Il ajoute que Neville a croisé Hermione sur le chemin de travers qu'elle suivait Ron et une fille et qu'elle semblait très déprimée, avec les yeux rouges, ce qui les faisait bien rire.

C'est parfait tout ça, je vais rédiger mes réponses dans le bureau, viens Dobby, je n'en ai pas pour longtemps Sévérus. Harry se leva déposa un baiser sur les lèvres de son amour et partit vers son bureau.

Une heure plus tard après avoir renvoyé Dobby avec sa réponse, il verra son parrain.

Chapter 18: Sirius Black

Chapter Text

POV Percy et Ron

Percy et Ron se dirigèrent d'un pas nerveux vers le bureau de Maître Gordon, cette convocation ne leur disait rien qui vaille. Surtout depuis que Ron avait expliqué à son frère que leur père avait demandé le divorce de leur mère, celle-ci avait refusé de donner les motifs de la séparation, elle cherchait un appartement et avait proposé à Ron de la suivre.

Les deux frères ne s'étaient pas encore remis du choc que la nouvelle leur avait causé, ils étaient encore abasourdis et en pleine confusion. De plus, la pauvre Ginny avait été envoyée chez la tante Muriel, et elle allait se marier avec Vincent Crabbe, Ron ne comprenait pas ce qui arrivait. Percy lui était inquiet, il n'avait pas dit à Ron que leur père avait sûrement découvert la vérité, d'où les conséquences qu'ils subissaient. Mais ce qui lui posait surtout un gros problème était le divorce de ses parents. Cela ne se voyait pas dans le monde magique, c'était une infamie, et Percy tremblait des conséquences que cela aurait sur sa renommée. Quand ils entrèrent dans le bureau de maître Gordon, ils eurent la surprise de voir leur père, du moins Ron car Percy commençait à comprendre de quoi il retournait.

« Papa, mais qu'est-ce que tu fais ici ? Et c'est quoi cette histoire de divorce avec Maman, et Ginny qu'est-ce que tu lui a fait? Cria avec colère un Ron rougeaud.

- Cela suffit Ronald, tu t'assois et tu te tais, le chef de famille ici c'est moi,ordonna Arthur d'un ton ferme. »

Ron et Percy prirent place dans un fauteuil, Percy de plus en plus angoissé, Ron fulminant. Arthur reprit.

« Avant de laisser la parole à Maître Gordon, je vais vous expliquer les motifs de votre présence ici. Je suis au courant de toute votre machination avec Dumbledore, dois-je en dire plus ? Ma décision en tant que chef de famille est le divorce avec Molly, Ginny sera mariée avec le père de son enfant, et vous deux je vous renie et déshérite.

- Non, ce n'est pas possible, tu n'as pas le droit de faire cela, c'est injuste !cria Ron en se relevant. »

Percy, lui, s'était décomposé prenant conscience de la gravité et des conséquences de la sentence de son père.

« Cela suffit Ronald, si tu ne te tais pas, je te jette un sort de silence, et de glu, pour que tu restes assis. Ce que vous avez fait est ignoble, et vous allez en payer les conséquences. Au nom de magie magistra moi Arthur Weasley renie et déshérite à cet instant Ronald Bilius Weasley et Percy Weasley »

Un silence impressionnant plana dans la pièce. Percy se leva et sortit sans rien dire la tête basse, il avait tout perdu, il ne lui restait rien. Ron se redressa criant, paniquant.

« Non papa, non, ne fais pas ça, je m'excuse…dit Ron affolé.

- C'est ma décision et elle est irrévocable,asséna Arthur.

- Ron vous pouvez prendre le nom de jeune fille de votre mère : Prewett, vous n'avez plus aucun droit de porter le nom de famille Weasley. Arthur les documents de divorce ont été enregistré, la maison le terrier a trouvé un acheteur, elle devra être libéré à la fin de la semaine. L'acheteur est un promoteur qui à l'intention de faire un petit immeuble de plusieurs appartements, votre ancienne maison sera rasé. Que faisons-nous de l'ameublement ?Demanda Maître Gordon d'une voix autoritaire.

- Mon ex-femme n'a qu'à prendre ce dont elle aura besoin, le reste vendez-le, l'argent ira en dot pour le mariage de Ginny,conclu Arthur, qui salua l'avocat et sortit sans un regard pour un Ron écroulé et pleurant sur le sol. »

Fin du POV

Harry passa voir Sirius qui dormait toujours, toutefois il fut rassuré de voir qu'il avait repris des couleurs. Au moment où il allait quitter la chambre, Sirius s'agita, Harry revint près du lit et lui prit la main.

Sirius battit des paupières et ouvrit les yeux, il sembla désorienté, puis son attention se fixa sur Harry.

« Où suis-je ? Qui êtes-vous ?demanda avec curiosité Sirius. »

Harry l'aida à se redresser, ce que Sirius apprécia, Harry prit une chaise et s'assit à côté du lit de Sirius, le cœur serré par l'émotion. Il combattit sa gorge étranglée et ses larmes au bord des yeux en murmurant.

« Sirius, c'est moi, Harry. Je suis venue dans mon héritage de créature magique, je suis une Elfe, et je pense que Dumbledore avait mis un glamour pour que je ressemble à mon père. Une fois celui-ci partit j'ai pris plus du coté Black.

- Par Merlin, Harry…tu es magnifique, Merlin Harry tu ressemble à mon grand-père quand il était jeune, comme tu as changé …tu es splendide,dit Sirius avec émerveillement.

- Sirius, si tu savais comme tu m'as manqué, je t'ai cru mort,et Harry se précipita dans les bras de son parrain, en pleurant, refusant de le lâcher, j'ai cru t'avoir perdu pour toujours, tu ne sais pas ce que cela m'a fait. »

Sirius serra à son tour Harry contre sa poitrine se laissant envahir par l'émotion et peinant à réaliser ce qui s'était passé, il berça longuement Harry contre lui, se maudissant pour sa maladresse qui avait tant fait souffrir ce jeune homme. Il regarda son filleule combien il avait changé, le bel homme qu'il était devenu. Son regard se posa sur sa main et il y vit la chevalière de la maison Black. Cela le choqua, Harry avait était reconnu comme chef de la famille.

« Tu sais Sirius, maintenant je m'appelle aussi Seth Orion Blackdit Harry en souriant fièrement à travers ses larmes. J'espère que cela ne te dérange pas que j'ai pris ton nom ? Mais vu ton testament et le faite que mes grands-parents étaient des Blacks cela me semblait logique. »

- Non Harry,dit Sirius en poussant un grand soupir. Tu es un Black par le sang, tu as le droit à ce nom, plus que moi qui ai toujours renié mes origines.Sirius poussa un gros soupire.J'avais tort, je te prie de m'excuser pour mes manquements. Je ne sais pas ce que dirait tes parents….mais ils ne seraient pas content de moi, ça c'est sûr. Je n'ai pas été à la hauteur sur beaucoup de choses.

-Les choses vont s'arranger, laisse toi le temps, dit Harry les larmes roulant sur ses joues.

Sirius se sentait mieux. Il était en vie, avec son filleule, et il pourrait rattraper ses erreurs, il éclata de rire, essuya les joues de Harry, en posant un baiser sur sa joue.

« Où sommes-nous ? Je ne reconnais pas cette pièce,demanda Sirius.

- Nous sommes au Mexique, chez moi.Devant la perplexité de Sirius, Harry soupira et reprit, beaucoup de choses graves se sont passées.

- Harry que s'est-il passé pendant mon absence ?demanda Sirius de nouveau sérieux. »

Harry appela Winky pour qu'elle lui apporte une pensine, qu'il posa sur la table de chevet de Sirius, après avoir déplacé la lampe.

« Je vais te montrer tous mes souvenirs, tu comprendras mieux,Harry sortit des filaments blanc de sa tête et le mit dans la pensine, ça c'est ce qui s'est passé à ta disparition,Il en prit un autre,ça c'est ce qui est arrivé à Gringotts, celui-là c'est la réunion de l'ordre, celui-là mon mariage. »

Sirius sursauta et le regarda avec de grands yeux étonnés.

« Tu es marié ? Depuis quand ? Avec qui ? N'es-tu pas trop jeune ?Interrogea Sirius.

- Non, j'ai 18 ans Sirius, tu es partit longtemps, et beaucoup de choses se sont passés. Je ne suis plus tout a fait la même personne que tu as connu. Quant au choix de la personne, je veux que tu saches, que tu comprennes que je l'aime plus que tout, que c'est une union sorcière, et que je suis gay,dit avec une pointe d'angoisse Harry, Sirius il faut que tu acceptes mon choix, je l'aime vraiment tu comprends ? Et il me rend heureux comme personne.

- Tu m'inquiète…pour que tu réagisses comme ça, c'est que je ne vais pas aimer ce que je vais découvrir,asséna Sirius d'un ton sinistre. Et je ne sais pas si je peux accepter que tu sois marié. Le faite que ce soit avec un homme le gênait aussi, il n'aimait pas l'idée de son filleule se faisant prendre par un homme. James n'aurait pas aimé non plus.

- C'est une union sorcière. De plus je te rappelle que mes parents se sont marié au même âge que moi. C'est mon choix Sirius.

-Qui ? Dit Sirius d'un ton autoritaire.

- Avec un grand soupire Harry murmura « Sévérus »

- Quoi ? Tu te fais enculer par Snivellus ? Tu pouvais choisir n'importe qui mais c'est lui que tu as choisi ? C'est de la folie, ton père…

- Je t'arrête de suite tu ne dis rien sur mon époux, ton avis d'intimidateur et celui de mon père sur Sévérus ne m'est pas inconnu. Je ne te demande pas ton avis, je t'informe c'est tout.

Harry s'était redressé, sa puissance envahissant la pièce et écrasant Sirius qui recula.

Harry reprit froidement.

-Bien, ce souvenir, ce sont tous les événements que j'ai mis en œuvre pour me venger, et celui la comment je t'ai récupéré…au fait je suis en pleine lune de miel en ce moment, alors soit sympa et pas de crises. Je te laisse te reposer et réfléchir. On parlera demain.

- Harry pas lui dit Sirius d'un ton suppliant….

Harry le regarda froidement, il était furieux les retrouvailles avaient tourné court. Il payait pour ses illusions…

-Merlin tu es en lune de miel avec le batard, et tu parles de vengeance, mais qu'est ce qui s'est passé ?demanda avec angoisse Sirius.

- Sirius pour la dernière fois tu ne l'insultes pas, car malgré tout ce qui nous unit, mon choix se portera sur lui. Je vais faire les choses bien claires. Tu n'as rien à dire. C'est mon époux et je l'aime.

Sirius lui lança un regard blessé et choqué.

-Regarde Sirius, nous discuterons après, regarde les souvenirs et essaye de te reposer,répondit Harry. »

Sirius regarda son filleule sortir d'un pas raide. Il plongea dans la pensine, pour un voyage qui ne le laisserait pas indemne.

POV Voldemort

Le seigneur des Ténèbres, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, le Lord Noir était furieux. Peter Pettigrow avait été arrêté. Quand ? Comment ? Il allait recevoir le baiser du Détraqueur. Black était innocenté, même à titre posthume c'était inacceptable.

Fenrir Greyback ne répondait plus à ses appels, il avait envoyé un message comme quoi il quittait la cause. De quel droit ? On ne quitte par Lord Voldemort ! Il le tuerait.

Malefoy avait envoyé un message comme quoi il était coincé dans de grosses négociations financière, oh cela allait se payer…..

Nagini était malade depuis hier, très malade, elle vomissait…un serpent qui vomit, Voldemort n'avait jamais vu ça. Et cet imbécile de Snape qui n'était pas là.

De plus ses migraines recommençaient, certes moins fortes, sauf aujourd'hui, c'était très gênants.

Le summum, hier il avait rêvé qu'il se faisait manger par un serpent monstrueux, qui portait un collier de têtes de morts avec des plumes, lui se faire menacer en rêve ?

Voldemort dévisagea avec colères les quatre mangemorts agenouillés sur le sol. Bellatrix était parmi eux, il l'avait soumise à un sortilège de magie noir d'adoration absolue, au début de son règne, elle lui était fidèle depuis, elle l'aimait malgré son physique de serpent blanc. Mais aujourd'hui, sa soumission l'énervait, il n'y avait personne d'intelligent près de lui, c'étaient des larves. Dans sa colère il tua l'un de ses mangemorts et tortura les autres à coups de doloris. Il s'arrêta lorsqu'il ne supporta plus les cris, cela augmentait son mal de tête.

Fin du POV

Sirius sortit de la pensine furieux. Furieux contre ce qu'ils avaient osé faire contre Harry, furieux contre la réaction de Remus qui une fois de plus avait abandonné un ami dans le besoin. Remus qui n'avait pas su prendre soin d'Harry, qui avait oublié ce qu'il devait à James et lui. Il était comme le rat finalement, un lâche.

Furieux contre Dumbledore et sa bande de traîtres, Sirius était accablé par l'ampleur de la trahison, même s'il se doutait qu'il y avait des choses de louches…il n'imaginait pas que c'était à ce point. Il n'avait rien vu venir. Merlin ils voulaient sacrifier Harry, le dépouiller.

Et Harry était marié à ce serpent de Servillus. Rahhhhh. Mais que pouvait-il lui trouver ? Il était vieux, gras, désagréable. Il était l'ennemi des maraudeurs. Harry ne pouvait pas s'allier à lui encore moins se lier à lui. Il devait être sous l'effet d'une potion.

Sirius passa un bon moment à ruminer, il ne pouvait pas dormir. Les dernières nouvelles l'avaient vraiment énervé et perturbé. Toutes les informations tournaient dans sa tête le rendant fou, il se leva difficilement. Avec un pied peu sûr, il partit à la recherche de son filleule pour lui donner un peu de bon sens. Il ne pouvait pas accepter son mariage avec Snivellus, malgré tout ce qu'Harry lui avait dit.

Harry rejoignit Sévérus dans leur chambre. Il resta un long moment silencieux, essayant de faire le point sur les paroles de Sirius et leur dispute. Il était déçu, mais il ne devrait pas. Il savait que Sirius était immature, Azkaban ne l'avait pas aidé pour ce qui était de la stabilité émotionnel. Il connaissait la haine des maraudeurs pour le Maître de potions, mais lui savait la valeur de Sévérus. Il aimait cet homme plus que tout. Il aurait aimé avoir le soutien et la compréhension de son parrain, mais cela ne semblait pas possible.

Sévérus le regarda avec préoccupation, maudissant le cabot pour perturber son époux.

Après une éternité de silence, Harry prit la parole.

-Je lui ai tout dit et je lui ai laissé mes souvenirs, l'entretien était difficile, mais la discutions de demain promet d'être houleuse, dit Harry consterné.

-Je lui ai tout dit et je lui ai laissé mes souvenirs, l'entretien était difficile, mais la discutions de demain promet d'être houleuse, dit Harry consterné.

-Ça ne m'étonne pas de Black, il est égoïste et narcissique.

- Il n'est pas d'accord que nous soyons ensemble, je ne pense pas qu'il le comprenne….

-Ce sale cabot n'a rien à dire sur ta vie personnel.

- Sois gentil Sévérus.

-Non Harry c'est un imbécile. Il ne t'a pas élevé comme c'était son devoir et t'a abandonné à Hagrid, pour sa vengeance. Il ne s'est pas imposé auprès de Dumbledore. Il a été un persécuteur avec moi. Il est infantile et manque de maturité. Il n'a rien à dire sur ta vie, tes choix. Si tu avais dû aller à Serpentard comme cela aurait dû se faire sans toute la manipulation du vieux fou, alors quoi ? Il t'aurait détesté aussi ? Tu n'as pas a accepté ses remarques, dit Sévérus fulminant que le chien veuille les séparer.

Harry poussa un soupire de lassitude, Sévérus avait raison.

-Oui tu as raison mon amour, je me cachais derrière mon vieux moi. Mais je t'aime et rien ne nous séparera, si il ne l'accepte pas, je ne le verrais plus, dit Harry avec le cœur lourd.

Sévérus prit son mari dans ses bras et décida de lui faire oublier ses soucis, ils étaient en voyage de noce après tout. Et il voulait profiter de ce corps jeune pour prouver à son mari combien il tenait à lui.

La nuit fut exténuante, Sévérus était insatiable et lui fit l'amour plusieurs fois. Harry ne s'en est pas plaint, il apprécia beaucoup.

Sirius était derrière la porte, écoutant la conversation entre son filleule et Rogue. La vérité était dur à entendre, il n'avait pas été là pour Harry. Il ne s'était pas battu pour lui. Bon sang James l'aurait explosé s'il avait été là, il aurait été si déçu….et Lili il ne préfère ne pas penser à sa réaction avec son comportement. Harry aurait dû passer avant tout. Il ne voulait pas perdre Harry.

POV Percy

C'est tremblant que Percy se présenta vers le seigneur des ténèbres. Il n'avait plus le choix. Sa vie était un échec, Dumbledor n'était pas fiable. Peut-être que du côté du seigneur noir il trouverait la notoriété qu'il avait perdue...

- Alors le valet du vieux fou veux me rejoindre, coassa Voldemort.

- Je vous servirais fidèlement, murmura Percy complètement effrayé.

- Légilimens ...cria Voldemort.

Percy tomba au sol sur l'assaut. Voldemort se releva satisfait...il trouverait une utilité a ce Weasley. Il lui prit le bras et appliqua cruellement la marque des ténèbres sur la peau vierge, entre deux pustules. Il relâcha son bras avec dégout, et jeta un doloris en signe de bienvenu.

Percy s'écroula sur le sol hurlant de douleurs. Sa vie était vraiment misérable.

Fin du POV

Sirius bien que fatigué se sentit assez solide pour se lever. Il avait peu dormit.

Sirius s'arrêta choqué en entrant dans le salon, Snivellus n'était plus vieux ! Il voyait devant lui un homme jeune que la vie n'avait pas abimé. En lui-même il reconnut qu'il n'était pas désagréable à voir.

-Comment ? Coassa-t-il le regard hagard.

Sirius observait Sévérus, il ne reconnaissait pas le sorcier, il était en tee shirt et short, qui laissait voir un physique agréable, le physique qu'il avait à vingt ans. Sirius ne comprenait pas ce miracle, portait il un glamoure? Il n'avait plus aucune trace de mangemort sur le bras, regarda Sirius choqué.

-Mais que se passe t il? Je ne comprends pas...pourquoi Snivilus regarde comme une gravure de mode? S'exclama Sirius.

Sévérus se raidit immédiatement, profondément blessé par ce mépris. Black n'avait pas changé, malgré sa conversation avec Harry.

-Sirius je n'accepterais pas que tu manques de respect à mon mari. Tu ne l'insultes pas, suis je clair? Pour ton information personnel, Sévérus a rajeunit de vingt ans, c'est l'un des résultat du rituel d'hier. Je lui ai aussi enlevé la marque des ténèbres, dit Harry énervé

Harry lui fit signe de s'installer autour de la table pour prendre le petit déjeuner.

-Harry en enlevant ma marque des ténèbres a fait intervenir une magie ancienne, qui m'a ramené à l'âge de 20 ans, dit Sévérus avec une moue sarcastique.

Sirius leva les mains en signe d'apaisem*nt.

Dès que Sirius s'installa, Winky lui tendit une tasse de café.

Harry et Sévérus continuèrent de prendre leur petit déjeuner, laissant le temps à Black de se remettre. Sirius bu a petites gorges le café fort, il se décala inconfortable sous le regard froid d'Harry et déjeuna en silence.

A la fin du repas, il poussa un gros soupire. Harry ne céderait pas, il le voyait. Et lui il ne savait pas si il pourrait l'accepter.

-Harry je m'excuse pour ma réaction hier soir, mais tu dois comprendre que c'est difficile pour moi, beaucoup de choses ont changés.

-Black, Harry n'est plus un enfant, ni un adolescent, tu as raté ton rôle dans l'autorité parentale il y a longtemps. Tu n'as jamais été là pour ton filleule. Je peux comprendre que ce soit difficile pour toi, mais c'est trop tard. Cela ne te concerne pas.

Sirius se hérissa en entendant Rogue.

-Ne commence pas Sirius, dit Harry sentant venir la dispute. Ce que Sévérus dit c'est que nous sommes mariés et heureux de l'être. Tu n'as pas à prendre position la dessus. Bon sang après tous les souvenirs que tu as vu, c'est la dessus que tu bloques ? Sur la seule chose qui me rend heureux ? C'est profondément égoïste de ta part. Je ne te demande pas d'aimer mon mari, merci je m'en charge très bien tout seul. Non, ce que je te demande c'est si je peux compter sur toi ?

Sirius se sentait piégé, non il ne pouvait accepter sereinement Rogue, mais il aiderait Harry avec les traitres.

-Oui je serais là, dit Sirius maussade.

- Cela te pose-t-il un problème que sois Lord black ? Demanda Harry.

-Je suis content que tu sois Lord Black, je n'aurais jamais pu m'occuper de la chargecela ne m'intéresse pas, de plus je n'ai pas le droit à l'héritage des Black j'ai été déshérité, mais cela ne me touche pas… Reste le chef de famille. Je n'ai pas été un bon Black et je ne me suis pas occupé des valeurs du clan. Magie magistra t'a reconnu, toi, comme le dernier homme Black de la lignée, et mon retour ne change rien, la chevalière Black emblème du pouvoir du chef de famille, t'a été donné. Et d'après ce que j'ai vu, tu te débrouilles très bien, tu prends des décisions que je n'aurais su prendre, je suis heureux de te laisser cette charge, je te demande juste de ne pas me rejeter.

-Pourquoi je te rejetterais Sirius ? Je vais te réintégrer dans la famille, comme les autres. Tu es réhabilité, Lucius a livré Peter Pettigrow aux aurors devant les journalistes, tu as été innocenté. Le Square Grimaud va être complètement transformé, tu seras heureux d'y vivre, si la maison te plaît, sinon on trouvera autre chose pour toi. En tant que chef de famille, je te donnerais de quoi vivre, tu n'auras pas de soucis financiers.

- Je resterai près de toi, je t'aiderai. Merlin Harry, tu sais je suis resté conscient de l'autre côté du voile, j'étais entouré par des âmes, mais je ne pouvais revenir, je voulais te remercier pour ce que tu as fait pour me libérer. J'ai beaucoup réfléchit aux dernières années. Et Merlin, si tu aimes Rogue, je ferais des efforts pour toi, je te le jure Harry. Il faut que je revois tout, Lucius a livré Peter, pendant que Remus t'abandonnais, Dumbledore t'a trahis et manipulé alors que Rogue t'as aidé. Tu n'avais personne, trahi par tous, les seul qui t'ont aidé étaient des Serpentards, cela remet les pendules à l'heure. Cela remet en question tout ce que je pensais. Je ne sais plus trop ou j'en suis. Je sais que j'ai été aveugle. Mais il y a une chose dont je suis sûr, c'est que je suis de ton coté. Je vais t'aider à leur faire payer. Je serai là cette fois. »

Harry lui proposa de venir sur la plage. Les choses n'étaient pas réglées, mais il y avait un mieux.

Sévérus prit Harry tendrement dans ses bras et l'installa sur leur chaise longue, ou il le rejoignit.

« Winky,appela Sévérus. Le pop caractéristique, et l'elfe apparut,apporte une chaise longue pour Sirius et des boissons rafraîchissantes s'il-te-plait.

- Tout de suite maître,dit Winky.»

Sirius observait Rogue, il ne reconnaissait pas le sorcier, il était en maillot de bain qui laissait voir un physique très bandant, il avait attaché ses longs cheveux qui ne semblaient plus gras en catogan, ce qui affinait ses traits. Il n'avait plus ce teint blafard, mais un léger hâle qui l'avantageait énormément. Et surtout avec vingt ans de moins, il était superbe….Merde ils étaient magnifique les deux ensembles. Et il était l'époux d'Harry.

Winky revint, installa la chaise longue, disposa le plateau de boissons sur la petite desserte et disparut.

« Black, je voudrais que nous fassions la paix, la vie n'a pas été facile pour aucun de nous, faisons la paix et soyons alliés, pour Harry,dit Sévérus en tendant une main ferme.

Sirius regarda la main et Harry qui le regardait fixement. Ouai il savait qu'il manquait de maturité mais ce n'était vraiment pas facile. Il ne voulait surtout pas essuyer une colère d'Harry s'il refusait.

- Pour Harry, Rogue, je suis d'accord. »

Il serra la main de Black, un accord réticent venait d'être conclu avec le plus indiscipliné des maraudeurs. Sirius sentit un frisson quand il rencontra le regard suspicieux d'Harry.

Sévérus et Sirius s'installèrent sur leurs chaises longues, profitant de cette journée. Sirius contempla l'horizon, la mer turquoise, Harry qui déjà somnolait au soleil, Sévérus qui s'était plongé dans un gros livre, et il permit à son corps de se détendre.

Chapter 19: Le Retour

Chapter Text

Point de vue de Remus

Remus Lupin avait pour mission de rassembler les loups garous et de les unifier sous la bannière de Dumbledore, mais il se rendit vite compte que toutes les meutes où il passaient déjà sous les ordres de Fenrir Greyback…

La situation était catastrophique ! Même les hordes encore indépendantes refusaient de le rallier, sa mission était un échec, et Remus broyait du noir…

Depuis la mort de Sirius, plus rien n'allait ! Et il y avait ce Seth Black qui l'évitait ! Oui, c'était ça, il y avait la discussion avec lui, mais pourquoi ? Il devait lui parler d'Harry, et Sirius avait un héritier, pourquoi Sirius ne lui avait-il rien dit ?

Le nouveau Lord était le tuteur d'Harry, et Remus pensait avec honte qu'il l'avait abandonné ! Il se devait pourtant de devenir son tuteur, au moins dans la mémoire de James et Lily, sans parler de Sirius…

Merlin qu'avait-il fait ? Harry… Ou était-il ? Que devenait-il ? Était-il heureux au moins ? Ce nouveau tuteur était un Black, et Sirius mis à part, la totalité des membres de cette famille, jusqu'ici, étaient des adeptes de la magie Noir ! Harry était-il simplement encore en vie..?

Remus, bien que rongé par la culpabilité, se secoua : bien sûr qu'Harry était en vie ! Autrement, Voldemort n'aurait pas manqué de s'en prendre à Dumbledore, de les en informer !

Remus soupira de colère. Dumbledore… C'était évident ! Si le vieil homme n'avait rien dit, c'est qu'il ne s'était rien passé, il l'aurait su autrement ! Après tout, n'avait-il pas dit qu'il mettait toutes les ressources de l'Ordre disponibles pour la protection de Harry ? Le vieux sorcier les tirerait d'affaire, encore et toujours…

Ce qu'il ne comprenait pas, par contre, c'était la défection des Weasley. Pourquoi avaient-ils tous quitté l'Ordre ? Sauf Molly, Ron et Ginny. Il avait également appris par les journaux qu'Arthur avait divorcé de Molly, apparemment pour faute grave. La petite sorcière avait pourtant toujours été une mère et une épouse exemplaire, qu'avait-elle bien pu faire qui justifiait un tel traitement ?

Se rencontrant sur ses propres problèmes, Remus soupira de nouveau. Il savait encore moins pourquoi ce Seth ressentait à cause de son amitié et de sa loyauté envers ses amis. Merlin, il fallait le détromper ! Il devait parler à Harry…

Il s'avançait d'un air absent, la tête basse, inattentif aux regards haineux que lui lançaient les loups d'un énième village qui avait refusé l'alliance avec l'Ordre. Il frissonna en sentant une odeur particulière, une odeur familière, douce aussi, et pourtant tellement chérie…

« Alors Remus Lupin, on recherche ses racines ? »Elle demanda une voix rauque, sur sa droite.

Remus redressa vivement la tête et se tourna en direction de la voix. Il eût un mouvement de recul teinté de haine et d'une pure terreur en voyant Fenrir Greyback qui le contemplait d'un air goguenard. Que faisait-il là ? Remus s'affola. Fenrir leva les yeux au ciel d'un air exaspéré.

« Calme-toi louveteau, je ne veux que parler», l'informa-t-il.

« Je ne suis pas un louveteau »,gronda Remus d'un ton incertain.

Il était perdu. Toute sa partie humaine se révulsait à l'encontre du loup qui l'avait transformé, avait fait de lui un monstre et de sa vie un enfer, mais au fond de lui, son loup, même s'il refusait de l'écouter, ne désirait rien de plus que de ramper à ses pieds pour demander pardon ! Pardon pour la trahison ! Fenrir était son alpha, son chef de meute, et il aurait dû le suivre après la morsure, se battre pour lui, mourir pour lui, parce que c'est ce que fait tout bon loup : se battre pour et obéir à son alpha… Pire ! Au fond de lui, si l'on oubliait la honte d'avoir désobéi et trahi pendant si longtemps, le loup attendait, non, exigeait une punition ! Pour pouvoir revenir dans la meute, pour pouvoir être auprès de son alpha, parce que son alpha lui plaisait…

Greyback, semblant, pour une raison étrange parfaitement au courant de son dilemme intérieur, Ricana, et Remus se rendit compte avec l'horreur qu'il émettait d'horribles phéromones, qui lui disaient tout de sa honte, de sa peur, et même de son désir…

« Tu n'as pas été éduqué, tu rejettes l'instruction de la meute : tu es un louveteau qui pisse partout et surtout sur ses amis ! » ASéna Fenrir.

Heureusem*nt, la partie humaine de Remus se rebelle contre ces mots.

" Pardon ? Tu rigoles là, j'espère ? Tout est de ta faute il me semble, non ? C'est toi qui m'a mordu ! Je ne pisse pas sur mes amis, tu n'es qu'un valet du Lord Noir ! Qu'est-ce que j'aurais dû faire !? Suivez-moi et battez-moi contre tous ceux que j'aime !? »

« OUI ! » Rugit Fenrir, « Oui Remus, tu aurais dû me suivre, moi, ton alpha ! Tu aurais dû me suivre et accepter ton loup, il est une partie de toi ! Et à cause de ta stupidité, qu'as-tu perdu !? Non seulement toi-même, ton humanité, parce que ton rejet de ton loup depuis si longtemps, ton rejet de toi-même, te rend lentement fou ! Tu vas finir par diviser ta magie, et bientôt, tu ne sauras plus si tu es homme ou loup ! Tu vivras à Ste Mangouste, encore plus méprisé qu'à l'accoutumée par les sorciers qui te jetteront chaque jour ta ration de viande par la porte..! »

Rémus Frissonna. Non. Ce qu'il ne disait ne pouvait pas être vrai ! Il ne pouvait pas y avoir de lien avec le fait qu'il avait parfois du mal à contrôler ses sortes ces derniers temps, ni avec le fait que la potion Tue-Loup avait un effet de plus en plus réduit…

« … Mais tu as aussi perdu tes amis, et la seule famille qu'il te restait… » Ricana Fenrir de nouveau.

Rémus Tiqua.

« Qu'en sais-tu ? » Gronda-t-il d'un air sombre.

Cette fois-ci, à sa grande surprise, Fenrir éclata de rire.

« Oh, crois-moi Remus, jesais… »

Le grand loup soupira encore une fois et reprit.

« Remus écoute, crois-le ou non, mais j'ai quitté Voldemort, et même si il s'amuse à me le faire payer, » grimaça-t-il en frottant sa marque, « je ne réponds plus à ses appels. Ce n'est plus pour lui que je me bats, mais pour quelqu'un qui prend véritablement à cœur la cause des loups, quelqu'un qui nous défendra ! Alors ne perds pas ton temps à faire le tour des meutes, parce que tu sais très bien que personne ne rejoindra la cause de Dumbledore... alors personne ne t'écoutera… Et entre nous, tu es malgré tout un loup ! Albus n'est pas un Alpha, Si tu n'avais pas été aussi aveuglé par lui, si tu ne lui avait pas fait allégeance comme si il était de ta meute, tu te serais aperçu depuis longtemps qu'il est bien pire que Voldemort ! »

« Mais de quoi parles-tu ? »Demanda Remus, assommé et perdu par ce qu'avait dit Fenrir.

« Réfléchit Remus… Je parle de Dumbledore, évidemment ! Tu ne sais rien, tu n'as rien vu, tu es un idiot, mais je vais te donner une piste : tout est lié à Harry Potter… Cherche, mais soit discret, car tu vas découvrir des choses terribles ! » Conclut Fenrir, et il partit, sans un bruit, et disparut dans les ruelles.

Remus restait perdu dans ses pensées, au milieu de la rue qui s'était progressivement imaginée avec la tombée du jour, au milieu des maisons des loups ou l'on entrait par les fenêtres l'ébauche d'une vie heureuse….

Fin du POV

Sirius était assis sur la terrasse et contemplait le paysage idyllique, une douce brise venant du large faisant voleter ses cheveux. Cela faisait quatre jours qu'il était revenu du royaume des morts…

Il allait mieux.

Il avait eu du temps pour réfléchir : Harry et Rogue l'avaient laissé seul, partant en expédition sans lui... Harry l'avait évité. Quand il lui avait demandé s'il y avait un problème, il lui avait dit qu'ils étaient en voyage de noces, et qu'il n'avait pas envie de passer son temps à se disputer avec lui. Sirius avait alors eu une horrible prise de conscience : il perdait sa filleule pour Rogue. C'était dur d'accepter. Il devait faire des efforts car sinon, il serait exclu de la vie d'Harry, et il ne le voulait pas…

En fin de journée, alors qu'il regardait, pensif, le soleil se coucher, il entendait les rires joyeux de Harry et de Rogue, qui rentraient de leur excursion. Les trois sorciers dînèrent en terrasse, le soleil couchant embrassant le ciel. C'était un moment de paix, de calme, hors du temps. Sirius, qui n'avait que rarement connu de tels instants, se sentait bouleversé par cette atmosphère paisible. A cet instant, entendant une énième fois le rire de Harry -Rogue, même si cela était tout bonnement inimaginable pour lui, semblait très drôle,- il se sentait prêt à tout accepter pour lui. Pour qu'il continue à rire ainsi.

Winky leur avait préparé un véritable festin : un mole poblano, le plat national du Mexique ! Un ragoût de poulet parfumé aux épices et au chocolat…

« Winky, depuis que nous sommes arrivés nous goûtons les merveilles culinaires du Mexique et cela semble te plaire ! »ConstataHarry.

« Oui maître, Winky veut vous faire découvrir les spécialités du pays ! Winky adore faire la cuisine... »

« Et bien je te félicite Winky, c'est délicieux ! » Approuva Severusen se léchant les doigts avec une telle sensualité que le souffle d'Harry resta bloqué dans sa poitrine.

Sirius en fut choqué ! Quoi !? Ce mec-là c'était la chauve-souris, la terreur des cachots ? Le Serpentard sarcastique et méchant ? Celui qui avait froid dans le dos ? Sirius eut l'impression de se retrouver dans une dimension parallèle et se demanda vaguement à quel moment il y avait été projeté. Ah, mais ça expliquait tout ! Ce n'était pas son Harry, ça devait être ça, c'est était un autre…

Il du apparemment faire une sacrée tête, car Harry lui fit une proposition, certes incongrue, mais bienvenue…

« Sirius, dis-moi, que pense-tu de prolonger ton séjour ici ? Histoire de te remettre de ton passage derrière le voile ? »Proposa Harry, « Pour notre part, nous devons rentrer, Severus et moi, à la fin de la semaine. Trop de choses restent en suspens, et la guerre ne se fera pas en prenant des vacances… Mais rien ne presse et tout avance normalement. Ton retour n'est pas urgent... »

Sirius avait un petit pincement au cœur en comprenant qu'Harry n'avait de toute façon pas besoin de lui et l'évinçait de ses plans. Mais après tout, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même : c'était de sa faute, et uniquement de sa faute, si Harry s'était retrouvé seul…

« Ce ne serait pas de refus, cela me permettrait de me remettre en forme… De me remplumer aussi, si Winky continue à s'amuser ! C'est une île de rêve, l'idéal pour se reposer, et si tu me le permets, je pourrais peut-être transformer une pièce en salle d'entraînement, histoire de me remettre à niveau, question sortilèges… Quels sont tes projets en fait ? »

« Fais-donc, acquiesça Harry, mais remet tout en état en partant, c'est non négociable ! Concernant mes projets, te rappelles-tu m'avoir laissé, dans ton testament, un médaillon pour aller au Sanctuaire ? J'ai l'intention d'y retourner. Nous partirons bientôt, probablement d'ici une dizaine de jours, qu'en penses-tu Severus ? » Demande à Harry de revenir vers son mari.

Severus hocha la tête.

« Cela me convient. En plus, je n'ai plus de comptes à rendre au Seigneur des Ténèbres, maintenant » répondit-il.

Sirius sursauta. Il voulait aller au Sanctuaire !? Mais alors c'était complètement différent ! Il voulait faire partie du voyage, il le devait absolument !

« Attendez Harry, si c'est ça ton plan, alors je veux venir avec vous ! Je vous rejoindrais le jour du départ, ainsi je serais en forme, d'accord ? Je ne veux plus te lâcher Harry, je serai avec toi sur ce coup là ! » AffirmeSirius d'un ton catégorique.

Sans attendre de réponse, Sirius dansa et déclara qu'il allait se coucher, il ne tenait plus sur ses jambes. Cette journée lui avait demandé beaucoup d'efforts. Il leur souhaita une bonne nuit et partit. S'il avait prêté, pour une fois, ne serait-ce qu'une microseconde d'attention supplémentaire à Harry, il aurait remarqué son air ennuyé. Non, pour Harry, Sirius ne faisait pas partie du voyage…

Ils allaient probablement devoir se battre contre toutes sortes de monstres, devoir gérer l'eau et les provisions, et Severus ferait partie du voyage, ça par contre, c'était sûr ! Bref, en gros, Harry n'avait pas du tout envie de devoir en plus de tout ça gérer son parrain qui était quand même resté une putain de gamin dans sa tête, et qui ne manquerait pas de mettre tout le monde à cran ! Sans compter qu'il n'avait jamais, au grand jamais, eu de preuve de ses aptitudes au combat, sauf à quatre contre son mari sans défenses… D'ailleurs, pour ce qu'il en savait, Sirius n'avait même jamais travaillé, puisque la guerre était déjà déclarée à sa sortie de Poudlard…

Mais non, c'était Sirius, et demandait une seconde d'attention supplémentaire à ce qu'il avait décidé, c'était déjà trop demander ! Son parrain avait vraiment un problème… Son parrain avait toujours eu un problème ! La vérité, c'est que l'envoi à l'aile psychiatrique de Ste Mangouste était sans doute ce qu'Harry avait de mieux à faire. Sirius était instable, il avait passé beaucoup trop de temps sous sa forme animagus et était revenu de parmi les morts ! Qui dit psychisme instable dit magie instable, Sirius était une bombe à retardement ! Il vivait dans son petit monde bien réglé, et se montrait complètement fermé à tout ce qui pouvait encrasser ses rouages, et tant pis si son monde ne correspondait pas à la réalité, il n'en avait juste rien à cirer…

Severus et Harry soupirèrent en chœur alors qu'il rejoignaient leur chambre. Le potioniste haussa un sourcil intéressé en avisant les sortes de verrouillage et de silence que son charmant elfe de mari avait décidé de jeter sur la porte…

Seth demande à Severus de se déshabiller et de s'installer sur le lit. Il avait envie de jouer. Severus se lécha les lèvres d'anticipation, le programme lui convenant parfaitement.

Lorsqu'il fut installé, Harry fit un geste de la main et invoqua une musique de jazz, très sensuelle, mais en sourdine. Il baissa l'intensité de l'éclairage et commença à se déhancher sensuellement, Harry se laissa envahir par la musique et suivant le rythme ses mouvements devinrent hypnotisants. Severus, qui avait compris le jeu auquel Harry voulait jouer, sentait les battements de son cœur s'accélérer.

Harry, suivant le tempo de la mélodie, commença à élever délicatement son débardeur, tout en se caressant, puis il passa le petit haut au-dessus de sa tête, le fit tourner avant de le jeter au loin. Il jeta alors à Sévère un regard qui l'enflamma totalement.

Severus haletait doucement à présent, le sexe dur, ne pouvant détacher son regard du fessier si tentant, moulé dans son court bien ajusté, ni du dos où le serpent tatoué exerçait lui aussi une danse lascive autour de l'épée. Harry fit rouler les muscles de son dos et le serpent se déplaça vers les fesses, puis il courba le buste et se pencha en avant pour faire ressortir son fessier, et se déhancha longuement pour faire descendre son court. En dessous, il ne portait rien. Mais à ce stade, Severus n'en pouvait déjà plus, et inconsciemment, il commença à caresser sa verge, dévorant des yeux le danseur devant lui.

Harry se retourne, ondule sensuellement, tout en se léchant les lèvres de manière gourmande. Il passa ses mains sur son corps, se caressant, imaginant les mains de Sévère le parcourant, et en gémissant de plaisir.

Quand il était devant Severus, il se mit à genoux entre ses mains et commença à se masturber lentement, suçant un de ses doigts entre ses lèvres rouges. Il écarta alors bien les jambes, dans une invitation silencieuse. Severus était complètement fasciné par le spectacle que lui présentait Harry, et ne put que mettre Balbutier.

« Je t'en prie Harry, viens, je ne tiens plus, viens... »supplia-t-il.

Alors Harry s'avança d'une démarche chaloupée jusqu'au lit où il grimpa en rampant. Il monta sur son mari haletant et l'embrassa, ravageant sa bouche, cherchant sa langue, les mains plongées dans ses cheveux et son corps ondulant sur lui, tandis que Severus lui caressait passionnément le dos et les fesses.

« Severus, laisse-moi te prendre ce soir, j'ai envie d'être en toi »,dit Harry en redressant la tête.

Sévère lui lança un regard grave et ému, et approuva un mouvement de tête.

Harry s'empressa alors de lui saisir les mains, immobilisant ses poignets au-dessus de la tête pour l'attacher au lit d'un type informé, puis il se pencha et l'embrassa langoureusem*nt, enroulant sa langue autour de sa compagne qui répondrait avec passion à tous ses mouvements. Harry descendit ensuite sur le corps de son amoureux et n'épargna aucune parcelle de peau, il prit possession de tout le corps de son amour, se délectant de la douceur de sa peau, de sa souplesse, le léchant, le mordillant, l' aspirant… Caressant les fines cicatrices qui marbraient son corps, les baisant… Puis il finit par cette fameuse zone, celle qu'il avait évitée malgré les supplications et les gémissem*nts, et prit entre ses lèvres le sexe habillé, d'où suintait une perle de désir. Il le suça doucement, avec tendresse et passion, montant et descendant, léchant les testicules, puis descendant jusqu'à l'anus, qu'il lécha avant de forcer le passage du bout de la langue, entrant et sortant, alors que Severus criait de plaisir…

L'une des mains d'Harry malaxait ses bourses, et l'autre se masturbait à sa limite. Severus avait les jambes écartées au maximum, prenant appui sur ses talons pour donner des coups de hanche, et il ne cessait de gémir, de crier, de fournisseur…

Harry remplaça alors sa langue par son doigt, repositionnant sa bouche sur la verge, qu'il s'appliqua à lécher sur toute la longueur, mais Severus ne lui en laissa pas le temps.

« Harry, prends-moi maintenant ! » Exiger-t-il entre deuxgémissem*nts.

Harry, d'un mouvement du poignet, libéra Severus de ses entrailles, et lui fit signer de se retourner et de se mettre à quatre pattes. Harry se positionna et, après avoir lancé un sortilège de lubrification, poussa doucement contre l'entrée qui se dilatait à son passage. Harry saisit les hanches de son mari, et attendit qu'il lui donne le signal pour entamer son mouvement. Seth se mordait déjà la lèvre pour contenir son désir, mais bientôt, Severus se détendit et donna un petit coup de rein. Harry commença alors à aller et venir dans des mouvements amples et réguliers, pendant qu'une de ses mains lubrifiées, saisissait la virilité de son amour pour entamer un mouvement lent et sensuel. Seth se redressa un peu et changea l'angle de son entrée, et cogna alors directement dans la prostate de son époux qui se mit à pousser de véritables rugissem*nts de plaisirs. Severus n'avait jamais connu de sensations si extrêmes, il se sentait rempli par l'homme qu'il désirait le plus au monde, son corps était en feu, la stimulation de sa prostate lui envoyait des décharges de plaisirs dans tous le corps, et bientôt, sa respiration se fit laborieuse.

« C'est si bon d'être en toi Severus, » gémitHarry.

« Oui ! Plus vite Harry, oui ! »

Harry accélérera, et lorsque Severus explosera de jouissance dans un long cri rauque, il sera sur le point d'être enserré si fortement qu'il jouera à son tour dans un cri de délivrance.

Ils s'écroulèrent sur le lit, en sueur et la respiration hachée. Harry sort le corps de Severus et lance une sorte de nettoyage. Sévère resta sur le ventre, haletant. Harry s'allongea à ses côtés et se serra contre lui, dégageant une mèche de cheveux de son visage humide de transpiration. Pourquoi Severus ne réagissait-il pas ? Avait-il été trop brutal ?

« Severus ça va ? »demanda Harry, inquiet.

« Par Merlin Harry, oui ! C'était si intense ! C'était ma première fois que tu le savais ? Et tu m'as fait ressentir de telles émotions… Tu me rends complètement fou… »

Harry a émis un petit éclat satisfait

« La réciproque est vraie aussi... Jamais je n'aurais imaginé avoir quelqu'un qui compte tellement dans ma vie, »

Severus eu un petit rire et prit Harry dans ses bras pour l'embrasser et lui murmurer des mots d'amour. Les deux sorciers s'endormirent dans les bras l'un de l'autre avec un profond sentiment de plénitude…

Le reste de la semaine se passe dans d'excellentes conditions, Sirius s'habituant peu à peu à voir Harry et Severus échanger des gestes tendres. A la fin de la semaine, il n'avait plus aucun doute sur l'amour qui les unissait. Les journées se passèrent en mode farniente au bord de la mer, à savourer les délicieux repas de Winky. Sirius n'aimait pas évoquer son séjour derrière le voile, donc ils évitaient le sujet. Mais Harry lui parle longuement de ses projets, et l'esprit maraudeur de Sirius eut vite fait de trouver quelques aménagements, afin de l'aider à peaufiner sa vengeance. Le cas de Remus fut évoqué, et Sirius décida qu'il s'occuperait de son cas avec Harry. Et vu l'esprit retors de son filleul et le sien, le loup-garou n'avait qu'à bien se tenir…

Severus pourrait, durant cette semaine, expérimenter de nouvelles potions grâce à son précieux livre. Il découvrit le luxe d'une vie loin du stress, appréciant les moments d'intimité avec son époux et découvrant l'homme bourré de qualités qu'il était. Il ne fait aucun doute que l'on aimerait en tirer avantage. Leur histoire avait commencé très vite, mais Harry avait eu raison de vouloir venir sur l'île : cette semaine avait été bénéfique pour leur couple, leur apportant un équilibre salutaire pour l'avenir et renforçant leur amour, malgré la présence du chien…

Harry était tout simplement heureux, savourant à chaque instant le cadre exceptionnel dans lequel ils étaient, découvrant pour la première fois les joies d'une qualité de vie qu'il n'avait jamais connue. Il redécouvrait Severus, son humour fin, sa grande intelligence, et leurs nuits de passion qui le laissaient toujours émerveillé devant la puissance de leur amour. Et il y avait Sirius, qu'il avait retrouvé… Le voir manger, bouger, lui parler, respirer, était des petit* miracles constants dont il ne cessait de s'émerveiller ! Il avait retrouvé son parrain et il remerciait Merlin du bonheur que cela lui apportait chaque jour.

Un matin, Harry eut même la surprise de découvrir Severus et Sirius ensemble dans le jacuzzi. Apparemment, ils avaient voulu s'expliquer sur leurs nombreuses querelles, et leur ressenti. La discussion n'avait pas été facile, ni agréable, mais Severus avait pu se rendre compte que les différentes épreuves que Sirius avait subies lui avaient apporté une maturité qui lui avait longtemps manquée. Sirius était surtout inquiet à propos de la relation entre Harry et lui, et Severus avait gentiment accepté de lui expliquer l'amour qu'il ressentait pour son Elfe, les doutes qu'il avait eu, mais que la fougue d'Harry avait balayés. Sirius avait découvert l'intelligence de Severus et de l'homme qu'il était, et un profond respect lui était adressé, scellant leur nouvelle amitié, qui restait cependant fragile.

Harry les rejoignit, et les trois sorciers discutèrent sur un ton plus détendu et apaisé. Un grand pas venait d'être franchi.

Malheureusem*nt, le jour du départ arrive. Le retour à la réalité, avec son cortège de problèmes, ne tentait pas trop Harry, mais Severus lui rappela ses responsabilités, et ils avaient encore beaucoup de choses à faire ! Finalement ce fut la perspective de retrouver ses amis qui rendent son sourire à Harry. Mais il décide de se séparer de Apophis et Lampro, qui visaient la liberté qu'ils pouvaient avoir sur l'île. Winky mettrait un peu d'ordre avant de rentrer. Sirius n'avait en fin de compte pas très envie de rester seul, et décida sur un coup de tête de rentrer avec eux. Sous un charme de glamour, il se nommerait Cygnus Mallory…

Point de vue de Dumbledore

Albus venait de recevoir la démission des jumeaux Weasley. D'abord celle d'Arthur, puis de Charlie et Bill, et maintenant, les jumeaux ! Il était bien décidé à avoir le fin mot de cette histoire, et se dépêcha de transplaner au terrier. Il y a trouvé une Molly débordée, entourée de cartons et de valises.

« Molly ? Mais enfin, que se passe-t-il ici ? »Exigez-t-il, perplexe.

« Ô Albus ! Vous le voyez bien, je déménage ! La maison est vendue, et j'ai jusqu'à ce soir minuit pour m'en aller. Arthur à tout découvert, j'ai reçu hier, dans les vingt minutes suivant le sortilège, une lettre officielle express m'informant de notre divorce sans possibilité de recours… Après toutes ces années de mariage, pfuuuit, plus rien ! Pas de reconnaissance pour tout le travail que j'ai fait à la maison, pour toutes ces années d'esclavage, pour les enfants que je lui ai donné ! Non, môssieur Arthur Weasley ne me laisse même pas l'argent issu de la vente de la maison, simplement un « versem*nt minimum », et en emprunt à Gringotts en plus ! Mon coffre et ceux de Ron et Percy, hop, vidés ! Percy ne touche qu'une minuscule fraction de son salaire, et pour Ron et moi, c'est la banque qui nous fait vivre, donc nous devrons rembourser ! Et je ne peux même pas embarquer un misérable meuble, non ! Ces saletés de gobelins ont mis des sortes partout ! Tout va être vendu, et l'argent va revenir au vente gosse... »Grogna Molly, la tête plongée dans les cartons, les mains couvertes de bandages à cause des objets qu'on l'empêchait d'emporter mai qu'elle avait tout de même éssayé de prendre…

Albus se laissa tomber sur une chaise, assommé par la nouvelle. Arthur savait tout ! Merlin..!

« Et pour Percy, Ron et Ginny ? »demanda-t-il.

Molly sort brusquement de son carton, les larmes aux yeux.

« Pour Percy et Ron, c'est terrible ! Ils sont reniés et déshérités, que vont-ils devenir les pauvres chéris ? Ginny s'en tire mieux, enfin, si l'on peut dire : elle va épouser Vincent Crabbe, puisqu'il est le père de son enfant. Elle est actuellement cloitrée chez la sœur d'Arthur, une espèce de vieille fille coincée, mais au moins, elle n'est pas reniée... » Se lamenta Molly en -essayant- de faire léviter une série d'assiettes vers un carton.

Elle sursauta en couinant alors qu'une violente décharge électrique parcourait son corps.

« C'est bon, j'ai compris », grommela-t-elle.

Elle ferma les trois misérables sac et les deux cartons devant elle : au total, elle emportait ses vêtements, ceux de Ron, ses livres de sortes ménagers, et une batterie de casseroles. Tout le reste avait été acheté par Arthur, ou bien avec son argent, -forcément ! Même sous potion calmante, Arthur se serait attiré s'ils arrivaient comme dans un palais avec son maigre salaire, alors Molly s'était débrouillée avec le maigre salaire…- et donc, considérée par la magie des Gobelins comme lui appartenant. Les assiettes que Molly avait essayé d'emporter étaient même un héritage de famille…

Albus accuse le coup d'État. Comment cela avait-il pu être possible ? Ou avait-il fait une erreur ? Tout était parfait jusqu'ici, alors quel était le grain de sable dans l'engrenage de ses plans ? Il n'arrivait pas à comprendre…

Enfin, heureusem*nt, il eût tôt fait de se reprendre. Après tout, il était le plus puissant sorcier du monde magique, n'est ce pas ? Si on oubliait Voldemort et le sale gosse, évidemment !

Grindelwald avait été facile à duper, il était un petit chiot manipulable, et même si Albus l'avait beaucoup aimé, il avait été terriblement facile de le pousser à devenir un mage noir, pour ensuite se retourner contre lui et en retirer toute la gloire. … Il l'avait fait interner à Numengard, la prison des sorciers située en Allemagne, un lieu si terrible et secret qu'on ne savait pratiquement rien de ce qu'il s'y passait, si ce n'est que les sorciers étaient dépossédés de tout, de leur magie jusqu'à leur nom… Bref, Grindelwald avait été facile, mais Voldemort, ça avait été une autre histoire ! Heureusem*nt qu'il s'était débrouillé pour lui faire suffisamment peur pour qu'il n'ose pas s'attaquer à Poudlard : ça n'avait fait qu'augmenter sa réputation de mage blanc ! Mais il était évident que dans un combat singulier face à Voldemort, il ne ferait pas le poids… Et ne parlons pas du mioche Potter ! Ce gamin avait une puissance magique extraordinaire ! Tellement que même avec ses verrous magiques il réussissait à poser des problèmes… Et dernièrement, il y avait eu l'apparition de Seth Black aussi… De plus en plus de sorciers le dépassaient, il se faisait vieux… Mais il était Dumbledore ! Il était le plus puissant sorcier (connu) du monde magique ! Il allait redresser la situation…

Pour Molly il lui donnerait un peu d'argent cela lui permettra de les fidéliser,,,rien de meiux que la reconnaissance. Il sortit sa bourse, et lui donna tout son contenu, heureusem*nt qu'il lui restait un compte à Gringotte ou il avait mis ses salaires comme Directeur, et Manitou Suprême de la confédération internationale des sorciers. Il avait économisé ses gains sur ce compte.. Maintenant il était heureux d'avoir ses fonds devant lui, Avec cette action il se garantissait le reste de la famille Weasley. Et il pouvait encore manipuler le gosse Potter pour arrondir ses finances.

« Molly, tout cela est bien regrettable et je suis de tout cœur avec vous ! Je dois juste modifier un peu mes plans, je vais vous donner cinq mille gallons cela vous aidera à re démarrer.»déclaration-t-il d'un ton ferme.

« Ah Albus ! je ne sais pas comment vous remercier... malheureusem*nt je ne pourrais pas être d'une grande aide... Mais je verrais à ce que mes enfants vous soient fidèles »

« Bien sûr Molly, bien sûr... » Acquiesça Dumbledore d'un air absent.

En fait, maintenant que Moly lui était inutile, il n'en avait plus rien à faire, mais il devait tout de même faire bonne figure, et puis sait-t-on jamais, Molly pourrait peut-être encore lui servir… Et ainsi il garantissait que Ron l'arriviste suivrait ses plans

« Mais cela n'empêche pas de continuer la lutte contre Voldemort… Ou allez-vous aller ? »Demande-le.

« J'ai trouvé un petit appartement dans le Londres moldu. Ron va venir habiter avec moi, puisqu'il refuse d'habiter avec Percy et ses pustules. Mais étant donné que je ne peux même pas emporter les assiettes d'Arthur, ça va être spartiate ! Et je vous l'ai dit : il va falloir que je trouve un travail… » ConclutMolly, découragée.

« Je vais réfléchir à tout cela, mais j'ai besoin de vous et des enfants dans l'Ordre. Donnez-moi vos coordonnées, je vous contacterai ! Rien n'est perdu, ils ne voient pas que j'agis pour le plus grand bien ? Ma cause est la plus juste, l'avenir du monde sorcier repose entre mes mains ! »répondit Dumbledore.

Molly le contempla avec une lueur d'espoir dans les yeux.

Oui, sa cause était juste ! Et il ne pouvait pas la laisser seule dans la misère, n'est ce pas ? C'était à cause de lui qu'elle en était là…

Mais Albus transplana sans une parole de plus et la laissa transporter seule ses bagages, malgréée…

Dumbledore se rend à Poudlard et s'enferme dans son bureau. Il avait besoin de réfléchir, il fallait qu'il revoie ses plans. Une chose était sûre : il devait maintenir l'isolement de Harry, et demander aux Dursley de le garder enfermé et de le maltraiter encore plus, pour encore plus le fragiliser. Cela ne poserait pas de problème à « l'oncle de Harry » de durcir les coups. Il enverrait un hibou à Pétunia. Harry serait bien évidemment totalement coupé du monde extérieur, à moins de devoir faire des corvées, et il allait devoir placer une sorte qui intercepterait toute tentative de contact des dissidents Weasley et du nouveau chef Black. Harry ne devait pas se corrompre à leur contact… Il devait également récupérer la garde du gamin : Fudge allait l'aider. Après tout, sa place de ministre dépendait en grande partie de leur pion… Harry Potter était, depuis sa naissance et l'établissem*nt de la prophétie, la propriété de l'État ! Encore plus depuis que ses parents étaient morts ! Il était l'arme qui allait, qui devait les mener à la victoire ! Et ce foutu lord Black ne ferait pas le poids…

Ron et Percy étaient reniés, et donc libres. Surtout Ron. Cet immonde gamin dégoûtant qui ne pensait qu'à la gloire, la nourriture et l'argent. Surtout la nourriture. En attisant un peu sa jalousie, il en ferait ce qu'il voudrait. Percy était un peu plus délicat, car totalement -et stupidement- dévoué au ministre, mais le ministre lui étant, à lui, totalement dévoué, il saurait gérer cela… Quant à Ginny, et bien, s'il ne pouvait plus se servir d' elle, il prendrait Ron ou Rusard ! Son cracmol de concierge ne cracherait pas sur coquette somme d'argent, et surtout, il était éperdu de reconnaissance devant lui. Les deux étaient bien manipulables, et la potion « Amour Toujours » était toujours utilisable, déterminant du sexe et de l'identité de celui l'utiliserait, aux dépends de Harry, évidemment. C'était juste dommage, rapport au bébé, mais sous une telle potion, il serait facile d'amener Harry à « faire un généreux don à son époux, en cas de disparition soudaine et tragique de sa personne… »

Bref, dans tous les cas, il devait se trouver de nouveaux alliés…

Fin du POV

Harry, Severus et Sirius furent finalement bien contents d'arriver dans la zone de transit près du ministère. Le transplanage de retour s'était passé sans problèmes. Les trois sorciers sentaient la différence de température, car même s'il faisait exceptionnellement beau pour Londres, ils avaient tout de même perdu près de quinze degrés. Sirius avait juste grimacé en rétrouvant les bâtiments gris des rues londoniennes…

Il s'apprêtaient à rentrer tranquillement chez les Malefoy, et tout se passait sur le mieux, jusqu'à ce qu'ils croisent Remus qui sortait du ministère.

Merlin, pense Seth,n'est-il même pas allé se faire tatouer comme un chien ?

Harry soupira d'un air exaspéré. Saleté d'odeur de loup. Lupin reniflait déjà dans leur direction, particulièrement vers Sirius. Évidemment, une sorte de physique glamour ne camoufle pas l'odeur. Ils auraient dû y penser plus tôt ! D'une certaine manière, Seth modifie l'odeur de son parrain. Lupin fronce les yeux un bref instant d'un air suspect, puis se secoue un peu, comme s'il disait qu'il avait du rêver, et reporta son attention sur Seth.

« Lord Black, quel plaisir de vous rencontrer ! »

Lupin jeta un coup d'œil en direction de ses compagnons.

« J'ignorais que vous connaissiez… Severus, c'est toi ? » exigea-t-il, abasourdi, puis il jeta un regard interrogateur à Sirius.

Severus haussa un sourcil sarcastique, -et très malfoyen-.

« Bien sûr que c'est moi, Lupin, as-tu déjà oublié le visage de celui que tu aimes tant persécuter dans ton enfance ? Et oui, je connais le Lord Black, puisqu'il est mon époux ! » répondit Severus d'un ton moqueur.

Il n'avait aucune obligation de présenter Sirius. Surtout que le chien fixait son ancien ami d'un air étonnamment glacial…

« Vraiment ? Et bien, c'est une surprise… Mais comment peux-tu rajeunir autant ? Qu'est-ce que tu fais ? »

« Un accident magique… mais cela ne te concerne pas il me semble,,, »

Lupin essaya de se resaisir devant le ton glacial et agréssif, il était très surpris en fait Sévérus était magnifique. Et il avait dit qu'il était marié avec Black ? Cela le choquait beaucoup et l'ennuyait aussi. Lupin continue, il analyserait la situation plus tard.

« Je crois que nous devons discuter de beaucoup de choses tous les trois... » Commença Remus d'un ton qui se voulait persuasif, « si vous voulez bien me suivre, je... »

Ce fut au tour de Seth de hausser un sourcil.

« Vous allez quoi, nous offrir un verre ? Et avec quel argent ? D'ailleurs, nous n'avons rien à vous dire, en revanche, Severus et moi revînmes de notre voyage de noce et nous aimerions rentrer chez nous ! Quant à monsieur Mallory, ici présent, il est notre invité, donc non, il ne vous suivra pas. Au fait, avez-vous véritablement décidé de suivre ces idiots du ministère et de vous faire marquer comme un animal ? Dites-moi que vous avez plus de fierté que ça, enfin : »

Lupin fronça les sourcils.

« Je ne crois pas que vous ayez de leçon à me donner. Vous ne savez pas ce que c'est que d'être une créature, d'être rejeté de tous… Une de mes connaissances m'a conseillé de faire profil bas pour le moment mais cela ne veut pas dire que… »

Seth Ricana.

« Bien sûr, Dumbledore ! Il cherche probablement à asseoir son pouvoir et sa domination sur les marionnettes qu'il lui reste, vous ne pensez pas ? Et je suis plus créature que toi, Lupin ! Même si je cache pour l'instant mon apparence pour des raisons pratiques, au moins je ne rejette pas ce que je suis, et je suis fier de ma race ! Sur ce, bonne soirée ! »

Et les trois sorciers commencèrent à s'en aller. C'était sans compter sur Remus qui hurlait « Stupéfix ! ». Seth en repos abasourdi. Il osait, Remusosaitl'attaquer en pleine rue ! Et puis la ricana. Il y avait là des dizaines de témoins, baguette au point, prêts à intervenir, et il était de notoriété publique que Lupin était affilié à Dumbledore…

Seth se remit à observer Lupin qui semblait furieux ! Son sortilège n'avait pas de marché, il n'avait fait que rebondir contre les divers boucliers que portait Seth, et les anneaux de magie runique dansaient autour de lui dans un halo turquoise impossible à tromper. Les sorciers autour d'eux commencèrent à demander des explications à Remus, voulant savoir de quel droit un loup, une Créature, attaquait un Seigneur de Sang-Pur ! Harry entendit le cliquetis caractéristique d'un appareil photo et ricana de nouveau. Ça, ça allait être dans l'édition du lendemain ! « Le loup-garou protégé de Dumbledore attaque le Lord Black ! Lord Black qui, rappelons-le, est engagé dans diverses procédures contre Dumbledore, le Ministre, Percy Weasley... »

Seth soupira. Remus était vraiment irrécupérable. Et Sirius ne valait pas que Severus le retenait, ou il lui aurait aussi fait un esclandre. Et vu les conneries qu'il risquait de balancer, Severus semblait l'avoir également mis sous une sorte de silence. Décision sage. Seth considérera un peu mieux Remus. La foule en colère excitait le loup-garou, dont les yeux virèrent au jaune, alors qu'un grondement menaçant s'élevait de sa gorge… Seth leva les yeux au ciel… Putain de loup infoutu d'accepter ce qu'il est ! Il allait le coller dans les pattes de Greyback et tout !

« Bon, rentrons au manoir Malefoy, on ne peut pas discuter en pleine rue ! » énonçaSeverus d'un ton exaspéré.

Aussitôt, Seth attrapa le bras du loup-garou, et Sirius eut tout juste le temps de s'accrocher à Severus -beurk !- qui saisit la manche de Seth, qui les fit tous transplaner.

Ils arrivèrent dans le parc du manoir Malefoy. Harry entre, furieux, maintenant Lupin sous une sorte d'entrave. Draco les accueillit dès leur entrée dans le vestibule.

« Salut Seth, Sev', bon voyage ? Oh, je vois que vous n'êtes pas rentrés seuls... » Constata le dragon, dois-je dire à papa que vous prenez son bureau ? » Demanda-t en avisant le loup-garou d'un air légèrement anxieux.

« Bonjour Draco, oui, s'il te plaît. Et ne t'inquiète pas, je le lui rendrai en état ! Sévère, peux-tu t'occuper de retenir Lucius ? Je parie qu'il va vouloir débouler à toute vitesse en apprenant qu'il y a un loup-garou furieux dans son précieux bureau rempli d'ouvrages si rares… »

Severus hocha la tête.

« Merci. Bien, maintenant, venez tous les deux ! » Gronda Harry, la colère faisant froidement vibrer sa magie…

Harry les fit entrer et claqua la porte derrière lui.

« Bon, alors pour commencer Lupin, vous allez vous CALMER ! » hurla Harry, sa magie faisant trembler la maison sur ses fondations.

Sirius se recroquevilla sur lui même, baguette au point. Lupin cessa de se débattre, mais continue à gronder.

« Merlin, regardez-vous, vous êtes pitoyable ! Vous n'êtes même plus capable de reprendre le contrôle sur votre loup... »

Seul un grondement lui répondit. Et puis Sirius décida d'ajouter son grain de sel.

« Oh et puis laissez tomber Harry ! Il en sait déjà trop, ou alors il a tout compris ! » Et Sirius enleva son glamour.

Harry est resté bouche bée. Merlin, Sirius était un crétin ! Harry avait beau aimer, il devait également se débarrasser de lui, vite !

Le seul avantage était que Lupin se calme. Le loup rentra d'un seul coup, et l'homme resta d'abord tétanisé, avant d'attraper Sirius et de le serrer contre lui en sanglotant. Harry se pinça l'arête du nez en se demandant vaguement s'il allait réussir à tenir la promesse qu'il avait faite à Draco. Surtout que Sirius repoussait Remus, qui le regardait d'un air perdu.

« Harry, est-ce que tu portes aussi un glamour ? Je ne reconnais pas ton odeur... »Demande Remus.

Il n'a même pas le temps de répondre.

« Non, plus maintenant ! Dumbledore lui en avait collé un qui est parti quand il a reçu son héritage de créature, c'est un Elfe Noir... » Annonça Sirius, fier comme un paon…

« SIRIUS ! » Hurla Harry.

« Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? »Demande à Sirius d'un air ahuri.

« Qu'est ce que tu as dit ? QU'EST CE QUE TU AS DIT ? BORDEL SIRIUS, NOUS SOMMES EN GUERRE, QUAND EST CE QUE TU VAS LE COMPRENDRE ? CE CRÉTIN DE LOUP EST A LA BOTTE DE DUMBLEDORE ET JE N'AI CERTAINEMENT PAS BESOIN QU'UN AUTRE CRÉTIN DANS TON GENRE QUI LUI BALANCE TOUT CE QU'I SAVOIR SUR MOI, C'EST CLAIR ? ALORS A PARTIR DE MAINTENANT TU TE TAIS OU JE TE COLLE UN SORT DE SILENCE ! »

« C'est Snivellus qui t'a monté contre moi », dit Sirius en reniflant d'un air puéril.

D'un geste de la main, Sirius se retrouva muet comme une carpe alors qu'un autre sort, de coller celui ci, le collait à sa chaise. Harry se rapproche de son visage du sien pour que Sirius ne puisse pas éviter son regard et lui parla d'un ton mortellement froid.

« Premièrement, tu n'insultes pas mon époux, tu ne mets rien sur son dos, surtout quand on sait que le seul gamin immature qu'il y a dans ce manoir, c'est toi ! Ensuite, tu vas connecter tes deux neurones et réfléchir deux minutes, parce que comme c'est le cas la plupart du temps, les autres ont raison et toi tu as tort ! C'est aussi ma faute, mon erreur, je le reconnais, j'aurais du te demander un serment inviolable à la SECONDE ou tu t'es réveillé après être sorti de cette foutue arche, parce que jamais, au grand jamais, TU N 'AS ÉTÉ FOUTU DE GARDER UN SECRET ! QUAND LE DIABLE VAS-TU ARRÊTER DE NE PENSER QU'A TA PETITE PERSONNE SIRIUS ? QUAND LE DIABLE VAS-TU ARRÊTER DE METTRE LES AUTRES EN DANGER POUR POUVOIR ENSUITE TE VANTER DE LES AVOIR SAUVÉS ? ARRÊTE SIRIUS, ARRÊTE TOUT DE SUITE, PARCE QUE DE TOUTE TA PUTAIN DE VIE, TU N'AS JAMAIS SAUVE PERSONNE ! NI MA MÈRE, NI MON PÈRE, NI MÊME MOI ! TU N'AS MÊME PAS ÉTÉ FOUTU DE TUER PETER ! TU ES INUTILE SIRIUS ! ET NON, TU NE VIENDRAS PAS AVEC MOI AU SANCTUAIRE, PARCE QUE CE N'EST PAS TOI QUI DÉCIDE, MAIS MOI, ET QUE J'AI AUTRE CHOISI A FAIRE QUE DE ME TRIMBALLER UN GAMIN IMMATURE QUI MET TOUT LE MONDE A CRAN SANS JAMAIS SE DIRE QUE C'EST PEUT ÊTRE DE LUI QUE VENEZ LE PROBLÈME ! DES QUE J'EN AURAI FINI AVEC LUPIN, TU VAS ME FAIRE UN SERMENT INVIOLABLE POUR T'EMPÊCHER DE DIRE PLUS DE CONNERIES ET TU VAS PARTIR EN THÉRAPIE ! UNE FOUTUE THÉRAPIE POUR FAIRE DE TOI UN ADULTE SIRIUS ! EST-CE QUE C'EST BIEN CLAIR ? EST-CE QUE JE PEUX LEVER CE FOUTU SORT DE SILENCE ?

Sirius, terrorisé, hocha la tête en silence. D'un geste de la main, Seth lève le sort et tend la main. Sirius le regarda en silence.

« Ton serment, j'attends, » expliqua Harry.

Sirius hocha de nouveau la tête et prononça le serment.

« Bien. Maintenant casse-toi ! » conclut Seth.

Sirius a sorti la pièce sans demander son reste. Harry se retourna ensuite vers Lupin, qui avait observé toute la scène d'un air abasourdi.

« Harry ? Mais… Que s'est-il passé ? Qu'as-tu donc contre Dumbledore ? Et contre moi.. ? »Demanda-t-il, perdu.

Harry renifla d'un air dédaigneux. Malfoyen aurait dit Blaise.

« Non Lupin, je n'ai pas confiance en toi, comment le pourrais-je ? Tu n'es pas loyal envers tes amis, tu ne l'as jamais été ! Même pour Sirius ! Quand as-tu essayé de le sortir d’Azkaban ? Qu'est ce qui t'en a empêché si ce n'est Dumbledore ? Quand à cet été, comme à tout le reste de ma vie, tu m'as abandonné ! Après tout, ton loup ne me supporte plus, n'est ce pas ? Il me « rend responsable de la mort de Sirius », c'est bien ça que tu as dis à Dumbledore ? Alors de quel droit viens-tu me demander des comptes ? Quand as-tu été là pour moi ? Tu ne m'as pas soutenu, JAMAIS Tu as obéis aveuglément à Dumbledore, tu n'as jamais remis ses décisions en question ! Je ne te dois rien Lupin, et je ne suis plus le petit mioche terrorisé et maltraité, -oui, maltraité, tu n'avais pas remarqué ?- manipulable et corvéable à merci que j'étais ! Tu vas me faire le même serment inviolable que Sirius, et je me fous de ton accord, j'aurais ce serment sous impérium s'il le faut ! »

Lupin sursauta et le regarda d'un air choqué. Harry Ricana.

« Quoi Lupin, qu'est ce qu'il ya ? Tu vas me dire que mon père n'aurait jamais agi comme ça ? Mais pour le peu que je sais de lui, mon père était un sale petit connard qui agissait avec Severus comme ma baleine de cousin -Tu n'est qu'un lâche se cachant derrière des gens puissants. Se serviteur de l'excuse misérable de ton statut de loup pour justifier toutes tes faiblesses et manquement, Mes parents seraient là aujourd'hui honte de t'avoir pour amis.

Remus, si tu crois que je n'ai aucun autre moyen d'obtenir ce serment, tu te trompe, c'est juste la manière la plus simple et la plus rapide… Ton serment, maintenant ! Ne me force ni à appeler ton alpha, ni à utiliser la magie de la Nature, à laquelle tu serais parfaitement incapable de résister si tu avais ne serais-ce qu'essayé de t'accepter ! De toute façon, tu n'apprendras rien de plus sur moi sans ce serment ! »

Remus fronce les sourcils, mais ne révèle pas la menace de Greyback. En forçant ses pensées -avec une facilité étonnante-, Harry découvrit qu'il ne le croyait tout simplement pas. Forcément. Quand on est con, on ne l'est pas à moitié…

« Ça veut dire que si je prête serment, je saurais tout ? »

Harry leva les yeux au ciel.

« Ça ne me plaît pas, mais il le faut bien ! C'est comme pour Sirius : même si vous êtes tous les deux les derniers des crétins, je ne peux pas me permettre d'avoir vous deux dans mes rangs, deux individus paumés parce que leur faire confiance est impossible, et donc infoutus de comprendre pourquoi ils se battent… »

Remus baissa la tête d'un air honteux et prononça en bredouillant son serment. Puis il resta planté devant Harry, la tête basse.

« Bien, maintenant, finissons-en rapidement ! »

Harry prit la pensine de Lucius dans une des vitrines de son bureau, lui jeta le sort d'accélération temporelle habituelle et y versa ses souvenirs.

« Maintenant, tu plonges ! » ordonna-t-il.

Lupin se pencha sur la pensée d'un air perplexe et plongea dans les souvenirs. Moins de vingt minutes plus tard, il en ressortait à moitié transformé. Seth soupira et s'imposa de l'entrer avant qu'il ne démolisse le bureau rutilant de Lucius. Il fait ensuite appel aux énergies de la nature pour forcer le loup à rentrer dans l'homme.

Haletant, Remus relève la tête.

« Harry, pardonnez-moi ! Greyback m'avait dit que j'étais aveugle et que c'était grave, mais je n'avais pas compris ! Par Merlin Harry, je suis un maraudeur, un ami de ton père, je ne te trahirai pas, pardonnez-moi ! » Implora-t-il. « Je suis ton ami, tu es comme mon louveteau, tu es ma famille, comme Sirius et je vous aime tous les deux ! »Et Remus s'agenouilla devant lui en sanglotant.

« Tu rigoles ? Et ce que tu as dit cet été, tu en fait quoi ? C'est trop facile Remus, tu crois vraiment que tu vas t'en tirer comme ça ? Sirius fera ce qu'il veut, mais pour moi c'est fini ! Je n'ai pas encore eu le temps de rechercher, mais Sirius va partir d'une thérapie, c'est ça ou bien je ne veux plus le voir, j'ai d'autres choses à faire que de devoir gérer des idiots comme vous deux ! Quant à toi, je ne veux plus te voir non plus ! Sois tu pars loin d'ici et tu ne reviens pas, sois tu tentes de racheter tes erreurs et tu suis mes décisions sans discuter, c'est clair ?»

Lupin hocha salue la tête.

« Oui Harry, d'accord ! Je ferais tout ce que tu voudras, mais je t'en prie, ne me chasse pas ! »

Harry ricana d'un air mauvais.

« D'accord, mais tu es trop dangereux. Regarde toi, tu m'as attaqué en plein devant le ministère, devant des dizaines de sorciers et d'aurors ! Sans que ton sort était affreusem*nt mal dosé, et qu'une bête dispute a compter à faire sortir le loup ! Tu ne contrôle plus ni ta magie, ni ta partie animale, tu es un danger public, Remus ! Alors... »

Il fit un geste de la main et déverouilla la porte. Aussitôt, Draco et Sirius tombèrent à plat ventre sur le tapis. Mais au moins, Severus et Lucius avaient eu l'intuition de s'écarter à temps apparemment…

« Draco, tu vas le débarquer avec Fenrir, je ne veux pas le voir », conclut Harry en se détournant.

Draco hocha la tête d'un air convaincu, avant de se rendre compte de ce qu'il avait accepté.

« Euh… Seth, tu es sûr ? »

Harry lui lança un petit sourire encourageant.

« Tu peux le faire, j'en suis sûr ! Tu n'as jamais eu l'impression d'être trop couvert par tes parents ? »

Drago grimaça.

« Pas en ce moment, non, » marmonna-t-il, et Severus, avertissant l'air horrifié de Lucius, camoufla son brillant dans un quinte de toux. Puis il se met à parler.

« J'ai le temps de rassembler quelques informations pendant que ta voix mélodieuse interrompait notre thé. Il existe apparemment une très bonne maison en Suisse, pour les sorciers ayant un comportement instable, et également pour ceux ayant passé très longtemps sous leur forme animagus. J'ai pris la liberté de les contacter, un médecin était déjà dans le salon d'escorte Sirius… J'ai aussi envoyé un message à Antonio pour qu'il récupère les photos du scandale qu'a fait Lupin au Ministère et empêche toutes informations de filtre, Ses hommes lancent en ce moment de sortes d'oubliettes aux témoins. »

Seth hocha la tête, Sévérus l'avait bien secondé avec une efficacité remarquable.

« Parfait, merci Severus. Sirius, tu te sépares immédiatement, Lucius te donnera l'adresse. »

Sirius hocha la tête et sortit, mais il entendit Seth qui continuait :

« Et, Sévère ? »

« Oui ? »

« Tu adores ma voix mélodieuse... »

Et Sirius part prendre ses affaires pour la Suisse sans demander son reste.

Chapter 20: Remus

Chapter Text

POV Sirius

Avant de partir en Suisse, Sirius guétta la sortit de Remus. Il fit un signe à Draco lui demandant quelques minutes avec le loup, Il vit le Lupin redresser la tête, les yeux plein d'espoir. Mais devant le regard noir de l'animagus, Draco préféra s'écarter. Dès qu'ils se retrouvèrent seuls, Remus se prit le poing de Sirius dans la figure et fit un joli vol plané, avant de s'écraser face contre terre…

« Comment as-tu osé tourner le dos à Harry ? Comment as-tu pu ? » Explosa Sirius, « Il ne lui restait que toi, tu étais le dernier des Maraudeurs ! Que dirait James de la manière dont tu as traité son fils ? »Cria-t-il, «Tu étais content qu'il ne soit pas là à la lecture de mon testament, et tu n'as rien dit d'y voir les Weasley, Dumbledore, et Granger ? Pourquoi est ce que je leur aurait laissé quelque chose à eux et pas à Harry, abruti !? Traître ! Lâche ! Tu disais souffrir face à un gamin de quinze ans ? Un gamin qui avait perdu sa seule famille ? Bordel, Remus ! Dis quelque chose ! » Hurla Sirius, avant d'envoyer une nouvelle droite à Remus pour le faire réagir.

« Je suis désolé, » gémit Remus, « j'ai merdé, je sais, mais je t'avais perdu et je n'entendais que ma douleur ! Mon loup était fou… » Répondit Remus en essuyant le sang au coin de sa bouche avec sa manche.

« Quoi, parce que tu appelle ça une excuse ? Ton loup peut bien piquer sa crise après les horreurs qu'il a vues dans la pensine, mais ou est passé ton cerveau Remus ? Je comptais sur toi, ou est passée ton intelligence ? tu étais le mec raisonnable et pondéré du groupe ! Comment? Dis moi comment tu as pu accepter que l'on sacrifie Harry !? » S'exclamaSirius, « Mais c'est vrai, c'est une question stupide ! Après tout, quand j'ai été arrêté autrefois, je n'ai eu personne pour me défendre à la barre, et j'ai été seul à Azkaban ! Tu n'étais déjà plus là pour moi, pourquoi l'aurais-tu été pour Harry, pas vrai !? »

« Mais… Ils disaient que tu avais trahi les Potter, que tu avais tué Peter… »

« Mais comment as-tu pu croire ça de moi ? »Hurla Sirius,« Comment aurais-je pu trahir James et Lily !? Peter n'était-il pas le plus lâche de nous tous ? Pourquoi est ce que je me suis emmerdé à lui courir après à ton avis !? Pourquoi ta présence en cas de problème ne dépasse pas le cadre du harcèlement de Snivellus ? Demanda-t-il, « nous avons toujours été là pour toi quand tu avais besoin de nous, Remus, mais tu n'as jamais été là pour nous en retour ! Ou étais-tu lorsque Peter a trahi et que Voldemort à attaqué James et Lily !? Moi j'ai couru après Peter, mais toi, ou étais-tu ? Ou étais-tu lorsque j'ai été emprisonné sans véritable procès ? Ou étais-tu lorsque Dumbledore m'a laissé tomber ? Ou étais-tu lorsqu'il a décidé de détruire la vie de Harry !? »

« Je… On m'a menti Sirius... »

Sirius le regarda d'un air dédaigneux.

« Tu te fous de moi ? Tu es un loup, tu es censé savoir quand on te mens, Remus ! Tu es censé sentir les altérations de magie autour de quelqu'un qui n'est pas sincère… Alors explique moi comment tu as pu suivre Dumbledore pendant si longtemps, alors qu'il est probablement le sorcier le plus faux-cul de la création et bien loin devant Voldemort ? »

« Je ferais n'importe quoi pour me racheter, je t'en supplie, dis-moi quoi faire… » ImploraRemus.

« Je vais y réfléchir Remus. Je ne veux pas te perdre, mais je suis encore trop en colère contre toi. !Harry t'a rejeté, mais comment s'en étonner ? Tu l'as traité comme un étranger, tu ne le connais même pas... »

Sirius sortit une photo de la poche de sa veste et la montra à Remus. On y voyait Harry bébé dans les bras de ses parents, avec les maraudeurs autour d'eux. Bébé Harry montrait à Remus un petit cerf en peluche alors que Remus lui souriait. Sirius reprit :

« J'avais cette photo sur moi à mon entrée d'Azkaban, et je me suis débrouillée pour la dissimuler pendant mon incarcération. Pour ne pas oublier qui je suis, qui sont mes amis, et Harry. Pour ne pas oublier James et Lili, qui comptaient sur nous et qui pensaient qu'ils pouvaient nous faire confiance… J'avais cette photo quand je suis passé derrière le voile, et je l'ai retrouvée quand j'en suis sorti… » Sirius poussa un soupir. « Tu te complais dans la misère, tu n'as aucune excuse, tu te conduis comme une victime ! Tu nous a tous abandonnés, parce que tu l'avais choisit. Tu as juste préféré Dumbledore à tes amis… Merlin Remus, d'après toi, à qui je dois d'avoir été emprisonné à Azkaban ? A qui Harry doit d'avoir été placé chez les Dursley ? A qui doit-il toutes ces années de souffrances ? Tu l'as vu pourtant ! Mais franchement… Si ça devait finir comme ça, alors on aurait mieux fait de te laisser te démerder tout seul pendant les nuits de pleine lune… »

Sirius partit sans se retourner. Il avait mal d'avoir dit de telles horreurs, mais qu'aurait-il pu dire d'autre ?

Remus resta longtemps planté au milieu du jardin, sans bouger. Son loup était furieux et dépité. I avait été dupé, avait trahi ses amis, sa meute, et il aurait laissé son alpha le mettre à mort pour ça. La haine qu'il ressentait pour Dumbledore était sans bornes, mais que pouvait-il faire ? Il n'était rien. Il se sentait petit et misérable, parce qu'il était petit et misérable. Et faible avec ça. Il ne valait rien… Il ne se rendait même pas compte qu'il retombait dans ses vieilles habitudes en se considérant comme une victime. Toute sa vie, il avait toujours été passif. Et ça n'allait pas changer de sitôt…

Bientôt, Draco revint, et il le suivit mollement jusqu'à la meute de Fenrir. Il laissa Draco le prendre par le bras et le faire transplaner. Il laissa les loups de garde les escorter. Il laissa Fenrir se moquer de lui. Il laissa…

Fenrir accueilli ses visiteurs avec curiosité. Il ricana devant le fils Malefoy, petit sorcier bien habillé, qui voulait paraître grand, mais qui ne pouvait s'empêcher de paraître impressionné devant son torse nu, ses cicatrices et son visage tuméfié. Il avait du remettre un jeune loup à sa place ce midi… Il lança ensuite un regard à Remus, qui baissa les yeux d'un air coupable. Bien, le louveteau venait-il apprendre la propreté ?

« Et bien, que me vaut le plaisir de ta présence ici Lupin ? » Demanda-t-il avec un sourire plein de dents.

Malefoy déglutit, et Remus ne s'y trompa pas. Il était l'Alpha.

« Je… J'ai découvert la vérité pour Harry, et j'ai prêté serment… Il demande à ce que je reste ici… A ce que j'apprenne la loi de la meute… »

Fenrir sentit mille sensations exploser en lui. Il tenait enfin le loup solitaire ! C'était… Jouissif ! Depuis le temps qu'il désirait le ramener dans la meute… Il aurait pu suivre Seth rien que pour ça ! Remus qui se prit une bouffée de testostérone en pleine face…

« Tu habiteras ici Remus, ton éducation commencera dès demain ! »Ricana Fenrir.

Le piège s'était refermé. Remus compris que finalement, Harry avait trouvé un moyen de lui faire payer l'addition…

Fin du POV

Lorsque Harry descendit pour le dîner, il était calmé. Severus y avait veillé, et de manière tout à fait satisfaisante. Il portait l'une de ses nouvelles robes, rouge celle-ci, et brodée d'un dragon japonais. Severus, quant à lui, avait préféré rester en jean et pull noir.

Quand ils arrivèrent dans la salle à manger, il ne manquait plus qu'eux. Il y avait les Malefoy, Blaise et Tonio Zabini, Neville et sa grand-mère, et Arthur Weasley. Tous purent observer pour la première fois un spectacle rare : un Severus bronzé et avec autre chose qu'une robe ! Tous l'interrogèrent sur son soudain rajeunissem*nt. Ils expliquèrent donc brièvement ce qu'il s'était passé, et étonnement, tous se montrèrent très heureux et enthousiastes pour eux. Lucius fit bien une moue un peu jalouse, mais il fut aussi celui qui décida d'ouvrir une bouteille de champagne pour fêter l'événement, et la réunion devient festive, en l'honneur de l'heureux couple… Et lorsque Lucius commença à monopoliser Severus pour évoquer leurs années Poudlard, sous l'oreille attentive de Tonio qui attendait les anecdotes croustillantes, les plus jeunes ne se gênèrent pas pour attraper Harry…

« Hey Harry ! Je ne pensais pas voir un jour Severus aussi bronzé ! Ça vous va bien à tous les deux, vous êtes transformés, » commenta Blaise.

« Merci Blaise. Il faudra que vous veniez la prochaine fois, c'est paradisiaque ! » Répondit Harry.

« Comptes sur nous ! Tu nous as trop manqué Seth, c'est mort ici en ton absence. Il n'y a guère que les bêtises de Fudge pour nous distraire… Alors, le Mexique, c'était comment ? »Demanda Draco avec une pointe d'envie.

« Trop court, mais magnifique, nous avons adoré ! »

A cet instant, Tonio les interrompit.

« Ah Harry ! Elisa m'a dit que le noyau magique d'Hermione était déstabilisé de façon définitive : elle n'arrivera plus jamais à lancer un seul sort ! Elle restera plus forte qu'une cracmolle ou une moldue, mais ça ne sera pas brillant… Ron est, pour sa part, complètement sous l'emprise d'Elisa, et Percy est au bord de la crise de nerf… Mes hommes ont également presque fini leur recherche de dossiers compromettants, je pourrais bientôt les transmettre à Lucius, » les informa-t-ilavec un grand sourire.

« Et ma génitrice a épousé le Ministre ! Elle s'appelle Ororo Fudge et ne vit plus au manoir ! Merci Harry ! » S'exclama Blaise.

Harry lui sourit, et comme tout le monde semblait avoir terminé l'apéritif, il déclara qu'il était temps de distribuer les cadeaux. Il envoya un elfe les chercher dans sa chambre, et le pauvre Bolggie revint en portant sur sa tête un sac si gros qu'on ne voyait plus son visage… Harry s'empressa de le débarrasser du sac et commença la distribution.

« On ne pouvait pas revenir sans vous ramener de souvenirs, n'est ce pas ? Voici, pour Narcissa… »

Harry lui tendit un joli paquet vert et argent dans lequel elle découvrit un joli plaid de même couleur représentant le calendrier aztèque. Elle fut très touchée de l'attention. Avec le départ de Harry pour le Mexique, elle avait décidé de s'intéresser à la culture du Pays, et Lucius, heureux de cette initiative, encourageait sa femme dans un projet qui différait pour une fois de la prochaine réception de la saison…

Harry tendit ensuite deux petit* paquets cadeaux à Draco et Blaise. Draco observa le pendentif en forme de dragon taillé dans de la pierre de lave avec attention, et reconnu sans mal la rune de protection contre les sorts de feu. Il en fut enchanté, et s'empressa de trouver un galon de soie verte pour le porter. Blaise, quant à lui, considéra son médaillon en forme de pyramide d'un air curieux. Il reconnaissait certains symboles comme étant des runes étrangères, mais il semblait y en avoir de plusieurs pays et de plusieurs types, elles bougeaient, tout était mélangé…

«Ce sont des runes de protection, mais j'ignore totalement lesquelles, à toi de les déchiffrer » expliquaHarry avec un clin d'œil.

Blaise se replongea dans la contemplation de son pendentif avec fascination. Harry tendit ensuite à Tonio un paquet allongé d'une quinzaine de centimètres. C'était un couteau de sacrifice rituel utilisé autrefois par les Mayas. Son pommeau était orné d'une tête de mort, et Harry expliqua à Tonio que la lame absorbait le sang et était indétectable aux sortilèges. Tonio fut enchanté, il adorait ce genre d'objets.

« Tu sais Harry, que j'ai une superbe collection d'armes blanches dans ma maison de Palerme? J'ai rassemblé des curiosités extraordinaires, les lames ont encore tout leur tranchant, sinon je les aiguise. J'ai même une lame qui servait égorger les prisonniers au moyen-âge, et il y a encore des traces de sang dessus, » commentaTonio avec enthousiasme.

Harry répondit qu'il aimerait voir cette collection un jour. Il avait hésité entre ce poignard et une lame en obsidienne de guerrier-jaguar Aztèque. Il promit à Tonio qu'il lui ramènerait l'objet lors de son prochain voyage. Quand il se retourna, il constata que tout le monde les observait avec un léger malaise…

« Ne fais pas attention à eux Harry, le sang de la Calabre (1) ne coule pas dans leurs veines. »

Harry sourit, et passa à Arthur, lui tendant un énorme paquet, et notant bien le visage renfrogné de Lucius. Le Lord boudait ? C'était mignon, mais qu'il ne s'inquiète pas, la distribution des cadeaux n'était pas finie...

Arthur découvrit un mixer moldu de marque américaine, assorti d'un livre de recettes mexicaines pour pouvoir l'étrenner. Harry avait pris le mixer dans la cuisine de Las Noches. Il en expliqua le fonctionnement à son vieil ami, qui le remercia chaleureusem*nt en précisant qu'il avait un adaptateur qui transformait « l'élekticité », en énergie magique, il allait donc rapidement pouvoir l'essayer. Harry se rapprocha de Arthur et lui demanda discrètement si il surmontait les derniers événements.

« C'est un cap à passer Harry, ce n'est pas facile mais étrangement, je me sens mieux, et les jumeaux, Charlie et Bill, me soutiennent beaucoup.Harry hocha la tête, un peu soulagé. Puis il annonça qu'il avait aussi ramené des cadeaux pour Pansy, Théo, Bill, Charlie et les jumeaux. Il se tourna ensuite vers Neville, qui reçut plusieurs boutures de plantes tropicales rares et un livre de botanique pour pouvoir les entretenir. Ravi, il se plongea dès maintenant dans son livre. Augusta, quant à elle, reçu un poncho en laine de lama de la couleur rouge des Longdubats, pour se réchauffer lors des froides soirées d'hiver. La matriarche eu un doux sourire de remerciement et frotta l'étoffe contre sa joue pour en apprécier la douceur…

« Et enfin, Lucius ! » Annonça Harry, et le Lord releva la tête, une lueur de soulagement dans le regard. Harry sourit de le voir si enfantin.

« Ne soyez pas si triste, je ne vous ai pas oublié, simplement ce cadeau prend un peu de temps à offrir, il est un peu douloureux aussi, peut être que Severus vous en a déjà parlé ? »

Harry se tourna vers Severus, qui secoua lentement la tête. Il portait un pull à manches longues, donc personne n'avait pu remarquer… Harry demanda à Lucius de s'asseoir, et le Lord s'exécuta d'un air perplexe.

« Je vous l'ai dit, ça risque d'être un peu douloureux, » prévint Harry.

Lucius fronça les sourcils d'un air légèrement inquiet. Il ne sut comment réagir lorsque Harry s'agenouilla devant lui et releva sa manche pour exposer sa marque des ténèbres. Harry saisit le poignet de Lucius et appliqua son autre main sur la marque, se concentrant comme il l'avait fait pour Severus, rentrant dans le lien, comprenant son essence, son origine, coupant les fils qui reliaient le pauvre Lord au Seigneur Noir… Les différents invités sursautèrent lorsqu'il commença à parler en fourchelangue, et Lucius gémit de douleur alors que son bras se tétanisait sous la brûlure. Il était parcourut d'horribles frissons, comme si l'ont retirait quelque chose d'innommable de son corps, quelque chose qui n'aurait pas du se trouver là…Son noyau magique se resserra un bref instant avant de s'étendre...il sentit sa magie augmenter et se répandre dans son corps. Et puis la sensation de brûlure s'atténua, et avec elle, la marque des ténèbres, qui s'estompa peu à peu jusqu'à disparaître.

Harry se redressa, haletant, fatigué, mais satisfait.

Lucius resta sans voix, comme figé, abasourdi. Il contempla un long moment son bras dont la peau était intacte, vierge de toute trace d'infamie. Il était libre ! Les Dieux lui pardonnaient ses erreurs ! Et il sentit ses yeux se remplir de larmes, bien inappropriées pour un Malefoy, devant ce petit miracle… Et puis Lucius revint brutalement à la réalité alors que Draco laissait éclater sa joie et venait de lui sauter dans les bras. Encore sous le choc, Lucius enlaça son fils avec joie et se leva pour embrasser sa femme en riant, son éducation de Sang-Pur aux oubliettes…

Et puis à la surprise de tout le monde, Draco serra Harry dans ses bras pour un câlin qui aurait pu lui broyer les côtes, si les elfes n'avaient pas été plus résistants que les humains ! Les trois blonds étaient euphoriques, ivres de cette liberté retrouvée, maintenant que plus aucune menace de représailles ne pesait sur la famille !

Mais Lucius sembla se rappeler de sa naissance et se débrouilla tant bien que mal pour retrouver contenance. Ses joues rosirent de son comportement indigne, sous les regards goguenards de tous ses invités. Finalement, impassible, il se tourna vers Harry.

« Harry, merci ! Cela représente tellement pour moi… »

Et sans prévenir, un sourire très malfoyen sur les lèvres, il prit Harry dans ses bras et luimurmura à l'oreille : «Ça c'est pour le coup de Greyback ! »Et il lui planta un gros baiser sonore sur la joue.

Harry éclata de rire devant les autres invités stupéfait. Décidément, Arthur en aurait, des choses à raconter à ses fils...

Finalement, les elfes annoncèrent que le repas était prêt, et tout le monde s'installa à table alors que Narcissa demandait d'avantage de champagne. L'ambiance devint légère. Jusqu'à ce qu'au moment du dessert, les conversations sérieuses reprennent.

« S'il vous plaît ! » Demanda Harry pour attirer l'attention de tout le monde, « Cela fait plusieurs fois qu'on me pose la question, et il est d'ailleurs étonnant que j'ai réussi à détourner votre attention jusqu'ici : comme Severus vous l'a probablement déjà expliqué, notre voyage au Mexique a eu des conséquences. J'ai pu ramener mon parrain Sirius Black de derrière le Voile de la Mort ou il était tombé, -Tonio, avez-vous besoin de précisions ? »

L'homme secoua la tête.

« Merci Harry, Severus a déjà répondu à toutes mes questions. Ton parrain qu'on a accusé d'avoir trahi ta famille au profit de Voldemort, c'est bien ça ? Enfermé injustement à Azkaban, puis évadé, puis tué par Bellatrix Lestrange au département des Mystères de votre ministère… »

« C'est ça, » répondit Harry.

A la mention du nom de Bellatrix, Neville frissonna, et les doigts d'Augusta se crispèrent sur sa fourchette à dessert. Harry reprit.

« Pour le ramener, je vous en ai déjà un peu parlé, il m'a fallu rencontrer le Dieu Serpent à Plumes, Quetzalcóatl. Sirius n'étant pas capable d'agir en adulte et se montrant donc dangereux pour notre cause, je l'ai envoyé se remettre ailleurs, mais ce n'est pas le plus important ! Pour récupérer une âme, il faut en donner une autre : En ayant deux, la mienne et celle d'un autre, j'ai donné celle de notre ennemi, Voldemort ! Puisqu'il me fallait faire le don le plus équivalent possible, Quetzalcóatl a également récupéré les Horcruxes ! Seuls ceux étant encore attachés à des êtres vivants sont restés en ce monde, hors, Severus a empoisonné Nagini, le serpent familier de Voldemort, depuis un moment ! A l'heure ou je vous parle, il ne reste probablement que le huitième d'âme de Voldemort lui-même..! »

Un murmure parcouru l'assemblée, qui ne savait comment réagir. C'était une bonne nouvelle, c'était sûr ! Mais comment les choses allaient-elles se passer maintenant ? Tonio se leva brusquement.

« Harry, je ne comprends pas tout. Même si le Dieu-Serpent a récupéré autant de morceaux d'âmes que possible, cela ne fait pas une âme complète... »

Harry acquiesça.

« En effet, Tonio. Cependant, la chance que Sirius et moi avons eue dans notre malheur est que Sirius est tombé derrière le voile en étant vivant. Le monde des morts n'était pas encore fait pour lui, les morts ont grandement aidé à le faire passer… »

Tonio se rassit, satisfait. Harry continua.

« J'ignore ce que chacun d'entre vous a pu apprendre au cours du repas, donc pour clarifier les choses, Voldemort a maintenant perdu trois de ses plus fidèles serviteurs : Lucius, Severus, mais également le loup-garou Fenrir Greyback ! Je contrôle donc tous les loups-garous d'Angleterre... »

Cette fois-ci, le murmure était clairement impressionné. Et la voix de Harry se fit plus douce.

« Malgré cela, et je pense que tout le monde sera d'accord avec moi, je ne suis encore jeune. J'ai de nombreuses lacunes dans la plupart des arts de combats, et j'ai encore bien trop peu d'alliés. C'est pourquoi, pour abattre Voldemort, je dois recruter et me perfectionner. Dans ce but, j'aimerais partir très bientôt avec certains d'entre vous pour le Sanctuaire, dont vous connaissez maintenant tous l'existence... »

Severus, Lucius, et la plupart des adultes acquiescèrent. Un chef de guerre qui connaissait et reconnaissait ses faiblesses était un bon chef de guerre. Un chef de guerre qui cherchait à corriger ses faiblesses était un excellent chef de guerre… Lucius prit la parole.

« Harry ? Tu te souviens, je t'ai dit avant ton départ que plusieurs personnes souhaitaient quitter le service du Lord Noir… Si cela n'est pas trop tôt pour toi, et si tu prévois de partir bientôt, peut être puis-je les rassembler pour demain ? »

Harry hocha la tête.

« C'est une bonne idée. De qui s'agit-il ? »

« Rodolphus et Rabastan Lestrange, Nott père, Augustus Rookwood et Igor Karkaroff, -tu le connais il me semble, » ricana Lucius,«veulent nous rejoindre, et je suis sûr de ce que j'avance. Par contre, Rodolphus a une demande à te faire : sa femme, Bellatrix, serait sous les effets d'une potion d'Adoration Absolue, et il voudrait qu'on l'en libère, » énonçaLucius.

Harry grimaça.

« Je ne suis pas le seul à avoir une dent contre cette folle ici, » dit-il en coulant un regard vers les deux Longdubat, « mais si elle était déjà sous cette potion à ce moment là, elle n'est pas entièrement responsable. Severus est ce que cette potion te dit quelque chose ? »Demanda Harry.

Severus hocha la tête.

« C'est une potion de magie noire très puissante qui prive celui qui la boit de son libre arbitre. Il suffit d'y glisser un cheveux de la personne qui souhaite l'utiliser pour faire de la personne qui boit son esclave personnel. Cela ne m'étonnerait pas, Bellatrix a changé du tout au tout autrefois, sans signe avant coureur. J'ai bien peur de devoir m'excuser auprès d'elle de Rodolphus, c'est probablement moi qui ait préparé cette potion… Je me mets dès ce soir à la préparation d'un antidote, mais il va falloir que je me coordonne avec Rodolphus car sa préparation est longue et la potion reste instable sans dosage précis… »

Harry acquiesça.

« D'accord, fait comme tu le sens, je te fais confiance. »

Il se tourna vers Draco.

« Draco, j'aimerais que tu aille dès ce soit informer Greyback des dernières nouvelles, et tu lui demandera de se présenter ici demain matin afin que je lui enlève la marque... »

« Euh… Je suis honoré de ta confiance, mais je ne sais pas si c'est une bonne idée que ce soit moi qui y aille… » Hésita Draco.

« Pourquoi ça ? Il te connaît, ses loups aussi. Tu rentreras sans difficulté dans le village. Et cesse d'avoir peur, Greyback n'est pas idiot : il est évident que si lui ou l'un de ses loups attaque l'un de mes amis, toute alliance sera rompue ! »

« D'accord… » Bredouilla Draco, incertain, et puis, pour reprendre contenance : « Qui va t'accompagner au sanctuaire ? »Demanda-t-il.

Harry haussa les épaules.

« Severus bien sûr ! Pour les autres, et sans offense pour les adultes, j'avais pensé essayé de former la jeune génération. Je me doute qu'aucun adulte ici n'a envie de retrouver sa progéniture en première ligne, mais pour être honnête, je sais qu'il y a beaucoup de choses que nous allons apprendre au Sanctuaire, donc ça pourrait très bien nous aider… Ça pourrait également être un avantage stratégique non négligeable pour nous : les mangemorts penserons les enfants encore à Poudlard sans défense et ne se méfieront pas. C'est pourquoi, et avec votre accord à tous, j'avais pensé proposer ce voyage à Blaise, Draco et Neville, plus Pansy et Théo si ils sont d'accord . Je pense également qu'un deuxième -pardon, troisième, mais j'ai encore du mal à m'habituer- adulte pour encadrer ne serait pas de refus. Lucius et Tonio, votre expérience et votre puissance magique ne sont déjà plus à démontrer. Par contre Arthur, vous sortez à peine de l'empoisonnement de votre femme, vous n'avez aucune idée de votre puissance magique, et je pense que ce voyage ne pourrait vous être que bénéfique… »

« J'en serais très honoré Harry. Et laisse moi te dire que je trouve ton raisonnement judicieux, car l'histoire, moldue et sorcière, le prouve : la plupart des guerres se gagnent grâce à l'effet de surprise... »

« Je pourrais « inviter Pansy et Théo pour les vacances », approuva Draco, « de toute façon, le père de Théo vient demain. » exposaDraco.

« La famille Parkinson n'est pas neutre. Même si un grand nombre de mangemorts se désolidarisent du Lord Noir, les Parkinsons ont été très prudents lors de mes tentatives d'approches. Peut être parce qu'ils sont encore fidèle, ou bien pour se protéger, mais je n'ai pas voulu prendre le risque de les convier demain… »

« Vous avez eu raison Lucius, il nous faut tout faire pour éviter les brebis galeuses dans nos rangs ! Même si il s'agit d'amis, les enjeux sont trop importants… »

Lucius n'était pas ravi de voir son fils partir, qu'il s'agisse de Greyback ou du Sanctuaire. Mais Harry était son chef, et il avait appris à suivre le chef… Sans compter que son raisonnement n'était pas entièrement faux. Il pouvait aisément être contredit, mais il n'était pas faux… Et il était curieux de voir quel grand sorcier son fils allait devenir ! Avec Harry comme mentor, nul doute qu'il saurait rester sur le droit chemin… Il tourna la tête vers Tonio, qui, pour sa part, discutait avec Blaise avec enthousiasme. A ce qu'il semblait, le mafieux était presque jaloux de voir Blaise partir dans un endroit aussi dangereux, il lui faisait toutes sortes de recommandations, et parlait actuellement de lui faire réviser ses techniques de combat…Lucius attira de nouveau l'attention de Harry.

«Les articles deLa Gazettese succèdent, et le monde sorcier est furieux ! L'opinion publique se retourne, et je vais bientôt sortir le dossier sur Ombrage. Fudge et elle se ridiculisent déjà avec cette nouvelle loi sur le contrôle des Créatures Magiques… Les Créatures ne sont pas idiotes et au lieu de provoquer les incidents que Fudge attend, elles manifestent pacifiquement dans les rues et multiplient les actes de bienveillance gratuite, s'attirant peu à peu la sympathie du public… Et Percy Weasley est mal partit, Fudge le mets à l'écart… Avec la complicité de cette Elisa qui le poursuit sur les ordres de Tonio, nous l'avons complètement ridiculisé ces derniers temps… »

« Des actes de bienveillance gratuite ? » Demanda Harry, curieux.

Lucius ricana.

« Il semblerait que Greyback et ton avocat te tiennent en haute estime ! Tu ne le sais peut être pas, mais chez les sorciers, les vieillards ayant du mal à contrôler leur magie, ou bien les cracmols, sont bien souvent abandonnés, car ils risquent de provoquer des accidents qui pourraient mettre en danger les membres de la famille ou sa réputation ! C'est malheureusem*nt un usage très répandu, même chez les petites familles de Sang-Pur ou les familles de sang mélé… C'est pour cela qu'il y a un taux de suicide si fort chez les sorciers ! Et depuis quelques temps, voire même depuis la parution de cette loi . Les vampires construisent des hospices ou les vieux sorciers sont pris en charge, et des orphelinats pour les victimes de la guerre et les enfants cracmols, et ils piochent dans leur propres fonds pour ça ! Mais cela va prendre du temps pour changer les mentalités, beaucoup de groupes de créatures vivent en autarcie avec la peur du monde magique. Ombrage fait beaucoup de dégâts avec son journal et attise les haines, Nous allons tenir la situation à l'oeil, l'équilibre reste précaire malgré les tentatives des créatures magique. Mais beaucoup veulent se rallier derrière toi, je pense que la rumeur est parti des loup-garou, »

Harry en resta abasourdi. Des Créatures qui avaient si peu se débrouillaient pour donner tellement ! Et de penser qu'il était la cause de tout ça, indirectement… Il ne savait pas quoi dire, Fenrir et Gordon faisaient déjà tellement…

« Lucius, il faudra que tu gardes de la place sur ta première page : Harry à passé ses Aspics avant nos vacances et les résultats seront rendus mardi. Il semblerait qu'il ai -encore- battu un record, ce serait bien de le publier… »

Neville gloussa.

« Je donnerais cher pour voir la tête d'Hermione au moment ou elle s'en apercevra. »

Blaise et Draco ricanèrent.

Augusta et Narcissa regardaient ces sorciers de tous horizons qui réussissaient à converser dans la bonne humeur et sans s'insulter. Oui, quelque chose de magique était en train de se passer. Ce jeune sorcier réussissait à rassembler autour de lui des gens que tout opposait, balayant les rancœurs du passé, pour les fédérer et les rendre plus fort… C'était sans doute son plus grand pouvoir…

La soirée se termina peu après et chacun prit congé. Severus entoura les épaules de Harry et ils se dirigèrent vers leur chambre, enlacés.

POV Remus

Quand Draco déposa Remus chez Greyback, Remus était une épave, recroquevillé sur lui même, et le regard absent.

« Alors, tu as appris ce que la lumière avait réservé à ton louveteau? A quel point tu as été manipulé? Je vais te dire une chose Lupin, Dumbledore n'a jamais été ton Alpha, car il n'est pas un loup ! Tu as suivit les ordres d'un ennemi de ta meute, es tu heureux du résultat? » Demanda Greyback, ironique.

Et Lupin fondit en larmes, rattrapé par tout ce qu'il avait vu, entendu, compris ! Ses différentes confrontations lui revinrent en pleine face, et avec une horrible prise de conscience, il se rendit compte de l'ampleur de sa trahison… Dumbledore n'était pas son alpha, Dumbledore n'avait jamais été son alpha ! Il l'avait suivi parce qu'il était faible, manipulable et fragile, il l'avait suivi parce qu'il l'avait choisi! Il l'avait suivi parce qu'il avait ignoré les avertissem*nts de son loup, il l'avait suivi parce qu'il avaitrejetéson loup ! Il s'était toujours senti comme un monstre, et Dumbledore avait toujours renforcé cette impression, autant que possible, jusqu'à ce qu'il ne soit plus un loup, mais un chien,sonchien ! Dumbledore avait agi dès l'enfance, en se positionnant en sauveur et en l'acceptant à Poudlard, en faisant en sorte qu'il se rapproche de James et Lily, pour qu'il se sente coupable ensuite et soit prêt à faire n'importe quoi pour se racheter… Il avait gobé tous les mensonges, toutes les fausses vérités ! Seul, comme un grand, et il était coupable !

Greyback le conduisit, ou plutôt le traîna dans une chambre et le laissa là. Remus s'écroula sur le sol et se laissa envahir par la tristesse. Encore. Parce que c'était tout ce qu'il était capable de faire de toute façon, c'était tout ce qu'il avait toujours fait ! Son loups hurla sous la prise de conscience que Dumbledore n'avait jamais été son chef, qu'il n'aurait jamais du le suivre. Moony déchira à pleine dents sa personnalité pathétique.

Fin POV Remus

POV Draco

Draco était sur les nerfs. Saleté de Potter. Et en plus, il était son ami…

Il avait toujours eu une vie très protégé, les risques qu'il prenait étaient contrôlés. Mais là, c'était seul qu'il devait aller voir les loups. Le repas venait de se terminer et il devait retourner voir Greyback. Quand il avait déposé Lupin avant le repas, il ne s'était pas attardé et ne s'était pas sentit menacé. Les loups étaient curieux et méfiants, mais sans plus. Comment ne pas l'être, après tout ce que les sorciers leur avaient fait ?

Il poussa un profond soupir et redressa la tête. Oui, il était temps qu'il prenne un peu d'indépendance…

Réticent, il transplana. Bien sûr, il n'avait pas le permis, mais son père avait tenu à lui apprendre dès ses quinze ans, et ça lui était bien utile aujourd'hui.

Les loups chargés de la surveillance du village avaient été relevés et étaient donc différents. Par chance, l'un d'entre eux le reconnu, et ils acceptèrent de l'escorter sans trop de difficulté. Mais cette fois ci, alors que les loups l'annonçaient à Fenrir, il sentait autour de lui une franche hostilité. Le monde magique n'avait jamais bien traité la communauté de la Lune, et cette fois-ci, il ne ramenait pas l'un des leurs. Il constata que les loups les plus forts se rapprochaient, mine de rien, de la maison de l'alpha, il était évident que les loups ne voulaient pas quitter le service d'un sorcier pour se ranger sous la bannière d'un autre… Surtout un gosse de riche ! Et Draco, en voyant l'état du village, regretta d'avoir pris sa plus belle cape pour venir. Certes, c'était un genre de visite officielle, mais les loups n'étaient pas des Sangs-Purs à impressionner, il n'avait pas à faire étalage de sa richesse, il n'aurait pas dû…

Le village était fait de cabanes. De simples cabanes de bois, pauvres masures sans confort. La pauvreté était criante, et un groupe d'enfants en guenilles crasseuses jouaient sur une place au centre de laquelle se trouvait un puits d'eau boueuse, probablement le cœur du village… La cabane de l'alpha était légèrement plus grande, et deux crânes de cerfs montés sur des pics délimitaient le passage. Fenrir, la dernière fois qu'il l'avait vu, portait un jean, mais la plupart des loups étaient à moitié nus, à peine couverts par des peaux d'animaux…

Ce fut un sacré choc pour Draco ! Il savait que les loups étaient persécutés, mais pas qu'ils vivaient à ce point dans la misère ! Comment le monde sorcier tout entier osait-il fermer les yeux sur ceci ? Il ferma douloureusem*nt les yeux. Le monde sorcier oubliait ce détail comme il oubliait ses vieillards et ses cracmols. Il passait à côté sans regarder. Et des hommes, des femmes, des enfants, qui n'avaient même pas obligatoirement le gêne du loup, vivaient dans la crasse et la pauvreté, s'endormaient la faim au ventre tous les soirs, n'avaient même pas un hocher pour jouer lorsqu'il étaient bébés, simplement parce que l'un de leurs parents était un loup…

Draco entra dans la hutte et lorsque le loup qui l'avait conduit l'y autorisa. Il se retrouva face à Greyback, assis dans un gigantesque fauteuil en os et fourrure. Il surplombait Draco, alpha dans toute sa splendeur, et l'héritier des Malefoy, futur Lord d'une des plus grande famille de Sang-Pur du monde sorcier britannique, se sentit soudain très petit. Derrière le fauteuil, un peu sur la gauche, se tenait Lupin, raide comme un piquet et complètement nu, le regard rivé vers le sol. Greyback avait-il décidé de commencer son éducation plus tôt, en apprenant qu'il allait avoir de la visite ? Draco reporta son attention sur l'alpha.

« Lord Greyback, » salua-t-il en inclinant respectueusem*nt la tête.

Oui, parce qu'il venait de s'en rappeler, mais Greyback était Lord. Et d'une grande famille, lui aussi. Il en avait été banni lors de sa transformation en loup, mais ironie du sort, sa condition faisait qu'il avait été le seul à résister à la dernière guerre, et avait donc hérité du titre malgré tout. Greyback parut surpris, presque troublé. Sans doute n'avait-il plus été appelé ainsi depuis des années. Mais il se reprit vite.

« Jeune Malefoy, » salua-t-il en retour, « quelles nouvelles m'apporte-tu, qui soient si importantes qu'elles ne puissent attendre le jour suivant ? »

Sang-Pur dans toute sa splendeur. Son élocution et son vocabulaire étaient parfaits.

« Des nouvelles qui vous réjouiront, j'en suis sûr ! Le Lord Seth Black souhaiterait que vous nous honoriez de votre présence demains matin, afin qu'il puisse vous retirer la marque des ténèbres. Le Lord Black refuse que ses alliés portent cette marque infamante ! Pour information, il l'a déjà retirée à mon père, Lord Malefoy, et à mon parrain, Lord Prince également connu sous le nom de Severus Rogue…

Greyback sourit.

« Je ne m'étais visiblement pas trompé en acceptant cette alliance… Le Seigneur Noir ne cesse de me faire payer ma défection, » dit-il en portant une main à son bras. « Si vous le permettez, et si vous pensez que ni le Lord Malefoy, ni le Lord Black, n'en seront offensés, j'aimerais régler ce problème dès maintenant. Pensez-vous que cela soit possible ? » Demanda-t-il poliment.

Draco considéra la question un moment. Seth était sans doute fatigué, mais il était probablement encore en train de donner tous les détails du voyage à leurs amis communs. Il acquiesça, et quitta le village en compagnie du dangereux Alpha.

Fin POV Draco

POV Ombrage

Dolores Jane Ombrage, sous secrétaire du Ministre de la magie, considéra l'évolution de ses plans d'un air satisfait

Son journal rencontrait peu d' en avait confié la direction à son frère cracmol Orford Ombrage qui s'épanouissait à persécuter les créatures avec sa plumes trempée dans le vitriol.

Elle se concentrait sur sa mission hautement important de nettoyer le monde magique des créatures, pour cela elle avait constitué une brigade d'homme haïssant les créatures. Son plan d'action était prêt. Une descente à Poudlard permettrait de rafler tous les enfants de créatures ! Pour les trouver, des sorciers peu scrupuleux du département des mystères avait créé, à sa demande, une pierre fabuleuse: en présence d'une personne susceptible de déclencher un héritage de Créature, elle devenait rouge... Avec les enfants, elle aurait la famille! Il suffisait de poser la pierre sur la peau d'une personne pour que son patrimoine de sang de créature apparaisse . Avec les enfants piégés elle aurait toute la famille, ils seraient alors transportés sur l'île Lerwik en Ecosse. L'Île était prête empêchant tout évasion. Son cher Fudge lui avait donné carte blanche.

Fin Pov Ombrage

(1) La Calabre : est une région d'Italie située à l'extrême sud-ouest de la péninsule et réputée mafieuse.

Chapter 21: Explication

Chapter Text

Harry et Sévérus avaient passé une excellente nuit, la lune de miel continuait pour leur plus grande joie. Sévérus s'était levé tôt pour préparer la potion pour Bellatrix. Grâce à son livre Maya, Sévérus avait la potion qui lui fallait, elle était liée à la magie serpent et permettait de restaurer l'unité dans un sorcier, après quelques manipulations complexes d'une autre potion éliminant les effets longue durée d'une potion pris longtemps, et une autre de renforcement de la volonté, Sévérus réussit à obtenir la potion qui combattrait ce que celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom avait fait prendre à Bellatrix.

Harry choisit avec soin sa tenue. Il fallait en imposer et impressionner. Il ne portait pas de glamour dissimulant ses traits de créature. Il a choisi un pantalon Armani, une chemise Boss d'un gris perle. Puis il mit sa robe de sorcier noir. Celle-ci était une merveille, de riches broderies de perles ton sur ton recouvraient de motifs complexes l'étoffe épaisse, la crête noire bien évidente. Il laissa ses cheveux courir librement sur ses épaules, redressa les épaules. Il était prêt.

Harry rejoignit Lucius dans son bureau, les futurs ex-mangemorts ne devaient plus tarder. Ils s'installèrent dans le canapé et burent un café en attendant. Un elfe vint annoncer des visiteurs, et Lucius lui demanda de les faire entrer.

Nott, Rodolphus et Rabastan Lestrange,Karkaroff Igor, Rookwood Augustus entrèrent, les deux sorciers se levèrent. Lucius fit les présentations, Harry n'en montra rien, mais au fond de lui il était mal à l'aise face à ses anciens ennemis. Les sorciers noirs observent attentivement le jeune seigneur. C'était un bel homme, élégant et raffiné, la tenu avait été choisit avec soin et lui convenait. Ils remarquèrent avec stupeur qu'il était un Elfe. Cela augmente leur intérêt, il y a très longtemps que l'on avait vu sa course dans l'univers magique.

« Comme je vous en ai parlé, Lord Seth Orion Black a les moyens de nous débarrasser de notre maître,commença Lucius.

- Je veux rompre mes liens avec ce serpent, mais prouve-moi que ce jeune sorcier est bien ce qu'il prétend,dit Igor avec un profond accent d'esclave. »

Lucius révèle la manche de sa robe de sorcier et leur montre l'absence de marque. D'abord stupéfaits, les réactions explosèrent d'enthousiasme et un sentiment de soulagement apparut parmi les hommes.

« Je veux que l'on me l'enlève de suite,exigea Igor, je ne la soutiens plus, Lucius me dit ce que je dois faire.

- Je demande un serment inviolable, Lucius, je vous ai expliqué mes objectifs. Balayer Voldemort, Dumbledore et le Ministère, si vous êtes prêts à me suivre, j'accéderais à votre demande, dit Seth d'un ton catégorique. »

Rodolphus étudiait le jeune sorcier depuis qu'il était entré, il sentait sa puissance, et s'il avait le pouvoir de faire disparaître la marque, alors pourquoi pas ? Mais il y avait un autre point à régler.

« Pour ma femme pouvez-vous la libérer ? Vous devez comprendre, que je l'aime énormément, à l'époque de la première guerre, nous nous sommes engagés avec passion dans cette aventure, souhaitant sauver tous les sang-purs. Nous croyions fermement à cette époque dans l'idéal du Seigneur des ténèbres. Mais les choses ont vite dégénérées, et il ya eu ce qui s'est passé avec les Londubats. Après ça Bellatrix, n'était plus convaincue de la justesse de nos choix, elle venait de détruire des sorciers de sang-purs, et elle a remis en question son allégeance envers le maître. Mais Bellatrix est très mauvaise en occultation, et le seigneur noir à tout lu en elle. Il n'avait à l'époque pas assez de partisans, et ne voulait pas perdre les Lestrange, Régulus Black, et les Malefoy s'il la tuait. Alors il lui a fait prendre cette potion de loyauté absolue. Ainsi, il gagnait sur tous les tableaux. Mais moi, j'ai perdu ma femme ce jour-là. Elle est devenue folle, voulant une dévotion sans borne au maître, commettant les pires atrocités en son nom, elle était devenue son esclave. J'ai découvert ce qui s'était passé, mais je n'ai jamais trouvé la potion pour lui rendre sa lucidité. Alors, je suis resté auprès d'elle, car je l'aime toujours, mais il y a longtemps qu'elle ne me voit plus. Alors si vous pouvez la sauver je m'engagerais auprès de vous. »

Harry poussa un grand soupir, cela n'allait pas être simple.

« Pour la potion, Sévérus pourra la faire, c'est un génie dans ce domaine,dit Seth.

- Quoi Sévérus Rogue vous a rejoint ? Alors vous ne nous dites pas tout, et je vois bien que la demande de mon frère vous gêne,dit Rastaban.

- La potion n'est pas un problème, en ce moment Sévérus travaille dessus…. En tant que chef de la famille Black, réintégrer votre branche est l'un de mes objectifs, seulement j'ai des alliés à qui cela va poser des problèmesdit Seth avec honnêteté.

- Alors nous trouverons des solutions, si Sévérus à la potion, mais il nous la faut,insista Rodolphus.

Lucius partit chercher Sévérus. Pendant ce temps chacun s'observait.

Sévérus et Lucius arrivèrent à ce moment et évaluèrent tout de suite la situation.

- Bon, on s'assoit et on discute. Lucius peut apporter une bouteille de whisky.

Chacun prend son verre et prend une gorge, montrant le début des négociations.

« Sévérus a-t-il réussi la potion ?Demande Seth.

- Oui, et elle a réussi,répondit Sévérus avec orgueil devant son génie pour les potions.

- Merci Sévérus, tu as encore réussit un exploit qui prouve bien que tu es le meilleur,répondit Seth. Sévérus lance un regard défiant à tous. »

Les mangemorts commençaient à s'amuser de la situation, par ailleurs Sévérus avait perdu son teint blafard, il semblait différent, ce qui les intrigua. Mais surtout il avait visiblement vingt ans de moins. Il y avait décidément beaucoup de mystères entourant ce groupe.

« Dans ce cas, quels autres alliés pourraient poser des problèmes ?Demandez Rastaban.

- Neville et Augusta Londubat, ainsi que Sirius Blackont ​​répondu succinctement Harry. »

Plusieurs mangemorts reprenant leur respiration, Seth Black avait rallié le dragon en la personne de la Douairière Longdubat, alors ça…c'était incroyable. Greyback choisit ce moment pour entrer, il reste sur le pas de la porte les observateurs, les mangemorts commencent à se sentir nerveux. Que faisait Greyback ici ?

Draco entra derrière lui et jaugea la situation d'un regard. Il se plaça aussitôt près de son père.

« Fenrir bonjour, Draco t'a donné le message que je vois…dit Seth se levant la main tendue pour l'accueillir. Soulagé de l'interruption de Greyback.

- Bonjour Seth, oui je vais m'occuper de Lupin, je te remercie du cadeau,et Fenrir éclata d'un rire gras, je suis venu pour que tu me libères de cette cochonnerie,dit Fenrir en lui montrant ses bras, le vieux serpent m'envoie des mini doloris par la marque, Fenrir grogna. Et tous sursautèrent.

- Viens t'asseoir Fenrir, je te fais ça de suite, et Harry tira le grand loup vers le canapé où les trois mangemorts étaient installés. Ils se serreront les uns contre les autres pour laisser de la place à Fenrir, et éviter son contacte. »

Harry s'agenouilla devant lui. Il posa sa main sur la marque, se concentrant pour ne pas voir qu'elle, elle était active à ce moment même, il pouvait sentir l'envoi de magie, il coupa les fils de liaison, puis la détruisit. Harry ne s'était pas rendu compte qu'il avait encore parlé en fourchelangue, déclenchant une certaine peur, mais aussi une grande interrogation parmi les mangemorts. Quand Harry rouvrit les yeux, la marque avait disparu. Fenrir poussa un rugissem*nt sauvage et serra Harry dans ses bras.

« Ah mon louveteau je t'adore, tu réalises tous mes rêves,et Fenrir frotta sa grosse tête dans le cou de Harry, se gorgeant de son odeur de créature tout en sachant qu'il provoquait Rogue. »

Sévérus serra fermement les dents, atrocement jaloux. Les mangemorts ne savaient plus quoi penser, complètement perdus, le terrible loup-garou sanguinaire… faisait un câlin ? Fenrir prit rapidement congé en disant qu'il y avait un loup solitaire à dresser.

Fenrir prend un verre de whisky au hasard et la vie d'un trait poussant un soupir de soulagement. Il reposa son verre et Augustus regarda avec dégoût ce qui fut son verre.

« Je vois que vous êtes plein de surprises Lord Black, donc Fenrir, Lucius, Sévérus, les Londubats sont avec vous, mais il va falloir que vous m'expliquiez pour Black….dit Nott admiratif et suspect.

- Si vous voulez aller dans ce sens, vous pouvez rajouter certains Weasley, les Zabini et votre fils complet Seth.Les mangemorts furent très impressionnés, et se jetèrent des regards furtifs.

-Sirius Black…il est censé être mort…que se passe-t-il ici ?Demande Auguste. Les quatre autres sorciers les dévisageaient avec curiosité et perplexité.

- C'est Bella qui l'a tué au département des mystères,confirme Igor.

- Oui, Sirius Black, je l'ai ramené de derrière le voile,dit Harry.

- Ou est-il ? Nous voudrions le voir…demanda Rastaban.

- Sirius était instable depuis Azkaban…commença Seth

-Non déjà avant, il était irresponsable, capricieux, orgueilleux, casse coups, immature. Coupa Sévérus vindicatif.

-Oui bon, on a compris que tu l'apprécies... donc à son retour de derrière le voile il ne s'était pas arrangé et devait dangereux pour notre organisation. Donc je l'ai envoyé en Suisse pour qu'il suive une thérapie. S'il continue comme ça il va se faire encore tuer, répondit Seth

- Et bien avec sa gaffe avec Lupin j'ai bien cru qu'il allait y passer, vos disputes s'entendaient de loin, rigola Lucius.

Il y eut des hoquets de surprise, puis un long silence. Ils regardaient Seth avec les regards évaluateurs. Les mangemorts dissimulèrent plus ou moins discrètement de petit* sourires, la situation finalement les amusait.

Pas le regard pensif, au bout d'un moment il reprit.

« Vous parlez fourchelangue, ou seul le maître et Harry Potter fourche parlelangue, de plus vous êtes amis avec Black et vous avez remis Lupin à Greyback, d'après ce que j'ai compris, et vous pouvez prononcer le nom du maître. Mais si vous êtes celui que je crois, pourquoi vouloir abattre Dumbledore ?Demanda Nott franchement surprise.

- C'est pour cela que je demande un serment inviolable,compléta Seth.

- C'est Harry Potter,dit Rodolphus à son frère.

Les autres regardèrent choqués, ce n'était plus le gosse minable qu'il avait devant lui. Mais un seigneur puissant qui rassemblait des alliés de valeur, et pas uniquement des sorciers de la lumière.

En entendant ces mot Auguste et Igor eurent leurs yeux qui s'agrandirent en comprenant les répercutions que cela entraînaient.

Nott se leva, et tendit son soutiens-gorge. Il avait pris sa décision, et son fils ne se serait pas allié à lui sans de bonnes raisons. Il accepterait de s'allier à Potter. C'était un risque calculé, mais il faisait confiance à son intuition.

« Moi Alphonse Sr Nott, chef de la famille Nott jure sur ma magie de garder les secrets de Lord Seth Orion Black Potter et de l'aider, et le soutenir dans tous ses projets.

Les autres hommes échangèrent un regard. Il ne faisait rien, il était très intelligent et intuitif. Il fallait avoir des informations qu'ils n'avaient pas…ils suivraient son exemple.

- Moi Rabastan Lestrange, jure sur ma magie de garder les secrets de Lord Seth Orion Black Potter et de l'aider, et le soutenir dans tous ses projets

- Moi Rodolphus Lestrange, chef de la famille Lestrange jure sur ma magie de garder les secrets de Lord Seth Orion Black Potter et de l'aider, et le soutenir dans tous ses projets

- Moi Karkaroff Igor, chef de la famille Karkaroff, jure sur ma magie de garder les secrets de Lord Seth Orion Black Potter et de l'aider, et le soutenir dans tous ses projets

- Moi Rookwood Augustus, chef de la famille Rookwood, jure sur ma magie de garder les secrets de Lord Seth Orion Black Potter et de l'aider, et le soutenir dans tous ses projets »

Harry se leva terriblement ému face aux cinq sorciers, tendit le bras et dit « J'accepte », les cinq fils argentés s'unirent et disparurent.

Lucius, Draco et Sévérus échangèrent un long regard, Harry avait réussi l'impensable, ils avaient réussit à les convaincre sans tout dire, c'était magique de le voir faire, ils se souriaient.

Harry se rassit avec un sourire de soulagement, d'un sort informé il invoqua une pensée, ce qui impressionna tous les ex mangemorts. Harry retire ses souvenirs, ainsi que sa rencontre avec le dieu serpent. Il leur fit un geste et tous plongèrent.

Ils restèrent un long moment silencieux les yeux perdus dans le vague. Puis Lucius redressa la tête, les sortant tous de leur apathie.

« J'ai eu peur à un moment, mais finalement tout s'est bien passé,dit Lucius dans un murmure.

-Oui,dit Sévérus soulagé.

-Très impressionnant, nous comprendrons mieux. Nous allons rallier votre cause, merci de nous laisser une chance,dit Rodolphequi était sortie de la pensée.

- Le côté de la lumière est bien pire que nous… et ils osent nous traiter de sorciers noirs, c'est lamentable, dit Igor.

- Les gosses Weasley, la Granger ne valent rien. Les gros poissons c'est Fudge, Dumbledore et Ombrage. J'imagine que vous avez des plans pour eux ?

- Oui je vous expliquerais tout, pour information mon oncle est Tonio Zabini et il va m'aider…

Et tous les ex-mangemorts approuvèrent de la tête, impressionnés. Un parrain de la mafia, rien que ça….ok ils étaient bien dans la classe des grands, et il était l'oncle de Potter ? Commentaire ? Bon il le découvrirait. Mais c'était vraiment intéressant et rassurant. Ils seraient unis dans cette décision. Ils suivraient Harry.

Harry débarrassa les ex-mangemorts de leurs marques. Sévérus remet à Rodolphus la potion. Il fut le premier à qui Harry enleva la marque, il partit immédiatement pour transplanner et faire prendre la potion à Bellatrix.

Sévérus s'éclipsa afin de préparer une potion pour faciliter la récupération des Londubats, il y avait une recette dans son nouveau livre qui devrait marcher.

Rodolphus revint alors que les ex-mangemorts avaient pris congés, laissant Harry et Lucius seuls dans le bureau. Il tenait une Bella tremblante et en pleure dans les bras. Elle prenait conscience de ce que Voldemort lui avait fait. Elle prête le serment inviolable à Harry, qui la laisse voir la pensée. Harry récupéra ses souvenirs, pendant que Rodolphus emmenait Bella voir Narcissa, sur les conseils de Lucius.

Puis Harry et Lucius partirent manger, Draco les rejoignit, et le repas se déroula tranquillement. Lucius partit au journal, et croisa Sévérus qui revenait avec une potion.

« Harry, allons à Sainte Mangouste maintenant, j'ai une potion qui va nous aider, Draco tu vas chercher Neville,dit Sévérus. »

Point de vue Neville

Ils se transplanèrent à l'hôpital sorcier, montèrent dans le service où se découvrent Frank et Alice.

Les parents de Neville étaient allongés comme des légumes sur leurs lits, et ils étaient dans cet état depuis quatre ans. Cela faisait vraiment mal au cœur.

Sévérus lance une sorte de silence autour d'eux. Il avait deux potions pour chacun, les potions des médicomages ne valaient pas la puissance et la qualité des siennes. Donc Sévérus était optimiste, la première aidait à rétablir les connexions entre les neurones du cerveau, et à guérir les lésions qui pourraient exister. La deuxième venait du livre Maya, elle aidait à restaurer l'âme et la conscience.

« Commençons par Frankdit Sévérus, je vais lui donner les deux potions, ensuite entrer par légimence en lui, toi tu te concentres pour te connecter à mon esprit comme si tu voulais me légimence. Même si tu n'es pas très doué, il suffit d'un contact pour que le lien se forme. Puis tu fais comme tu as fait pour la marque sombre, voyant ton énergie vitale rétablissant l'énergie dans le cerveau. Moi je ne serais pas que celui qui t'aide à entrer, le support. Après chercher la conscience et la ramener.

- D'après Sévérus,dit Harry. »

A ce moment Draco et Neville haletant arrivèrent, Sévérus leur expliqua son plan.

« Neville fais-moi confiance, je vais te les ramener,dit Harry.

- Je te fais confiance Harry, ramène-moi mes parents. »

Sévérus avec Frank en position assise, il lui donna les deux potions, prit sa baguette et dit « Légilimence ». Dès qu'il fut à l'intérieur il ne vit que du noir, mais le reste se concentra. A son tour Harry dit « Légilimence » sur Sévérus, il avait utilisé sa baguette cette fois. Il se concentra, et il lui sembla remonter un fil doré, qui finissait dans une salle obscure, là il appela à lui l'énergie vitale de Quetzalcóatl, et l'obscurité explosa comme un mur de verre. Il se retrouve dans un château abandonné, Harry se met à courir à la recherche de Frank et de l'appelant. Il le trouva finalement, un homme recourbé en boule dans le coin d'une chambre.

Harry s'approche doucement.

« Frank, n'ayez pas peur, c'est fini, il n'y a plus aucun risque,Harry pose doucement sa main sur l'épaule de l'homme, qui a eu un long frisson. Frank, je suis Harry Potter le fils de James votre ami, cela fait longtemps que vous êtes là….il faut sortir maintenantreprit Harry.

- Le fils de James ?fit une voix chevrotante.

- Oui, Neville et Augusta, votre femme, vous attendez,dit Harry.

- Neville mon fils ? Et ma mère ? Alice ?

- Oui, Neville est près de moi. Frank vous avez reçu un sortilège impardonnable, mais c'était il y a longtemps, il faut revenir Frank,poursuivit Harry. On ne vous fera plus de mal, vous êtes à l'abri. »

Frank redressa alors la tête et regarda Harry, puis semblait se redresser.

« Vous ne ressemblez pas à James,dit Frank. »

Harry eut un petit rire, se leva et tendit la main à Frank.

« Oui je sais, mais j'ai presque les yeux de Lily, un peu plus clair, c'est venu après mon héritage de créature,dit Harry. »

Franck prend la main et se lève, il semble désorienté et regarde autour de lui.

- Oui, vous avez ses yeux. Où sommes-nous ?Demande Frank.

- Quelque part dans ta tête, personne n'arrivait à te contacter depuis longtemps, il faut sortir maintenant, cela va aller ?dit Harry avec inquiétude.

- Ça va aller maintenant,répondit Frank. »

Harry l'aida à faire les premiers pas.

Lui et Frank sortent du château, aussitôt Harry revient dans la réalité, il fixe le visage de Frank qui ne tarda pas à ouvrir les yeux et à l'observateur.

« Mais c'est Sévérus Snape, vous n'avez pas vieilli ? et vous, vous êtes Harry… mais je ne reconnais pas les autres,dit Frank d'une voix cassée.

- Papa,cria Neville et il se précipita dans ses bras pleurant et l'agrippant, Frank ne semblait rien comprendre.

- Frank sur vous expliquera tout plus tard, c'est votre fils que vous tenez dans vos bras et cela fait longtemps qu'il vous attend,dit Sévérus.

- Merci Sévérus,dit Frank, puis il tourna un regard curieux vers l'adolescent qui se serrait contre lui. »

Harry recommanda la même chose pour Alice, pour faire éclater le voile sombre, puis il la trouva dans une vaste forêt obscure, cachée dans un arbre creux.

Quand elle émergea, son mari et Neville étaient près d'elle.

Sévérus, Harry et Draco furent très émus par leurs rétrouvailles, ils laissèrent à Neville un peu de temps pour apprécier le retour de ses parents.

Neville se croyait en plein rêve, il retrouvait ses parents, grâce à Harry et Sévérus, et cela jamais il ne l'oublierait. Après toutes ces années il pouvait leur parler, et échanger avec eux. Neville était heureux, vraiment pour la première fois de sa vie.

« Neville, appela Harry, les trois paires d'yeux des Londubats se tournèrent vers lui. Arrêtant leurs mess basses et embrassades. Neville, désolé de te déranger, mais nous devons tous partir, cela pourrait être dangereux. Nous allons aller au manoir de Draco. Monsieur et Madame Londubat, nous allons vous mettre des Glamours et nous allons vous aider à sortir, vous comprenez ?C'est Harry.

- Oui Harry, dit Alice.

- Il faudra que vous nous expliquiez tout,leur dit Frank..

Sévérus envoya les glamours, et aida Frank à se mettre debout et à marcher. Draco et Neville se chargèrent d'Alicia. Harry lance deux sortes pour faire croire qu'ils étaient toujours dans le lit et s'occupa de leur sortie.

Alice et Frank furent installés dans une chambre avec Neville qui ne voulait plus les quitter et qui leur racontait tout. Draco partit chercher Augusta, qui arriva peu après en trompette et se précipita vers la chambre d'Alice et Frank.

Fin du POV

Maître Gordon attendait Harry dans le bureau, un elfe vint le lui annoncer dès qu'il revint de Sainte Mangouste.

« Bonjour Maître Gordon,dit Harry en entrant. Nous avons plusieurs dossiers à voir… »

Ils s'assirent sur le canapé, Maître Gordon jeta une sorte de silence et de confidentialité.

- Pour notre première affaire qui est « Lord Seth Black contre Percy Prewett anciennement Weasley et le Ministère » pour diffamation, prise de position, et agression sur votre personne. Le jugement est passé ce matin, Percy Prewett a été renvoyé de son travail au ministère, le gouvernement se détache des actions de monsieur Prewett. Le ministère affirme qu'il n'a pas permis à Percy de le représenter, et qu'il aurait agis en son nom propre. Vos souvenirs provenant de la pensine et le témoignage de Miss Tonks et Narcissa Malefoy ont été accablants. Le gouvernement ne pouvait pas le soutenir. Pour ces motifs, il doit la somme de mille galions pour l'attaque et la diffamation en dédommagement, et il perd son emploie. Par ailleurs après les différents articles passés dans les journaux le montrant dans des situations très compromettantes, et son état nerveux visiblement instable, le ministère ne pouvait le garder, et n'a eu d'autre choix que le licencier.

- Très bien Maître Gordon,sourit Harry, satisfait.

- Nous ne pouvons pas enchaîner par le procès de Dolorès Ombrage tant qu'Harry Potter ne sera pas réapparut, aussi nous allons passer directement par le procès de Fudge « Lord Seth Orion Black Potter contre Fudge et le Ministère pour corruption et trahison envers le pays » et en même temps nous ferons Dumbledore et Ombrage, les trois ensemble, nous sommes le 20 Juillet…disons le 15 Août, qu'en pensez-vous ?Exigez Maître Gordon.

- Il faudra que je sois rentré du Sanctuaire à cette date,dit doucement Harry, oui cela devrait convenir, et puis je peux repartir une fois ces affaires de réglées. C'est d'accord Maître Gordon.

- Parfait. Oh fait… Tonio Zabini m'a fourni des dossiers passionnants. »

Harry avait un grand sourire.

« Ah oui Maître Gordon, j'aimerais que vous informiez Gringotts que je réintègre Sirius Black et Bellatrix Lestrange dans la famille Black, si vous pouviez faire le nécessaire. Je pourrais ramener mon parrain vivant, il faut que vous prépariez les papiers dans ce sens,dit Harry.

- Bien ce sera fait. Je voulais vous informer que Peter Pettigrow a reçu le baiser du détraqueur ce matin,dit Maître Gordon.

POV Rémus

Greyback avait donné la chambre voisine de la sienne à Remus, qui ne s'était pas attardé.Il avait eu beaucoup de mal à s'endormir, se retournant plusieurs fois pour trouver le sommeil. Mais sans cesse, il revoyait le regard de convoitise que lui renvoyait Greyback, et là dans son lit, il écrasa sans pitié son érection contre le matelas, en bourrant l'oreiller de ses poings. Le problème c'est que Fenrir lui avait retiré tous ses vêtements et il devait se déplacer nu, il avait beaucoup de mal à cacher son problème d'érection. Peut être aujourd'hui il obtiendrait au moins un pagne, il était très gêné.

Greyback n'avait fait aucune concession sur son comportement passé. Ils s'étaient battus, Greyback avait bien gagné, et avait soumis son loup. C'était très clair, son loup avait reconnu Greyback comme son Alpha, son dominant. Greyback avait recadré la situation, mettant clairement en évidence ses échecs et ses manquements. Cela avait été difficile et pénible. Il lui avait donné des directives qui devraient dans le temps améliorer sa psychologie. Bien sur cela n'excusait pas ses erreurs, mais il apprenait, et allait essayer de s'améliorer. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était de ressentir une si forte attirance pour son Alpha.

Le matin, Greyback l'avait réveillé tôt et l'avait envoyé en classe avec les louveteaux pour apprendre les règles de la meute. Fenrir n'acceptait pas qu'il s'apitoie sur lui, qu'il passe son temps à se vautrer dans sa misère. Ici au camp personne n'était inactif. Il s'est retrouvé avec des petit* de cinq à douze ans. Sur le coup, la décision l'avait beaucoup humilié et révolté, mais même s'il ne le reconnaîtrait pas pour tout un empire, cela avait été assez intéressant. Il avait appris que le village comprenait une quarantaine de loups, que c'était une vie en communauté, que Greyback était le chef Alpha et qu'il avait deux secondes Rag et Polux.

En fin de matinée, Greyback était venu le chercher pour travailler aux taches communautaires de la meute. Il y avait une serre, des champs, la chasse, la confection de statues de loups, de paniers… et tous participaient pour faire vivre la communauté. Remus fut mis à la coupe du bois avec Greyback. Il ne se plaignait donc pas, même si ses mains étaient en sang et pleines de cloques. Ils s'arrêtèrent vers cinq heures, Fenrir resplendissait de santé et de force ne semblait même pas fatigué, Remus avait regardé plusieurs fois avec fascination le torse brillant de sueur, après une goutte de transpiration coulant sur le torse, mais il avait détourné le regard dès que Greyback redressait la tête. Greyback l'envoya à la cueillette des pommes avec d'autres loups. Polux veillait et donnait les ordres.

Remus rentra à vingt et une heure, fatigué comme jamais, et tenant ses reins douloureux. Greyback l'accueillit et lui dit de passer à table. Ils mangèrent un ragoût de moutons. Remus ne fait aucun effort de conversation, ne répond que par monosyllabes et filant dans sa chambre aussi vite que possible. Fenrir avait un sourire carnassier en le voyant sortir de la pièce.

Remus se permit un petit sourire il avait obtenu un pagne.

FinduPOV

Point de vue de Sirius

Sirius était en Suisse depuis une semaine. Il avait été dans une clinique magique qui s'occupait de ses problèmes. Semble-t-il après avoir subi plusieurs examens, le médecin s'était rendu compte qu'il avait plusieurs connexions dans le cerveau qui avaient été détruites. Il avait donc subi une opération magique. Il avait aussi eu de nombreuses potions pour soigner sa faiblesse physique. Il avait eu des entretiens réguliers avec un analyste qui se servait d'un retourur de temps pour travailler sur son état mental, et ses déficiences sociales. La thérapie avait en réalité duré 8 mois d'analyses très pénible. Il avait été horrifié par son comportement, et acquis un peu de maturité.

Ce soir, il rentrait au manoir Malefoy. Il y avait une soirée organisée pour célébrer le départ au sanctuaire, et pour son retour parmi les vivants. Il espérait juste qu'Harry s'était calmé vis-à-vis de lui.

Fin POV Sirius

Quand il entra dans le salon du manoir Malefoy, il trouva Harry en pleine discussion avec un groupe de personnes. Il y avait Lucius, Severus, Narcissa, Arthur Weasley. Mais ce qui le choqua fut de voir Nott, les trois Lestrange, Karkaroff, Rookwood, Greyback. Il y avait même un vampire, c'était n'importe quoi.

Tous le fixèrent quand il entra.

-Salut Harry, je voudrais des explications que font les mangemorts ici ? est-ce que tu fous ? Grogna Sirius

- Ah tu es revenu, dit Harry sans sourire, non je ne suis pas fou. Toutes les personnes ici sont mes alliées.

- Mais Harry tu te rends compte ? Tu as rallié les Lestrange, ce sont des criminels et Bella tu en fais quoi ? Tu es devenu comme eux, sans cœur !S'écria Sirius. »

Sévérus et Lucius se crispèrent et soupirèrent de lassitude en même temps.

« Ben quoi ? »Dit Sirius énervé.

- Sirius, ne t'énerves pas. Je comprends que tu en veuilles à Bella, moi aussi. Mais est-ce que tu sais que depuis la première guerre elle est sous l'influence d'une potion de dévotion absolue que lui a donnée Voldemort ? Qu'elle ne contrôlait plus ses actes ? Et oui les Lestranges ont tué, je le sais, mais qui ne l'a pas fait ? Le monde magique était en guerre. Que ce soit pendant la première guerre ou la deuxième, dans un camp comme dans l'autre ? La guerre c'est sale, meurtrier, des gens tuent, mais c'est la guerre. Tu me diras ils ont torturés, mais au moins ils seront moins regardant quand Dumbledore tombera entre mes mains, et ils ne feront pas comme mes faux amis à me mettre en quarantaine pour être sélectionnés à la coupe de feu. Car je dois tuer Voldemort…alors quoi, je suis aussi un monstre ? Moi aussi, Sirius je suis à la tête d'une guerre, j'ai en face de moi Dumby, Voldy, et les bouffons du Ministère, ne te fais pas d'illusions, tout ne se règle pas pacifiquement, et j'ai besoin de soldats. Alors oui je dois aussi faire des concessions. Je peux t'assurer que ce n'est pas un choix facile mais j'ai choisi de leur laisser une chance. Quand Bella t'a envoyé derrière le voile, vous vous battez, ce que je n'ai pas supporté ce sont ses provocations, son côté hystérique et le bonheur qu'elle en tirait.

Mais Sévérus lui a donné une potion et elle redevient saine d'esprit avant que toute cette folie ne vous détruise tous. Tu crois que je ne sais pas que Lucius et Sévérus en ont fait beaucoup aussi ? Je te rappelle que je partageais les visions de Voldemort depuis plus de cinq ans, j'ai vu les raids des mangemorts, j'ai vu ce qu'ils faisaient, je sais donc à qui j'ai à faire.

Mais je ne cracherais pas sur mes alliés, amis, et amoureux, ni maintenant, ni après, car je leur demande de m'aider, de combattre pour moi, alors je serai de leur côté. Je ne changerais pas le monde magique avec de bons sentiments. Les alliés que je vais chercher au sanctuaire, les loups garous, ce n'est pas pour faire jolie, mais pour se battre pour moi, et pour l'avenir de notre monde.

Je suis un chef de guerre, et j'en ai conscience. Et ce n'est pas en tuant tout le monde que l'on va s'en sortir, ni en éliminant celui-là ou un autre parce que son pédigrée ne lui plaît pas. On tuera seulement ceux qui nous posent problème. Et je vais m'arranger avec ma conscience, alors tu me reprocheras d'avoir changé, d'être sans cœur, mais je n'ai pas le choix, et ce que je suis devenu, ce sont les événements qui m'ont fait tel que je suis,Harry reste tremblant après tout cela. »

Nous étions dans un silence religieux. Les ex-mangemorts étaient ému et touchés parce qu'Harry avait dit.

Arthur savait que la position d'Harry était difficile. Mais il n'était pas hypocrite et voyait les réalités de la société.

Sévérus prit Harry par les épaules, et il se réfugia dans ses bras laissant couler ses larmes en silence. Sévérus se tourna vers Sirius, tenant fermement Harry en lui passant une main apaisante dans les cheveux.

« Black vas-tu arrêter de le blesser ? Il n'y a pas de décisions faciles à prendre. Ton séjour en Suisse ne t'a pas arrangé ! Pour les Londubat on a trouvé une solution. Avec mon pouvoir de légion, et l'énergie vitale plus le pouvoir d'Harry nous avons réussi à briser le mur derrière lequel ils s'étaient réfugiés, dit Sévérus. Merci, Neville est très heureux et reconnaissant. Ainsi les torts sont réparés, tu es vivant, et nous sauvons Alice et Frank, plus personne ne pourra rien dire sur la présence des Lestrange.

- Je suis désolé,dit Sirius réellement embêté. »

Lucius était très ému après ce qu'avait dit Harry, il devait se surveiller, il virait poufsouffle ces derniers temps, mais ce gosse disait et faisait des choses extraordinaires.

« Nous avons trouvé un vrai chef, merci de croire en nous et de nous laisser une chance,dit Rodolphus. » Les autres acquiescèrent solennellement.

Sirius s'éclipsa discrètement, il avait besoin de réfléchir. Il est allé sur la terrasse pour prendre l'air.

Il sera bientôt rejoint par le vampire.

-Pas très intelligent ce que vous venez de faire, dit Maître Gordon.

Sirius poussa un profond soupir de lassitude.

-Oui je sais…si je ne me contrôle pas je vais perdre Harry.

- Il n'acceptera certainement pas que vous lui fassiez des leçons de morale. Il est adulte, marié et à la tête de son groupe de résistance. Vous arrivez 18 ans trop tard. Au fait je suis Maître Actarus Gordon, l'avocat des Black.

Sirius lui fit un bref signe de tête et rentra à l'intérieur très vite.

Seth vient rejoindre Gordon, il avait observé la fin de la scène, se méfiant du comportement de Sirius.

- Proie ? Ou plus ? demanda Seth curieux.

-Je ne sais pas encore Lord Seth, mais je pense que je viens enfin de le trouver,dit Maître Gordon avec un grand sourire qui dévoilait ses canines très développées.

- Alors il était judicieux de ma part de vous inviter à notre soirée,répondit Harry avec un grand sourire. »

-Dites, Maître Gordon, je me demanderais si vous aviez un calice ?Demandez à Harry un sourire en coin.

- Pas encore Lord Seth, mais je viens enfin de le trouver,dit Maître Gordon avec un grand sourire qui dévoilait ses canines très développées.

Sirius avait dit n'importe quoi et était rentré, cet homme ou plutôt ce vampire était le diable. Il était d'une prestance incroyable… Jamais Sirius n'avait vu un tel charisme, il était grand, avec un corps athlétique, ses traits virils, et cette pointe de cheveux en v sur son front, bon sang il était trop bien foutu. ..euh Actarus... était... bien ...foutu... voilà, il avait vu la convoitise et la passion brûler dans le regard d'Actarus…..Il fallait qu'il trouve Rogue, il lui fallait une potion de frigidité force dix, pas moins.

Euh…oui, ce sera parfait… Et il fallait calmer Harry, Un long silence plana dans la pièce après son arrivé. Il s'excuse pour son éclat auprès des ex-mangermorts, et partit à la recherche de Sévérus.

Chapter 22: Comprendre

Chapter Text

Le lendemain midi, Harry et Sévérus se dirigent vers la salle à manger commentant les événements de la soirée de la veille au soir. Est-ce que Narcissa croise dans le couloir.

-Harry, Sévérus je te remercie pour ma sœur et son mari, je sais que ce n'est pas facile, mais…Narcissa se mordit la lèvre

- Au moins elle est libérée, mais elle va mettre du temps à se remettre si j'ai bien compris, dit Sévérus.

- Laissez la comprendre ce qui s'est passé, qu'elle se cache pour l'instant, le temps que les choses se calment, de plus elle n'a causé pas mal de dégâts….allons manger, répondit Harry.

Un combat de cannes attirera leurs attentions, Augusta se trouvait derrière eux.

- Harry, Sévérus, Je tiens à vous adresser mes remerciements les plus profonds pour ce que vous avez fait, pour la famille Londubat aujourd'hui. Je vais m'occuper d'étouffer l'affaire à Saint mangouste, pour la disparition de mon fils et de sa femme, l'affaire ne fera aucune vague, il vaut mieux ne pas attirer l'attention sur leur retour, je les laisserais ici avec Neville, pour le moment.

J'ai appris pour ELLE, l'emprise de la potion… mais malgré le fait que j'ai retrouvé mon fils et sa femme, il va me falloir du temps pour accepter. J'attendrais d'avoir la preuve qu'elle a vraiment changé avant de porter mon jugement. C'est tout ce que je peux vous promettre. Je ne resterais pas ce soir, il faut que je règle tout cela, veillez bien sur eux. Et encore, merci à vous deux. Ce que vous avez fait n'a pas de prix. Après un signe de tête Augusta partit majestueusem*nt, mais le sourire aux lèvres.

- C'est vraiment une grande dame, murmura Narcissa admirative, en la regardant s'éloigner.

Ils se rapprochèrent de la table, ou les attendaient Draco, Lucius, Blaise, Tonio, Théo, Neville, Pansy, le père et les jumeaux Weasley, Sirius et Actarus.

- Nous avons beaucoup de convives ici dernièrement, dit Narcissa en élevant un sourcil, mais j'adore recevoir, bien commençons le repas.

- Je vais vous donner les cadeaux que nous vous avons ramenés, vous n'étiez pas là ici dit Harry sur un ton d'excuse. Il tend des paquets à Théo, Pansy et les jumeaux.

Pansy ouvre avec impatience son cadeau et découvre, un médaillon très travaillé en turquoises.

- Je ne peux pas t'expliquer comment, mais le médaillon aurait une influence sur le corps. Ce sont despierres guérisseuses du corps à usages multiples, et cela pourrait t'aider à soulager des blessures bénignes, mais cela sert aussi d'article de beauté. D'après ce que la vendeuse disait cela ôtait les poches sous les yeux, les boutons disgracieux, les cheveux terne, dit Harry.

Pansy, ouvrant de grands yeux, contempla avec émerveillement son si précieux cadeau, qu'elle avait en plus ravissant.

Théo, découvre uncoyote Talisman pour l'amour, la fortune, le pouvoir et la force. Il était dans un sac rouge de protection avec une dent de coyote, un liquide et des matériaux divers. Il parut enchanté, et très curieux de l'association et des particularités magiques des ingrédients.

Les jumeaux découvrirent différents sachets de poudre, qu'ils contemplèrent avec curiosité.

- Je ne sais pas si cela vous sera utile pour vos créations, mais par exemple, la poudre de scarabée mexicaine à de puissants pouvoirs magiques qui procurent l'immunité contre les agressions, et neutralisent les énergies maléfiques, leur explique Harry. Il y a aussi une poudre à base de petit* pois sauteurs, qui fait faire de petit* bons à des objets, une autre qui modifie un membre du corps au hasard avec des conséquences inattendues. Celui-là est génial il montre votre animal totem, celui qui vous protège dans le monde des rêves,…

Fred et Georges furent alors très enthousiastes, réfléchissant aux combinaisons qu'ils allaient pouvoir faire.

- Comment ça va Neville, tu as vécu beaucoup de changements dernièrement, s'enquit Harry.

- Ça va mieux Harry, ce que tu as fait pour moi ici, n'ai pas de mots pour te dire combien je suis reconnaissant, dit Neville très émus. Je voulais te remercier, mais les mots ne sont pas assez forts pour ce que tu as fait, ni pour ce que je ressens …

- Si j'avais pu le faire plus tôt Neville…l'essentiel c'est que tu ais ta part de bonheur, répondit Harry.

- Harry regarde….Sévérus lui tendit le journal….

Ses résultats d'Aspic étaient en première page, il avait établi un nouveau record avec que des Optimal et les félicitations du Jury. Le journal disait qu'il n'avait pas vu un tel niveau depuis très longtemps.

Narcissa lui tendit en souriant une enveloppe du ministère contenant ses résultats officiels. Après l'avoir lu il poussa un cri de victoire, et tous saluèrent sa réussite.

Harry s'installa, Sévérus à ses côtés, et ils commencèrent les repas en échangeant des taquineries avec Blaise et Draco, Arthur parlait tranquillement avec Tonio, et Lucius se fit un plaisir de révéler à un Théo ébahi et ravi que son père les avait rejoint.

Harry regarda Sirius qui ne participait pas aux discussions. Il espérait qu'il ne lui en voulait pas. Harry se meurt la lèvre. Sirius avait le nez plongé dans son assiette. Merlin, jamais il ne l'avait vu comme ça. Sévérus posa sa main sur sa cuisse, sous la table, et remonta doucement vers sa braguette. Harry retint un hoquet de surprise, et se composa une expression neutre pour répondre à Pansy. Il regardait brièvement Sévérus qui arborait son masque froid et distant. La main commença à caresser le renflement qui durcissait, Harry piqua une crevette dans son assiette et l'avala sans la mâcher. Il en connaissait un qui allait crier grâce cette nuit.

Point de vue Hermione

Hermione avait réussi à isoler Ron, sans cette fiche Elisa. Il ne passait plus de temps ensemble, se parlant à peine. Et depuis quelques jours Ron semblait très sombre, ce qui inquiétait Hermione.

- Salut Ron tu as un instant ? Demande Hermione.

- Oh salut Mione t'as les yeux rouges et gonflés, qu'est ce que tu as ?

- Une petite allergie de rien du tout, répondit Hermione. Ron hocha la tête en ouvrant des yeux impressionnés. Hermione avala une petite pilule.

- Et tu prends quoi la ? Exigez que Ron soit assez alarmé.

- C'est pour mon allergie, répondit Hermione. Et toi, Ron, que t'arrive-t-il ? Tu sais que tu peux tout me dire, je reste ta meilleure amie, tu sais que tu peux me parler de quoi il s'agit. dit-elle sur un ton suppliant.

- Mon père à tout découvert Mione, il nous a renié Percy et moi, et il divorce de maman, le terrier est en vente… et je m'appelle Prewett, Ron Preweet… c'est affreux.

- Oh Ron, je suis désolé pour toi, mais je suis sur que Dumbledore trouve une solution, et puis nous avons encore nos voûtes, dit Hermione.

- Oui, heureusem*nt….mais je vais vivre avec maman dans le Londres moldu, jamais je ne m'en remettrais, se lamenta Ron.

- Moi aussi je suis dans le Londres moldu, ce n'est pas si mal que ça. Pour le nom, Dumbledore te laissera l'utiliser pour la rentrée à l'école, c'est sûr, personne n'est censé savoir, dit Hermione avec un enthousiasme qui sonnait faux, mais Ron ne s'en aperçut pas.

- Ah ou c'est une bonne idée ça….

- Et puis tu sais comme je vis dans le moule de Londres, je te montrerais des musées et des bibliothèques très sympa…Ron fit une grimace, mais Hermione continua, et puis Preweet ça te va bien, c'est comme si tu étais un espion , avec une identité secrète, et toi comme les cours d'Aurore, tu vas avoir un super niveau. Hermione prend un nouveau cachet.

- Oui, tu as raison Mione, Ron avait retrouvé son enthousiasme, bon je te laisse, Elisa doit m'attendre, dit Ron en partant.

Hermione, n'avait pas voulu lui parler de sa mère, de sa sœur, ou de Percy…maintenant Ron n'avait plus d'importance, il était renié, donc déshérité, il n'était plus rien…et elle avait des soucis bien plus important.

Elle ne lui avait rien dit, mais ici elle avait été consultée un spécialiste à Saint Mangouste, et il avait été catégorique, son noyau magique était perturbé très fortement, et définitivement. Elle avait perdu près de soixante pour cent de ses pouvoirs, elle pourrait en regagner cinq à dix pour cent en mangeant des œufs accromentula. Le médicomage lui avait expliqué que cela arrivait parfois avec les enfants issus de parents moldus, un truc génétique. Cela l'avait révolté. Et elle avait passé la nuit à pleurer. Hermione avait été tellement secouée par la nouvelle, qu'elle était allée voir un médecin moldu pour se faire prescrire des antidépresseurs et des anxiolytiques… le traitement était lourd, mais il lui fallait. Le souci, c'est que la prescription était de deux pilules matin et soir, et cela ne suffisait pas. Après tout, elle était une sorcière, donc elle avait modifié le traitement et en prenait une trentaine par jour, et elle se sentait beaucoup plus zen.

Par contre, elle devait changer ses plans, un mariage avec Ron, ne lui apporterait plus rien. Il lui fallait une autre cible, et vite car avec sa baisse de pouvoirs…elle ne pouvait pas perdre de temps.

Elle ramassa le journal du prophète qui trainait abandonné sur une table. « Incroyable ! un parcours sans faute- Lord Seth Orion Black a passé ses débuts en juillet Aspic au ministère. Il n'a reçu que des optimaux. Son niveau magique, ses dons, sa maîtrise ont fait l'admiration du Maître de Runes, Madame Saint Bud nous a dit « Nous n'avons pas vu de telles capacités depuis très longtemps, c'est un élève intelligent, gentil et tellement doué …. Nous rappellerons que Lord Black est l'une des premières fortunes d'Angleterre. »

Ce seigneur Black lui semblait être un bon mais à atteindre.

Fin du POV

Point de vue de Percy

Percy rentrait chez lui, il avait été acheté trois litres de Whisky pu feu. Il sursauta violement manquant de lâcher son sac avec ses bouteilles, il lui avait vu, la folle qui le poursuivait.

Percy se met à courir pour rentrer dans son appartement. Il arrive essoufflé avec une migraine monstrueuse.

Il faisait une grimace l'appartement était sale, et cela se sentait mauvais, à cause de ses pets, il en avait beaucoup... baah ce n'était pas grave.

Il se laissa tomber dans le canapé et bu au goulot, sa vie était foutue. Il avait été renvoyé du ministère, sa carrière était finie, ses rêves, ses espoirs, il n'avait plus rien. Percy devait, en plus des dommages et intérêts de mille galions à payer, à ce maudit Black.

Fudge n'avait rien voulu savoir. Il lui avait dit qu'il lui faisait une mauvaise publicité, et qu'il aurait du être discret pour le testament de Sirius, plutôt que de prendre position. Et puis, son ex père l'avait renié, et Fudge l'avait découvert, cela n'avait rien arrangé. Fudge lui avait parlé des photos avec Elisa, en disant qu'il devrait faire son devoir envers cette pauvre sorcière. Il lui avait reproché son apparence : les pustules, et ses flatulences, comme si c'était de sa faute. Il lui avait dit qu'il ne supportait plus sa vue, il avait lui crié dessus pendant une heure. Avant de lui ordonner de disparaître pour toujours….Percy jeta la bouteille vide avec les cadavres des autres, qui commençaient à faire un petit tas par terre. Et en prendre une autre. Il se gratta une pustule dans le cou, qui fit un bruit sordide en éclatant.

Percy ne voulait plus entendre parler de Dumbledore, il n'avait rien fait pour l'aider…

Un hibou gratté à la fenêtre, il prit rapidement le parchemin pour se rendre compte que c'était une belleglante de sa mère.

"PERCY Qu'as tu fait ? Te faire renvoyer du ministère ? J'exige des explications ! Tu crois pas qu'on a assez de problèmes..."

Percy a lancé une sorte d'incendie sur la missive avant qu'elle ne s'achève. Il en avait assez. Il vida au goulot une autre bouteille, et s'écroula dans le canapé.

Le Lord noir lui avait collé sa marque immonde, c'était la seule solution… il n'avait aucune autre alternative, Il pouvait se servir du vieux fou pour obtenir des informations. Sa mère, Ginny et Ron étaient inutiles...il les haïssait, si il ne les avaient pas écoutés, il n'en serait pas là, il fixa avec dégoût la marque sombre sur son bras…se rappelant de l'attaque hier soir sur des moldus, ah ils avaient crié ces chiens, et contre toute attente il y avait pris du plaisir. Il prend une autre bouteille.

Fin du POV

Point de vue de Sirius

Quand Sirius était descendu pour le dîner, il avait blêmit en voyant Actarus discutant calmement avec Lucius et Tonio, le repas allait être interminable.

Le repas avait été très long pour Sirius, Actarus était assis à côté de lui. Cela le rendait terriblement mal à l'aise, il avait une conscience aiguë du corps près de lui.

Sirius se teint bien droit prenant garde, à ce que leurs jambes ne s'effleurent pas.

Le vampire avait des mains superbes, qui le fascinaient, par inadvertance leurs doigts s'étaient frolés, déclenchant une série de frissons en lui. Il avait donc surveillé ses mains aussi, il n'avait pas conscience qu'il ressemblait à un bout de bois assis sur une chaise.

Ensuite il s'était concentré sur sa respiration, pour ne pas se laisser envahir par les effluves virils de son voisin, maudit odorat de chien.

Sirius s'était interdit de le regarder, et lorsqu'Actarus lui avait posé une question, il avait répondu la tête baissée dans son assiette. Mais il avait senti son corps vibrer à la mélodie rauque que son voisin chantait à chaque fois qu'il parlait.

Il s'était alors concentré sur la discussion, réfléchissant à un commentaire adressé à Harry après la série de bavures qu'il avait enchaîné, mais sans cesser son attention revenait vers son voisin.

Et ce Servilus qui lui avait dit qu'une potion de frigidité qui durait six mois cela n'existait pas.

Le repas-torture prend enfin fin, les invités prirent congés, il salua quelques personnes, et Sirius essaya de s'éclipser discrètement et rapidement.

Au moment où il traversait le couloir, avec un intense sentiment de soulagement, une main lui saisissait fermement le bras et l'attirait dans le salon de musique. Sirius se retournera prêt à tempêter devant ces manières, quand ses mots se retrouveront bloqués dans sa gorge. Devant lui se trouvait Actarus Gordon.

Ils se dévisagèrent longuement, Sirius avait conscience, qu'il ne pourrait pas l'ignorer plus longtemps. Le regard qu'il posait sur lui le brûlait, mais Sirius refusait d'accepter l'évidence.

- Que me veux-tu ? Et pourquoi m'avoir entraîné ici ? Demanda Sirius, qui jouait les innocents.

- Excusez mes manières cavalières, mais nous avons besoin de discuter, et comme vous avez évité tous les dialogues pendant le repas, vous m'avez contraint à provoquer une rencontre, dit Actarus avec un rictus ironique.

Sirius remet en place une longue mèche brune, puis se dirigea nonchalamment vers le piano. Tournant le dos au vampire, et semblant se passionner pour une partition.

- Et de quoi voulez-vous parler ? » dit Sirius avec indifférence.

- De nous, dit une voie grave au creux de son oreille.

Sirius sursauta, il ne l'avait pas entendu se déplacer, il avait été si rapide. Maintenant, il sentait sa présence dans son dos, et cela le troublait.

- Nous ? Il n'y a pas de nous…répondit Sirius avec une légère indifférence.

A peine termina-t-il de répondre, qu'Actarus le reviendra pour s'égaler de ses lèvres. Le baiser était clairement une prise de possession, une langue essayant brutalement de forcer le passage de ses dents.

Sirius tente de résister, repoussant la ferme poitrine, qu'il sentait sous ses mains, mais déjà Actarus enroulait l'un de ses bras autour de sa taille, l'autre se positionnant derrière sa nuque, et l'enserrant dans un étau.

Sirius tente de résister, repoussant la ferme poitrine, qu'il sentait sous ses mains, mais déjà Actarus enroulait l'un de ses bras autour de sa taille, l'autre se positionnant derrière sa nuque, et l'enserrant dans un étau.

Sirius le corps bloqué contre le piano, ne pouvait se libérer de cette montagne de muscles qui le retenait.

Soudain, le baiser devint doux, ensorcelant, quémandeur. Sirius se sentit pris d'ivresse devant cette douceur, et ouvrit les lèvres, laissant la langue l'envahir, le dominer.

La main sur sa nuque se fait caresse, s'enfonce avec voluptés dans ses cheveux.

Sirius sentit tout son corps frère, épousant le corps aux lignes dures, il se fit souple. La main dans le dos le parcourait avec dévotion, ouvrant des chemins de feu dans son corps.

Alors Sirius, basculant dans la spirale du désir dans un gémissem*nt rauque, répondant avec passion aux lèvres, à la langue qui le rendait fou.

Ses mains s'enroulèrent autour de la nuque du vampire, s'enfonçant dans son épaisse chevelure noire aux reflets bleus, il sentit son corps pris de tremblements, et d'ivresse, devenir brûlant. C'était de la folie.

Sirius se détacha avec difficultés des lèvres tentatrices, son regard plongea dans les yeux jaunes qui semblaient être de l'or en fusion, il n'eu pas conscience de ses petit* halètements, ni qu'il tenait toujours fermement la nue du vampire.

- Sirius je t'ai attendu depuis une éternité, maintenant que je t'ai trouvé je ne veux pas te perdre, je ne veux pas que tu t'éloignes loin de moi, quand je t'ai vu, que j'ai respiré ton odeur, j'ai su que c'était toi. Toi et uniquement toi, mon calice, dit Actarus d'une voie rauque.

Sirius sentit son cœur battre un battement, jamais il n'aurait pensé vivre un instant si intense, mais partager toute sa vie ? Ne plus être seul ? Devenir son calice, le voulait-il ?

- Je ne sais pas, j'ai besoin d'y réfléchir, d'apprendre à vous connaître, murmura Sirius.

- Je vous laisse la semaine Sirius, dit Actarus en lui caressant doucement la joue, et en se tournant pour partir.

- Attendez…je vous ai dit que je voulais vous connaître avant de vous donner une réponse, il faut que je puisse vous voir pour cela, dit Sirius en courant derrière le vampire, qui était déjà arrivé à la porte.

Avant que Sirius ne puisse le réaliser, Actarus l'avait pris dans ses bras, le portant comme une jeune mariée.

- Mais que faites-vous, reposez-moi, Actarus…. cria avec affolement Sirius.

- Je vous emmène au manoir Gordon, nous allons vivre ensemble cette semaine, et vous me donnerez votre réponse comme convenu, dit le vampire.

- Mais ce n'est pas possible, mes affaires, Harry, enfin je ne peux pas partir comme ça… insiste Sirius, alors qu'Actarus se dirigeait vers la sortie.

- Je vais vous courtiser, et une semaine ne sera pas de trop, mais ce sera aussi interminable. Pour votre affaire un elfe viendra les chercher, il déposera dans le même temps un message expliquant tout. Harry à Sévérus. Et enfin, rien ne vous retient.

Sirius n'eu plus d'arguments à opposer, il passa ses bras autour de la nue et posa sa tête sur l'épaule du vampire. Actarus sourit en s'enfonçant dans ses ombres pour transplanner avec son captif.

Fin du POV

Harry caressa la joue de Sévérus qui dormait encore, il l'avait vraiment épuisé pensa-t-il avec un petit sourire, mais que cela avait été bon, il aimait tellement le sentir en lui, ses mains sur son corps le faisait gémir de plaisir, ses mots le bouleversaient à chaque fois.

Quand il se rappelait, son ancien professeur froid et sarcastique qui l'avait si souvent blessé, puis l'évolution de ses sentiments, et cette longue attente sans espoirs, ses nuits dans le dortoir des gryffondor, où il rêvait qu'il le prenait sauvagement, s'inventant mille scénarios, pour se réveiller seul et frustré…

Que de souffrances, et maintenant il avait le bonheur de l'avoir, de le toucher, de l'aimer, il l'admirait tellement, à ses yeux cela n'avait pas de prix. Sévérus était tellement plus détendu, depuis qu'il n'avait plus Voldy et Dumby pour lui pourrir la vie…

Sévérus ouvre doucement les yeux, et lui sourit, Harry ne pu résister et l'embrassa, le baiser se fit langoureux.

- Tu n'en as pas eu assez ? Dit paresseusem*nt Sévérus.

- Jamais, mon amour.

Leur étreinte fut encore un moment merveilleux.

C'est tard qu'ils descendront pour le repas du soir, Draco les attendit, et donna le courrier à Harry.

- Il y avait un hibou impatient qui t'attendait, alors j'ai pris le parchemin pour toi, lui dit Draco.

Harry commença à lire sa lettre, tout en buvant son apéritif de l'autre main.

- Merci Drago, hmm…. c'est une lettre de Sirius, Harry éclata de rires.

- Que se passe-t-il avec le clébard ? Demandez à Sévérus de prendre un verre.

- Maître Gordon l'a enlevé tout à l'heure pour en faire son calice, il reste toute la semaine avec lui, avant de se décider, dit Harry avec un grand sourire, son avocat était vraiment un rapide.

Sévérus haussa les sourcils, mais ne fit pas de commentaires, Draco recracha son jus d'orange avec stupéfaction. Sévérus lance à Draco un coup d'œil d'avertissem*nt, puis réécrit.

- Bon, on sera tranquille jusqu'à notre départ, j'ai réfléchi au sujet du sanctuaire…. Je pense que ce serait plus judicieux, que nous nous allions seulement avec Draco et Blaise. Et, peut-être Arthur, cela lui ferait du bien. On ne sait pas ce qui se passe là-bas, la dernière fois que tu es resté dans le domaine de Xanadu, je pense que ce serait plus sûr. Il est possible que ce soit dangereux, si la situation est sans risques, et que nous ayons réussi à trouver des alliés… alors nous pourrions y retourner avec les autres. Je pense vraiment que ce serait le mieux, mais je pense qu'Estrie et Astrius t'aideront. Dit Sévérus très sérieusem*nt.

Harry resta pensif un moment, puis il redressa la tête décidément.

- Je dois reconnaître que votre analyse de la situation est la meilleure. Tu as raison Sévérus, je me suis laissé entraîner par l'enthousiasme et n'ai pas suffisamment réfléchi. Je te remercie de ta clairvoyance. Je dois te dire qu'hier soir, j'ai eu des doutes pour enmener plusieurs personnes, c'est pour cela que je n'en ai pas parlé. Cela m'est venu lorsque je discutais avec Neville, il ne voudrait pas quitter ses parents maintenant qu'il vient juste de les retrouver, et je ne peux pas lui demander ça. Quand Sirius s'il devient calice, il ne pourra plus quitter son vampire.

Sévérus j'aimerais que cette semaine tu prennes des dispositions pour que nos alliés soient en sécurité pendant notre absence. Il faut que les anciens mangemorts ne risquent rien avec Voldemort, et les autres soient à l'abri de Dumbledore. Sert toi de Dobby, le manoir Potter devrait être la planque idéale. Tu préviendras aussi Arthur de notre projet. Il faudrait que nous allions demain à Gringott, pour que tu puisses accéder à mes coffres, et je dois aller dans la voute de Merlin.

Draco j'aimerais te charger de préparer notre expédition, l'indispensable pour les vêtements une tenue chaude, une tenue, des vivres avec de l'eau. Il ne faut pas trop nous charger, nous aurons peut être de la marche à faire. Donc prévoit en conséquence. Et des potions de soins, pourquoi pas des cadeaux, cela nous aidera dans les négociations. Et du matériel de camping, surtout ne nous chargeons pas trop, n'oublie pas que nous devrons sûrement nous déplacer rapidement. Décharge toi sur Blaise, de ce que tu ne veux pas faire, il en sera heureux.

J'ai une autre mission très importante. Hier soir, on m'a parlé de ta visite au clan du loup-garou. J'y ai réfléchi et j'ai contacté Gringott ce matin. Tu verras Fenrir, tu lui donneras ce parchemin et les 35 coffres qui se trouvent dans le couloir. Ton père, Sévérus et un très enthousiaste Dobby m'ont aidé pour tout rassembler. Tu leur diras que c'est de la part de l'alliance pour montrer notre gratitude pour leurs soutiens. Tu seras accueilli en héros la bas, du moins je l'espère….

Sévérus a eu un sourire reconnaissant vis-à-vis de Harry. Il appréciait qu'il acceptait et entendait ses conseils, cette reconnaissance il avait besoin. Harry le rendait plus fort. Et il aimait sa générosité.

- D'accord Harry, je vais m'en occuper. Et toi que comptes tu faire ? Exigez Drago.

- Tonio m'a proposer un entraînement au couteau, je vais lui envoyer un hibou pour commencer cet après midi.

Point de vue Voldemort

Si Voldemort avait eu un meilleur ami, il lui aurait conseillé de consulter un médicomage de façon urgente. En effet voldy avait toujours des migraines de plus en plus forte, et il avait « les dents qui poussaient », métaphoriquement bien sur. Le seigneur des ténèbres n'avait pas une rage de dents, mais une furieuse rage de mordre, et de déchiqueter à pleine dents la première personne qui tomberait sous sa main, lui arrachant des morceaux de chaise avec ses crocs, tellement il était énervé. Il voulait du sang, d'ailleurs il avait déjà tué tous les prisonniers moldus de ses geôles. Mais cela n'avait pas soulagé sa douleur, sa haine.

Il faisait toujours des cauchemars avec ce serpent à plumes, qui venait le menacer accompagné de mamans assez désagréables elles aussi. Ce serpent minable osait l'agresser, l'insulter, lui ? Mais il ne lui faisait pas peur ! Cela le rendait juste un peu plus dingue chaque matin, de devoir subir sans répondre. Et cette douleur dans la tête lancinante, continueelle, cette sensation de sentir le sang pulser dans ses tempes le rendait dingue. Mais voilà, Voldy n'avait pas d'ami.

Nagini était morte dans ses vomissem*nts, il en avait tué quinze elfes de colère. Ou était Snape ce traître ? Qu'il l'écorche, pour avoir laissé mourir sa si précieuse Nagini. Il devait revenir de sa mission en Afrique, il l'attendait de pied ferme.

Et il avait un gros souci avec ses mangemorts les plus proches. Il ne pouvait plus les appeler, il ne sentait plus leurs énergies. Quelqu'un les avait-ils tués ? Ce serait catastrophique, même sa petite Bella ne venait plus, pourtant elle était sous l'emprise de sa potion de loyauté. Et s'ils avaient tous été capturés par le ministère ?...non, ces imbéciles s'en seraient vantés, alors ou étaient-ils ? De plus, cela diminuait son énergie magique et c'était inacceptable.

Et Greyback qui lui avait tourné le dos, il lui avait envoyé des douleurs par la marque, mais il n'était pas revenu, ce sac à puces.

Mais ils reviendront tous en rampant, on n'abandonnerait pas le seigneur des ténèbres.

Il appellera furieusem*nt à un rassemblement. Quelques mangemorts tremblants apparurent à ses pieds, trop peu.

- Avery, Crabbe, Goyle, Macnair,….quatre, il ne reste que vous ou êtes les autres ? Ah oui là le Weasley complètement ivre, c'était l'apothéose. Il lui jeta une douleur pour se présenter saoul devant lui. Mais les cris lui donnèrent un mal de tête fulgurant. Voldemort avait les yeux qui explosèrent d'une lumière rouge, il lança doloris sur doloris à tous. Finalement la bave aux lèvres, il s'arrête haletant de fureur. Trouver les autres, Hurla-t-il

Oui vraiment un ami lui conseillerait de consulter très vite.

Fin du POV

Point de vue de Remus

Remus n'avait jamais travaillé aussi dur, de toute sa vie. Pourtant il en avait bavé, il avait souffert de la misère, de l'isolement, de la solitude. Mais la semaine avait été très dure, tous les matins il allait en classe avec les petit*, et l'après midi, il travaillait comme une bête de somme, faisant les travaux les plus lourds, il ne sentait plus un muscles de son corps. Il avait beaucoup appris, la vie en communauté était intéressante et chaleureuse. La meute pouvait être un bon refuge, pour peu qu'on en accepte les règles. Ce qui l'avait choqué, c'est d'y trouver cette amitié, cette fraternité, cet esprit d'entraide et d'amour qui régnait au sein de la meute.

Quand il arrive à la cabane de Greyback, il a une surprise.

Draco Malefoy était venu apporter des cadeaux à Greyback, avec l'accord de Lord Black. Versez son allié.

Il lui remet d'abord un parchemin décrivant le terrain sur lequel a été construit le village, et la grande forêt autour allant jusqu'à la rivière appartenait à Greyback. Le document portait les sceaux de Gringott.

Quelques Gobelins viendraient mettre des sortes de protection autour du domaine, et des barrières anti-intrusions.

Mais ce n'était que le début.

Il y avait des coffres, beaucoup de coffres.

Dans de gros coffres il y avait de quoi construire une quarantaine de chalet en bois, les autres étaient tout aussi extraordinaires.

-Cinq coffres à vêtements, des tissus chauds, et des couvertures.

- Trois coffres de jouets.

- Deux coffres de livres très variés.

- Dix coffres de nourriture et des produits à base d'huile, de sel, de poivre, d'épices.

- Cinq coffres de potions contenant des doses de tue-loup, des anti douleur, des régénérateur de sang, pour la fièvre, des onguents… et deux petit* laboratoires portables

- Cinq coffres pour faire de l'artisanat. Métiers à tisser, de quoi sculpter le bois, peindre, faire des bijoux….

Greyback était resté muet et des larmes avaient coulé sur ses joues. Tout ce qu'il avait fait dans sa vie, il l'avait fait pour sa meute. Ce que ses nouveaux alliés lui donnaient n'avait pas de prix. Ce n'était pas de la charité, car il y avait encore beaucoup de travail à faire avec ces dons. Mais cela aiderait d'une façon que rien n'était comparable à ça. Avec l'enlèvement de la marque des ténèbres, Potter avait gagné un allié. Avec ça il avait gagné sa loyauté et son respect. Une telle générosité…

Remus était en état de choc. Il avait honte. C'était le gosse qu'il avait condamné et négligé qui aidait ainsi des loups garous. Une prise de conscience lui tomba dessus.

Il avait tellement tort dans tant de choses. Tort sur Harry, tort sur son peuple... Tort sur Fenrir.

Il avait au cours de la semaine découvert malgré lui, Fenrir Greyback, un homme dévoué à sa meute, prêt à tout pour la protéger, cachant de nombreuses qualités sous sa brutalité et une violence mal maîtrisée, mais qu'il contrôlait pourtant. Il l'avait vu aider, conseiller avec clairvoyance, participer… et cela ne cadrait pas avec la vision qu'il avait eue de lui.

Greyback lui avait expliqué que si il l'avait mordus petit, c'était qu'à l'époque il considérait comme sa mission de mordre et de contaminer le plus de loups-garous, pour que leur nombre l'emporte sur celui des sorciers. . Mais qu'il s'était rendu compte que ce n'était pas comme cela qu'il aiderait son peuple, en créant la peur, il récoltait la haine. La place des loups dans le monde sorciers était devenue intenable.

Il y avait aussi, cette lueur de désir, de convoitise qu'il surprenait dans ses yeux, mais l'homme lui faisait peur, et son loup refusait la domination. Pourtant Remus avait de plus en plus de mal à ne pas le quitter des yeux, car il admirait sa puissance et son charisme, et il écrasait son désir, tous les jours les plus vifs.

Seulement en fin de semaine, Remus était en pleine révolte, son loup reconnaissait son Alpha. Mais son coté humain avait battu et perturbé son loup, il avait encore perdu ses valeurs. De nouveau il ne supportait plus les ordres et son loup voulait égorger quelqu'un. De plus, la pleine lune arrivait demain, et il avait de plus en plus de mal à contenir ses instincts. Ici les nuits de pleines lune, les loups n'étaient pas enchaînés dans une grotte, ils étaient libres, avec la seule loi des dominantes, les deux secondes et l'Alpha, et le loup de Remus refusait leurs autorités. Remus était fatigué, et excédé.

Remus avait de plus en plus de mal à supporter Rag, l'un des seconds de Greyback. C'était un homme petit, râblais, mais tout en muscles. Depuis qu'il était dans le clan, il ne lui évitait aucun sarcasme, aucune insulte, le rabaissant constamment. Une jalousie féroce brillait dans son regard, il ne supportait pas qu'il habite chez le chef de meute, et lui faisait payer par une série de mesquineries qu'il n'acceptait plus.

Quand Rag lui demanda de décharger seul une charrette de sac de pommes, en persiflant sur sa force et sa rapidité, c'est là que tout dégénéra. Remus refuse, le ton monta, la colère explosive, et les deux hommes subissent une transformation partielle de leurs loups.

Augmentation de la musculature, de la pilosité, apparitions de crocs, des queues, de griffes. Et les deux loups se jetèrent dans un combat violent, fait de coups de griffes, de morsures. Ils détruisirent une porte, renversèrent le char de pomme. Remus eut le dessus finalement, Rag a ses pieds à moitié assommé, et pleins de blessures. Le loup de Remus exultait pour la victoire sur ce rival, sur sa supériorité. Il s'était déchargé du trop plein de tension qu'il accumulait depuis une semaine.

C'est alors que Greyback arrive, Remus encore ivre de sa réussite et plein d'un sentiment de toute puissance, refusa l'autorité de l'alpha. Greyback en quelques coups, étala sa force, maintenant le loup au sol jusqu'à ce qu'il reconnaisse son maître, jusqu'à ce qu'il apprenne sa place. Ecrasant de sa volonté la rage du loup de Remus, qui se soumit dans un long geignement plaignant de soumission.

Greyback le force, malgré ses blessures à réparer ses dégâts, en lui ordonnant de le rejoindre lorsqu'il aurait fini.

Ce fut un Remus calme, repentant, honteux et plein d'appréhension qui se présenta à la nuit tombée chez Greyback.

Greyback l'attendait dans le salon, il lui indiqua d'un geste un siège, ou Remus s'assit. Puis toujours sans une parole, il nettoyait ses coupures, bleus, ecchymoses qui recouvraient un Remus humilié. Greyback sert deux whiskies, lui tend un verre et s'installe en face de lui. Remus sans un mot, prit une gorge avec un soupir de soulagement et regarda enfin Fenrir dans les yeux.

- Aujourd'hui tu as appris une leçon très importante, le respect, dit Fenrir. Si tu devais te rebeller encore une fois face à moi, je devrais te tuer.

- J'ai compris, avez-vous une autre chose à me dire ? Demande Remus. Une forte tension régnait dans l'air.

- Tu as pris la place de Rag, tu es devenu mon second, méfie toi de Rag à l'avenir il n'acceptera pas sa défaite de gaîté de cœur, dit Fenrir.

- Je ferais attention, Remus se détournait pour sortir, lorsque la main de Greyback se pose sur son épaule. Remus ne pu arrêter le frémissem*nt qui provoque ce contact, il contraignit son corps à se raidir.

Greyback vint coller son corps contre le dos de Remus, qui ne pu s'empêcher de gémir. Il signe sa perdition.

Fenrir lui saisit la nuque et l'embrassa, un baiser à couper le souffle, violent, brutal, mais c'est ce que Remus voulait, que cela fasse mal. Il s'agrippe aux épaules, griffant le dos, sous la fougue de l'assaut. Aussi, la prise de conscience de la virilité, pressée contre sa hanche. Il sentait les mains massives parcourir fébrilement son corps. L'instinct de leurs loups les dominait, ils arrachèrent leurs vêtements, et Greyback se jeta sur la verge de Remus la suçant vigoureusem*nt, il fit lécher deux doigts à Remus qui était dominé par ses cris de plaisir. Greyback pénètre ses deux doigts et entreprend un mouvement de va-et-vient, puis de ciseaux tout en léchant le sexe à grands coups de langues à la limite du raidissem*nt et de la douleur de Remus. Celui-ci se tordait le sol, griffant le parquet de ses griffes, geignant et bougeant vigoureusem*nt des hanches.

Fenrir le retourna, et la pénétrationa en une seule poussée. Remus laissa Échapper à un long cri de douleur. Puis Fenrir entama la possession de ce corps qu'il désirait tant, le loup de Remus accepta avec ravissem*nt cette domination. Les longues poussées de la verge malmenant sa prostate, lorsque l'autre main saisit fermement le hampe pour le masturber, Remus ne pu contrôler d'avantage l'assaut de plaisir qui le ravageait.

Fenrir se fait prendre, et entreprend de lécher, de mordre et de sucer son cou. Remus explosa alors d'une jouissance monstrueuse, il ne sentit pas Fenrir la mordre sur l'épaule le revendiquant aux yeux de tous comme sien, celui-ci jouait en même temps dans un grognement de bonheur. Remus s'écroula sur le parquet épuisé et le corps repus de sensations.

Fenrir se redressa, et prit dans ses bras le corps de Remus, l'emportant vers sa chambre.

Fin du POV

Point de vue de Percy

Le lendemain, Percy reçut une convocation au tribunal du Magenmagot « Lord Seth Orion Black contre Percy Weasley pour calomnie, propos injurieux et attaque par sort non létal »

-Oh Merlin, Percy était effondré.

La procédure se déroula rapidement. Maître Gordon le lyncha. Un représentant du ministère précisa que Percy ne faisait plus parti du personnel, et donc le ministère n'avait aucune responsabilité dans ses actions. Le juge l'admonesta beaucoup et lui fit honte devant ses anciens collègues, à cause de ses animaux intempestifs, et de ses boutons qui éclataient projetant du pus sur les parchemins.

Percy avait tenté de contacter Dumbledore, mais il n'avait pas répondu. Il avait écopé d'une amende de 3494, 28 gallons... la totalité de son compte, à titre de dommages et intérêts.

En sortant Percy se dirigea vers l'allée des Embrumes. Il a trouvé un emploi comme assistant d'un dresseur de Trolls de sécurité. Cela consistait surtout à nettoyer la litière des créatures, ses problèmes physiques ne géraient pas les bêtes, elles semblaient même l'apprécier. Une avait essayé de lécher son visage.

Sa vie était vraiment pourris.

Mais il avait pris des décisions importantes pour son avenir, il avait changé d'orientation politique. Il alla acheter des bouteilles de whisky avant de rentrer chez lui, très sale.

Fin POV Percy

La première pleine lune de Remus se passe exceptionnellement bien pour Moony. Son loup avait couru en liberté, euphorique. Il s'était joint à ses semblables. Il avait joué, chassé et flirté avec son Alpha.

Au matin il n'avait aucune douleur provoquée par la transformation. Son corps semblait plus sain, jeune et fort.

Remus s'assit, il avait une révélation. Etre un loup garou n'est pas une malédiction. Accepter sa condition le rendait heureux et en meilleure santé. Remus pleura sur les années perdues à combattre sa nature.

Chapter 23: Le Depart

Chapter Text

Harry était allé avec Sévérus à Gringott. Il avait dorénavant accès à tous ses coffres. Ils étaient enregistrés comme un couple marié. Les chemins d'enregistrement étaient en ordre, inattaquables et incassables. Sévérus se sentait soulagé, leur mariage était réel, Harry ne le quitterait pas, et il serait à l'abri du besoin. Il en profitera pour envoyer sa lettre de démission à Poudelard, il ne reviendra pas enseigner. Il n'aurait plus à soutenir Dumbledore.

Le couple descendit dans la voute de Merlin, Harry y trouva des alliances celtiques, faites de platine et de Myrthil. Ils s'échangèrent symboliquement les anneaux, qu'ils rajoutèrent avec leur alliance du mariage sorcier. Ce qu'ils ignoraient c'est que cette union reconnue par trois forces de la magie, allait avoir des conséquences.

(Les 3 forces de la magie : 1/ la magie de compagnon de l'elfe noire,2/ la magie du mariage sorcier,3/ la magie des bagues de Merlin, qu'il destinait au roi Arthur et à la reine Guenièvre, mais qu'il n'avait jamais donné)

Ils imprimeront également plusieurs manuscrits anciens et de grande valeur.

Harry et Tonio, s'entraînaient dans la salle d'arme du manoir Zabini depuis une semaine. Harry s'était vite passionné pour le maniement des armes blanches. Tonio était un excellent professeur, qui prenait plaisir à lui enseigner son art avec patience et fermeté.

« Non Harry, ne tiens pas ton couteau comme ça,dit Tonio »

Il se place à côté d'Harry et modifie la courbe d'inclinaison du poignet. Harry remet le mouvement d'éventration en tenant le couteau parallèle au sol. Tonio hocha la tête

« Comme je te l'ai expliqué, un couteau de combat est un couteau conçu pour l'usage militaire, spécialement pour le combat rapproché. Nous avons vu les différents mouvements qui se situent en deux catégories, lesquelles ?Exigez Tonio.

- L'attaque et la défense,réponse Harry

- Très bien reprenons ce que tu as appris….je t'écoute.

- Pour les attaques au couteau, le geste est vraiment lent et téléphoné lorsque l'on dégage, ne vous retrouverez pas dos au porteur de l'arme car là... plus de moyen de se défendre. Nous avons vu les mouvements d'Indonésie, où l'on trouve essentiellement le Pencak Silat. Pencak signifie « mouvements formels ». Les techniques sont composées de frappes, de saisies, de projections et de clés. En plus du Buah Kunci Mati (clés) il existe une série de mouvements, le Pukulan (combat), composée de divers types de frappes visant les points vitaux. On trouve également des techniques de combat au sol, telles que les Gerakan Harimau ("mouvements du tigre").

- Très bien Harry, tu as appris et maîtrisé très vite toutes ces techniques,s'exclama Tonio extatique. Maintenant passionnés par la manipulation du couteau papillon (autrement appelé Balisong), c'est un mouvement d'attaque. »

Harry refit le mouvement qu'il avait montré à Tonio, plusieurs fois avant qu'il ne soit satisfait.

Ils terminèrent la séance par le moment de détente en lançant des lames sur des cibles. Harry appréciait vraiment cet art, il fallait de la concentration et de la précision. Tonio de son côté n'avait jamais eu autant de plaisir, Harry était un bon élève, et Tonio était admiratif de la maîtrise à laquelle il était parvenu en une semaine. Bien sûr, Tonio avait remarqué que cela plaisait à Harry, et qu'il travaillait avec sérieux et persévérance. Finalement c'était normal, ils avaient ça dans le sang les Zabini.

Harry et Tonio étaient assis sur le tatami, buvant une bière au beurre et discutant tranquillement.

« C'était notre dernière séance je crois…c'est demain que tu pars au sanctuaire ?Exigez Tonio.

- Oui, Draco et Blaise ont fini les préparatifs, ils sont excités comme des puces. Au fait, merci tonton Tonio pour les cours, c'était vraiment bien,dit Harry avec une petite voie enfantine, qui les fit rire. Puis reprenant son sérieux, Harry ajouta, il faut que j'aille ce soir au ministère pour Sirius, Sévérus m'accompagnera. »

Point de vue de Sirius

Sirius arrêta sa monture hors d'haleine, Actarus se retourna et fit revenir sur ses pas son sombre.

« Alors fatigué ?Demandez à Actarus une voix moqueuse.

- Non, ça va.

- Rentrons tranquillement, et profitons de cette belle matinée,proposée par le vampire. »

Actarus s'approche de sa monture et saisit la nuque de Sirius pour lui voler un baiser, il enroulera sa langue autour de la sienne avec passion. Quand ils se séparèrent, Sirius était haletant et Actarus très satisfait de son effet. Sirius ne met pas un terme à son soupir de bien-être, tournant son visage vers le soleil déjà chaud, et respirant l'air pur et vivifiant. Tous les matins, depuis leur arrivée, ils faisaient une promenade à dos de Sombrals. Actarus lui avait expliqué que c'était le meilleur moyen de découvrir l'immense domaine. Sirius devait reconnaître qu'il avait en effet vu des paysages magnifiques. L'exercice physique lui avait également fait beaucoup de bien, cela lui avait permis de se défouler, et de se griser de cette sensation de liberté lorsque son ombre partait au galop dans une plaine. La vue de la nature sans barrière s'étendant à l'infini, restait quelque chose de sauvage en lui. Actarus lui avait dit qu'ils étaient en Irlande.

La semaine s'était écoulée étonnement bien et vite pour Sirius. Lorsqu'Actarus l'avait enlevé, ils avaient utilisé son ombre, qui les avait conduits aux portes d'un manoir très ancien, sombre et lugubre, donc c'est avec étonnement que Sirius avait découvert que l'intérieur était d'un luxe inouï. . La sophistication, la qualité de l'ameublement, les œuvres d'arts, la recherche du moindre détail avec un goût pour le raffinement, faisaient du manoir Gordon un écrin de toute beauté. Actarus l'avait installé dans la chambre communicante avec la sienne. Il s'était comporté avec respect et sollicitude, le comblant d'une multitude d'attentions. Ainsi il lui avait offert un nouveau garde-robe chez le meilleur tailleur de Londres. Un soir, Actarus l'avait emmené avec l'ombre à Paris, pour un repas aux chandelles dans un restaurant tzigane. Un autre jour il avait loué un circuit automobile, afin que Sirius essaye différentes voitures de courses, il l'avait également emmené dans un parc d'attraction moldu, où Sirius s'amusait comme un petit fou. Il lui avait fait rencontrer le responsable d'un refuge pour chiens, pour lequel Actarus l'aidait financièrement, et Sirius s'amusait longuement avec les animaux, prenant sa forme animagi, et jouant avec eux. Ils avaient aussi passé une journée dans les Alpes pour faire du ski. À la fin de la semaine, Sirius était fatigué, mais comblé. Jamais il ne s'était autant amusé.

Et, il y avait aussi toutes les petites attentions envers sa personne, quand il lui faisait un compliment, lui ouvrait une porte, lui caressait doucement la main, les moments de complicités partagés, la rose différente chaque matin sur son oreiller au réveil…

Actarus lui avait raconté son histoire, il était un très vieux vampire ayant vécu à l'époque romaine, il avait été sénateur pour le consul de Rome. Il avait été mordu alors qu'il revenait de mission à Pompéi. Il avait traversé les siècles seul, ne découvrant jamais celui avec qui il pourrait unir sa vie. Il était resté longtemps en Hongrie, où il avait partagé la vie des gens du voyage, les bohèmes. Et un jour, il avait vu un enfant de six ans dans la maison de son père, il était alors devenu l'avocat de la famille Black. A la vue de Sirius, il était tombé sous son charme, Actarus avait su qu'il lui était destiné. Il lui avait laissé le temps de grandir, et puis Sirius avait été emprisonné, puis il était devenu un fugitif, puis il avait été déclaré mort. Alors Actarus s'était enfermé chez lui jusqu'à ce qu'Harry ne fasse appel à lui.

Sirius était littéralement sous le charme du ténébreux vampire, et ne souhaitait balayer l'éclat de tristesse qui brillait par instant dans ses yeux. Il voulait sentir ses lèvres sur ses seins, ses mains sur son corps. Le désir n'avait cessé de monter et de consommer. Il avait fait quelques tentatives maladroites pour charmer le vampire, mais malgré qu'il sentait son désir, Actarus avait voulu patienter, rendant Sirius fou de cette attente. Ce soir il devait donner sa réponse… et ce soir il avait choisi d'unir sa vie au vampire qu'il ne voulait plus quitter.

Lorsque Sirius lui dit qu'il l'avait choisi, il vit la joie illuminer Actarus. Car jusqu'au dernier moment le vampire avait douté que Sirius le rejoigne pour l'éternité. Il lui expliqua ensuite le déroulement du rituel pour devenir Calice, et Sirius réclama un baiser pour sceller leur accord. Le baiser fut doux, passionné et enivrant. Actarus le prend dans ses bras et le dépose au creux de son lit avec un sourire plein de promesses que lui renvoya Sirius. Sirius se débarrassa de sa chemise et se rallongea regardant son vampire, avec envie.

« Je vais être doux Sirius, étend-toi, tu ne sentiras qu'une petite piqûre,dit Actarus qui se pencha doucement vers le cou de Sirius»

Lui tournant la tête, humaine avec délice son odeur, sa langue remonta lentement le tracé de la veine jugulaire, ceci déclencha des frissons incontrôlables en Sirius. Actarus pose doucement sa main sur son poignet pour contrôler tout mouvement de recul, et enfonça doucement ses canines dans le cou de son calice. Il aspire avec délectation le doux nectar, se gorgeant de sa saveur et de son parfum. Quand il eu fini, d'un coup de langue il réféma la blessure, puis se mordit le poignet et le présenta devant la bouche de Sirius.

« Bois mon ange,dit Actarus la voix voilée par l'émotion. »

Sirius bu à petites gorges le liquide chaud et épais qui avait un goût de fer. Actarus enleva délicatement son poignet, et referma la plaie. Sirius se sent plus sombre dans un profond sommeil, il perçoit juste la voix de son vampire avant de s'assombrir dans les membres.

« Dors mon amour, nous finaliserons le lien demain, je veille sur toi. »

Lorsque Sirius se réveilla, il cherche la présence d'Actarus.

« Je suis là mon aimé »

Actarus le rejoignit nu dans le lit, et se colla à son corps brûlant. Sirius ne remarque pas qu'on l'avait débarrassé de ses vêtements pendant son sommeil. Doucement Actarus l'embrassa, caressant tendrement son corps. Sirius le repoussa et le regardé droit dans les yeux.

« Arrête avec cette douceur, je veux de la passion, que tu me brûles, je veux que tu me fasses fondre »s'exclama fougueusem*nt Sirius.

Les yeux jaunes devraient entrer en fusion et Actarus se jeta avec passion sur un Sirius plus qu'impatient de répondre à sa fougue. Il l'embrassa enfin avec une ivresse divine, dévorant sa bouche de sa langue, la suçant, l'aspirant dans un ballet effréné. Ses yeux se remplissent de désir quand Sirius avance à quatre pattes vers lui, se plaçant à califourchon sur ses cuisses. La main du calice se dirigea vers le sexe de son vampire qu'il prit en main avec vigueur. Sirius fit courir la pointe du sexe d'Actarus contre ses fesses, jouant avec leurs nerfs à tous deux. Ses cheveux lui tombaient devant les yeux, et il devait secouer la tête pour voir Actarus correctement. Il ne faut pas s'empêcher de sourire largement devant l'expression médusée de celui-ci. Actarus luttait pour garder les yeux ouverts, mais sa respiration s'entrechoquait à chaque fois que l'extrémité de son sexe effleurait l'anus de Sirius.

« Tu veux que j'arrête ? »

Exigez ce dernier. Actarus frissonna et serre la tête. Sirius fit quelques mouvements de va et vient sur le sexe du vampire, le faisant gémir. Il humidifie son anus de sa salive et s'installe à califourchon pour s'empaler d'un mouvement lent mais ferme sur la limite du vampire, avec un cri de soulagement. Actarus haleta de plaisir lorsqu'il se sentit emplir son amour, il passa ses mains sur son corps pinçant, les mamelons, caressant la verge avec vigueur. Il regardait avec passion Sirius la tête projetée en arrière, dans un mouvement d'abandon magnifique. Et cela l'enflamma plus que tout. Sirius se déchaîna, allant à un rythme effréné, Actarus l'accompagnait dans ses mouvements, une principale tenant le sexe suintant, l'autre accompagnant le mouvement des hanches. Et très vite Sirius cria de plaisir en jouissant sur Actarus. Il se laisse tomber sur lui haletant.

Actarus, ne lui laissa pas le temps de se ressaisir, il échangea leurs positions d'un coup de rênes et commença à lui faire la meilleure fellati*n de sa vie, léchant avec délectation les traînées de sperme, il rendit vite toute sa vigueur à Sirius . Le vampire se positionna entre ses cuisses, la pénétration de nouveau et l'entama de langoureux mouvements de hanches, qui firent crier Sirius de plaisir. Actarus gémissait à chaque mouvement le propulsant dans Sirius. Il l'embrassa langoureusem*nt et quand il sentit l'anus se resserrer, et la jouissance exploser en Sirius, Actarus le mordit et jouit à son tour dans un élan de bonheur fou.

« Alors je t'ai fait fondre ?Demanda Actarus haletant.

- Tu as déclenché un incendie plutôt…tu savais que ta morsure avait provoqué une deuxième vague de jouissance ? Tu vas te retrouver avec un calice accro et souvent en manque, vampire de mon cœur. »

Actarus émet un petit rire de joie avant de resserrer le corps de Sirius contre lui, qui fut que trop heureux de se blottir contre lui.

« Je t'aime depuis si longtemps Sirius,murmura Actarus. »

Sirius redevient sérieux à ces mots, et regarde Actarus.

« Moi aussi je t'aime Actarus, je t'ai tellement rêvé, et je t'ai enfin trouvé,dit Sirius émue.. »

Ils échangèrent un baiser passionné, puis Actarus s'éloigna des lèvres tentatrices, il voulait que son Calice mange quelque chose.

« Sirius, Harry part demain, je lui ai fixé rendez-vous au ministère, il faut qu'il soit là pour légaliser ton retour, un elfe va t'apporter un plateau repas, ensuite il faut que tu dormes un peu, la création du lien fatigue,lui dit Actarus. »

Sirius s'étira de tout son long en baillant et donna son accord pour le programme.

Fin du POV

Point de vue Neville

Cette semaine avec ses parents avait transformé Neville, il se sentait plus fort, et tellement heureux. Et tout cela il le fallait à Harry. Neville trouva Harry qui revenait de son entraînement avec Tonio, il devait lui parler.

« Harry tu es de retour, tu as un peu de temps à m'accorder ?Demande Neville.

- Oui bien sûr mais je n'ai qu'une heure, j'ai rendez-vous au ministère.

- Je voulais dans un premier temps te remercier encore pour mes parents.

- Je t'en prie, vont-ils mieux ?

- Oui, avec mami Augusta nous leur avons raconté tout ce qui s'est passé, et ils veulent te parler. »

Harry acquiesça de la tête et suivit Neville dans la chambre de ses parents. Lorsqu'Harry entra dans sa trouvaille assistée dans le coin salon de leur chambre. Ils avaient encore mauvaise mine et semblaient fatigués.

« Monsieur et madame Londubat, bonjour,salut Harry

- Harry, tu peux nous appeler Alice et Franck, dit Alice, installe toi, toi aussi Neville. »

Les deux jeunes gens prennent place autour de la table.

« Nous vous remercions pour nous avoir sorti de notre coma magique, vous et Sévérus, aucun mot ne sauraient exprimer ce que cela représente,dit Frank.

- Je vous en prie, n'en parle plus cela me gêne beaucoup,répondit Harry.

- Harry, Neville et Augusta nous ont expliqué la situation, et nous aimerions nous engager auprès de toi, nous aussi. Nous étions des amis proches de tes parents.

- Je dois vous dire avant tout, que Bellatrix et Rodolphus Lestrange nous ont rejoint, Neville a dû vous expliquer qu'elle a agi sous l'influence d'une potion de loyauté, aussi je peux comprendre que vous ne prêtiez pas de serments,termine Harry. »

Il y eut un long moment de silence, les Londubat étaient pensifs. Les époux échangèrent un regard.

« Effectivement c'est un sujet sensible pour nous, nous serons de ton côté et garderons tes secrets, mais il nous est difficile de les accepter, pour le moment,dit Frank.

- Je m'en doutais, et sachez que je ne vous en veux pas pour votre décision. J'aurais une proposition à vous faire. Je possède une villa sur une île au Mexique, je pense que cela vous ferait du bien de vous y ressourcer, et de faire le point sur votre vie,propose timidement Harry. »

Après une concertation, les Londubats acceptèrent, il fut décidé qu'ils partiraient le lendemain sous un charme glamour, et qu'ils avertiraient Augusta de leur décision. Neville regrettait le départ de ses parents, mais il savait que cela leur ferait le plus grand bien. Cela ne met pas en danger la tristesse d'apparaître sur son visage. Harry le remarqua et proposa à Neville de les accompagner au sanctuaire, à condition que Draco et Blaise puissent modifier les bagages.

Les deux jeunes gens partent donc détourner leurs amis.

Fin du POV

Harry et Sévérus rencontrèrent Maître Gordon et Sirius au ministère devant le bureau du recensem*nt. Harry avait eu juste le temps de se doucher et de se changer pour partir avec Sévérus au ministère. Il était impatient de revoir Sirius, et c'est fébrilement qu'il le chercha du regard. Enfin il le repéra et les deux sorciers s'observèrent longuement, avant de s'avancer l'un vers l'autre. Sirius prit Harry dans ses bras et le serra longuement.

« Harry je suis heureux de te revoir,dit Sirius.

- Moi aussi, tu as l'air en pleine forme,répondit Harry en s'écartant doucement de Sirius pour le regarder.

- Oui, je te raconterais mais j'ai passé une semaine extraordinaire. Harry, je dois te dire que je suis le calice d'Actarus à présent.

- Je m'en doutais un peux, es-tu heureux ?Demande Harry.

- Oui, plus que je ne l'imaginais, je comprends mieux ce que tu ressens pour Sévérus maintenant, mais Harry cela ne change pas que je serais toujours là pour toi, je te l'ai dit je t'aime, nous faisons parti de la même famille, et malgré que je n'ai peu de bons rapports avec eux, je ne veux pas que nous soyons des étrangers,dit Sirius angoissé que Harry comprenne.

- Ne t'inquiète pas Sirius, et puis même si nous sommes tous les deux mariés à présent, cela ne changera rien.

- Tu as raison Harry, tu sais je ne vais plus pouvoir t'accompagner au sanctuaire, maintenant que je suis un calice,dit Sirius d'une voie gênée.

- Je ne t'en veux pas, ne te fais pas de soucis…commença Harry.

- Quoi, vous partez pour le sanctuaire ? Alors je dois vous dire que je connais quelqu'un là-bas, il s'agit d'un ami vampire Ebénézer Grhams, il pourra vous aider, et vous saluerez Astrius pour moi, je vous remettrais une lettre pour lui,coupa Maître Gordon.

- Vous connaissez le monde là-bas ? C'est une très bonne nouvelle, qui est-il ?Exigez Harry.

- Harry je voulais te dire que je continuais ma thérapie avec le médecin suisse, Astrius va m'accompagner lors de mes rendez-vous.

-Je suis content pour toi Sirius, cela va t'aider beaucoup.

- Bien allons remplir ces parchemins, ne restons pas trop longtemps au ministère,s'exclama Sévérus avec impatience. »

Les quatre sorciers pénétrèrent dans le bureau. Ils y trouvèrent un petit fonctionnaire à lunettes gribouillant sur des parchemins. Maître Gordon toussota pour attirer son attention.

« Je suis Maître Gordon, voici les documents officieux de Gringotts afin de reconnaître l'identité de mon client Sirius Black comme vivant, suite à une malencontreuse erreur administrative. »

Le petit sorcier adressa à peine un petit regard blasé, avant de saisir les documents. « Le susnommé Sirius Black, doit mettre une goutte de sang sur ce parchemin, devant un fonctionnaire accrédité pour valider le fait. »

Actarus prit délicatement la main de Sirius, et mordit un doigt, puis en tenant la main au-dessus du parchemin, laissa tomber une goutte de sang. Le fonctionnaire le prit, le tamponna, et les rangea dans un dossier.

« L'enregistrement sera fait, demain matin,dit-il d'une voix fluette. »

Les trois sorciers le dévisagèrent avec effarement, ce gratte-papiers n'avait même pas réagi à l'annonce du retour de Sirius Black. Maître Gordon, sorti d'autres parchemins.

« Ces documents sont destinés à l'enregistrement des nouveaux membres de la famille Black, et cela reconnu par le chef de famille Seth Orion Black ici présent,dit Actarus. »

Le sorcier prend les documents, et les observe minutieusem*nt.

« Donc, d'après ces parchemins, Androméda Black avec son mari, Sirius Black, Narcissa Black Malefoy, Bellatrix Black Lestrange, Nympadora Black Tonks et Draco Black Malefoy sont réintégrés dans la famille, c'est bien ça ?

- Oui,dit Harry.

- Vous êtes le chef de famille ?Exigez le petit sorcier. »

Au mouvement affirmatif d'Harry, il lui tendit une plume.

« Veuillez signer ici, et apposer le sceau du chef de famille. »

Harry prit la plume, et apposa sa signature, puis il fit apparaître sa chevalière et posa le chaton de la bague sur le parchemin qui fuma clairement, avant de laisser les armoiries des Noirs.

« Bien tout est en règle. Bonne journée Messieurs. »

Harry, Sévérus, Sirius et Actarus sortent du bureau et se regardèrent un peu hébété, puis ils éclatèrent de rire. Ils se firent leurs adieux, Maître Gordon locataire à rentrer rapidement car Sirius était fatigué. Harry et Sirius promirent de se revoir dès leur retour. Sévérus demanda à Harry de l'attendre dans le hall du ministère, car il devait passer en coup de vent voir Arthur, qui était venu déposer une demande de congé à durée indéterminée. Harry attendit dans le hall, espérant que Sévérus ne serait pas long à revenir.

Point de vue d'Hermione

Hermione sortait de ses cours d'auror, ce n'était pas une réussite, avec la perte de ses pouvoirs, elle avait beaucoup de mal à réaliser des choses simples. Et cela sous le regard indifférent et supérieur de Ron. Ça l'énervait vraiment. La semaine avait été horrible, Ron ne voyait plus qu'Elisa, et ça jamais elle ne lui pardonnerait. Même s'il revenait en rampant devant elle, Hermione lui ferait payer son abandon à cet idiot. Elle avait dû demander à un sorcier croisé dans le ministère de lui dupliquer ses pilules, inventant une histoire de mère malade. Hermione n'aurait surtout pas voulu échouer ou faire une erreur en jetant le sort elle-même. Elle était là, elle, l'une des plus brillantes sorcières… quelle misère ! Son traitement sous antidépresseurs et anxiolytiques la calmait, mais cela avait des effets secondaires : céphalées, vertiges, insomnie, baisse de la libido, et des périodes d'agitation, d'hostilité.

Elle réfléchit à son plan pour approcher Lord Black. Il fallait qu'elle se glisse à une réunion officielle où il serait présent pour qu'elle puisse le prendre dans ses filets. Pour cela, elle avait une arme secrète, une bague ayant un crochet enduit d'un philtre d'attraction totale. Cela ne marchait que si le sorcier n'aimait personne. Mais aux renseignements qu'elle avait réussi à trouver, il était toujours célibataire. Elle regardait la bague à son doigt avec jubilation. Elle traversait le hall du ministère pour rentrer chez elle, quand elle le vit. Hermione resta statufiée, admirant la beauté du sorcier. Il portait une élégante robe de sorcier noir moirée, mettant en valeur son corps magnifique. Ses cheveux couleur d'ébène laissés libres autour de son visage, la couleur dorée de son visage appétissante mettant en valeur ses yeux vert clair étincellent. Hermione sentit son cœur bondir devant tant de charme et de sensualité. « Seth » susurrât-elle avec envie, se délectant de la saveur de son nom sur sa langue.

Il semblait attendre quelqu'un.

Hermione ne s'y trompe pas, c'était une chance unique d'arriver à ses fins. Mais elle revenait de ses cours, elle n'était pas élégante avec sa robe longue flottante autour d'elle, et l'odeur de transpiration qu'elle dégageait après une journée d'intenses efforts physiques, sans compter ses cheveux emmêlés. Elle se cache donc rapidement derrière un pilier pour métamorphoser sa tenue. Au lieu d'obtenir la tenue fraîche et distinguée qu'elle souhaitait, ses vêtements se transformèrent en une jupe plissée, un chemisier à col claudine, et des chaussures plates sage, l'écolière parfaite. Hermione enragée, alors se dit que cela pourrait l'aider. Elle prit six antidépresseurs, déboutonna son chemisier pour montrer la naissance de sa poitrine, et s'avança résolument vers Lord Black.

« Bonjour, je suis Hermione Granger, nous étions rencontrés à la lecture du testament de Sirius Black. »

Lord Black avait l'air très choqué lorsqu'il se retourna pour la regarder. Elle ressentait un frisson de plaisir en la parcourant lorsque son regard parcourait son corps. Elle ne remarqua pas la souris horrifiée que fit Seth.

« Euh Bonjour, je ne me souviens pas…répondit Seth.

- Si vous m'invitez à boire un verre, je dirais oui…fit Hermione avec une mimique aguicheuse.

- Si vous étiez belle, je l'aurais fait,répondit Seth dégoûté. »

Hermione se renfrogna, il ne fallait pas aimer les tenues moulées, pour un sang pur c'était logique. Elle prend une pose suggestive, écartant les cuisses et se penchant pour montrer son décolleté, et se rapprochant de lui.

« Ne dites pas cela, j'ai des robes de sorcières ravissantes, de plus je suis très intelligente, et je ne demande qu'à vous connaître….mieux,susurra Hermione.

- Cela ne m'intéresse pas,a répondu Seth Hargneux. »

Hermione énervée, attrapa la main de Lord Black et le piqua de sa bague. Seth retira vivement sa main pour la frotter en lui lançant un regard furibond.

« Que m'avez-vous fait espèce de folle ? »dit Seth furieux.

Hermione le dévisageait avec anxiété attendant que se manifestent les premiers signes d'attraction. Elle était excitée au plus haut point, imaginant déjà le Seigneur se jeter sur ses lèvres dans un baiser passionné.

C'est alors que Sévérus Rogue est apparu, et enlaça la taille de Lord Black de ses soutiens-gorge.

« Mademoiselle Granger, pour une surprise… puis-je savoir ce que vous voulez à mon époux ?Exigez Snape d'une tonne glaciale. »

Harry remarqua le regard appuyé et dégoûté que Sévérus jetait sur le décolleté, et la tenue d'écolière d'Hermione. Elle regardait vraiment choqué son vieux professeur qui avait rajeuni, il avait vingt ans de moins. C'était même un très bel homme maintenant. Il n'avait plus de rides de contrariété sur son visage, ses cheveux étaient épais et brillants. Que se passait-il ? Avais-je besoin d'un glamour pour ensorceler Lord Black ? Qu'avait fait la chauve souris du cachot ? Quand Dumbledore saurait ça… Et si la potion d’attraction ne fonctionnait pas…cela voulait dire qu’il avait créer un lien plus fort avec Lord Black…Mais de quel droit faisait-il cela ? Pour qui se prenait-il ?.

« En même temps, elle a raison d'en profiter, en regardant sa poitrine. Dans cinq ans, ils lui tomberont aux genoux,lance Seth perfide. »

Sévérus émit un petit rire goguenard, puis prend la main de Harry et observe la petite plaie, il l'approche de son nez pour la respiration, pose le bout de sa langue sur la plaie, puis cracha au sol. Tout en retournant un regard méprisant vers Hermione.

« C'est un philtre d'attraction totale, il devrait être sans effets, mais prend ça, cela neutralisera et éliminera tout risque potentiel. »

Sévérus tendit à Harry une potion qu'il dissimulait dans sa robe, mais Harry laissa aussitôt en lui un regard reconnaissant.

« Mais, mais…. ce n'est pas possible, il est trop beau pour vous, vous êtes vieux et moche, vous ne pouvez pas être mariés, vous devez porter un glamour pour le tromper. C'est illégal, je vais vous dénoncer. C'est répugnant, vous êtes écoeurants !criait à présent Hermione d'une voie hystérique.

- Je vous interdis d'insulter mon mari espèce de bouse de dragon dégénéré, il est bien plus beau, séduisant, et plus intelligent que vous,répondit Seth furieux.

- Je ne vous permets pas de m'insulter, Granger. Vous êtes une petite sorcière pathétique,renchérit Sévérus d'une voix polaire.

- Mais vous ne pouvez pas aimer cette chauve-souris grasse, c'est un semblant d'homme, c'est contre nature, c'est un homme, c'est moi que vous devez choisir,cria Hermione.

- Pas pour tout un empire, je suis gay et marié avec le meilleur sorcier du monde magique,répondit Seth méprisant.

- Granger a semble-t-il mal à se trouver un homme, pour recourir à ces pratiques vulgaires, dit Sévérus d'un ton narquois.

-Tu as raison, c'est une évidence. Je vous interdis de vous approcher de moi à l'avenir,lui dit Seth. Puis il se tourna vers Sévérus et l'embrassa passionnément. »

Hermione fut prise d'un élan de rage énorme et voulut donner un coup de pied dans la jambe de Seth, mais elle perdit l'équilibre à cause de son élan, et tomba au sol les cuisses écartées, mortifiée de honte. Autour d'eux s'était formé un attroupement de sorciers, très curieux et étrangers de ce qui se passait. Un homme portant une tenue d'auror sortie du groupe.

« Puis-je savoir ce qui se passe ?Demanda l'auror d'une voix autoritaire.

- Cette créature m'a piqué la main avec sa bague, celle-ci contenait un philtre d'attraction totaldit Seth en montrant sa main. »

L'auror prit la main et regarda la petite plaie. Puis il se tourne vers Hermione tétanisée au sol. Il se baissa, attrapa la main dotée d'une bague.

« Faites attention à cette bague est munie d'un crochet empoisonnéindiqua Sévérus. »

L'auror hocha la tête et retira la bague du doigt avec précaution, il constata qu'en effet il y avait un petit hameçon suintant accroché à l'anneau.

« Mademoiselle, je vous cesse d'agresser un sorcier, et veuillez avoir une tenue descente au sein du ministère, je vous prie. »

L'auror la redressa et emmena une Hermione en pleure avec lui. Les sorciers s'exclamaient sur leurs passages, insultant Hermione, la traitant de moldue et de sang de bourbe. Ce fut sous les hués qu'elle disparut avec l'auror au sein d'un couloir sombre.

Fin du POV

Harry et Sévérus rentrèrent au manoir Malefoy. Draco, Blaise et Neville les attendaient, leur disant que tout était prêt pour le départ. Ils passèrent une excellente soirée à rire de ce qui s'était passé au ministère avec Hermione. Draco et Blaise voulaient absolument voir le souvenir. Harry le mit dans une pensée, Neville et Lucius voulurent regarder aussi. A leur sortie, ils ne cessaient de se tordre de rire en parlant de la jupe plissée, et de son humiliation. Arthur les rejoignit peu de temps après, il dormait au château afin de pouvoir partir tous ensembles. Ils décidèrent de se coucher tôt car ils allaient se lever aux aurores le lendemain.

La nuit fut courte. Après un petit déjeuner, Blaise et Draco distribuèrent à chacun un sac à dos contenant le matériel pour l'expédition. Tous étaient très excités par l'aventure dans laquelle ils allaient se lancer. Ils se transplanèrent à Stonehenge. C'était dans la plaine de Salisbury que se dressait depuis cinq mille ans le plus beau monument mégalithique d'Europe. Le soleil n'allait pas tarder à se lever, ils furent impressionnés par la majesté de l'ancien site druidique. C'était un grand monument mégalithique composé d'un ensemble de structures circulaires concentriques. Ils purent sentir la magie primaire qui planait sur ses lieux, c'était réellement impressionnant.

« Harry, as-tu le médaillon ?Demande Sévérus. »

Harry le sortit de sous sa chemise, il détacha la chaîne de son cou pour l'observateur. Il était composé d'une grosse pierre verte, ronde et bombée en son centre. Tout le pourtour était fait d'une bande garnie de runes dorées, puis d'un ensemble de photos ressemblant à des rayons de soleil.

Les sorciers se réunissent autour d'eux observant le médaillon avec fascination.

« Je me souviens de ce que m'avait écrit Sirius, il disait : « …il existe un domaine magique appelé Le Sanctuaire, ce domaine abrite toutes les créatures magiques existantes ou ayant existées, il ya au centre du domaine un manoir, dans ce manoir vis une femme, Estrie, elle est le chef de ce domaine, elle t'aidera. Pour que tu puisses accéder à ce domaine et qu'elle t'apporte son aide je te donne le médaillon de Darras. Il faudra que tu te rendes à Stonehenge, là-bas manipule le médaillon, une porte devrait s'ouvrir… » Récita Harry d'un ton concentré. Quand j'y suis allé la première fois, c'est Alberforthe qui m'avait envoyé, et j'étais inconscient.

- Pourquoi étais-tu inconscient ? demanda Severus très préoccupé.

-Je t'en parlerais plus tard.

-Cherchons un endroit où l'énergie magique semble plus concentrée,dit Arthur.

Tous se mirent à la recherche d'un courant de magie plus fort que ce qu'ils ressentaient sur le site. Au bout d'un moment on entendit la voix suscitée de Neville.

« Venez, vite, je crois que je l'ai trouvé,criait Neville. »

Tous se précipitèrent vers un énorme mégalithe qui semblait pulser.

« Vite, que chacun pose sa main sur Harry…. Harry s'approche de toi et tend le médaillon vers la pierre,dit Sévérus avec impatience. »

Harry s'avança doucement vers la pierre, il avait conscience que ses amis gardaient un contact corporel avec lui. Il tendit le médaillon vers le mégalithe, qui semble aimanté à certains moments, quand il entre en contact avec la pierre, une lueur verte éblouissante les enveloppa et ils disparaissent.

Chapter 24: Le Sanctuaire

Chapter Text

Le groupe de sorciers réapparut au milieu d'un halo vert, ils attendirent que la lumière s'atténue, puis disparaisse pour ouvrir des yeux étonnés. Ils se trouvaient en plein milieu d'un désert de sable d'un jaune très pâle. Le soleil brûlant était haut dans le ciel, il n'y avait aucun nuage, et la température était caniculaire. A l'horizon, quel que soit la direction où l'on se tournait, il n'y avait que des étendues désertiques et des dunes de sable. Ils se regardèrent consternés.

« Déjà, il faut se couvrir la tête, se protéger de la chaleur, et vérifier nos provisions d'eau,intervint Arthur. »

Tous posèrent leur sac à dos au sol et modifièrent leurs tenues. Draco avait eu la bonne idée de joindre à leurs trousseaux une longue écharpe de coton, ils s'en confectionnèrent une coiffe. Chacun pu se changer et se sentit mieux. Ensuite Neville sortit sa baguette pour invoquer un verre d'eau, il commençait à souffrir de la chaleur. Mais le sort ne fonctionna pas, à son grand affolement. Ils sortirent alors tous leurs baguettes, mais le sortilège ne marchait pas, ils en essayèrent d'autres, mais aucun ne fonctionnaient. C'était comme s'ils agitaient des morceaux de bois dans le vide. Cette constatation les effraya, leurs magies semblaient bloquées.

« Et maintenant ? Qu'allons-nous faire sans magie ? Et qu'elle direction prendre ?Demanda Blaise.

- Nous aviseronsdit Arthur, cela va rendre les choses difficiles, si nous n'avons plus de magie.

- Et pour l'eau ? Contrôler vos réserves chacun,dit Sévérus. »

Mais le moral baissa, lorsqu'ils découvrirent les provisions d'eau…ils n'avaient que trois litres par personnes. Sévérus inquiet, releva la tête.

« Il va falloir trouver rapidement un point d'eau, sinon nous ne tiendrons pas dans cette fournaise,dit-il préoccupé. »

-Harry la dernière fois que tu es venu, tu n'es pas apparu ici, n'est ce pas ? demanda Sévérus.

-Non, j'étais dans le domaine principal Xanadu, qui est vraiment très vaste. Je n'imaginais pas que cela s'étendait après…dit Harry préoccupé.

Harry était très anxieux par la situation, qu'allaient-ils faire ? Il regarda pensivement le médaillon qu'il tenait à la main, et soudain fixa avec étonnement un petit point d'un vert plus soutenu qui clignotait sur le rebord de la grosse pierre verte. Aussitôt il interpella ses compagnons pour leur faire constater l'anomalie.

« La pierre a peut-être subit un choc durant le transfert,dit Draco.

- Non elle ne semble pas fêlée,l'informa Blaise. »

Ils se plongèrent dans une intense réflexion.

« Et si…si c'était comme une direction à prendre,dit Neville d'une petite voix.

- Mais oui, comme les boussoles moldues !s'exclama Arthur.

- Donc, nous pouvons partir dans la direction qu'indique ce point, sur le médaillon ? De toute façon nous n'avons pas le choix,conclu Sévérus.

- C'est notre seule indice sérieux…essayons, nous n'avons pas beaucoup d'autre alternatives,dit Harry. »

Ils reprirent chacun leur sac, Harry prenant la tête du groupe. Il passa la chaîne du médaillon autour du cou, et prit la direction sud-ouest qu'indiquait le point lumineux. Au bout de trois heures de marches, ils n'en pouvaient plus, avancer dans le sable était pénible et fatiguant. Ils étaient tous trempés par la transpiration, et n'avaient pas parlé, la chaleur, le sable, et l'angoisse desséchant leurs gorges. Leurs yeux les brûlaient à cause de la réverbération du soleil, sur les dunes.

« Harry, le point a-t-il bougé ?Demanda Sévérus.

- Non, toujours la même direction.

- Nous devrions monter la tente, et nous reposer, marchons de nuit, nous ne supporterons pas la traversée de ce désert sinon, dit Arthur d'une voix exténuée. »

Draco sortit la tente et la déplia avec l'aide de Blaise. Elle fut rapidement installée. Les sorciers se précipitèrent à l'intérieur. Draco mis en route un système sorcier d'air conditionné, et dès que la température se refroidit, ils se sentirent mieux. La tente était simple, pourvue de trois chambres doubles et d'une salle de bain.

« Nous n'y avions pas pensé, mais nous aurons de l'eau qui sera fournie par la tente,après que Blaise ait vérifié qu'un robinet fonctionnait. »

Tous poussèrent un soupir de soulagement à ce constat.

« Draco, pour la nourriture, combien de jours pouvons-nous tenir ?Demanda Neville.

- Trois jours, en se rationnant cinq,dit sombrement Draco

- T'en fais pas Draco, ça va aller,dit Blaise optimiste.

- Comment veux-tu que cela aille ? Nous n'avons plus de magie, nous ne pouvons pas faire jaillir d'eau, faire de sorts d'allégement sur nos sac, et si on nous attaque comment nous défendrons-nous ?Annonça, fataliste, Draco avec beaucoup d'énervement.

- Draco à raison, cherchez chacun une arme, si nous sommes attaqués nous devons pouvoir nous défendre comme des moldus,dit Arthur. »

Harry, Blaise et Sévérus prirent des couteaux dans la cuisine, Neville un club de golf. Harry se demanda pourquoi Draco avait prit des clubs de golf, il y avait encore des choses étranges chez les sorciers qu'il ne comprenait pas.

Arthur une hachette et Draco le bâton d'un balai. Neville prépara un thé très sucré, pour reconstituer leurs réserves d'énergie. Ensuite chacun alla s'allonger pour essayer de dormir un peu. Draco et Blaise, prirent une chambre, Arthur et Neville l'autre, et Sévérus et Harry la dernière. Ils s'allongèrent sur le lit et Harry se blottit dans les bras de Sévérus.

« Je suis inquiet Sév, et si nous ne trouvons pas à temps Estrie ? Nous n'avons plus de magie, et si peu de vivres,dit Harry abattu.

- Harry, nous avons ton médaillon, garde courage, tu es juste fatigué, dors. »

- Harry, nous avons ton médaillon, garde courage, tu es juste fatigué, dors. »

Sévérus lui caressa gentiment sa tête pour l'apaiser, Harry s'endormit doucement. Sévérus ne dormit pas, il garda les yeux ouverts, fixant le mur. Tous purent prendre du repos, mais ils dormirent peu, toutefois cela leur permis de reconstituer leurs forces.

Peu avant la tombée de la nuit, Neville et Harry préparèrent le repas. Ils mangèrent avec délectation des spaghettis bolognaise, puis ils replièrent la tente et se remirent en route. La nuit était tombée, et les températures chutèrent, chacun sortit un pull, en râlant sur ces modifications de températures extrêmes. Ils reprirent leur marche, qui fut moins pénible, la lune et les étoiles éclairaient leur route, le désert la nuit était magnifique, et se nimbait de différents tons de bleus. Les sorciers contemplèrent émerveillés la voûte céleste, jamais ils n'avaient vu autant d'étoiles. Vers les quatre heures du matin de gros nuages firent leur apparition, cachant la faible clarté des astres, rendant leur progression difficile. Leurs muscles hurlaient sous les efforts qu'ils faisaient subir à leurs corps.

« Nous avons changé de direction, nous marchons au nord à présent,dit Harry.

- J'espère que cela veut dire que nous arrivons, le sac à dos me cisaille les épaules et je suis fatigué,se plaignit Draco.

- Chut, taisez-vous, j'entends quelque chose,dit Blaise. »

Aussitôt les sorciers firent silence, et guettèrent le cœur battant le moindre son. Ils entendirent un frottement, puis un ensemble de pas piétinant et précipités, puis plus rien.

« Remettons nous en marche, sortez vos armes, et tenez-vous prêts,dit Sévérus nerveusem*nt. »

Tout d'un coup l'obscurité environnante devient angoissante, et menaçante. Dès qu'ils se remirent en marchent, le piétinement reprit, cette fois le bruit semblait provenir de chacun de leurs flans. Les sorciers devinrent nerveux, et accélèrent le rythme de la marche. Le piétinement continuait en les suivant, à présent ils entendaient des cris sauvages et aigus. Une tension effroyable augmenta parmi les sorciers.

« Arrêtez-vous, cela nous encercle, formez un cercle, vitedit Sévérus. »

Aussitôt, les attaques commencèrent. Les attaquants avaient de longues aiguilles de fer aiguisées et ils voulaient les transpercer avec. Neville éclata une tête avec son club de golf, Draco envoya un violent coup dans le ventre de l'une des créatures avec son bâton. Blaise ne put éviter l'une des aiguilles et se fit transpercer le bras, aussitôt Harry plongea, et fit son mouvement d'éventration avec son couteau sur la créature. Les hurlements des créatures guerrières étaient assourdissants, et elles effrayèrent les sorciers, qui se défendaient avec l'énergie du désespoir. Sévérus d'un coup habile de couteau réussit à en égorger une autre, mais Arthur, rata sa cible avec sa hachette et se fit transpercer la jambe. Neville vint aussitôt à son aide et explosa le crâne de la créature avec le club de golf. Harry réussit à en tuer plusieurs, mais il fut submergé par le nombre, Draco et Sévérus se précipitèrent pour l'aider. Harry avait une très mauvaise blessure au ventre, et au bras. Le jour commença à poindre, et les créatures disparurent.

Les sorciers s'écroulèrent dans le sable épuisés et terrifiés. Sévérus se précipita vers Harry, il prit ses potions de soins qu'il avait accrochés autour de sa taille, et rapidement versa une fiole arrêtant les hémorragies et fermant les plaies. Il lui fit prendre de la potion reconstituante, puis circula dans le groupe soignant les diverses blessures. Harry resta allongé en état de choc, les plaies le brûlaient comme si elles étaient encore ouvertes.

« Mais qu'est-ce que c'était ?Cria Draco paniqué.

- Je ne sais pas, il n'y a aucun corps,dit Arthur.

- Si là, elles en ont oublié un,annonça Neville. »

Sévérus aida Harry à se redresser, ses blessures lui faisaient mal, ils encerclèrent la créature morte reposant sur le sable. Ils la fixèrent hébétés. Elle était hideuse, longue et maigre, sa peau était transparente. On voyait tous ses organes, muscles, et vaisseaux sanguins internes, ce qui lui donnait une couleur rouge et translucide par endroits. La tête était effrayante une bouche sans lèvre pleine de dents affûtées comme de petit* rasoirs, et des yeux globuleux sans paupières, les pieds étaient fourchus. Les sorciers se mirent à haleter à la vue de cette horreur.

« Mais qu'est-ce que c'est ?s'exclama Neville»

Un long silence lui répondit, augmentant leur angoisse.

« Je ne sais pas Neville, je ne connais pas cette créature,répondit Arthur en état de choc.

- Moi je la connais,répondit Sévérus d'une voix sinistre. J'ai vu une gravure dans un livre de magie noire très ancien. C'est une goule, elles mangent la chair humaine, elles sont cannibales et nécrophage, elles aiment les cimetières où elles déterrent les cadavres pour s'en nourrir. »

Les sorciers reprirent leur marche voulant s'éloigner de cette abomination, mais les blessés ne se sentaient pas bien. Ils durent faire une halte, Draco et Sévérus installèrent la tente et traînèrent ceux qui avaient reçu un coup d'aiguille dans la tente.

Arthur, Blaise et Harry s'étaient écroulés dans le sable, gémissant de douleur. Ils commençaient à avoir une forte fièvre, Sévérus les installa dans une chambre, très inquiet.

« Qu'est-ce qu'ils ont ?Demanda Neville avec angoisse.

- Je ne comprends pas, j'ai refermé leurs plaies, elles étaient propres….Peut être du poison, mais je n'ai pas de matériel pour faire des recherches, dit Sévérus énervé.

- Parrain, il faut réfléchir à nos moyens de défense pour cette nuit,s'exclama Draco. »

Sévérus poussa un gros soupire de découragement en fourrageant dans ses cheveux.

« Je vais nous faire un thé, cela nous fera du bien,proposa Neville. »

Ils commencèrent à boire la boisson chaude qui leur rendit un peu de lucidité. Mais les trois sorciers étaient livides.

« Nous allons faire des brancards, et nous en tirerons chacun un, nous ne pouvons pas rester ici, et leur état ne va pas s'améliorer. Il va falloir marcher dans la journée, et la nuit….que faire ?S'exclama Sévérus avec dépit.

- Si seulement nous avions encore notre magie, nous mettrions une barrière de protection,ragea Draco.

- Mais oui….c'est ça. Je connais un sort de runes, il se base sur l'énergie de la terre, faisons un cercle protecteur autour de notre campement,dit Sévérus.

- Et si cela ne marchait pas ? La magie est bloquée ici,répondit Neville.

- Non Neville, là nous faisons appel aux forces de la terre. Bien Neville prépare nous à manger, je vais vous donner une potion d'énergie, cela nous boostera aujourd'hui. Draco faits les brancards, prends les couvertures et des bouts de bois. De mon côté je vais leur donner un anti-poison général, et je vais les hydraterdit Sévérus. »

Ils se mirent au travail et deux heures plus tard, ils reprenaient la route. Sévérus avait pris le médaillon pour s'orienter, il tirait Arthur, le plus lourd. Draco tirait Harry, et Neville s'occupait de Blaise. La potion semblait les avoir soulagés, mais ils avaient perdus connaissance. La marche dans le désert sous un ciel de plomb fut très pénibles, toute les heures ils buvaient et faisaient boire les malades. Quand la nuit commença à tomber, ils n'eurent pas la force d'installer la tente. Sévérus prit le bâton de Draco et traça le cercle et les runes en récitant une incantation. Neville alluma un feu en récupérant dans la tente qu'il avait déplié trois chaises qu'il brisa. Il leur prépara un repas avec une conserve réchauffée sur le feu, et ils mangèrent en silence, guettant les bruits dans la nuit. Les premières attaques survinrent vers deux heures du matin. Mais le cercle arrêta les goules, ils durent néanmoins subir une partie de la nuit la pression des créatures qui cherchaient à pénétrer avec rage le cercle. Les trois jours suivant furent pareils, les malades n'avaient pas repris connaissance, et leurs compagnons se rongeaient d'inquiétude pour eux.

Enfin le quatrième jour ils arrivèrent à la bordure du désert, dès qu'ils franchirent la limite, le paysage changea brusquement. Il y avait des plantes, des arbres, une forêt bordait une route de terre, la température était douce, avec une brise légère. Ils étaient enfin sortis de l'enfer. Après un moment de repos, où ils s'étaient écroulés au sol. Ils virent venir à eux une étrange créature. Elle avait la peau bleue, avec des oreilles pointus et de longs cheveux blancs. Elle était vêtue de longs voiles blancs vaporeux, elle les salua.

« Bonjour étranger, je me nomme Yor, je ne suis pas hostile et je suis un Sylphe. Quel est le but de votre quête ?demanda la créature d'une voix chantante.

- Nous cherchons Estrie, et nos compagnons ont été blessés par des goules, ils ont besoin de soins,répondit Sévérus en se redressant péniblement. »

Le Sylphe regarda de ses grands yeux doux les blessés sur le brancard puis les sorciers épuisés. Il reconnu Harry, le sorcier qui avait vécu avec eux durant trois ans. Astrius ne serait pas content, ni la gardienne. Yor émit un long sifflement mélodieux et deux charrettes tirées par des licornes sortirent de la forêt avec d'autres Sylphes.

« Vous monterez dans un chariot, vos amis malades dans l'autre, ainsi nous pourrons commencer à leur donner les premiers soins. Je vais vous conduire auprès de la Gardienne, nous arriverons en fin de journée. »

Sévérus, Draco et Blaise, furent envahit par un intense sentiment de soulagement, et laissèrent les larmes enfin couler. Quand ils arrivèrent, le jour tombait. Tous les trois avaient somnolé, complètement vidés de leurs forces. Ils avaient découvert une région paisible, et verdoyante. Les trois sorciers regardaient avec étonnement la ville dans laquelle ils venaient d'entrer, l'ensemble était d'inspiration romaine sans conteste, toutefois ils virent d'étranges construction faites de tours. Ils aperçurent un grand bâtiment en pierre blanche au détour d'une rue, il surplombait la cité tel un temple immense de style romain. Yor, s'approcha de la charrette, et leur parla doucement

« Vos compagnons vont mieux, sauf Harry. En raison de sa créature, il mettra plus de temps à récupérer. Nous allons vous installer dans vos quartiers, un Sylphe vous conduira aux Thermes pour vous laver, puis vous mangerez et vous vous reposerez. La gardienne vous recevra dans trois jours, ainsi vous et vos amis auront pu reprendre des forces.

- Pour Harry, puis-je le voir ?demanda Sévérus avec inquiétude. Il n'avait pas eu la force de bouger de la charrette.

- Nous allons le conduire maintenant voir notre guérisseur, vous ne pouvez rien faire pour lui, vous le verrez demain,répondit Yor. »

Sévérus, Draco et Neville furent conduis aux termes, où des Sylphes les déshabillèrent et les firent entrer dans un grand bassin d'eau chaude. Ils les lavèrent malgré les cris farouches de protestation des sorciers. Ils les conduisirent ensuite sur des tables de massages, où ils s'endormirent, soulagés par les attentions que l'on portait à leurs muscles douloureux. Un Sylphe les conduisit à leurs chambres où les attendaient un repas froid. Les trois sorciers épuisés allèrent se coucher. Ils se réveillèrent le lendemain, en fin de journée, et demandèrent à voir leurs amis. Ils avaient repris connaissance, mais Harry restait encore très faible. Au bout de deux jours, ils pouvaient se déplacer même si leurs forces n'étaient pas revenues. Yor, vint les chercher pour rencontrer la gardienne du Sanctuaire. Il les conduisit vers le temple qu'ils avaient aperçu le premier jour. Yor refusa de répondre à leurs questions, expliquant que la Gardienne leur expliquerait tout.

Ils pénétrèrent dans le temple blanc en silence, les hauts piliers imposaient le respect. Le bâtiment projetait ses dimensions gigantesques en longueur. Le sol était fait de marbre blanc Ils arrivèrent devant une femme assise dans un siège surélevé, elle fit un signe de la main à Yor, qui fit apparaitre aussitôt six chaises, une table et des rafraîchissem*nts. C'était une très belle femme aux longs cheveux bouclés auburn, sa peau était dorée, et elle avait de grands yeux gris. Elle portait une toge romaine, et un fin diadème d'or enserrait sa tête.

« Je suis heureuse de vous accueillir je m'appelle Estrie Vlad D'Ores, je suis la gardienne du Sanctuaire, prenez place je sais que vous avez de nombreuses questions à me poser, dit-elle. »

Elle échangea un regard de reconnaissance avec Harry et lui fit un petit sourire.

Les sorciers la saluèrent et se présentèrent, Harry qui avait remis son médaillon se fit reconnaître. Estrie se leva et commença à parler.

« En Xanadu n'a Khan Kubla
Un décret imposant les dômes:
Lorsque Alph , le fleuve sacré, s'est écoulé
Grâce à l'homme des cavernes incommensurables
Xanadu naquis d'une mer sans soleil.
Donc, deux fois cinq miles de la terre fertile
Avec des murs et des tours ont été ceinturés ronde:
Et il y avait des jardins lumineux avec rigoles sinueuses,
Où fleurit beaucoup d'arbres d'encens;
Et là étaient les forêts anciennes dans les collines,
Enveloppant les endroits ensoleillés de verdure.
Je ferais construire ces dômes dans l'air,
Ces dômes ensoleillés! Les grottes de glace!
Et tous ceux qui écoutaient devraient les voir
Et tous devraient pleurer, Attention! Méfiez-vous!
Ses yeux étincelants, ses cheveux flottants!
Tisser un cercle autour de lui trois fois,
Et fermez les yeux avec terreur sacrée »

Extrait (un peu modifié) de"Kubla Khan, ou une vision dans un rêve. Un fragment."

« Vous êtes dans la cité de Xanadu,reprit Estrie, que cherchez-vous en ces lieux ?

- Nous cherchons des alliés, nous sommes en guerre, et venons demander de l'aide,répondit Harry impressionné.

- Cela fait longtemps que nous n'avions pas eu de visite, expliquez-moi votre quête. »

Harry raconta son retour, ce qu'il avait fait depuis. Il parla de la lutte de pouvoir entre Voldemort et Dumbledore. La destruction progressive du monde magique. Enfin de sa volonté de tout changer. L'alliance qu'il était en train de créer. Quand il eut finit, Estrie resta pensive, puis reprit la parole.

« Je vais vous expliquer ce qu'est le Sanctuaire. C'est le dernier refuge des êtres magiques, le domaine est en dehors du temps et de l'espace. Une année ici, vous coûtera quelques jours chez vous. Le domaine est physiquement sur la terre bien qu'il bouge souvent de place, mais invisible au monde magique et aux moldus. La gardienne est le chef du sanctuaire, je dirige deux domaines, celui de la nuit et celui de la lumière. Ainsi chaque domaine est géré par un maître de dôme. Le domaine de la nuit est le territoire des créatures dites sombres, à l'opposé le domaine de la lumière, regroupe les êtres purs et bénéfiques. Je suis prête à vous aider, à vous fournir des alliés ….mais à mes conditions.

- Quels sont ces conditions ?Demanda Sévérus.

- Je vais vous demander de résider une année ici, je vous répartirais en deux groupes, l'un séjournera pendant six mois dans le domaine de la lumière, l'autre dans celui de la nuit. Au bout de six mois vous changerez de domaine. Si je vous demande cela c'est pour la raison que vous me demandez des alliés, et peut-on avoir des alliés dont on ne sait rien ? Par ailleurs durant votre séjour vous apprendrez les techniques, secrets et compétences dans différents domaines qui vous aideront dans votre guerre. C'est moi qui formerais les groupes. Harry, Neville et Draco seront ensemble. Sévérus, Arthur et Blaise composeront le deuxième groupe. Vous vous séparerez demain matin.

- Mais c'est impossible…je ne veux pas me séparer de Sévérus, nous sommes mariés, j'ai besoin de lui,cria Harry en se redressant.

- Je m'y oppose aussi, j'aime Harry,dit Sévérus.

- Je ne veux pas non plus être séparé de Blaisecria Draco.

- Je regrette,